Corrigé Sujet 2 Philosophie - Bac ES Métropole 2016

Corrigé Sujet 2 Philosophie - Bac ES Métropole 2016

Nous vous proposons le corrigé du sujet 2 de Philosophie du Bac ES 2016.

"Pourquoi avons-nous intérêt à étudier l'histoire ?" est le titre du second sujet de Philo du Bac ES 2016. Notre professeur répond en détails à cette problématiques pour vous aider.

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POURQUOI AVONS-NOUS INTERET A ETUDIER L’HISTOIRE ?

INTRODUCTION

On a tendance à considérer que l’on apprend de ses erreurs, ou encore que les comprendre peut nous aider à ne pas les répéter. Mais encore faut-il en avoir connaissance. Néanmoins, s’il est plus ou moins facile de connaitre et de se souvenir de sa propre vie, de sa propre histoire, celle de l’humanité apparait comme un champ particulièrement vaste. Pourtant, transposée à l’échelle de notre civilisation, ces réflexions prennent une importance d’autant plus décisive. C’est précisément la fonction de l’histoire, comme discipline de nous apporter ces connaissances-là.  

Il ne semble ainsi pas nécessaire de remettre en question les études historiques. Mais une question se pose cependant : insister sur le passé, n’est-ce pas une manière de tourner le dos à l’avenir ? 

Pour répondre à cette question, nous examinerons dans un premier temps toute l’étendue de l’importance des études historiques. Dans un second temps, nous essaierons de montrer qu’elles sont leurs limites. Enfin, il s’agira de conclure sur l’équilibre nécessaire d’une pensée historique, qui s’appuie sur le passé pour imaginer un meilleur avenir. 

 

Partie I : sur la nécessité de connaitre l’histoire

• Apprendre de ses erreurs pour ne pas les reproduire. Si l’on ne sait pas pourquoi, comment et où l’on sait tromper, on s’expose assez naturellement à répéter ses erreurs. C’est tout l’enjeu d’une connaissance précise, impliquant une étude rigoureuse des évènements et faits historiques. 

• Utiliser les connaissances acquises pour prolonger le progrès de génération en génération. Sans l’histoire, sans des rapports actifs entre les générations, chacune reprendrait, pour ainsi dire, la marche de la civilisation à zéro. Il n’y a pas d’évolution, de progrès sans transmission. 

• Comprendre d’où l’on vient pour comprendre ce que l’on est ou qui on est. L’histoire, alliée aux autres disciplines, permet de retracer le parcours de l’homme jusqu’à ses origines. Ces connaissances permettent, à la lumière de ce parcours, de mieux comprendre qui l’on est. 

• Si l’histoire facilite la connaissance et les rapports au sein d’une même culture, elle permet une meilleure compréhension des autres, en nous aidant, à l’appui d’un cheminement logique, de saisir l’origine des différences. Or la différence, précisément, effraie de par le mystère qui l’entoure ; une fois expliquée, elle peut devenir un atout. 

Transmission : la connaissance de l’histoire de l’humanité semble tout à fait nécessaire. On peut cependant se demander si le fait de trop s’appesantir sur le passé ne nous détourne précisément pas du présent et de l’avenir.   

 

Partie II : les limites de l’investigation historique

• Le grand problème de l’histoire, c’est la difficulté de prétendre à un savoir objectif. Difficile en effet de l’être lorsque l’interprétation des évènements repose sur un mélange de points de vue, d’opinions, de sentiments ou encore d’intérêts hétérogènes et parfois (souvent ?) contradictoires. Simone Weil précise par exemple que l’histoire est souvent écrite par les vainqueurs. 

• D’où la question que pose Paul Valery : Y a-t-il réellement des leçons à tirer de l’histoire passée ? Il explique que non, car l’histoire peut tout justifier, en donnant des exemples de toutes sortes. Et lorsque tout est justifiables, notamment avec des exemples à l’appui, tout est possible. Par conséquent, l’histoire peut aussi nous permettre et nous inciter à répéter certaines erreurs. 

• L’histoire, qui concerne le passé, peut-elle réellement nous aider à comprendre un présent et un avenir qui par nature en déborde ? Si le présent résulte ou est une conséquence du passé, il est légitime de se demander dans quelles mesures nos choix présents doivent-ils être influencés par nos choix passés. Certaines décisions, applicables dans un contexte, ne le sont pas nécessairement dans un autre. En d’autres termes, si l’histoire nous aide à comprendre notre situation présente, elle n’est peut-être pas de meilleur conseil pour agir dans cette situation nouvelle. 

Transition : le problème de l’histoire est précisément de se heurter, comme par principe, à un présent qu’elle participe pourtant à définir. Comment dès lors articuler les deux, pour une meilleure gestion de l’avenir ? 

 

Partie III : se servir du passé pour préparer l’avenir

• L’histoire ne nous aide peut-être pas à comprendre complètement le monde présent, mais force est de constater que c’est elle qui le façonne. A travers ce qui apparait comme des limites, l’histoire peut nous permettre de d’anticiper les choses à venir : précisément parce que d’une part elle est faite de données subjectives, et parce que d’autre part ses interprétations sont illimités, formant un réservoir illimité. Ce que Valery voyait comme un problème peut se transformer en force.

• De sorte que davantage que de simplement anticiper l’avenir (anticiper par connaissance de ce qui peut se passer), l’histoire peut nous aider à l’imaginer. A condition tout de même de ne pas s’en tenir à une simple lecture historique. Tout l’enjeu, en effet, de l’histoire, c’est de proposer, à travers diverses interprétations des évènements, les bases d’une imagination/production de l’avenir.  

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

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20/20

a mon avis le sujet me pareil un peu floue parceque nous en côte d ivoire quand on faire introduction on faire sortir le probleme et ses differents aspects mais pour cette introduction je voir un seul question et puis il y a pas de developpement et de conclusion

par un utilisateur supprimé - le 23/06/2016

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