Correction Sujet 1 Philosophie - Bac ES 2017 Liban

Correction Sujet 1 Philosophie - Bac ES 2017 Liban

Notre professeur de Philosophie vous propose le corrigé du sujet 1 de philosophie du Bac ES du Liban 2017.
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Le sujet était "L'art est-il une forme de connaissance ?". Profitez de ce corrigé pour vous entraîner à la dissertation de Philosophie : en effet, notre professeur a détaillé l'introduction, le développement et la conclusion, afin que vous puissiez facilement comprendre les étapes et ce qui est attendu de vous lors de l'épreuve de Philosophie.

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Correction Sujet 1 Philosophie - Bac ES 2017 Liban

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L’ART EST-IL UNE FORME DE CONNAISSANCE ?

Accroche : Même s’il peut nécessiter une certaine maitrise technique, l’art semble loin de toute forme de connaissance scientifique.


Objection : Pourtant les chefs- d’œuvre comme le château de Chambord ou la chanson de Rolland sont des témoins de leurs temps et des hommes de leurs temps, ces œuvres disent quelque chose.


Reprise du sujet : Alors l’art est-il une forme de connaissance ?


Problématique : L’enjeu de la question sera de savoir si vraiment on peut considérer que l’art est une forme de connaissance, s’il nous apprend quelque chose et dans quelles mesures.


Annonce du plan : Dans un premier temps nous définirons le terme art afin de comprendre ce qu’il englobe. Nous verrons ensuite que l’art semble inapte à nous délivrer quelques connaissances que ce soit. Enfin nous dépasserons ce point de vue en considérant le fait que l’art nous dit quelque chose de nous-mêmes et du réel.


PARTIE 1 : QU’EST-CE QUE L’ART ?

a) Art : Activité humaine visant à produire une œuvre selon un certain ordre et une certaine harmonie (art classique) ou ayant pour but de choquer, d’interpeller afin de provoquer la réflexion (art moderne). 

Cette activité implique compétence et maitrise technique dans l’art classique, moins, voire pas du tout, dans l’art moderne. L’art est une forme de langage, et il semble vouloir se placer autant sur le terrain de l’intelligence que sur celui des émotions. Il semble vouloir s’adresser aussi bien à l’intelligence, par le message qu’il cherche à faire passer, qu’à nos émotions. La musique est sans doute l’exemple approprié pour illustrer cette réalité. 

L’importance et le statut noble de l’art n’a pas cessé d’être mis en avant par les philosophes : Nietzsche va jusqu’à écrire que l’art est « la bénédiction, la divinisation de l’existence. », Platon considère lui que la Divinité a choisi les poètes comme ministres et parle à travers eux. L’art est finalement un don divin pour lui.


b) Il faut noter les trois dimensions essentielles de l’œuvre d’art :

- Elle a pour but d’être contemplée. Elle est en dehors du cadre de ce qui est utile, ce qui sert à répondre à nos besoins matériels.

- Elle délivre un message. L’art dit quelque chose : il y a toujours un sens à l’œuvre. De même l’œuvre d’art a valeur de symbole pour exprimer le sacré. Et souvent ce qui nous plait, ce qui nous touche, nous touche autant par le message, le sens de l’œuvre que par la compétence que l’œuvre a exigée et l’harmonie qu’elle dégage.

- Elle recherche le beau ou à provoquer la réflexion. 

L’art classique cherche à atteindre la perfection (harmonie, symétrie…), avec toujours un sens à l’œuvre. Ce qui compte c’est le résultat par rapport à l’idéal de perfection (des proportions, des couleurs, etc…).  Ici l’art contemporain se sépare de l’art au sens classique car il refuse de faire du beau son but.


PARTIE 2 : MAIS MEME SI L’ART EST UN LANGAGE, MEME S’IL A UN SENS, PEUT-ON VRAIMENT LE CONSIDERER COMME UNE CONNAISSANCE ?

a) Connaitre est un acte de la pensée qui pénètre et qui définit l’objet étudié.

La connaissance requiert donc à la fois la capacité d’analyse et de synthèse. Mais également une bonne méthode si l’on en croit Descartes, car ce n’est pas tout d’avoir la capacité de connaitre « le principal est de l’appliquer bien » écrit-il dans son Discours de la Méthode. Pour Aristote, connaitre une chose, c’est connaitre les causes de cette chose, qui sont au nombre de quatre : formelle, matérielle, finale, efficiente. 


b) Ainsi dans quel sens dire que l’art est une forme de connaissance ?

Au contraire, il semble plus souvent modifier notre perception de la réalité, en en livrant une interprétation particulière, ainsi on peut trouver du plaisir à écouter une musique triste alors que fondamentalement nous désirons être heureux. L’art semble nous détourner du réel (la tristesse n’est pas désirable en soi). Platon lui reproche sensiblement la même chose : être mensonger et illusoire, mais pour une raison tout autre. Pour lui, l’art nous éloigne encore plus du monde des Idées, qui est la seule véritable réalité (alors que notre monde sensible n’est qu’illusion et dépérissement) l’art est une illusion. Pour Nietzsche, l’art n’est pas une connaissance mais une promesse de bonheur.


PARTIE 3 : POURTANT IL FAUT DEPASSER LES IDEES DE PLATON ET DE NIETZSCHE, POUR PLUSIEURS RAISONS :

a) Nous l’avons dit, l’art est un langage, elle exprime le sacré mais aussi les valeurs d’une culture, d’une époque et en ce sens l’art nous dit quelque chose de l’histoire : l’art baroque et le classicisme sont tous les deux des témoins d’une époque où tout change. 

Ainsi il semble injuste de dire qu’il n’est absolument pas une connaissance. Déjà par le message qu’il délivre, l’art nous dit quelque chose de son temps (baroque), de son auteur (les autoportraits, les styles choisis), d’un fragment de la vie humaine (les peintures, photos) voire de l’humain tout court. De même on peut analyser une œuvre d’art, comprendre les différentes parties qui la constituent et également parvenir à une appréciation émotionnelle et intellectuelle du tout (littérature, poésie, textes musicaux mais aussi symphonies classiques). Enfin, même si l’art n’a pas vocation à définir pas clairement son objet, il est évident que l’art classique privilégie la recherche du beau et de l’harmonie sous toutes ses formes, qu’il essaye de les dire.


b) L’art semble enfin nous dire quelque chose de l’homme, de sa tendance à rechercher le beau et une forme de perfection.

Tendance qui explique sans doute la foule d’œuvres existantes (de l’antiquité jusqu’à nos jours) et de touristes qui viennent chaque année visiter des monuments historiques mais surtout artistiques tels que Versailles ou ND de Paris. Enfin l’art est connaissance de nous-mêmes. Elle nous éclaire sur nos goûts, notre caractère lorsque nous apprécions émotionnellement ou intellectuellement une œuvre. Pour Freud, l’œuvre d’art doit être pensé en lien avec nos désirs inconscients. 


CONCLUSION

Bilan : Après avoir analysé les termes du sujet, nous avons montré que, même si l’art ne peut rentrer complètement dans la définition du mot connaissance, on ne peut pas non plus lui refuser absolument d’être une forme de connaissance.


Réponse définitive : L’art nous dit quelque chose de l’homme et du monde.


Ouverture : Nous pourrions ouvrir cette réflexion sur le fait que l’art semble nécessaire, tant du point de vue individuel que social.

Fin de l'extrait

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