Les États Unis et le monde depuis les 14 points du Président Wilson (1918) - Histoire Géographie - Terminale ES

Les États Unis et le monde depuis les 14 points du Président Wilson (1918) - Histoire Géographie - Terminale ES

Révisez votre séquence sur les chemins de la puissance au travers de cette fiche consacrée aux Etats-Unis et le monde depuis les 14 points du président Wilson (1918).

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Cette fiche présente le premier chapitre du thème 3 « Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours ». L'objectif est de voir comment la puissance des États-Unis s'est développée et comment le pays a bâti une puissance globale depuis le premier conflit mondial. 

Il s'agit également de voir le rôle et l'influence du pays dans le monde : au début de la période, les États-Unis se replongent dans l'isolationnisme tandis que de nos jours, le pays intervient dans le monde entier. 

PRÉREQUIS

L'histoire des États-Unis est relativement connue par les élèves de Terminale : ils devront donc se rappeler des événements liés aux deux guerres mondiales, ainsi qu'à la guerre froide, étudiée pendant l'année de Première. 

Ainsi, ils doivent savoir que les États-Unis se sont impliqués dans les deux guerres mondiales, en 1917 pour la Première et en décembre 1941 pour la Deuxième. Ils doivent aussi connaître les notions de « monde bipolaire » et de « politique de l'endiguement ». 

Par ailleurs, ils doivent aussi avoir en tête que les États-Unis sont une hyperpuissance au sortir de la guerre froide jusqu'en 2001, date des attentats du 11 septembre. Depuis 2001, ils sont une superpuissance contestée et concurrencée.           

OBJECTIFS

Après la lecture de cette fiche, il faut avoir en tête que les États-Unis retournent à une politique isolationniste après la Première Guerre mondiale. 

Entre les deux guerres, la priorité des États-Unis est de développer leur économie et de faire face à la crise des années Trente. 

Après la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis deviennent une superpuissance. Ils continuent à suivre une politique interventionniste et s'impliquent dans les conflits mondiaux. 

Le pays développe également une politique anticommuniste (endiguement) dans le cadre de la guerre froide. Néanmoins, à partir de 1965, la puissance des États-Unis fait face à des difficultés intérieures mais aussi extérieures. Elle reprend grâce à la politique de Reagan. Après la chute de l'URSS en 1991, les États-Unis deviennent la seule superpuissance mondiale. 

Néanmoins, elle subit de plus en plus de contestations et sa puissance, notamment économique, est concurrencée par les pays européens et les pays émergents.

Les notions suivantes sont à maîtriser : isolationnisme, protectionnisme, interventionnisme, complexe militaro-industriel, endiguement, hyperpuissance, unilatéralisme, multilatéralisme.

Les repères suivants sont à maîtriser : 1918 : Quatorze Points de Wilson, 7 décembre 1945 : Attaque japonaise sur Pearl Harbour, 1945 : création de l'ONU, 1947 : plan Marshall et Doctrine Truman, 1949 : création de l'OTAN, 1963-1975 : guerre du Vietnam, 1971 : fin de la convertibilité du dollar en or, 1990 : Bush annonce un nouvel ordre mondial, 1991 : implication des États-Unis dans la guerre du Golfe, 2001 : Attentats du 11 septembre, 2007 : crise des subprimes.

Les personnages suivants sont à maîtriser : Woodrow Wilson, Richard Nixon, Ronald Reagan, Georges W. Bush.

Introduction

La politique internationale des États-Unis a longtemps été fondée sur la doctrine Monroe, mise en place en 1823 : ainsi, les États-Unis rejettent l'intervention des Européens en Amérique et refusent également de se mêler aux affaires européennes. Il s'agit toutefois d'un isolationnisme modéré :

  • Les États-Unis administrent les Philippines (concession espagnole après leur défaite en 1898 dans la guerre hispano-américaine).
  • Les États-Unis ont une économie libérale de marché.

DÉFINITION : Isolationnisme. L'isolationnisme est la politique d’un État qui refuse de s’engager et d’intervenir dans les affaires du monde.

Pour répondre à la guerre sous-marine allemande pendant la Première Guerre mondiale et surtout face au risque d'une hégémonie germanique, les États-Unis entrent en guerre aux côtés de l'Entente (France, Royaume-Uni, Russie) en avril 1917. 

L'entrée en guerre est justifiée par le président Wilson, qui démontre que l'engagement est conforme aux valeurs de la Constitution des États-Unis et ne relève pas d'une volonté hégémonique. Le 8 janvier 1918, Wilson s'exprime devant le Congrès et énonce ses « Quatorze points ».

