Corrigé Histoire Géographie - Bac ES Washington 2016

Corrigé Histoire Géographie - Bac ES Washington 2016

Notre professeur d'Histoire Géographie a rédigé pour vous le corrigé d'Histoire Géo du Bac ES de Washington 2016.

Vous trouverez donc les deux sujets de composition de Géographie rédigés en détails, ainsi que la correction de l'étude critique de documents d'histoire.

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PREMIERE PARTIE : Composition de géographie

Sujet 1 – La mondialisation en fonctionnement : processus, acteurs, débats.

INTRODUCTION

Amorce : « Pour comprendre la mondialisation, celle d’hier et d’aujourd’hui, rien ne vaut l’examen d’un morceau de tissu. Sans doute parce qu’il n’est fait que de fils et de liens et des voyages de la navette. » Selon E. Orsenna Voyage au pays du coton

Définition du sujet : La mondialisation désigne un mécanisme une dynamique économique qui résulte de l’extension du capitalisme, qui a des conséquences géographiques nombreuses : la mise en relation des différentes parties du monde par les échanges et la production ; la multiplication des interdépendances entre les acteurs de la mondialisation ; l’intégration ou l’exclusion des territoires en fonction de leur participation à ces dynamiques.

Les acteurs sont les intervenants qui, par leur comportement, peuvent agir sur l’espace du monde entier en fonction de leurs intérêts, dans le cadre de stratégies de mises en concurrence ou en complémentarité des territoires.

Les débats traduisent des discussions, des argumentations contradictoires avec des arguments favorables et des arguments défavorables.

Problématique : Dans quelle mesure le processus de mondialisation mis en œuvre par différents acteurs entraine-t-elle des discussions.

Plan : D’une part, la mondialisation repose sur un fonctionnement qui associe des processus anciens, accélérés par des innovations récentes.

D’autre part, de multiples acteurs interviennent, et font selon leur nature, fonctionner ces processus.

Enfin, la mondialisation est, tantôt défendue, tantôt remise en cause par de fortes oppositions qui concernent certains aspects particuliers


DEVELOPPEMENT

I. UN PROCESSUS ANCIEN, CONCURRENTIEL ET SELECTIF

1. Un processus historique en constante évolution

La Première mondialisation date des Grandes Découvertes du XVI e siècle.

Etablissement des bases d’un capitalisme marchand.

Mise en connexion du monde à partir de l’Europe.

Nouvelle dimension au XIX e siècle avec la Révolution industrielle et l’impérialisme. Les Etats-Unis supplantent l’Europe dans la hiérarchie.

Fin du XX e siècle, la mondialisation s’accélère, avec la fin de la Guerre froide, l’émergence des BRICS.


2. Des flux multiples

Flux matériels (marchandises), immatériels (IDE, informations), humains (migrations internationales), illicites (illégaux : clandestins, drogue, …) qui parcourent le monde.


3. Une mise en réseau et en concurrence des territoires

Connexion du local au global.

Importance de la Division Internationale du Travail (DIT).

Uniformatisation du monde.

La mondialisation valorise les territoires qui s’adaptent au libéralisme économique et marginalise ceux qui en restent à l’écart (PMA, bidonvilles).

Réseaux matériels et immatériels.


II. L’INTERVENTION D’ACTEURS MULTIPLES

1. Les FTN

Firmes TransNationales : entreprises exerçant dans plusieurs Etats, directement ou par l’intermédiaire de filiales, dont une grande partie de leur chiffre d’affaires est réalisé ar des filiales à l’étranger. Elles mettent une stratégie spatiale qui articule les espaces de conception, de production et de commercialisation afin d’optimiser leurs bénéfices.

Quelques exemples : Toyota, Total, Apple, …


2. Les Etats, les OIG et les Zones de Libre-Echange

Les Etats capitalistes les plus puissants ouvrent leurs économies, imposent leurs points de vue libéraux au reste du monde.

L’Etat assure la défense de ses intérêts, les besoins collectifs des populations et de ses entreprises.

Les Organisations Inter Gouvernementales (OMC, …) encadrent le processus de mondialisation des échanges, arbitrent les conflits entre les acteurs.

Les zones de libre-échange sont des organisations économiques régionales (ALENA, MERCOSUR, UE, ASEAN, APEC) dont les pays membres ouvrent leurs frontières pour stimuler les flux et mieux résister au mécanisme de la mondialisation.


3. D’autres acteurs non institutionnels

Les groupes de pression (les lobbies) qui influencent les politiques des dirigeants de la mondialisation.

Les diasporas (chinoise, …) qui s’entraident et multiplient leurs implantations dans le reste du monde.

