Correction Histoire Géographie - Bac ES 2017 Polynésie

Correction Histoire Géographie - Bac ES 2017 Polynésie

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Cette proposition de corrigé essaie d'être la plus complète possible en termes d'exemples que vous pouviez utiliser. La premiière partie de l'épreuve portait sur les chapitres "Le Sahara : Ressources, conflits" ou "L'Asie du Sud et de l'Est : les défis de la population et de la croissance". La seconde était une étude de document qui concernant les États-Unis et le monde depuis les 14 points du Président Wilson.

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Correction Histoire Géographie - Bac ES 2017 Polynésie

Le contenu du document


PREMIERE PARTIE : GÉOGRAPHIE

SUJET 1 : LE SAHARA : RESSOURCES, CONFLITS

Thème concerné : Dynamiques géographiques de grandes aires continentales

Chapitre concerné : Le continent africain face au développement et à la mondialisation

Niveau global du sujet : Peu complexe.

Le sujet proposé est très précis puisqu’il concerne une étude du cas (obligatoire) du chapitre « Le continent africain face au développement et à la mondialisation ». Ce type de sujet, s’il est maîtrisé, est très facile. Attention, le sujet porte donc uniquement sur la première partie de ce chapitre !

L’Afrique rassemble 54 Etats en incluant les îles de l’océan Indien, des centaines de langues, une grande diversité de climats et de paysages, marqués par l’alternance de la saison sèche et de la saison des pluies. Au XIXe siècle, elle est perçue par les Européens comme un continent inférieur. Encore aujourd’hui, l’Afrique concentre la majorité des PMA de la planète.

Pourtant, le continent africain constitue aussi le nouvel eldorado pour de nombreuses entreprises de la Triade ou des pays émergents. Le sujet porte précisément sur le Sahara, espace particulier loin des stéréotypes du grand désert. Quels sont les atouts et les tensions en action dans au Sahara ?

Dans une première partie, nous tenterons d’expliquer cet espace soumis à de fortes contraintes physiques mais qui a aussi un potentiel immense. La seconde partie traitera d’un espace de plus en plus occupé par l’Homme. Enfin, la montée des conflits, liée à cette occupation sera expliquée.


Le Sahara est le plus grand désert du monde avec 8,5 millions de km2. Il s’étend de l’Atlantique à la mer Rouge et sépare l’Afrique du Nord de l’Afrique subsaharienne. Cet espace, couvert à 20% de sable, est un désert chaud où un puissant anticyclone limite les précipitations à moins de 100 mm/an. Ce climat aride rend la présence humaine difficile en dehors des oasis, d’autant que les contrastes thermiques sont très importants (38°C en été, 8°C en hiver). En contrepoids à ces fortes contraintes, le Sahara offre aussi d’importantes ressources.

Le Sahara dispose, en effet, de ressources souterraines (fer (Mauritanie), uranium (Niger), phosphates (Maroc et Tunisie), hydrocarbures (Algérie, Libye, Soudan)) et de nappes aquifères fossiles. Ces richesses suscitent des convoitises de la part des firmes et des Etats étrangers (Etats-Unis, Etats européens, Chine) qui se disputent l’exploitation des ressources minières avec les Etat locaux. Les Etats du Maghreb et du Machrek, tournés vers la Méditerranée, ont créé des infrastructures, souvent médiocres afin d’exporter ces ressources. A l’opposé, les Etats saharo-sahéliens, dépourvus de façades maritimes (Mali, Niger, Tchad), sont plus marqués par l’enclavement. Le Sahara est aussi propice au tourisme d’aventure pour des populations riches qui recherchent des « espace de sérénité ». Se posent néanmoins le problème de la durabilité de ces ressources (épuisement, pollution) et de l’insécurité de la région comme limites de ce développement régional.

Le Sahara est peuplé de plus de 7 millions d’habitants. Il a connu une forte croissance démographique depuis les années 1950, surtout dans sa partie nord. Cette augmentation se traduit d’ailleurs par le développement de l’urbanisation. Les villes s’étendent pour constituer des réseaux urbains transfrontaliers : anciennes oasis, cités minières, pôles de croissance sous l’effet des migrations et des échanges transsahariens. Le Sahara a une fonction de transit pour les migrants qui cherchent à gagner l’Europe. 

