Corrigé Sujet 3 Philosophie - Bac ES Métropole 2016

Corrigé Sujet 3 Philosophie - Bac ES Métropole 2016

Notre professeur de philo a rédigé pour vous le corrigé du sujet 3 de Philosophie du Bac ES 2016.

Dans cette épreuve de philo du Bac ES 2016, vous devrez expliquer le texte de René DESCARTES, Principes de la philosophie, qui porte sur la notion de vérité. Il s'agit d'examiner les conditions d'accès à cette dernière, en essayant de comprendre qu'est-ce qui peut nous amener à nous tromper. Il nous met en garde tout particulièrement contre le manque de rigueur qui peut accompagner une recherche trop hâtive de la vérité.

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SUJET 3 : EXPLICATION DE TEXTE

Expliquez le texte suivant : 

«  […] Parce que nous savons que l’erreur dépend de notre volonté, et que personne n’a la volonté de se tromper, on s’entonnera peut-être qu’il y ait de l’erreur en nos jugements. Mais il faut remarquer qu’il y a bien de la différence entre vouloir être trompé et vouloir donner son consentement à des opinions qui sont cause que nous nous trompons quelquefois. Car encore qu’il n’y ait personne qui ne veuille expressément se méprendre, il ne s’en trouve presque pas un qui ne veuille donner son consentement à des choses qu’il ne connaît pas distinctement : et même il arrive souvent que c’est le désir de connaître la vérité qui fait que ceux qui ne savent pas l’ordre qu’il faut tenir pour la rechercher manquent de la trouver et se trompent, à cause qu’il les incite à précipiter leurs jugements, et à prendre des choses pour vraies, desquelles ils n’ont pas assez de connaissance. »

René DESCARTES, Principes de la philosophie (1644)

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question. 

 

PRESENTATION

Texte du philosophe français René Descartes portant sur la notion de vérité. Il s’agit d’examiner les conditions d’accès à cette dernière, en essayant de comprendre qu’est-ce qui peut nous amener à nous tromper. Il nous met en garde tout particulièrement contre le manque de rigueur qui peut accompagner une recherche trop hâtive de la vérité. 

Le texte est court, et relativement facile à comprendre si l’on prend le temps de le lire attentivement. 

 

INTRODUCTION

Dans ce texte, extrait des Principes de la philosophie, Descartes s’interroge sur les conditions d’accès à la vérité, et notamment sur l’origine de l’erreur qui nous en écarte. Puisque, écrit-il, personne ne désire se tromper, puisque l’on tend tous à préférer la vérité à l’erreur, comment expliquer celle-ci ? 

Pour Descartes, le fait est que nous sommes tentés – et c’est tout particulièrement le cas de ceux qui, précisément, recherchent la vérité – d’accorder un jugement favorable à des opinions non vérifiées. Ainsi, sans désirer le faux, un certain manque de rigueur, couplé à un appétit certain pour la vérité, peut conduire à l’erreur involontaire. D’où la nécessité d’examiner avec méthode l’ensemble de nos connaissances.  

Dans le cadre du grand projet cartésien de refonte des connaissances humaines, ce texte est relativement important. En effet, en plus de préciser l’insuffisance de l’opinion, qui s’oppose au savoir véritable, il insiste sur la nécessité, de la part de celui qui recherche le vrai, d’avancer avec tout le sérieux que l’entreprise demande. 

Pour mener à bien son raisonnement, l’auteur procède en deux temps. Dans la première partie, il s’agit de définir par quelle nuance on peut se tromper tout en désirant la vérité. Dans la deuxième, Descartes explique pourquoi ce sont précisément ceux qui recherchent activement la vérité qui sont finalement les plus exposés à l’erreur. 

 

PREMIERE PARTIE

« […] Parce que nous savons que l’erreur dépend de notre volonté, et que personne n’a la volonté de se tromper, on s’entonnera peut-être qu’il y ait de l’erreur en nos jugements. »

Comment peut-on se tromper tout en désirant le contraire ? Descartes débute avec une forme de syllogisme pour aborder le problème. Si l’erreur dépend de notre volonté, mais que notre volonté est tournée vers le vrai, comment peut-on déboucher sur l’erreur (que l’on ne désire pas) ? On s’en étonnera, écrit Descartes, car en effet cela ne semble pas logique. 

 

« Mais il faut remarquer qu’il y a bien de la différence entre vouloir être trompé et vouloir donner son consentement à des opinions qui sont cause que nous nous trompons quelquefois. »

 L’auteur intègre une nuance. Notre volonté, qui désire la vérité, ne peut vouloir se tromper ou être trompée. Cependant, elle peut être dans l’erreur par l’intermédiaire de quelque chose qui devient source d’erreur, sans en avoir nécessairement l’apparence. C’est le cas précisément des opinions, qui ne sont pas des connaissances vérifiées. Attention : une opinion n’est pas forcément fausse, mais elle peut l’être. C’est ce doute que celui qui souhaite la vérité ne peut accepter. 

 

DEUXIEME PARTIE

« Car encore qu’il n’y ait personne qui ne veuille expressément se méprendre, il ne s’en trouve presque pas un qui ne veuille donner son consentement à des choses qu’il ne connaît pas distinctement […]»

C’est ici tout le fond du problème : personne ne désire se tromper, mais certains sont prêts à accorder un jugement positif à des choses douteuses. Autrement dit, à des choses dont la connaissance complète lui échappe quelque peu. 

Il faut noter que Descartes utilise le terme de « distinctement ». C’est important dans le sens où, selon lui, la connaissance d’une chose doit être claire et distincte : clairement identifiée, et distincte des autres, sans quoi notre savoir serait confus (connaissances partielles, floues, incomplètes, et se confondant les unes avec les autres).

 

« et même il arrive souvent que c’est le désir de connaître la vérité qui fait que ceux qui ne savent pas l’ordre qu’il faut tenir pour la rechercher manquent de la trouver et se trompent, à cause qu’il les incite à précipiter leurs jugements, et à prendre des choses pour vraies, desquelles ils n’ont pas assez de connaissance »

Aussi, même si on peut penser le contraire, celui qui est animé par le désir de connaitre la vérité est d’autant plus exposé à l’erreur. En effet comme il l’explique, ceux-ci sont amenés, à la fois par manque de méthode et désir de savoir, d’être moins regardant (sinon parfois aveugle) sur la véracité des connaissances. 

Par conséquent, pour Descartes, le chemin de la vérité est complexe. Plus on s’y investit, et plus on doit être rigoureux dans la méthode employée et, peut-être plus encore, sur les sentiments qui accompagnent notre désir de connaitre. 

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

Patrizia
5 5 0
20/20

Et l idée du hasard qui permet de trouver la vérité ou par l intuition ?

par - le 15/06/2016
vanounizz
4 5 0
16/20

J'ai mis les mêmes idées ! En espérant que ça passe :)

par - le 15/06/2016
vanounizz
5 5 0
20/20

J'ai mis les mêmes idées ! En espérant que ça passe :)

par - le 15/06/2016
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