REPÈRE. Wilson énonce ses Quatorze Points le 8 janvier 1918.

Une puissance, selon Gérard Dorel, dans La Puissance des États, se définit par « un État qui se distingue non seulement par son poids territorial, démographique et économique mais aussi par les moyens dont il dispose pour s’assurer d’une influence durable sur toute la planète en termes économiques, culturels et diplomatiques. »

La puissance des États-Unis s'explique par une domination du hard power et du soft power américain sur le monde entier, même si cette puissance évolue de 1918 à nos jours car le pays est de plus en plus contesté.

Problématique :

  • En quoi la puissance des États-Unis se transforme-t-elle au XXe siècle, en lien notamment avec un interventionnisme de plus en plus marqué dans le monde ?

I. DEUX GUERRES MONDIALES POUR CONSTRUIRE UNE SUPERPUISSANCE (1918-1945)

A. Les Quatorze Points de Wilson

Le Président américain Wilson doit justifier l'engagement des États-Unis dans la Première Guerre mondiale.

PERSONNAGE : Woodrow Wilson (1856-1924). W. Wilson est président des États-Unis de 1912 à 1921. Il mène un politique de modernisation de l’État et engage les États-Unis dans la Première Guerre mondiale.

Le 8 janvier 1918, il s'exprime devant le Congrès et énonce Quatorze points qui résument les conditions de l'établissement d'une paix durable en conformité avec la démocratie américaine : droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, refus d'une guerre de conquête, création d'une organisation internationale pour régler les conflits futurs, liberté commerciale, fin de la diplomatie secrète.

DOCUMENT 1. Extrait des Quatorze Points.

1. Des conventions de paix, préparées au grand jour ; après quoi il n'y aura plus d'ententes particulières et secrètes d'aucune sorte entre les nations, mais la diplomatie procédera toujours franchement et à la vue de tous.

2. Liberté absolue de la navigation sur mer, en dehors des eaux territoriales, aussi bien en temps de paix qu'en temps de guerre, sauf dans le cas où les mers seraient fermées en tout ou en partie par une action internationale tendant à faire appliquer des accords internationaux.

3. Suppression, autant que possible, de toutes les barrières économiques, et établissement de conditions commerciales égales pour toutes les nations consentant à la paix et s'associant pour son maintien.

4. Échange de garanties suffisantes que les armements de chaque pays seront réduits au minimum compatible avec la sécurité intérieure.

[…]

14. Il faut qu'une société des nations soit constituée en vertu de conventions formelles ayant pour objet d'offrir des garanties mutuelles d'indépendance politique et d'intégrité territoriale aux petits comme aux grands États. 

À la fin du conflit, la puissance des États-Unis est renforcée. Sur le plan économique, ils possèdent un tiers du stock d'or mondial grâce aux emprunts des Européens. 

Lors de la signature des traités de paix, Wilson veut intégrer les Quatorze points au traité de Versailles mais se heurte aux rivalités entre les puissances européennes. Le poids politique des États-Unis n'est pas encore suffisant, seul le projet d'une organisation internationale est retenu, la Société des Nations, alors que Wilson juge le traité trop dur envers l'Allemagne.

B. La fin de l’isolationnisme ?

Alors que la création de la SDN relève d'une idée américaine, le Congrès s'oppose vivement à l'entrée des États-Unis dans cette organisation. La politique de Wilson est très critiquée par les Républicains et n'est pas soutenue pas l'opinion publique. 

En 1920, le Sénat refuse également de ratifier le traité de Versailles et par là, d'entrer dans la SDN. Wilson et les démocrates sont battus aux élections de 1920 qui voient triompher Warren Harding et son « America First ». 

Jusqu'à l'année 1932 avec les présidences républicaines de Coolidge et Hoover, les États-Unis mettent en place des mesures protectionnistes et imposent des quotas d'immigration (l'objectif étant de protéger les emplois). Cette politique est soutenue par les mouvements pacifiste et nativiste (qui souhaitent défendre les valeurs américaines menacées par l'immigration) qui se développent après la guerre.

DÉFINITION : Protectionnisme. Le protectionnisme est une politique économique visant à protéger ses producteurs contre la concurrence des producteurs étrangers.

Cependant, des facteurs économiques (réparations, équilibre monétaire, …) poussent les États-Unis à maintenir leurs engagements en Europe. L'isolationnisme assumé des discours ne reflète pas la réalité. Les États-Unis dominent l'Amérique latine, défendant leurs multinationales (dans le Pacifique et le Moyen-Orient), utilisent la « diplomatie du dollar » en Europe avec les plans Dawes (1924) et Young (1929) qui imposent l'allègement des réparations dues par l'Allemagne. 

