Comment répartir les revenus et la richesse ? - SES - Première ES

Comment répartir les revenus et la richesse ? - SES - Première ES

Voici un cours de SES niveau Première ES, rédigé par notre professeur, qui porte sur le chapitre "Comment répartir les revenus et la richesse ?". Ce chapitre est issu du thème "Les grandes questions que se posent les économistes".

Dans un premier temps, vous vous intéresserez à la répartition primaire des revenus, et vous verrez que le partage de la valeur ajoutée s'effectue entre tous les agents économiques qui contribuent directement et indirectement à la production. Dans la seconde partie de ce cours de SES, vous découvrirez le système de redistribution des revenus et l'existence de revenus de transfert.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce cours de SES pour la 1ère ES sur le chapitre "Comment répartir les revenus et la richesse ?".

Comment répartir les revenus et la richesse ? - SES - Première ES

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LA REPARTITION PRIMAIRE DES REVENUS : LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE S’EFFECTUE ENTRE TOUS LES AGENTS ECONOMIQUES QUI CONTRIBUENT A LA PRODUCTION (DIRECTEMENT ET INDIRECTEMENT)

La richesse créée est répartie entre les agents économiques qui contribuent à la réalisation de la production, à la fois ceux qui apportent leur travail, ceux qui apportent les capitaux ainsi que l’Etat (qui capte les impôts sur la production). Cela permet à ces agents économiques de bénéficier de ressources. Le partage de la valeur ajoutée conduit donc à la distribution de revenus.

Les salariés qui, par leur travail, sont les principaux acteurs de la production, sont rémunérés sous forme de salaire. Ce dernier correspond donc à la rémunération du travail salarié. Notons ici que le coût d’un salarié pour l’employeur (appelé coût salarial) correspond à la somme du salaire brut auquel on ajoute les cotisations sociales payées par l’employeur. Le salaire brut est celui qui est effectivement versé au salarié, duquel il faut retirer les cotisations sociales salariales pour retrouver le salaire net, effectivement encaissé par le salarié.

Ceux qui apportent leurs capitaux bénéficient également d’une part de la valeur ajoutée. Pour simplifier, on appelle profit le revenu capté par ces agents économiques. D’un point de vue analytique, on retient que le profit correspond à l’excédent brut d’exploitation. Les bénéficiaires de ce profit sont les propriétaires de l’entreprise, les créanciers de l’entreprise qui prêtent des fonds à l’entreprise, l’entreprise elle-même et l’Etat.

Précisons que les propriétaires de l’entreprise peuvent être rémunérés sous forme de dividendes s’ils détiennent des actions, les créanciers sont payés sous la forme d’intérêts, l’Etat perçoit quant à lui l’impôt sur les bénéfices. Enfin, l’entreprise elle-même capte une part de ce profit pour le mettre en réserve, ce qui permettra de réaliser dans le futur les investissements nécessaires au renouvellement et/ou au développement des équipements de l’entreprise. Cette utilisation du profit correspond à une opération d’investissement, c’est-à-dire à l’achat de capitaux fixes par l’entreprise.

Certains agents économiques sont à la fois rémunérés pour leur travail mais également pour le capital qu’ils apportent pour produire. On fait référence ici aux travailleurs indépendants qui ont la caractéristique de travailler à leur compte (entrepreneurs individuels, professions libérales) et sont rémunérés sous la forme d’un revenu mixte : honoraires pour les médecins, bénéfice commercial pour les commerçants, bénéfice agricole pour les agriculteurs, etc…

Les revenus du travail (salarié ou indépendant) et les revenus du capital, issus du partage de la valeur ajoutée sont appelés les revenus primaires.


LE SYSTEME DE REDISTRIBUTION DES REVENUS ET L’EXISTENCE DE REVENUS DE TRANSFERT

Tout au long du XXème siècle s’est mis en place et approfondi un système de protection sociale, notamment dans les pays d’Europe occidentale. La redistribution des revenus est un des moyens mis en œuvre pour modifier la répartition des revenus primaires.

De manière schématique, le système de redistribution des revenus a deux grandes caractéristiques. D’abord, il s’agit de prélever des ressources sur les revenus primaires, par le biais de cotisations sociales (prélevés directement auprès des employeurs et des salariés) et d’impôts. Les cotisations sociales vont être encaissées par les administrations de sécurité sociale alors que les impôts vont généralement servir de recettes pour les budgets de l’Etat central et des collectivités locales. Ces ressources sont ensuite utilisées pour verser des revenus de transfert (prestations sociales, minima sociaux, allocations, etc…) aux ménages et également pour financer des services offerts gratuitement ou quasi-gratuitement.

Deux types de redistribution coexistent dans notre système, d’une part la redistribution horizontale consiste en des transferts de ressources entre les agents percevant des revenus primaires et ceux qui font face à des risques sociaux. Les risques sociaux correspondant à des situations rencontrées par un individu qui a pour conséquence la baisse de son revenu, on retient généralement : la vieillesse, la maladie, le chômage, la maternité, l’accident du travail, l’invalidité… Ainsi, avec ce type de redistribution, l’objectif est de faire en sorte que les ménages soient protégés. Le second type de redistribution est la redistribution verticale qui a pour objectif de réduire les inégalités de revenus entre les ménages. L’existence d’impôts progressifs dont le taux d’imposition augmente en fonction du niveau de revenu perçu ainsi que le versement de prestations sociales sous condition de ressources correspondent à ce type de redistribution.

Ces deux types de redistribution se traduisent par deux grandes logiques dans le versement des prestations sociales : la logique d’assurance et la logique d’assistance. 

La logique d’assurance correspond aux prestations sociales versées aux ménages, pour faire face aux risques sociaux évoqués précédemment. Ces prestations sociales sont financées grâce aux cotisations sociales prélevées sur les revenus primaires. Pour bénéficier de ces prestations sociales, il faut donc avoir cotisé préalablement. Les pensions de retraite, les indemnités journalières d’arrêt maladie, les allocations chômage sont des prestations versées selon une logique d’assurance. 

La logique d’assistance correspond, quant à elle, aux prestations sociales versées aux ménages sous conditions de ressources, afin d’éviter les situations de pauvreté et réduire les inégalités de situation entre les ménages. Dans ce cas, les ménages dans le besoin reçoivent des aides, sans avoir eu besoin de cotiser préalablement. Le revenu de solidarité active, les bourses scolaires, la couverture maladie universelle sont des prestations sociales versées selon une logique d’assistance.

Un cas particulier peut enfin être évoqué, c’est celui des allocations familiales. Elles sont financées par le biais de cotisations sociales employeurs. Pour recevoir ces prestations sociales, il n’y a pas de cotisation préalable et elles ne sont pas versées sous condition de ressources (tous les ménages ayant au moins 2 enfants les perçoivent quel que soit leur niveau de revenu), les allocations familiales sont donc considérées comme une forme de prestation universelle.

Pour connaître le niveau de revenu disponible d’un ménage, c’est-à-dire de la somme d’argent dont il dispose pour consommer ou épargner, il convient de faire la somme des revenus primaires et des revenus de transfert puis de soustraire les prélèvements obligatoires qui ont permis, entre autres, le financement des revenus de transfert.

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