La croissance urbaine est aussi liée à la circulation croissante des marchandises : venant du sud (sel, bétail, arachide, sésame, henné, produits de contrebande) et du Nord (biens manufacturés, produits alimentaires). Afin d’intégrer le Sahara, les Etats ont amélioré l’encadrement administratif, promu des villes-centres et multiplié les équipements : routes, voies ferrées, aéroports... L’urbanisation, le développement de l’agriculture, l’implantation d’activités attractives sont des signes de développement mais entraînent aussi des conflits d’usages qui peuvent devenir des conflits armés.


Le Sahara, découpé entre dix Etats indépendants, est le théâtre de nombreux conflits internes qui tirent leur origine de la question des frontières. En effet, celles-ci ont été fixées par les Européens lors de la conquête coloniale et ne tiennent pas toujours compte des réalités humaines. Ce découpage a été confirmé, dans les années 1960, par l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) mais il est aujourd’hui source de contestation entre Etats et entre populations locales. Ainsi, des Etats peuvent s’opposer pour le contrôle d’un territoire, en particulier si celui-ci dispose de ressources naturelles (Sahara occidental). De même, les populations du sud-Sahara (Tchad, Soudan, Mali) s’affrontent en raison des différences de modes de vie, de pratiques religieuses ou d’organisations sociales (Touaregs, Sahraouis du Sahara occidental). Les conflits peuvent entraîner des mouvements de populations réfugiées (entre le Soudan et le Tchad).

Aujourd’hui la question la plus brûlante est celle des trafics en tous genres qui passent par le Sahara et qui sont stimulés par la présence de nombreux groupes armés, se revendiquant de l’Islam radical alors que ce sont surtout des trafiquants et des preneurs d’otages. Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) tire ses ressources principalement du trafic de la cocaïne (qui vient d’Amérique latine) et du commerce des otages qui lui permettent de maîtriser les routes du Sahara et de financer ses autres activités. 

Enfin, le Printemps arabe a contribué à déstabiliser les territoires plus au sud, déjà marqués par l’influence d’Aqmi. Par exemple, les combattants Touaregs maliens qui avaient servi dans l’armée de Kadhafi sont retournés au Mali avec leurs armes et ont cherché à obtenir l’indépendance du Nord Mali. Le Sahel est donc l’objet de compétition entre des groupes armés et des Etats déjà fragiles ce qui nécessite l’intervention de puissances extérieures (la France au Mali en 2013). Dans le même temps, l’insécurité gagne l’ouest du Sahara (Cameroun), qui n’était pas considérée comme à risque. Cette forte instabilité rend difficile le développement du tourisme.


SUJET 2 L’ASIE DU SUD ET DE L’EST : LES DEFIS DE LA POPULATION ET DE LA CROISSANCE 

Thème concerné : Dynamiques géographiques de grandes aires continentales

Chapitre : L’Asie du Sud et de l’Est : les enjeux de la croissance.

Niveau global du sujet : Complexe.


L’Asie du Sud et de l’Est rassemble une quinzaine d’Etats aux situations très variées. Malgré cette diversité, cette région constitue aujourd’hui le moteur de la croissance mondiale mais ce rôle économique est récent et de nombreux problèmes persistent. Quelles relations existe-t-il entre démographie, croissance économique et développement dans l’espace le plus peuplé du monde ? 

Dans une première partie sera précisé le principal foyer de peuplement et les défis de la croissance démographique. La seconde partie traitera de l’émergence économique récente et rapide. Enfin, la dernière partie révèlera la permanence de certaines vulnérabilités dans cette région du monde.