Le but est d'empêcher une nouvelle guerre européenne néfaste à leurs intérêts économiques. Le modèle américain se diffuse également, de plus en plus fondé sur l'image d'une société de consommation néanmoins remise en question avec la crise des années 1930. 

Enfin, face à la montée des totalitarismes, le Congrès vote trois Neutrality Acts entre 1935 et 1937 qui interdisent la vente d'armes, de matières premières et de prêts aux pays concernés.

C. Une puissance mondiale établie par la Seconde Guerre mondiale

En 1937, lorsque le Japon envahit la Chine, le président Roosevelt met en garde le Congrès contre la menace de l'Axe : tandis que l'expansionnisme japonais menace les intérêts américains dans le Pacifique, l'Italie fasciste et l'Allemagne nazie menacent la stabilité européenne et mondiale. 

Cependant, l'opinion publique américaine reste à 95% favorable à l'isolationnisme en 1937. Dès le déclenchement du conflit en 1939, Roosevelt convainc le Congrès d'accorder la vente d'armes à la France et au Royaume-Uni. 

La défaite française de 1940 surprend l'opinion publique américaine et suite à sa réélection la même année, Roosevelt réaffirme le rôle des États-Unis comme « arsenal des démocraties ». La loi Lend Lease du 11 mars 1941 autorise le pays à prêter de l'armement pour tous les pays dont la défense est nécessaire à la sécurité des États-Unis (c'est-à-dire le Royaume-Uni puis l'URSS après l'offensive allemande de juin 1941). Le 12 août 1941, Roosevelt et Churchill signent la Charte de l'Atlantique qui réaffirme les Quatorze points et condamne l'Axe.

Les États-Unis sont attaqués par le Japon à Pearl Harbor le 7 décembre 1941. Ils passent alors d’une politique isolationniste à une politique interventionniste, combattant du côté des Alliés (Royaume-Uni et URSS).

DÉFINITION : Interventionnisme. L’interventionnisme est l’attitude d’un État qui consiste à prendre position et à s’engager dans les affaires du monde.

REPÈRE. Attaque de Pearl Harbor le 7 décembre 1941.

Le pays est l’un des artisans de la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale : après avoir participé aux débarquements en France en 1944, il a progressivement aidé à libérer les territoires d’Europe de l’Ouest ainsi que les camps nazis, provoquant la capitulation allemande le 8 mai 1945, tout en se battant contre l’armée japonaise dans le Pacifique. 

Par ailleurs, le conflit s’est terminé par le bombardement atomique américain à Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945 amenant ainsi le Japon à capituler le 2 septembre 1945. 

Une fois le conflit terminé, les États-Unis ne changent pas de politique : ils veulent en effet user de leur puissance, qui s’est accrue avec la baisse d’influence des pays européens, pour réorganiser les relations internationales.

II. LES ÉTATS-UNIS ET LE MONDE DE 1945 À 1965 : LEADER DU MONDE LIBRE ET MODÈLE IDÉOLOGIQUE

A. Les États-Unis, une puissance complète au début de la guerre froide

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont la première puissance mondiale. Ils sortent renforcés de la guerre : bien que les États-Unis aient été touchés par le conflit (plus de 300 000 soldats tués), leur territoire est intact et leur puissance économique renforcée.  Ils sont puissants dans de nombreux domaines :

  • Ils dominent l’économie, profitant de la baisse d’influence et des problèmes économiques des pays d’Europe de l’Ouest. Ils possèdent ainsi les 2/3 du stock d’or mondial et la moitié de la production industrielle. Par ailleurs, les biens produits aux États-Unis sont vendus dans le monde entier, et notamment en Europe et au Japon, qui souffrent des destructions dues à la guerre.
  • L’année 1944 et les accords de Bretton Woods font de la monnaie états-unienne la principale monnaie des échanges internationaux : en effet, c’est la seule convertible en or. Ils sont également à l'origine d'une gouvernance financière mondiale avec la création de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement.
  • Les États-Unis ont le monopole de l’arme nucléaire, qu’ils ont utilisée pour faire capituler le Japon. Ils occupent, après les capitulations allemande et japonaise, une partie de l’Europe et de l’Asie (1945 à 1952 pour le Japon). La possession de cette arme par l’URSS dès 1949 provoque une course aux armements. Ainsi, les États-Unis mettent en place un complexe militaro-industriel pour développer leur puissance militaire, leur permettant également de renforcer la croissance économique états-unienne et le progrès technologique.

DÉFINITION : Complexe militaro-industriel. Le terme « complexe militaro-industriel » est l’expression popularisée dans les années 1950 aux États-Unis pour désigner l’industrie de l’armement et les autres industries liées à l’armée.