Les acteurs illicites : mafias, triades asiatiques, trafiquants qui maitrisent 4% du PIB mondial par la corruption entre autres. Ils sont à l’origine de la « mondialisation grise » ou de la « face sombre de la mondialisation ».


III. LA MONDIALISATION FAIT NAITRE DES DEBATS ET DES CONTESTATIONS

1. L’altermondialisme

Refus de la compétitivité à l’œuvre entre les hommes et les territoires.

Réclame une meilleure répartition des fruits de la mondialisation.

Meilleure prise en compte des piliers du développement durable afin d’atteindre une « croissance durable ».


2. ONG et société civile

Les Organisations Non Gouvernementales sont des associations à but non lucratif qui s’occupent d’aide humanitaire, médicale ou technique (MSF, ATD Quart-Monde, Greenpeace, …)

La société civile est l’ensemble formé par des groupes, des mouvements et des réseaux qui se construisent et s’organisent en dehors de l’administration des Etats (Confédération paysanne, ATTAC).

Ils s’expriment lors de forums sociaux.


3. Les Etats

Conscience de la nécessité de mettre en œuvre une nouvelle gouvernance mondiale.

Les Etats intègrent le G7, le G20…

Trouver des solutions aux crises de l’économie mondialisée sans pour autant remettre en cause le principe du libéralisme économique.

Ils veulent retrouver une partie de souveraineté que la mondialisation leur a fait perdre.


CONCLUSION

Bilan : Indéniablement, la mondialisation est présente à toutes les échelles géographiques par l’intermédiaire d’acteurs spatiaux tantôt complémentaires, tantôt concurrents qui l’impulsent. Mais celle-ci et ceux-ci doivent tenir compte d’une remise en question de cette « globalisation » de plus en plus prononcée.

Ouverture : Dans le « système-monde » actuel, la mondialisation est perçue majoritairement comme un mécanisme de dérégulation hors de contrôle, une sorte « d’avion sans véritable pilote ». Cette idée est prégnante depuis la crise économique mondiale de 2008. La mondialisation n’a d’autre orientation que de se réformer à l’intérieur comme à l’extérieur ce qui doit déboucher sur une « nouvelle mondialité » selon le géographe LCarroué.


Sujet 2 – Le continent africain face au développement et à la mondialisation

INTRODUCTION

Amorce : De la Libye à l’Afrique du Sud, et du Nigéria au Mozambique, l’Afrique est confrontée à de nombreux défis.

Définition du sujet : Le continent africain désigne les 54 Etats qui le composent, un continent en mutation qui dispose d’atouts.

Le développement est l’ensemble des processus sociaux et économiques qui apportent aux hommes une plus grande sécurité, une plus grande satisfaction de leurs besoins.

La mondialisation est l’intégration croissante d’espaces et d’hommes à l’échelle mondiale résultant dévolutions économiques, techniques, culturelles liées à l’extension du système économique capitaliste.

Problématique : A quels défis l’Afrique doit-elle faire face pour assurer son développement tout en s’intégrant dans la mondialisation ?

Plan : D’une part, l’Afrique reste plus ou moins un continent à l’écart du développement et du système-monde. D’autre part, apparaît une nouvelle Afrique dynamique. Enfin, il reste à cette étendue terrestre d’importants défis à relever.


DEVELOPPEMENT

I. L’Afrique un continent qui reste plus ou moins à l’écart du développement et du système monde

1. En marge de la mondialisation

A. Un continent sous-intégré :

15% de la population mondiale

4 % du PIB mondial

3% du commerce mondial

5 % des IDE

B. Une économie sous-perfusion

Agriculture trop traditionnelle

Industrie embryonnaire et peu variée

Exploitation et exportations des ressources


2. Un continent qui porte les stigmates du sous-développement

A. L’omniprésence de la pauvreté

30% des Africains vivent avec moins de 1 $ par jour

60% des citadins logent dans des bidonvilles

Malnutrition, sous-alimentation

Mortalité infantile élevée.

B. De la santé à l’éducation, des carences

Insalubrité, manque d’hygiène

Pandémie du SIDA

Accès à l’école non démocratisée


3. Des possibilités d’intégration

A. Des ressources abondantes

Potentiel énergétique et minéral

Abondance et variété des ressources (eau, forêt, hydrocarbures)

¼ des terres arables

B. Un secteur informel pesant

Plus de 60% de l’activité économique du continent est non officielle (troc, échanges illégaux, …)

Des flux illicites massifs .


