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TRIER PAR
MATIÈRE
Antoine
Bac +4 ES
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Notions essentielles et complémentaires : avantages comparatifs, division internationale du travail, protectionnisme, libre échange, balances des paiements, termes de l'échange, barrières tarifaires/non tarifaires, taux de change, régimes de change, OMC, FMI, banque mondiale.
Mécanismes à savoir expliquer :
L'internationalisation des échanges de biens et services s'est intensifié depuis les années 1980. Mais c'est depuis la deuxième guerre mondiale que les flux d'échanges augmentent toujours plus vite que la production mondiale.
Cela traduit une ouverture croissante des économies aux échanges. Cependant, les flux d'échanges ne sont pas homogènes sur toute la surface de la planète. Constatons d'abord que les flux d'échanges commerciaux les plus importants ont lieu entre les pays de la Triade (Europe de l'Ouest, Amérique du Nord et Japon).
Ensuite, le développement d'unions régionales sous différentes formes (zone de libre-échange, union douanière, marché commun, union économique et monétaire) a conduit à une certaine régionalisation des échanges.
Ces dernières décennies ont aussi vu l'émergence d'un groupe de nouveaux pays industrialisés d'Asie du Sud-est (NPIA) ainsi que la Chine et l'Inde qui se sont intégrés dans le commerce mondial et sont venus modifier la division internationale du travail traditionnelle.
Par contre, de nombreux pays en voie de développement restent nettement à l'écart des flux d'échanges.
Ce processus de mondialisation trouve ses origines dans l'importante évolution des progrès technologiques ces dernières décennies (diffusion des NTIC) ou encore avec le développement du transport mondial (par voies aérienne ou maritime) dont les coûts ont fortement baissé facilitant ainsi la multiplication des échanges. Ce processus actuel en cours depuis les années 1950 est aussi à relier aux accords du GATT qui ont contribué à libéraliser les échanges en abaissant les tarifs douaniers et en favorisant un développement des échanges sous conditions.
La création de l'OMC en 1995, dans la continuité des accords du GATT, a vu naître une organisation permanente qui régule les conflits commerciaux et participe au développement du commerce mondial, en favorisant les accords commerciaux multilatéraux. La mondialisation correspond à la fois un processus de création d'un marché mondial de biens et services, en même temps qu'une globalisation financière et un marché des changes qui prend une importance croissante.
L'ouverture des économies aux échanges s'est appuyé sur les arguments défendant le libre-échange. Ces derniers reposent sur les théories de Smith (avantages absolus) puis Ricardo (avantages comparatifs) qui vantent les mérites de la spécialisation accompagnée d'une ouverture aux échanges. Ainsi, ces théories du libre échange expliquent que les pays ont intérêt à se spécialiser dans les productions pour lesquels ils disposent d'un avantage comparatif. Cette spécialisation conduit in-fine à des gains réciproques à l'échange et à l'enrichissement des pays participant à l'échange.
Le théorème H.O.S. ajoute que la spécialisation doit s'organiser en fonction de la plus ou moins grande quantité de l'un ou l'autre des facteurs de production (travail ou capital). Ces conceptions théoriques permettent d'illustrer sur quels fondements s'organise la division internationale du travail. Les nouvelles théories du commerce international insistent sur le rôle de l'innovation qui entraîne une différenciation des produits de la part des entreprises et également su le rôle de la demande pour expliquer les échanges internationaux.
Ces théories soutiennent ainsi que le libre-échange est un moyen d'élargir le marché potentiel et permet la réalisation d'économies d'échelle. De plus, la différenciation des produits expliquent le développement du commerce intra-branche, c'est-à-dire des échanges de produits similaires entre pays qui sont de niveau de développement proche (« des voitures s'échangent contre des voitures entre la France et l'Allemagne »).
Finalement, ces théories concluent à une préférence pour le libre-échange, tant l'ouverture permettait de soutenir la croissance, l'emploi et le développement.
Cependant, les théories libre-échangistes ont des limites dans la mesure où toutes les spécialisations ne se valent pas et que l'échange inégal est souvent la norme entre pays développés et pays en voie de développement. De fait, l'enrichissement réciproque lié aux gains de l'échange apparaît déséquilibré. Cela est à relier à la question des termes de l'échange qui peut s'avérer plus souvent défavorable pour les PED dans la mesure où les produits qu'ils exportent sont de plus faible valeur ajoutée relativement aux produits exportés par les pays industrialisés du Nord.
De plus, cette mondialisation semble s'accompagner d'un creusement des inégalités entre pays riches et pauvres, annihilant la vision positive du dogme libre-échangiste.
Enfin, la persistance de barrières non tarifaires et la promotion d'un protectionnisme éducateur (théorie de List au 19ème siècle) ou encore la mise en œuvre par les Etats de politiques commerciales stratégiques visant à soutenir une industrie stratégique conduisent à un certain maintien de pratiques protectionnistes.
Le risque de dumping généralisé, la défense de l'emploi ou encore celle de l'intérêt national conduisent les Etats à maintenir, dans certaines circonstances, un certain degré de protectionnisme. En outre, le développement des NPIA semble valider une stratégie axée sur un protectionnisme raisonné des industries naissantes qui s'est ensuite transformée en une intégration progressive dans le commerce mondial.
Ne pas confondre :
L'internationalisation des échanges et le libre-échange
Les avantages absolus et les avantages comparatifs
Les barrières tarifaires et non tarifaires
Sujet possible pour ce chapitre :
1/ Le libre-échange permet-il de réduire les inégalités de développement ?
2/ Après avoir expliqué pourquoi la mondialisation rend nécessaire la mise en place de nouvelles formes de régulation, vous présenterez les difficultés à les mettre en œuvre.
Résumé / Conclusion :
Les échanges internationaux de biens et services dans le cadre de la mondialisation se sont accélérés ces dernières décennies. Le libre-échangisme en matière commercial n'est cependant pas généralisé dans la mesure où certaines pratiques protectionnistes subsistent.
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