  • Les États-Unis possèdent également une puissance culturelle. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, elle est notamment due à leur prestige de libérateurs. Leur modèle culturel se fonde sur une consommation de masse et l'exportation de produits standardisés. L’American way of Life est mis en valeur dans le cinéma hollywoodien, exporté dans de nombreux pays, ce qui leur permet de s’ériger en modèle à suivre. Il conduit ainsi de nombreux étrangers à immigrer aux États-Unis. La diffusion de leur modèle se fait également grâce à la présence en Europe et en Asie de leurs soldats. La diffusion de ce modèle se fait de plus en plus en opposition au communisme.
  • Ils disposent aussi d'une puissance géopolitique : ils participent ainsi à l'organisation qui succède à la SDN, nommée Organisation des Nations Unies et créée en 1945, dont le siège est à New York. Celle-ci est dominée par les 5 pays considérés comme vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis, l'URSS, la Chine, le Royaume-Uni et la France, qui possèdent un siège permanent au Conseil de sécurité et un droit de veto permettant de bloquer toute décision. Les États-Unis estiment ainsi avoir un rôle à jouer dans les relations internationales du fait de leur statut de première puissance économique et militaire. Ils participent également à la création d'organisations mondiales, notamment le GATT (qui promeut la libéralisation des échanges).

REPÈRE. En 1945, les États-Unis participent à la création de l’ONU. 

B. Une implication dans les affaires internationales

Avec l’entrée dans un conflit d’un genre nouveau, la guerre froide, les États-Unis multiplient les alliances avec les pays du monde entier. Ils sont ainsi à la tête d’un bloc occidental, formé :

  • des États d’Amérique ;
  • d’une grande partie des pays de l’Europe occidentale, qui ont été libérés par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale ;
  • de pays du Moyen-Orient, ce qui leur permet de sécuriser les approvisionnements en pétrole, qui sont nécessaires au pays ;
  • des pays d’Afrique centrale et d’Océanie et quelques pays d’Asie, comme le Japon et la Corée du Sud, afin de constituer un rempart contre le communisme, qui s’étend à la Chine en 1949.

Ces alliances permettent aux États-Unis d’implanter des bases militaires de partout dans le monde. 

Par ailleurs, après la Seconde Guerre mondiale, les pays d’Europe de l’Ouest sollicitent l’aide des États-Unis. Une union est alors conclue entre les pays d’Europe de l’Ouest, le Canada et les États-Unis en 1949 : il s’agit de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord).

REPÈRE. En 1949, les États-Unis participent à la création de l’OTAN.

Cette alliance possède une structure militaire permanente avec un commandement militaire intégré. 

De plus, les États-Unis proposent une aide économique aux pays européens en 1947, le plan Marshall : celle-ci est acceptée par les États occidentaux, mais l’URSS oblige les pays d’Europe de l’Est à la refuser, estimant que cette aide économique vise à établir une nouvelle domination américaine sur ces pays. Cette aide permet aux États-Unis de contrôler la politique économique de leurs alliés et ainsi d'imposer leur idéologie.

REPÈRE. En 1947, le plan Marshall propose une aide économique aux pays d’Europe de l’Ouest.

La guerre froide oppose deux modèles : la démocratie fondée sur le libéralisme (États-Unis) s’oppose au communisme, fondé sur une économie étatisée (URSS). 

Les États-Unis se placent alors en leader du camp occidental face au bloc soviétique, formé par l’URSS et ses alliés. En effet, l’alliance avec l’URSS s’achève après la Seconde Guerre mondiale : les États-Unis défendent la démocratie libérale. 

Ces derniers cherchent alors à éviter la propagation du communisme en mettant en place la politique de l’endiguement, théorie par Truman.

REPÈRE. En 1947, la doctrine Truman introduit la politique d’endiguement, qui cherche à éviter la propagation du communisme dans le monde.

Ainsi, après une période pendant laquelle les États-Unis se sont moins souciés de l’Amérique latine, une Organisation des États Américains est créée en 1948 et installée à Washington, ce qui permet au pays d’empêcher le communisme de se répandre en Amérique du Sud. Les États-Unis s'appuient alors sur des régimes politiques autoritaires, comme au Guatemala qui subit un coup d’État en 1954, soutenu par ces derniers.

L’Europe, affaiblie après la Seconde Guerre mondiale, devient l’un des théâtres d’affrontement des deux superpuissances. Une véritable course aux armements se développe, tandis que les deux pays mettent en place un équilibre de la terreur s'appuyant sur la dissuasion nucléaire.

