Les enjeux de la croissance de l'Asie du sud et de l'est

Les enjeux de la croissance de l'Asie du sud et de l'est

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Quiz de Histoire Géo :

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Asie du Sud et de l'Est : exclu l'Asie centrale et la partie orientale de la Russie. Espace qui concentre une grande partie de la population mondiale (plus de 3,5 milliards d'habitants) et qui possède la plus forte croissance économique. Cependant, c'est également le continent qui possède le plus de personnes pauvres.
Enjeux de la croissance : les disparités qui existent au sein de cet espace, les liens entre population et croissance économique.
Problématique : En quoi les croissances économiques et démographiques influent-elles sur la hausse des inégalités socio-économiques ?

I - Mumbai : une ville entre modernité et inégalités

1 - Une mégalopole

1 - La première ville du pays

La population globale de la ville se compose de 21 millions d'habitants, dont 13 millions dans la ville elle-même, Mumbai est donc la première ville d'Inde, loin devant New Delhi.
Elle se situe sur l'île de Salsette à l'embouchure du fleuve Ulhas, une situation littorale qui lui permet d'avoir une interface maritime, d'être ouverte sur les échanges et le monde.
Prise par les portugais au XVIème siècle (qui lui donnent le nom de Bom Bahia, la bonne baie), puis par les britanniques qui transforment l'espace urbain pour en faire le principal port de leur commerce colonial, Mumbai est donc un lieu d'ouverture sur le monde.
La croissance de la ville est très importante : 3millions d'habitants en 1955, 12millions en 1990 et près de 24millions actuellement. Cela est dû à un fort exode rural mais aussi à un fort accroissement naturel, bien que moins élevé que dans les campagnes (peu d'espace urbain, femmes qui travaillent). A ce rythme de croissance, la ville devrait devenir la métropole la plus peuplée du monde d'ici quelques décennies.

2 - Le centre économique du pays

Economiquement, le poids de la ville est encore plus important que du point de vue démographique avec 42% du commerce maritime de l'Inde et 12% des emplois industriels.
Cependant, les écarts de richesse sont très forts, le revenu moyen étant trois fois plus élevé que celui des autres habitants du pays. Les écarts sociaux se retrouvent aussi dans la ville : dans le bidonville de Dharavi par exemple, le revenu moyen est de moins de 2 euros par jour.

3 - Un espace urbain partagé

L'espace urbain est séparé entre d'une part les quartiers riches et commerciaux et d'autre part les quartiers défavorisés. On trouve donc de grands axes de communication (routiers et ferroviaires) à côté des zones industrielles, et sur les littoraux les quartiers aisés. Ceux-ci côtoient les espaces en marge, les bidonvilles, avec parfois une proximité géographique importante des deux mondes.
A côté de ces bidonvilles, il y a à Mumbai la plus grande maison privée du monde : tour de 27 étages avec plus de 30000m² pour une seule famille. Cependant, il n'y a pas de quartiers pour les classes moyennes.

2 - La vitrine de l'émergence indienne

1 - Un centre d'affaires

Les quartiers d'affaires sont construits sur le modèle des CBD des pays du Nord avec la construction de nombreux gratte-ciels. Le plus ancien des quartiers est Nariman Point mais deux autres sont en cours de construction : Oshiwara et Bandra Kurla.

2 - Un centre d'échanges

La ville est un centre d'échanges, principalement l'importation de matières premières et énergétiques. Les exportations concernent des produits manufacturés à bas coût et la production des usines issues de la délocalisation industrielle. La ville est également un hub important, puisque celui-ci assure 40% des vols internationaux partant de l'Inde.

3 - Un centre économique

La production de la ville touche à tous les domaines, avec au centre le technopôle de Ghatkopar East. Centre important des services, ceux-ci profitent de la mondialisation et du fait que de nombreux habitants soient anglophones. On retrouve par exemple, de très nombreuses plateformes téléphoniques anglo-saxonnes. Les universités de la ville forment le plus grand nombre d'ingénieurs du pays. Les FTN indiennes ont toutes leur siège à Mumbai, comme Tata, qui fabrique des automobiles à bas coûts. Mumbai est aussi un centre financier important qui possède la banque centrale du pays ainsi que sa bourse. Enfin, la ville est le siège de la vie culturelle indienne. Les studios de Bollywood produisent 250 films par an ; la ville donne également le ton à la mode vestimentaire.