L’Asie du Sud et de l’Est rassemble environ 3,8 milliards d’habitants. Ce poids démographique est facilité par la présence de deux géants démographiques, la Chine (1355 millions) et l’Inde (1210 millions). La population de la région est inégalement répartie. Certains pays (Bangladesh, Singapour), régions (Java en Indonésie, deltas du Gange ou du Mékong) et mégapoles (Hong Kong) présentent les densités les plus fortes de la planète. Mais, d’autres territoires sont quasi vides pour des raisons climatiques (déserts) ou de reliefs (Himalaya). Ces oppositions sont visibles à de nombreuses échelles comme le montre l’opposition entre le littoral pacifique saturé et l’intérieur montagneux peu peuplé du Japon. 

La croissance démographique de la région devrait rester soutenue jusqu’en 2030 mais tous ces pays sont engagés dans la transition démographique et un déclin de cette croissance est à prévoir à partir de 2050. La forte natalité se maintient dans les pays pauvres pour répondre à une mortalité infantile tout aussi forte (Laos, Népal). A l’opposé, d’autres pays ont terminé leur transition démographique, comme le Japon ou Singapour. Il en est de même pour la Chine en raison de la politique autoritaire de l’enfant unique.

L'Asie du Sud et de l’Est constitue une des régions les moins urbanisées du monde (40% environ). D’ici 2050, l’Asie devrait compter 65% d’urbains. Certains pays sont déjà très urbanisés : Corée du Sud (82%), Japon (79%) ou Malaisie (62%). Par contre, l’Inde n’est que très peu urbanisée (28% d’urbains), tout comme le Sri Lanka (15%) ou le Népal (14%), indiquant un retard de développement. 42 villes asiatiques comptent parmi les 100 premières mondiales, 7 parmi les 10 premières mégapoles (Tokyo avec 37,7 millions, Séoul 22,7, Mumbai 21,9, Beijing 20,7, Shanghai 19,9, Manille 19,9, Bangkok 18,9). L’urbanisation pose de nombreux problèmes : logements, transports, approvisionnement en eau et en nourriture, pollution, intégration des migrants, bidonvilles... Pour limiter la croissance des métropoles, certains Etats cherchent à développer les villes petites et moyennes. Mais, ces villes sont aussi un atout pour le développement en offrant un meilleur accès aux services, à l’éducation et aux activités dynamiques liées à la mondialisation. Le niveau de vie y est donc plus élevé.

La croissance démographique est à la fois un atout et une contrainte. Dans les pays en mal développement, la croissance démographique entraîne des défis sanitaires (mortalité infantile, accès aux soins) et de scolarisation ainsi qu’un manque d’emplois et donc un chômage élevé, tout ceci se cumulant avec le manque d’infrastructures (routes, voies ferrées, téléphone...). Mais, cette croissance peut aussi être vécue comme un atout pour la croissance. La Chine et l’Inde deviennent ainsi de grandes puissances économiques grâce la croissance de la demande intérieure. De plus, la croissance démographique offre une population jeune et nombreuse facilitant la soumission à une certaine discipline et l’application de salaires faibles.  

Mais, dans certaines régions d’Asie, la baisse de la fécondité et l’allongement de l’espérance de vie entraînent aussi une baisse de la main-d’œuvre et un vieillissement de la population, ce qui menace la croissance économique. Le marché intérieur se réduit, la main-d’œuvre devient plus coûteuse. Il faut recourir à l’immigration pour compenser la diminution de la population et les Etats sont confrontés à la question des retraites qui dépendent encore majoritairement des transferts familiaux (prise en charge des personnes âgées par les fils aînés).

Pour finir, la démographie asiatique présente une originalité, le déséquilibre entre les sexes. Il manque plus de 100 millions de femmes, surtout en Inde et en Chine. Ce déséquilibre est dû à un problème socioculturel conduisant à des avortements sélectifs et à une surmortalité des filles du fait des négligences et des mauvais traitements. 


L’émergence économique de l’Asie du Sud et de l’Est a eu lieu de façon progressive selon le principe du développement en « vol d’oies sauvages », c’est-à-dire en vagues successives. Un pays lance un processus d’industrialisation sur un produit à faible valeur ajoutée, en devient exportateur puis l’abandonne au profit d’un produit à plus forte valeur ajoutée, permettant à un autre pays de se lancer à sa suite dans l’industrialisation. Cette croissance a fait de l’Asie un pôle d’impulsion majeur de la mondialisation.