Les deux États s’opposent idéologiquement et s’appuient sur des pays alliés. Les tensions entre les deux grands culminent lors de crises :

  • La première crise de Berlin (juin 1948-mai 1949). Staline met en place un blocus autour de Berlin-Ouest pour empêcher les États-Unis de ravitailler la population. Or, les États-Unis instaurent un pont aérien : constatant l'échec de sa politique, le blocus est levé par Staline en mai 1949.
  • La deuxième crise de Berlin (1961). Devant la fuite de nombreux Allemands de l'Est vers l'Occident, en passant par Berlin-Ouest, les Soviétiques décident d'ériger un mur séparant Berlin-Ouest et Berlin-Est. Ce dernier est détruit le 9 novembre 1989.
  • La crise des missiles de Cuba (1962). L’URSS profite de son alliance avec Cuba afin d’y installer des missiles nucléaires pouvant toucher le sol américain. Cette crise, appelée crise de Cuba, s’achève après des négociations entre les États-Unis et l’URSS : ces derniers doivent retirer les missiles de l'île, dont le régime, allié de Moscou, doit être toléré par les États-Unis.

Par ailleurs, les deux Grands s'opposent par alliés interposés lors de guerres comme la guerre de Corée (1950-1953) : les États-Unis soutiennent la Corée du Sud, tandis que l'URSS soutient la Corée du Nord.

C. Une puissance contestée mais victorieuse de la guerre froide

Les États-Unis subissent différents revers à partir de 1965, notamment lors de la guerre du Vietnam (à partir de 1965, jusqu'en 1973) : le containment pousse les États-Unis à s’engager dans la guerre du Vietnam en 1965 pour défendre le Sud-Vietnam contre le Front national de libération du Sud-Vietnam, d’influence communiste.

DÉFINITION : Endiguement. L’endiguement (containement) est la politique adoptée par les États-Unis en 1947. Elle vise à réduire l’expansion du communisme par une aide économique et militaire des États-Unis à leurs alliés.

REPÈRE. La guerre du Vietnam (1963-1975) est un échec pour les États-Unis.

Cette implication est cependant critiquée dans le monde et au sein même du territoire des États-Unis. Elle aboutit à un échec des États-Unis et la signature du traité de Paris en 1973, tandis que les conflits persistent au Vietnam. 

En effet, le pays s'enlise dans une guerre qui fait de nombreux morts alors que la progression du communisme n'est pas stoppée. Le conflit, très violent, et les moyens mis en œuvre par les Américains (bombardement au napalm notamment) renforcent la contestation qui se développe, notamment parmi le milieu hippie.

Cette critique ne s'arrête pas à la participation des États-Unis lors de la guerre du Vietnam. En effet, son rôle politique a été remis en cause, notamment par certains de ses alliés : ainsi, le président français Charles de Gaulle décide de quitter le commandement de l’OTAN en 1966, contestant ainsi l'hégémonie américaine. 

La France effectue également des essais nucléaires en 1960. Par ailleurs, l'emprise économique et politique américaine est de moins en moins acceptée en Amérique du Sud. Ainsi, l'île de Cuba est le théâtre d'un coup d’État en 1960, portant Fidel Castro au pouvoir : un régime communiste est alors installé. 

Les États-Unis s'appuient alors, en Amérique latine, sur des régimes autoritaires, soutenant également des coups d’État. Les États-Unis voient également une opposition idéologique se développer : après la révolution islamique en Iran, des diplomates et civils américains ont été pris en otage dans l’ambassade des États-Unis à Téhéran (du 4 novembre 1979 au 20 janvier 1981).

Par ailleurs, le pays est de plus en plus concurrencé du point de vue économique : en effet, les Trente Glorieuses ont principalement bénéficié aux pays d’Europe de l’Ouest ainsi qu’au Japon. 

Ainsi, en 1971, les États-Unis, en déficit commercial pour la première fois depuis un siècle (notamment dû aux dépenses liées à la guerre au Vietnam), annulent les accords de Bretton Woods, signés en 1944. Ceux-ci permettaient d’assurer la stabilité des taux de change en mettant en place une conversion de l’or en dollar.

REPÈRE. En 1971, les États-Unis mettent fin à la convertibilité du dollar en or.

Cette décision renforce le déficit commercial que connaissent à ce moment-là les États-Unis. L’URSS profite des déboires américains pour envahir l’Afghanistan en 1979, afin de tenter d’étendre le communisme dans ce pays.