3 - L'importance des fractures sociales et spatiales

1 - La ville intégrée à la mondialisation

La ville n'est que partiellement intégrée à la mondialisation, le défis principal est donc l'homogénéisation de l'espace tout en garantissant plus d'égalité d'accès aux emplois et aux centres urbains. Cela doit passer par une politique nouvelle concernant les transports urbains totalement saturé. Néanmoins, les efforts engagés sont difficiles à réaliser, comme la construction du métro qui est très lente.

2 - Une ville soumise à la ségrégation

Le principal défi posé à la ville est la question des bidonvilles qui regroupent 60% des habitants. Le bidonville de Dharavi compte à lui seul un million d'habitant. Ces quartiers possèdent un taux de chômage très important ainsi qu'une économie illégale très développée. Souvent, c'est la pauvreté qui pousse les populations rurales à s'installer en ville et non l'espoir d'y trouver un emploi.
Mal intégrés aux réseaux urbains, ces quartiers sont également en marge de la scolarisation et des normes sanitaires. Certains de ces espaces font l'objet de reconstruction (immeubles modernes) qui pose la question du relogement des habitants contraints d'aller s'installer encore plus en marge des centres urbains et de transport.

3 - Les défis environnementaux

La croissance importante de la ville est confrontée aux défis sanitaires qu'elle engendre : fournir l'eau potable, évacuer les eaux usées, afin de lutter au mieux contre les épidémies de choléra et de typhus. Elle pose aussi le problème de la préservation des espaces naturels. Au centre de l'agglomération, l'écosystème du parc de Sanjay Gandhi est menacé par l'arrivée de ruraux récemment arrivés en ville. D'un autre côté, il y a une recrudescence des attaques de léopards.

II - L'Asie du Sud et de l'Est : les défis de la population et de la croissance

1 - Les espaces les plus peuplés au monde

1 - Le poids démographique

L'Asie du Sud et de l'Est regroupe 4 milliards d'habitants, dont 1,350 milliard en Chine et 1,2 milliard en Inde. C'est une zone où la transition démographique est presque terminée (baisse du taux de fécondité avec un taux de mortalité faible). La croissance continue mais plus faiblement qu'en Afrique et qu'au Moyen Orient. Il existe néanmoins des disparités : au Pakistan on est à 3,5 enfants par femme en moyenne alors que Singapour est à 1,1.
C'est cette main d'œuvre qui a permis l'accroissement de la croissance (en particulier pour l'agriculture puis l'industrie) et représente actuellement un immense marché de consommation.

2 - Un peuplement inégal

Espace qui est le plus densément peuplé du monde : zones littorales en Asie orientale et vallées des grands fleuves qui sont des grands lieux de concentration de la population. Cela est dû d'une part à la colonisation (implantation des comptoirs sur les littoraux), mais également à la culture développée (riziculture).
Les villes s'affirment de plus en plus. Bien que le taux d'urbanisation ne soit que de 42%, cela représente tout de même plus de 2 milliards d'habitants, surtout que l'exode rural se poursuit (sauf au Japon et en Corée où les taux d'urbanisation sont supérieurs à 80%). Six mégalopoles ont plus de 20 millions d'habitants (Tokyo, Pékin, Mumbai...). La mégalopole japonaise regroupe à elle seule plus de 105 millions d'habitants.
Parallèlement, d'autres espaces sont moins peuplés à l'intérieur des terres : désert de Gobi (Chine), espace himalayen (Tibet).