Dans les années 1950, dans une Asie détruite par la guerre et sous-développée, le Japon se réindustrialise avec le soutien des Etats-Unis. Sa croissance se base sur les Keiretsus, (= groupes d’entreprises impliquées dans des activités diverses, structurés autour d’une banque, et liées par des participations financières : Mitsubishi, 1ère banque du pays, constructeur automobile, industrie chimique, producteur de composants électroniques et d’appareils photographiques). A la fin des années 1960, le Japon est la deuxième puissance économique mondiale. 

Dans les années 1970, la première génération de NPIA (Nouveaux Pays Industrialisés Asiatiques), les « Dragons » (Corée du Sud, Singapour, Taïwan, Hong Kong), connaissent un décollage en commençant par l’exportation de produits à faible technicité puis, grâce aux délocalisations japonaises, une industrie nationale s’est constituée permettant de développer les exportations de produits manufacturés. Ensuite, la production de ces produits manufacturés a été délocalisée et une production à plus haute valeur ajoutée est mise en place. Singapour se spécialise dans les disques durs de PC, Hong Kong dans les jouets électroniques, la Corée du Sud dans les téléviseurs écrans plats et Taïwan dans les consoles et les ordinateurs. A partir des années 1980, la seconde génération de NPIA, les « Bébés Tigres » (Thaïlande, Malaisie, Philippines, Indonésie), se développent à leur tour en s’appuyant sur une forte économie rurale puis sur une industrie nationale de biens de consommation et de biens intermédiaires pour le marché intérieur pour, enfin, développer leurs exportations. La Chine s’est libéralisée à partir de 1979 et a attiré des IDE. L’Inde a été plus hésitante (protectionnisme, maintien des castes) et a attendu les années 1990 pour s'ouvrir et permettre le développement économique du pays.

Le développement en « vol d’oies sauvages » fait de l’Asie du Sud et de l’Est le moteur de l’économie mondiale en raison d’une croissance économique d’environ 8% pour l’ensemble de la zone et d’une forte concentration de richesses (28% du PIB mondial) et d’échanges (25% du commerce mondial). Elle abrite, aujourd’hui, 5 des 20 plus grandes puissances économiques mondiales (Chine 2e, Japon 3e, Inde 10e, Corée du Sud 15e, Indonésie, 16e) et 15 des 50 premières places boursières mondiales. Le Japon et la Chine font partie des 10 premiers pays émetteurs d’IDE. En 2012, 81 FTN asiatiques sont classées parmi les 250 plus importantes dans le monde : China National Petroleum 6e (Chine), Toyota 10e (Japon), Samsung 20e (Corée du Sud) ... 

L’émergence d’une classe moyenne de plusieurs centaines de millions d’individus en fait un gigantesque marché de consommation pour les entreprises mondiales. Par exemple, la Chine est le plus grand marché automobile de la planète. Le Japon et la Chine sont des marchés privilégiés pour les groupes internationaux du luxe. C’est aussi une grande destination touristique : la Chine, la Malaisie et la Thaïlande font partie des principaux pôles récepteurs.

L’émergence de l’Asie du Sud et de l’Est a été progressive. Tout d’abord, s’opposent de grandes puissances de rang mondial (Chine, Japon), des puissances émergentes (Inde, Thaïlande, Philippines) et des pays pauvres en difficulté (Népal, Laos, Cambodge). Le Japon reste la grande puissance de l’Asie orientale. Les « Petits Dragons » sont fortement intégrés dans l’économie mondiale. Mais ce sont surtout les deux nouveaux géants, la Chine et l’Inde, qui prennent un rôle central dans l’économie régionale. La Chine est devenue la 2e puissance économique mondiale en 2010. L’Inde n’a pas encore un rôle moteur dans sa zone : ce sont ses échanges avec les EU et l’UE qui lui ont permis de s’enrichir. Sa spécialisation relative dans les services informatiques lui a valu le nom de « bureau du monde ». 