Par ailleurs, la conception américaine de la démocratie et des relations internationales se heurte à des résistances plus vives au sein même du pays. Les résistances au sein même du territoire des États-Unis ont commencé lors de la guerre froide, en lien avec la lutte pour l’égalité des droits pour les Afro-Américains (menée de façon pacifique par Martin Luther King et de façon violente par Malcolm X). 

Par ailleurs, des scandales atteignent, à cette époque, le prestige des États-Unis, comme celui du Watergate, provoquant la démission du président Nixon.

PERSONNAGE : Richard Nixon (1913-1994). R. Nixon est le 37e président américain (en poste de 1969 à 1974). Il est président américain à la fin de la guerre du Vietnam. Il doit démissionner en 1974 suite au scandale du Watergate.

Cependant, Ronald Reagan est élu président des États-Unis en 1981 et reste à cette fonction lors de deux mandats. Accusant son prédécesseur, Jimmy Carter, d’être responsable de l’affaiblissement des États-Unis, il décide de mettre en place une politique visant à rendre plus compétitif le pays, notamment en réduisant l’inflation. 

Par ailleurs, il relance la guerre froide, qualifiant l’URSS de l’ « Empire du Mal » : il soutient les mouvements anticommunistes dans le monde entier (armant par exemple les rebelles afghans) et renonce à la politique de détente en augmentant les dépenses militaires. 

Ainsi, les États-Unis inaugurent un projet appelé « Initiative de défense stratégique » en 1983 : ce projet vise à doter les États-Unis d'un bouclier spatial pour protéger le pays d'une attaque nucléaire. Même si ce projet est sans doute irréalisable, il porte un coup à l’URSS, qui ne peut pas poursuivre la course aux armements avec les États-Unis.

PERSONNAGE : Ronald Reagan (1911-2004). R. Reagan est le 40e président américain (en poste de 1981 à 1989). Il est président américain à la fin de la guerre froide. Il relance le conflit contre l’URSS, soutenant des mouvements anticommunistes et renforçant la course aux armements.

Minée par des problèmes internes, l’URSS renonce à la confrontation contre les États-Unis : ces derniers profitent alors de leur position de force pour signer avec elle un traité afin d’inaugurer un désarmement nucléaire en 1987. 

Après la chute du mur de Berlin en 1989, les pays dominés par l’URSS prennent progressivement leur indépendance : le bloc soviétique est dissous, l’URSS chute en 1991 ; les États-Unis alors deviennent une hyperpuissance.

III. LES ÉTATS-UNIS DANS LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

A. Une hyperpuissance

De nos jours, le pays reste la première puissance économique mondiale, grâce à un PIB de plus de 16 billions de dollars (contre environ 9 billions pour la Chine). Le pays est également le plus grand importateur mondial, et le deuxième exportateur mondial (derrière la Chine) : sa balance commerciale est donc déficitaire.

Souhaitant renforcer le libre-échange entre les pays d'Amérique, le pays est à l'origine de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA(*)) créé en 1994 et permettant de renforcer les échanges entre le Mexique, le Canada et les États-Unis. Par ailleurs, il a signé des accords de libre-échange avec d'autres pays du monde, comme avec l'Australie.

REPÈRE (*). Devenu "AEUMC" : Accord Canada-États-Unis-Mexique

Les États-Unis participent aux différentes organisations économiques mondiales, comme le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) créé en 1947, auquel lui succède l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) en 1995. Par ailleurs, il fait partie du G8 (actuellement(*) G7 puisque la Russie en a été suspendue), groupe de sept pays parmi les plus grandes puissances économiques mondiales depuis 1975 et du G20 depuis 1999.

REPÈRE (*). Date de publication : janvier 2019

B. La remise en cause de leur modèle

Le modèle américain est progressivement remis en cause pour plusieurs raisons.

D’une part, sa puissance économique s’érode progressivement : or, celle-ci, étant la base de leur puissance globale, provoque également une baisse du hard et soft power américain. Après plusieurs dévaluations du dollar, l’économie des États-Unis est affectée. 

Par ailleurs, la puissance économique américaine est progressivement concurrencée par les pays d’Europe occidentale, réunis dans une organisation régionale (la CEE puis l'UE à partir de 1993), ainsi que le Japon, qui ont vu leur économie exploser pendant les Trente Glorieuses (1945-1973). Depuis la fin du XXe siècle, sa puissance est aussi concurrencée par les puissances émergentes, notamment la Chine. 

À la fin des années 1990, les importations du pays représentent environ ¼ du total mondial, mais leurs exportations ont considérablement chuté (passant de 25% en 1950 à 9%) : leur balance commerciale devient donc déficitaire.