3 - Entre atouts et contraintes

Il existe des déséquilibres importants en Asie. En Chine, c'est la mise en place de la politique de l'enfant unique, en Inde la politique de contrôle des naissances. Dans ces deux cas, l'avortement des filles est favorisé, favorisant la naissance de garçons ce qui a conduit à un très fort déficit en femmes (en Inde, on est à 120 hommes pour 100 femmes environ). De plus, la baisse de la fécondité empêche la population de se renouveler totalement, entrainant un fort vieillissement des populations (Japon, et de plus en plus, la Chine).
Les écarts sociaux restent prépondérants dans la quasi-totalité des pays de la région. La classe moyenne est extrêmement réduite en Inde et en Chine (15% de la population). La caractéristique principale reste la pauvreté (50% des indiens vivent avec moins de 2 euros par jour).

2 - L'importance de la croissance économique

1 - Un espace de croissance

Le développement des régions concernées vient surtout des politiques volontaristes des Etats. Au Japon, cela remonte à l'ère Meiji (fin du XIXème) puis dès 1937 à la politique du « vol des oies sauvages » : industrialisation du pays par une production à faible valeur ajoutée, exportation de ces produits, puis reconversion dans une industrie à haute valeur ajoutée tout en délocalisant une partie de la production dans les pays à main d'œuvre bon marché. Cela a permis de garantir une forte croissance jusqu'aux années 1980. Les Nouveaux Pays Industriels Asiatiques (NPIA ou Dragons) que sont Taïwan, Singapour, Hong Kong et la Corée du Sud ont appliqué ce modèle dans les années 1970. En Chine, la ligne politique communiste reste de vigueur malgré l'ouverture économique.
L'émergence de ces pays a permis l'accroissement des flux marchands mais également financiers : les bourses de Tokyo et Shanghai ont une place importante dans le monde de la finance, les IDE sont en forte croissance, Japon, Chine et Inde investissent dans le monde (Lakshmi Mittal : fusion avec Arcelor).

2 - La nouvelle « usine du monde »

La production industrielle est au cœur de la croissance : haute technologie au Japon et en Corée, produits à faible coût compétitifs en Chine (production industrielle qui dépasse en volume celle des Etats Unis), produits pour le commerce intérieur en Chine et en Inde (automobiles Tata). Les délocalisations industrielles des pays du Nord favorisent l'accroissement de la production.
L'industrie a été volontairement littoralisée afin d'optimiser les coûts de transport et réduire les délais. Ainsi, de grandes zones industrielles et portuaires sont aménagées à Singapour, Shenzhen, et Tokyo.
Tout cela est principalement dû aux liens qui existent entre les entreprises et les états. Les FTN (keiretsu japonaises, chaebol coréens) comme Toyota, Sony, Samsung, stimulent les échanges et les investissements. De leur côté, les états favorisent la création de zones franches et constituent des fonds pour investir à l'étranger (Afrique surtout).

3 - Des interfaces actives

Les interfaces maritimes de l'espace asiatique sont parmi les plus actives du monde, le littoral chinois devenant le centre d'une aire de croissance, en lien avec le Japon et la Corée. Les frontières terrestres et maritimes sont aussi actives (Vietnam-Chine, Singapour-Malaisie-Indonésie).

3 - La croissance de l'Asie : limites et inégalités

1 - Des espaces inégalement intégrés

Le Japon est le seul pays du Nord, membre de la Triade et initiateur du mouvement en Asie, même si le PIB chinois en valeur absolue reste supérieur (mais pas le PIB par habitant).
Les Quatre Dragons (NPIA) correspondent désormais plutôt à des pays industriels développés.
Chine et Inde sont deux géants économiques mais qui restent des pays en développement puisque seulement quelques parties du territoire et de la population profitent de la croissance.
Les Bébés Tigres (Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Philippines et Vietnam) ou Nouveaux Pays Exportateurs (NPE), commencent leur décollage économique mais restent fragiles. Certains comme la Thaïlande ont choisi le tourisme et le commerce pour se développer. Enfin, les PMA (Cambodge, Bangladesh...) connaissent de grandes difficultés pour se développer.