II. Vers une nouvelle Afrique, dynamique

1. Un continent qui change et qui s’ouvre

A. Des bouleversements multiples

Les relations internationales

Le terrorisme

Le prise en compte de l’Afrique par les grandes puissances et de certaines Firmes transnationales (pétrole)

B. La convoitise des BRICS

Chine et Inde investissent en Afrique

C. Un continent à intégrer

Mise en valeur par la construction d’infrastructures routières, autoroutières, portuaires, ferroviaires pour désenclaver l’intérieur en direction du littoral.

Progression des réseaux immatériels (téléphonie mobile, Internet).


2. Une Afrique en croissance

A. Un décollage économique récent

Une croissance économique de 5% par an en moyenne

Les pays pétroliers atteignent même 10%

Apparition de FTN africaines dans l’énergie

B. Des conditions de vie qui s’améliorent

Hausse de l’Aide Publique au Développement

Annulations, réductions des dettes

Des investissements des Etats dans l’éducation, la formation, la santé.

C. Des Classes moyennes qui progressent

30 % de la population africaine appartient aux classes moyennes.

Marché de consommateurs qui augmente

Urbanisation grandissante

Mode de vie qui s’occidentalise.


3. Une Afrique multiple

A. Des puissances régionales

Afrique du Sud qui rejoint les BRICS

Egypte, Nigéria.

B. Des PMA en nombre

Des PMA à l’IDH très faible dans la zone sahélienne et subsaharienne

C. Des territoires inégalement intégrés

Des inégalités spatiales : littoral/intérieur, ville/campagne, quartiers urbains centraux/quartiers urbains périphériques


III. D’importants défis à relever

1. Du développement à l’environnement durable

A. Croissance démographique et déplacements

2e continent le plus peuplé du monde

Population jeune : investir dans l’éducation, la santé

Surpeuplement dans certains espaces

Migrations politiques et économiques

B. Une explosion urbaine

Fort exode rural généralisé

La ville est un « el dorado »

Constitution de grandes mégapoles

Etalement urbain, ségrégation socio-spatiale

Infrastructures sanitaires inachevées

C. Où en est le Développement durable ?

Des risques nombreux : naturels, anthropiques 

Pollutions, gestion des déchets

Exploitation à outrance de certaines ressources


2. Stabiliser et pacifier politiquement

A. Des guerres et des guerres civiles

Les ravages des guerres depuis des décennies

Le terrorisme, l’islamisme

Les guérillas, les pillages

Le problème des enfants-soldats

B. Des inégalités sociales fortes

Pauvreté, précarité, paupérisme, chômage

Emeutes de la faim

Tensions ethniques, culturelles, racisme

C. Des Etats liquéfiés

Des coups d’Etat permanents.

Une manque de stabilité démocratique

La corruption, des élections truquées

Manque de politiques publiques


3. Intégrer l’Afrique à toutes les échelles

A. Une insertion régionale malaisée

Trop d’organisations régionales concurrentes, incomplètes et incohérentes

Des liens forts entre les anciennes colonies devenues des Etats-Nation et leurs anciennes métropoles européennes.

B. De l’OUA à l’UA

1963 : création de l’OUA sur le modèle de la CEE

2002 : L’OUA devient l’Union africaine calquée sur l’UE


CONCLUSION

Bilan : Dans la mondialisation, l’Afrique reste un continent marginalisé en raison des freins, mais s’intègre progressivement grâce à ses atouts.

Ouverture : Dans ce continent pluriel, des pays se distinguent à l’image de l’Afrique du Sud, qui aujourd’hui intègre le groupe qui prend de l’ampleur des BRICS.



DEUXIEME PARTIE : Etude critique de deux documents d’histoire

Sujet du thème : Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale.


Document 1 : Proche et Moyen-Orient entre les deux guerres mondiales

Document 2 : Extraits du « Livre Blanc » de la Palestine sous tutelle britannique (1939)


Introduction

Le Proche et le Moyen-Orient désigne les pays situés sur la rive orientale de la Méditerranée, de la Turquie à l’Afghanistan en passant par la péninsule arabique.

Pendant la Première Guerre mondiale, l’affaiblissement de l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne accroit les convoitises de la France et de la Grande-Bretagne. Par les accords secrets Sykes-Picot, en mai 1916, ces deux grandes puissances prévoient de se partager le Moyen-Orient au lendemain de la Guerre. Cette région du monde est ainsi profondément affectée par la Première Guerre totale. 

Dès lors, en quoi ces deux documents (carte du Proche et du Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale et les extraits du « Livre Blanc » de la Palestine sous tutelle britannique) traduisent-ils à la fois un foyer de conflits dans l’entre deux-guerres et un espace convoité, enjeu de conflits aux répercussions majeures ?