Sa puissance financière est également mise à mal par la crise des subprimes, qui commence en 2007 : due à une multiplication des prêts hypothécaires à risque et une baisse de la valeur des biens immobiliers aux États-Unis, la crise financière s'est aussi accompagnée d'une crise bancaire et économique, touchant d'abord les États-Unis, mais également d'autres pays du monde, du fait de la mondialisation des échanges.

REPÈRE. La crise des subprimes commence aux États-Unis en 2007. 

Enfin, leur modèle est également remis en cause par les groupes terroristes qui ont attaqué directement le territoire américain le 11 septembre 2001. Ces attentats ont ainsi montré la vulnérabilité des États-Unis face à un ennemi d'un genre nouveau, qui s'attaque à leurs valeurs. 

Quatre avions sont détournés par des terroristes d'Al-Qaïda : deux s'écrasent sur les deux tours du World Trade Center, qui symbolisaient la puissance économique du pays. Le troisième touche le Pentagone, qui accueille le ministère de la Défense américain. 

Le dernier avion, dont la destination était Washington (à priori le Capitole), s'écrase finalement en Pennsylvanie, les passagers ayant tenté d'en reprendre le contrôle. L'antiaméricanisme se développe aussi suite aux mauvais traitements infligés aux prisonniers de Guantánamo.

REPÈRE. Les États-Unis sont touchés par un attentat le 11 septembre 2001.

Néanmoins, les États-Unis restent la première puissance mondiale : s'ils ne dominent plus l'économie mondiale, ils restent la première puissance militaire et conservent une influence politique et culturelle.

C. La politique extérieure américaine

La chute de l'URSS laisse les États-Unis sans rivaux sur la scène internationale : ils possèdent une puissance économique, politique, militaire et culturelle sans égale. Par ailleurs, leur monnaie est au centre des échanges, tandis qu'ils sont à la tête de nombreuses organisations internationales. On parle alors d'hyperpuissance américaine.

DÉFINITION : Hyperpuissance. L’hyperpuissance est une puissance sans égale, dominant dans tous les domaines. 

Les États-Unis conservent ainsi une politique interventionniste ; néanmoins celle-ci oscille entre le multilatéralisme et l'unilatéralisme.

DÉFINITION : Multilatéralisme. Le multilatéralisme est l’attitude d’un État qui privilégie la coopération internationale.  

DÉFINITION : Unilatéralisme. L’unilatéralisme est l’attitude d’un État qui agit seul, sans rechercher l’accord des organisations internationales.   

La chute de l'URSS en 1991 provoque un bouleversement dans les relations internationales. Alors que le fonctionnement du Conseil de sécurité de l'ONU avait été troublé par le monde bipolaire (l'URSS pratiquant régulièrement la politique du siège vide), celui-ci est facilité par la chute de l'URSS et l'émergence des États-Unis comme leader du monde.

Les États-Unis participent, dès la fin de la guerre froide, à la mise en place d'un nouvel ordre mondial.

REPÈRE. Le président Bush annonce un nouvel ordre mondial en 1990. 

La puissance militaire du pays est mise au service de l'ONU et de l'OTAN lors de nombreux conflits :

  • La guerre du Golfe en 1990-1991. L'attaque du Koweït menée par l'Irak de Saddam Hussein en 1990 suscite une contestation immédiate de l'ONU et une réaction des États-Unis : sous mandat de l'organisation internationale, le pays intervient militairement afin de libérer le Koweït de la domination irakienne.

REPÈRE. Les États-Unis interviennent, avec un mandat de l’ONU, lors de la guerre du Golfe en 1991.

  • La guerre civile en Somalie. Les États-Unis interviennent en 1993 afin de faire cesser les conflits et d'apporter une aide humanitaire, mais leur action est soldée par un échec.
  • Les guerres en Yougoslavie. Les États-Unis, avec l'OTAN, interviennent en Bosnie en 1994 et au Kosovo en 1999.

Par ailleurs, la diplomatie américaine participe à la signature d'un accord israélo-palestinien en 1993 : il s'agit des accords d'Oslo.

Néanmoins, la politique américaine reste parfois unilatérale : ainsi, ils refusent de ratifier les accords de Kyoto de 1997 qui visaient à réduire l'émission des gaz à effet de serre et d'adhérer à la Cour Pénale Internationale chargée de juger les crimes de guerre et contre l'humanité en 1998. 

Par ailleurs, leur but est de défendre leurs intérêts et de préserver les grands équilibres internationaux : ils choisissent ainsi de ne pas intervenir dans le conflit tchétchène contre la Russie, ni dans le conflit tibétain contre la Chine.

