En 2008, il y avait 3 100 candidats au concours d’entrée en première année de l’IEP (Institut Études Politiques) de Paris, et 9 000 postulants aux instituts d’Aix, de Lille, de Lyon, de Rennes, de Strasbourg et de Toulouse. Soit pour la France métropolitaine, plus de 13 000 candidats si on y ajoute les IEP de Bordeaux et Grenoble. Mieux vaut donc être paré.
La Formation Sciences Po
Dans les IEP régionaux, les études durent 5 ans, dont une année à l’étranger. Les trois premières années sont consacrées à la formation de base des “Sciences po” : un cocktail qui mélange histoire, économie, droit et science politique, assaisonnés d’une bonne dose de culture générale. Le second cycle est consacré à la professionnalisation : deux années pour se spécialiser dans des domaines aussi variés que les carrières internationales, la sécurité, le fonctionnement des collectivités locales, le journalisme, le management culturel, les métiers des ressources humaines,…
Les IEP en France
Au total, il y a 9 Instituts d’Etudes Politiques en France. Cependant, il y a quelques spécificités.
- Le plus célèbre et le plus connu, est surement l’IEP Paris. Le nombre de candidats à Sciences po Paris a très fortement augmenté ces dix dernières années. Tout le monde se presse aux portes de l’établissement mythique. Résultat, il est de plus en plus difficile d’accéder à l’IEP parisien.
Plus discrets que leur grand frère parisien, les 8 instituts d’études politiques de province gagnent pourtant à être connus puisqu’ils offrent la même formation et les mêmes méthodes d’enseignements ! Et six d’entre eux recrutent via un concours commun.
- L’IEP de Bordeaux : Sciences po Bordeaux propose deux procédures d’admission pour intégrer la première année de l’IEP : l’une pour les bac+0, l’autre pour les bac+1. A bac+0, il y a trois épreuves pour le concours. Un thème d’actualité générale, une épreuve d’histoire géo, et une épreuve de langue vivante, Taux de réussite de 6 %. Pour les bac+1, le concours comprend, une épreuve de langue vivante, une dissertation de culture générale et une épreuve de spécialité. avec un taux de réussite de 8 %.
- Sciences Po Grenoble : Le concours est ouvert aux bacheliers de l’année (bac+0) et à bac+1. A bac+0, il comprend une épreuve sur un ouvrage d’histoire contemporaine, une épreuve de langue étrangère. Un zéro à l’une des épreuves est éliminatoire. En bac+1, il comprend, une note de synthèse, une épreuve sur un ouvrage et une épreuve de langue étrangère. Une note de 8/20 ou inférieure à l’une des épreuves est éliminatoire. Le taux de réussite est de 11 % .
- Un seul concours pour les six autres IEP : Aix, Lyon, Strasbourg, Lille, Rennes et Toulouse, organisent depuis juin 2008 un concours commun d’admission en première année. L’objectif est double : se donner une lisibilité nationale et diminuer les coûts d’inscription et de transport des candidats, qui auront également plus de chances d’obtenir une place dans un IEP. Environ 1 100 places sont ouvertes au concours pour des candidats, de niveau bac + 0 et bac + 1. Au programme du concours : Une épreuve d’histoire portant sur le programme de terminale, une dissertation sur les questions contemporaines et une épreuve de langue vivante au choix. Les épreuves se déroulent le même jour.
Les débouchées après un IEP
Le taux d’insertion des jeunes diplômés équivaut à celui des bonnes écoles de commerce de région, mais la fourchette des revenus est plus étalée. Cela s’explique par la variété des métiers exercés par les anciens, explique Pierre Mathiot, directeur de l’IEP de Lille. Un grand écart qui se retrouve aussi parmi les diplômés de Sciences po Paris, même si leur salaire moyen reste plus élevé que celui de leurs camarades de province.





























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