D’une part, la situation géopolitique du Proche et du Moyen-Orient s’avère être complexe dans l’entre-deux-guerres.

D’autre part, le pays mandataire (Royaume-Uni) envisage des solutions aux multiples conséquences qui en découlent.


Développement

I. UNE SITUATION GEOPOLITIQUE COMPLEXE

1. La fin de l’Empire ottoman

Document 1 :

- Frontières de l’Empire ottoman en 1914

En 1914, le Proche et le Moyen-Orient sont intégrés à l’Empire ottoman et à la Perse, tout en subissant l’influence des grandes puissances coloniales, qui se disputent la protection de la Terre sainte ainsi que le contrôle du pétrole.

En mai 1916, la France et la Grande-Bretagne signent les accords secrets Sykes-Picot, qui prévoient un partage du Moyen-Orient en zones d’influence à l’issue du conflit.

- Frontières en 1923


2. Des revendications européennes

Document 2 et document 1:

- Déclaration de Balfour en 1917.

Le Royaume –Uni prend des engagements contradictoires, en promettant à la fois la création d’un grand Etat arabe et celle d’un foyer national en Palestine.

Les puissances européennes (mandataires) répriment durement les peuples qui se révoltent, notamment les Druzes en 1925, et se partagent l’exploitation du pétrole.

Puis la Grande-Bretagne accorde l’indépendance à l’Irak en 1932 et à l’Egypte en 1936 en contrepartie du maintien des troupes britanniques.


3. Des mouvements nationalistes

Document 1 :

Le traité de Sèvres du 10 août 1920, qui place les provinces arabes anciennement ottomanes sous mandat de la France et du Royaume-Uni provoque un sursaut nationaliste en Turquie.

Mustafa Kemal abolit le sultanat, fonde la République de Turquie et dépose le calife du monde musulman sunnite, avant de supprimer le califat.

Le fils du chérif Hussein, Fayçal ibn Hussein, proclame un royaume arabe syrien indépendant, dont il est chassé par la France en 1920.

La Grande-Bretagne fait alors de lui le premier roi d’Irak, et scinde en deux la Palestine pour créer l’émirat de Transjordanie, confié à Abdallah, un autre fils du chérif Hussein.

Puis le wahhabite Abdel Aziz al Saoud fonde en 1932 l’Arabie Saoudite.


II. LES SOLUTIONS ENVISAGEES PAR LE PAYS MANDATAIRE ENTRAINENT DE MULTIPLES CONSEQUENCES

1. Les mandats, entre domination et autonomie

Document 2 :

Les Britanniques sont confrontés en Palestine, où ils favorisent l’immigration juive, au développement d’un nationalisme arabe palestinien dirigé à la fois contre le sionisme et la tutelle britannique.

En 1937, un premier projet de partage de la Palestine échoue devant l’opposition d’une partie des Arabes et du parti national révisionniste juif. Londres se prononce en 1939 contre la création d’un Etat juif et interdit toute immigration.


2. Des solutions aux tensions

Document 2 :

Le Royaume-Uni propose une forme de décolonisation et d’indépendance de la Palestine

Proposition de self-government, ce qui traduit une volonté d’autonomie, d’autodétermination, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et du respect du principe des nationalités.


3. Des conséquences contradictoires d’in-apaisement

Document 2 :

Le projet d’apaisement n’est pas réel, car il y a la crainte d’exodes massifs de populations, des tensions et des concurrences entre les territoires juif et palestinien.

Il s’agirait d’une forme d’iniquité et de néocolonialisme.

Sur le moyen terme :

22 mars 1945 : création de la ligue arabe

29 novembre 1947 : résolution 181 de l’ONU création de l’Etat d’Israël.

14 mai 1948 : le leader Ben Gourion proclame la création de l’Etat d’Israël.


Conclusion

Dès la fin de la Première Guerre mondiale, l’équilibre géopolitique au Proche et au Moyen-Orient est bouleversé d’une part, par la chute de l’Empire ottoman et d’autre part, par les difficultés de gestion auxquelles les Européens sont vite confrontés dans cette région du monde. 

Entre domination et indépendance, cette poudrière géopolitique voit alterner conflits et paix précaires. Le Proche et le Moyen-Orient seront un enjeu majeur du second conflit mondial.

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

anaisvhp
5 5 0
20/20

Il manque certains points pour le chapitre sur la mondialisation comme la démondialisation et la partie sur la mise en reseaux des acteurs n'est pas bien définie ainsi que la conclusion est baclée, elle ne répond pas tout a fait a la question posée

par - le 15/06/2016

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