2 - Fragilités et tensions

La région reste fragile économiquement puisqu'elle ne possède presque pas d'hydrocarbures, qui sont importés du Moyen Orient. De plus, ces économies sont dépendantes de leurs exportations ce qui est un risque majeur en cas de crise économique. La dépendance est aussi très forte vis-à-vis des spéculations financières pouvant créer une bulle économique entrainant une crise (1992). Enfin les tensions géopolitiques restent nombreuses : partage du Cachemire entre Inde et Pakistan, rivalités entre la Chine et Taïwan, volonté d'expansion chinoise sur la mer de Chine, et la rivalité la plus importante : Chine et Japon. Les organisations internationales régionales (ASEAN : Association of South East Asian Nations) ne peuvent régler ces problèmes.

3 - Des fragilités face à l'environnement

Cette croissance rapide s'est faite sans respect pour l'environnement : utilisation du charbon, croissance du trafic automobile,... ont conduit à la formation de nuages de pollution (smog).
Les catastrophes naturelles restent nombreuses : inondations au Bangladesh, séismes en Chine et au Japon, tsunami (Asie du Sud en 2005, Japon en 2011)... qui impliquent des catastrophes industrielles comme l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima.

III - Japon-Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales

1 - Deux puissances au rayonnement mondial

1 - Des puissances économiques

Le Japon est membre de la Triade, possède un PIB de 5500 milliards de dollars (3 ème mondial), un PIB par nombre d'habitants de 127 millions de dollars, et son IDH est de 0,9 (un des plus forts du monde). Il participe à toutes les organisations internationales qui regroupent les grandes puissances industrielles (G8, OCDE). Les facteurs de cette puissance sont multiples : avance technologique en téléphonie et en informatique, infrastructures performantes (Shinkansen : TGV), façade portuaire active, puissance financière (Tokyo stock Exchange qui est une des plus grandes bourses mondiales), enfin la mégalopole est l'ensemble le plus dense et le plus peuplé du monde (105 millions d'habitants, sur 800km de Sendai à Kitakyushu).
La Chine est une nouvelle puissance économique avec un taux de croissance de 12% sur 10ans (émergence spectaculaire). C'est la première industrie mondiale (en volume produit), elle a multiplié par 5 ses exportations en 30ans. Son PIB est de 5800 milliards de dollars (2 ème mondial) mais reste relatif si on regarde sur l'ensemble de la population. Elle a su se faire une place parmi les grands : participe au G20 et à l'OMC. Sa façade maritime est impressionnante avec des villes comme Shanghai et Pudong, les autres villes se développent très rapidement (malgré un taux d'urbanisation de 40%, la population urbaine chinoise reste la première du monde). Des nouveaux défis économiques sont lancés : mise en valeur du territoire (exploitation des terres possédant des minerais rares, barrages), course à l'espace, production automobile, biens de haute technologie.

2 - Des puissances politiques

La puissance politique chinoise est importante : le « maoïsme » (communisme chinois) a une grande influence dans les pays du Sud des années 1950 aux années 1970, mais n'est actuellement plus revendiqué par les autorités chinoises. La Chine fait partie des cinq membres permanents au Conseil de Sécurité des Nations Unies, elle possède la force nucléaire, et son armée est la plus nombreuse du monde.
Le Japon n'a pas une telle puissance : vaincu lors de la Seconde Guerre Mondiale il n'a plus de réelle armée mais seulement une force d'autodéfense (100000 hommes), ce n'est pas non plus un membre permanent du Conseil de Sécurité. Mais depuis les années 2000, le Japon revient sur la scène internationale : soldats en Irak depuis 2004.

3 - Des puissances culturelles

Le Japon depuis la fin du XIXème siècle (ère Meiji) a su se moderniser tout en conservant son identité culturelle sur laquelle il a développé un véritable « soft power ». Ceci passe par la diffusion de la culture japonaise traditionnelle (zen), la culture adapté au marché mondial (mangas, dessins animés, arts martiaux, jeux vidéo).
La Chine veut également développer ce « soft power ». Elle a voulu marquer le monde par la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin en 2008 et à l'exposition universelle de Shanghai en 2010. Le cinéma chinois connait un vif succès en Occident avec la diffusion des arts martiaux chinois (kung-fu). L'influence chinoise passe aussi par la diaspora importante de la population (35 millions) que l'on retrouve en Asie mais aussi dans les pays du Nord comme par exemple le quartier de Chinatown à New York (nom que l'on retrouve dans toutes les villes).