Les États-Unis réagissent de façon brutale aux attentats du 11 septembre 2001, au moment où les fondements de leur puissance sont remis en cause de manière spectaculaire, ne leur permettant plus de jouer le rôle qui était jusqu’à présent le leur. Ils emploient alors une politique unilatéraliste : ils se mettent en guerre contre le terrorisme. 

Le président américain, George W. Bush souhaite en effet montrer l'hégémonie américaine en revêtant le rôle de gendarme du monde, défenseur de la démocratie. Le président américain engage les États-Unis dans une lutte contre l'Axe du Mal, principalement la Corée du Nord, l'Irak et l'Iran.

PERSONNAGE : Georges W. Bush (né en 1946). Georges W. Bush est le 43e président américain (en poste de 2001 à 2009).  Il est président américain au moment des attentats du 11 septembre.

Les États-Unis interviennent alors en Afghanistan, sous mandat de l'ONU et avec le soutien de l'OTAN, en 2001, afin de retrouver Ben Laden, de détruire l'organisation Al-Qaïda et de renverser les Talibans, qui étaient au pouvoir. 

Néanmoins, en 2003, malgré l'opposition de la France et sous la menace d'un veto russe, les États-Unis interviennent, sans mandat de l'ONU, en Irak : la guerre se solde par la mort de Saddam Hussein et la chute du régime. 

Cette guerre divise l'opinion publique, d'autant que les États-Unis se trouvent incapables de mettre en place une démocratie stable dans ce pays.

Conclusion

  • En quoi la puissance des États-Unis se transforme-t-elle au XXe siècle, en lien notamment avec un interventionnisme de plus en plus marqué dans le monde ?

Les États-Unis décident de s'impliquer militairement pendant la Première Guerre mondiale, à partir de 1917. Cependant, après la fin des combats, le pays décide d'adopter de nouveau une politique isolationniste, même si celle-ci est modérée. 

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis aident d'abord les Alliés en donnant matériellement (notamment grâce au Lendlease) puis militairement, après l'attaque sur Pearl Harbor. Ils conservent une politique interventionniste à la fin de ce conflit. 

Grâce à leur hard power et leur soft power, ils dominent le bloc occidental au sein de la guerre froide qui les oppose à l'URSS. Leur puissance se manifeste en effet par une domination économique et commerciale et la propagation de leur modèle libéral, mais également par une domination politique puisqu'ils s'érigent en défenseurs de la démocratie. 

Par ailleurs, leur monnaie, le dollar, est utilisée majoritairement dans les échanges, leur permettant d'être une puissance financière. Ils sont également une puissance culturelle, promue notamment par le cinéma. 

Pendant la guerre froide, leur modèle s'oppose au modèle communiste, prôné par l'URSS : ils s'entourent alors d'alliés. Néanmoins, cette guerre reste froide : malgré une opposition lors de quelques crises, les États-Unis et l'URSS ne s'affrontent que par alliés interposés.

À la chute de l'URSS, les États-Unis deviennent une hyperpuissance, puissance sans rivale. Néanmoins, le développement de contestations, qui avaient déjà commencé pendant la guerre froide, la concurrence d'autres pays du monde et la naissance de mouvements islamistes remettent en cause leur modèle. 

Les attentats du 11 septembre 2001 ont une conséquence majeure sur la politique internationale des États-Unis : ils choisissent ainsi de revêtir le rôle de gendarme du monde, en usant d'une politique d'interventionnisme unilatéral.

Le chapitre pour le bac

Il est possible d’avoir à traiter le jour du baccalauréat :

  • Les sujets de compositions sont : « Les États-Unis et le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson » ; « Les États-Unis et le monde depuis 1945 » ; « La puissance américaine dans le monde depuis 1945 ».
  • Une étude critique d'un ou de deux documents.

LE PETIT + DANS TA COPIE

Utiliser des exemples précis et commencer l'introduction de la composition par une accroche tirée de l'actualité.

POUR ALLER PLUS LOIN …

À VOIR :

  • Le documentaire Le Dessous des cartes : États-Unis, une géographie impériale, de Jean-Christophe Victor, 2005.
  • Les films Fahrenheit 9/11 de Michael Moore et BlacKkKlansman de Spike Lee, très critiques sur la politique actuelle des États-Unis.
Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

Maxouu787
5 5 0
20/20

faut il faire des fiches de ce cours ou ce sont deja des fiches ?

par - le 28/04/2017
Carlou98
5 5 0
20/20

Très pratique j'utilise essentiellement vos fiches pour passer mon bac, mes propres cours ne sont pas aussi clairs..

par - le 07/04/2017
cookieH
5 5 0
20/20

Vos cours sont des merveilles, ils m'ont vraiment aidée! Merci....

par - le 09/11/2016
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