L’importance des exportations explique que l’économie soit fortement littoralisée. Parmi les 20 premières ZIP du monde par le trafic, 14 sont en Asie (Shanghai, Singapour, Tianjin, 3 premières ZIP mondiales). En Chine comme en Inde, les régions littorales sont les plus insérées dans la mondialisation tandis que les régions intérieures restent pauvres et peu développées. 

Enfin, les inégalités socio-spatiales se renforcent. Sur les 1 342 milliardaires du monde, 332 se trouvent en Asie en 2011. Les plus riches se sont enrichis brutalement (immobilier, industrie manufacturière, commerce de détail). Une classe moyenne s’étoffe et consomme de plus en plus. Si la pauvreté recule, le continent asiatique reste celui qui compte le plus de pauvres (2,2 milliards en Asie du Sud et de l’est). Ces inégalités sont particulièrement visibles dans les grandes métropoles (bidonvilles). Les inégalités sont aussi marquées entre villes et campagnes.


L’Asie du Sud et de l’Est est parcourue par d’importantes tensions politiques qui freinent le développement économique régional. Tout d’abord, elle présente une grande diversité de régimes politiques. Certaines nations sont des démocraties (Japon, Inde, Corée du Sud) mais la démocratie reste fragile en Thaïlande, au Bangladesh ou au Pakistan. En raison de conflits et de divisions internes, certaines régions échappent au contrôle de l’Etat, au Pakistan ou en Thaïlande. La Chine et le Vietnam se revendiquent encore du communisme et du parti unique. Enfin, des régimes autoritaires persistent comme la Birmanie (Myanmar) ou la Corée du Nord. 

Les relations entre les pays sont aussi rendues complexes en raison de conflits plus ou moins anciens liés à l’histoire ou à des différends frontaliers. Par exemple, les relations entre le Japon, la Chine et la Corée du Sud sont largement marquées par le problème de la reconnaissance des crimes japonais pendant la 2nd GM. 

Certaines frontières maritimes sont contestées afin de contrôler les richesses sous-marines, comme les îles Spratley et Paracels entre la Chine et le Vietnam, ou des voies importantes du commerce maritime, comme le détroit de Malacca. Ces tensions maritimes sont aggravées par la question de la piraterie très présente autour de l’Indonésie. Les frontières terrestres sont aussi source de problèmes (no man's land ultra surveillé entre les Corées). Enfin, la zone est touchée par le terrorisme islamiste (Pakistan et l’Indonésie).

La rapide émergence de l’Asie du Sud et de l’Est repose sur un modèle de développement qui présente certaines faiblesses, comme la forte dépendance en matières premières, particulièrement énergétiques (Chine, 2e consommateur d’énergie après les EU ; 1er consommateur de fer, cuivre, charbon, acier et ciment, 2e consommateur de pétrole). Certains Etats asiatiques se sont néanmoins engagés dans la transition énergétique (combinaison énergies fossiles et développement des énergies renouvelables). 

De plus, la croissance de l’Asie repose sur l’économie mondiale et est donc touchée par les crises économiques depuis 1990. La crise de 2008 entraîne la fermeture de milliers d’usines. Elle est aussi fragilisée par la financiarisation de son économie encourageant le profit à court terme, l’afflux d’IDE, la corruption... Les Etats encouragent donc la croissance par la consommation interne pour réduire la dépendance aux exportations et à la finance mondiale. 

Enfin, le poids démographique de l’Asie et les fortes inégalités sociales posent le problème de la dépendance alimentaire. Pour lutter contre celle-ci, les Etats asiatiques ont mis en place des politiques de Révolution verte à partir des années 1960. Aujourd’hui, la Chine n’a plus que 10% de sa population souffrant de sous-nutrition, 19% en Inde. Mais l’Asie méridionale abrite à elle seule 71% de la population mondiale sous- alimentée et la malnutrition reste forte, en particulier dans les campagnes, provoquant de forts exodes ruraux. 