2 - La concurrence pour le leadership en Asie orientale

1 - Le poids du modèle japonais

Le Japon est la « locomotive économique » de la région de par ses investissements et délocalisations industrielles : entraine le décollage économique de ses voisins qui suivent son exemple (politique du vol des oies sauvages). C'est également lui qui a contribué à l'émergence de la puissance chinoise en étant la principale source d'IDE et le premier investisseur en Chine.
Cette croissance est soutenue par l'état grâce au METI (Ministère de l'Economie du Commerce et de l'Industrie), les entreprises sont organisées en keiretsu (équivalent des trusts) qui ont une banque commune (modèle repris par la Corée).
La mégapole de Tokyo (29millions d'habitants) est le centre de la mégalopole japonaise qui sert de modèle au développement d'une mégalopole littorale chinoise.

2 - La forte croissance chinoise

Le décollage économique de la Chine commence en 1978 avec la création de quatre Zones Economiques Spéciales (ZES) qui sont de plus en plus nombreuses. L'Etat est l'acteur principal (système communiste) mais a favorisé la naissance d'une bourgeoisie d'affaire.
Ces choix mènent à l'émergence de la façade maritime (interface majeure mondiale) et à l'extraversion économique du pays.

3 - Des tensions géopolitiques

Rivalité économique mais surtout politique : opposition pendant la guerre (1937-1945) avec la conquête de la Chine par le Japon (massacres, expériences médicales...), appartenance à deux blocs différents pendant la guerre froide. Ces tensions continuent à exister car le Japon n'a toujours pas reconnu les massacres de la guerre (Nankin) et la Chine se rapproche de la Corée du Nord. Des contentieux territoriaux existent en mer de Chine (revendications chinoises sur des îles japonaises).

3 - Deux puissances limitées

1 - Atouts et faiblesses de la Chine

Le modèle économique chinois ne peut pas s'exporter et le pays reste seulement une puissance en voie de développement. Son PIB important cache des disparités importantes : sur 1,5 milliards d'habitants, seulement 150millions appartiennent aux classes moyennes et supérieures, le reste étant une population rurale vivant dans la misère. La politique de l'enfant unique contribue aussi au vieillissement de la population et à un fort déséquilibre hommes-femmes. De plus, le système politique reste très répressif : depuis les manifestations sur la place de Tiananmen en 1989, les opposants sont emprisonnés ; l'accès à internet est contrôlé ; l'information est très censurée.

2 - Un Japon en voie d'effacement ?

Le Japon est l'état le plus endetté du monde (223% de son PIB) alors que ses entreprises (automobiles surtout) sont en perte de vitesse. Lié à l'économie américaine, il a été frappé durement par la crise depuis 2008, accentuée par la concurrence croissante de la Chine. Le taux de fécondité reste très faible et le vieillissement s'accélère ce qui risque de couter plus d'un million d'habitants au pays d'ici 2020 (surtout qu'il reste fermé à l'immigration). Les catastrophes naturelles ont posés les limites au modèle que les japonais considéraient jusqu'alors comme infaillible.
Conclusion
Mumbai est une ville qui illustre l'émergence de l'Inde et qui s'affirme sur la scène internationale, mais elle reste sujette à de nombreuses limites (économiques, sociales, écologiques, ...).
L'espace de l'Asie du Sud et de l'Est est un espace dont la croissance s'est fondée sur sa population pour devenir un nouveau centre du monde. Cependant, ses disparités restent prépondérantes et inquiétantes.
Chine et Japon n'ont pas une puissance complète comparable à celle des Etats Unis mais à l'échelle locale, ces puissances sont complémentaires.
Ouverture : Rebondir sur le chapitre concernant les dynamismes de la mondialisation.
Fin de l'extrait

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