L’émergence rapide de l’Asie a lieu au dépend de l’environnement. L’industrialisation des grandes villes portuaires ou fluviales provoque la transformation des paysages urbains côtiers par l’apparition de terre-pleins industriels dans les baies, mais surtout par la multiplication des rejets industriels. Il en résulte une pollution importante de l’eau et de l’air, en particulier dans les villes. Au Bangladesh, les nappes phréatiques présentent de fortes concentrations en arsenic. 16 des 20 villes les plus polluées du monde se trouvent en Chine.

Les paysages ruraux sont aussi profondément modifiés : les rizières reculent au profit de l’élevage des crevettes (exportation), les forêts sont surexploitées ou détruites au profit de la culture du palmier à huile (Indonésie). Ce qui pousse aussi les pays asiatiques à investir en Afrique et en Amérique latine (land grabbing). A cela, il faut ajouter les importants risques naturels : moussons, typhons, tsunamis, séismes, irruptions volcaniques. Les conséquences de ces risques naturels sont aggravées par la littoralisation (catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011).

 

Pour conclure, L’Asie du Sud et de l’Est possède la plus forte croissance de la planète. Cette croissance est inégale, et elle peut être exposée à des crises, ce qui crée de l’instabilité. Cette région mondiale compte plus de la moitié de l’Humanité, ceci est un atout mais aussi une contrainte. En effet, la croissance entraîne le développement que si la répartition est équitable, ce qui n’est pas le cas pour l’Asie du Sud et de l’Est, pour l’instant.


DEUXIEME PARTIE : HISTOIRE

ETUDE CRITIQUE DE DOCUMENT : LES ETATS-UNIS ET LE MONDE DEPUIS LES « 14 POINTS » DE WILSON

Thème concerné : Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours

Chapitre concerné : Les Etats-Unis et le monde depuis les « 14 points » du président Wilson (1918)

Niveau global du sujet : Peu complexe.


Le sujet proposé est classique, néanmoins il concerne la fin de la période étudiée, 1991. Ce qui est attendu ici est la maîtrise de la méthodologie de l’étude critique de document. 

Consigne : Que nous apprend ce document sur le rôle que veulent jouer les Etats-Unis dans le monde de l’après-guerre froide ?

En d’autres termes, les correcteurs attendent une analyse du nouvel ordre mondial souhaité par les Etats-Unis, et non pas forcément leur place réelle dans ce nouvel ordre…


Ce texte est extrait d’un discours prononcé par le président américain George BUSH (Sr) devant le Congrès le 6 mars 1991. Bush, président de 1989 à 1993 a succédé à Ronald Reagan. En 1991, les Etats-Unis apparaissent comme les vainqueurs de la Guerre froide, d’autant plus que les anciens pays communistes sont attirés par le modèle occidental (démocratie, capitalisme et société de consommation). On parle même d’hyperpuissance pour désigner les Etats-Unis.

Dans le cas précis proposé par le sujet il est question de la première Guerre du Golfe. « Saddam Hussein était l’agresseur ; le Koweït était la victime ». La « coalition » qu’il évoque est internationale, pour lui, elle est « hors du commun », par là il entend que c’est la première fois qu’autant de nations ont une cause commune. C’est un nouvel ordre mondial qui agit pour la première fois puisque les Etats-Unis et leur « coalition » libèrent le Koweït annexé par l’Irak, sauvant du même coup les intérêts pétroliers américains.

Par ailleurs il décide de proposer quatre objectifs qui favoriseront, selon lui, « la paix au Proche-Orient. Tout d’abord, il souhaite des accords favorisant la « sécurité collective », il souhaite établir un contrôle des « armes de destruction massive », puis mettre la paix au cœur de toutes les discussions diplomatiques, enfin favoriser par tous les moyens « le développement économique » de la région. Usant de ces puissances de soft et de hard power, Georges Bush, dans ce discours lance un appel aux autres pays du monde, tout en souhaitant conserver son hyperpuissance mondiale.

Avec l’aide et l’approbation des Nations-Unies qui est pour lui, depuis la fin de la Guerre Froide une Institution active (l’ONU vient de jouer un rôle déterminant dans la première Guerre du Golfe) ; Il souhaite se poser, lui et son pays, en gendarme du monde, tout en assumant son leadership et en défendant ses intérêts.

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