Correction SES - Bac ES 2017 Liban

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Correction SES - Bac ES 2017 Liban

Le contenu du document


DISSERTATION SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES

Peut-on dire que les évolutions de la famille remettent en cause son rôle dans l’intégration sociale aujourd’hui ?


INTRODUCTION

Alors que la loi Taubira autorisant le Mariage homosexuel a été adoptée en 2013 dès le début du quinquennat de François Hollande, la loi sur l’adoption d’un enfant par un couple homosexuel se confronte à de fortes réticences. Les plus réfractaires à l’homoparentalité appuient leur raisonnement sur un argument principal : la prise en compte de l'intérêt de l'enfant. Bien qu’elles soient difficilement comptabilisables, le nombre de familles homoparentales a fortement augmenté au cours du XXIe siècle. 

Ainsi, la famille a connu au cours des dernières décennies des modifications notables. La famille étendue a peu à peu laissé place à la famille nucléaire. Le nombre de divorces a significativement augmenté à partir des années 1980. Le nombre de naissances hors mariage a également connu un essor important. Les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses. Au contraire, le nombre de mariages diminue chaque année au profit d’unions libres ou de signatures de PACS (pacte civil de solidarité). Toutes ces évolutions ont engendré un questionnement sur le rôle intégrateur de la famille. En effet, l’individu étant un être social, il lui est nécessaire de partager des normes et des valeurs communes aux autres individus. Cette intégration permet alors de former une société homogène, dont les objectifs sont partagés.


Il s’agira alors de comprendre si les mutations récentes de la structure familiale mettent à mal la bonne intégration de l’individu au sein de la société ? La famille véhicule-t-elle toujours les normes et les valeurs nécessaires à l’individu pour assurer son intégration auprès des autres individus ?

Nous verrons dans un premier temps que les récentes évolutions qu’a connu la famille déstabilisent l’individu et gênent son intégration au sein de la société. Dans une seconde partie, nous constaterons que les modifications de la structure familiale n’ont toutefois pas remis en cause le rôle intégrateur de la famille pour l’individu.


PLAN DETAILLÉ

I. Les récentes évolutions de la structure familiale déstabilisent l’individu dans son intégration sociale

Les changements familiaux peuvent engendrer la désaffiliation

Document 2

→ La fragilisation des liens familiaux peut déstabiliser l’individu et engendrer un isolement relationnel. Cet isolement peut conduire à la désaffiliation. [Robert Castel]

Les évolutions de la famille peuvent conduire à une précarité économique mettant à mal l’intégration de l’individu

Document 1

→ Les familles recomposées et monoparentales sont bien plus nombreuses à être impactées par la précarité économique. Leur taux de pauvreté est nettement supérieur à celui des familles dites traditionnelles.


Toutefois, malgré l’émergence de nouveaux modèles familiaux, l’individu peut compter sur sa famille pour assurer son intégration 

La famille reste la principale instance de socialisation primaire

Document 3

→ Normes et valeurs transmises par la famille au cours de l’enfance et de l’adolescence nécessaires à l’intégration de l’individu


La montée de l’individualisme conduit à des liens familiaux électifs, mais non moins intégrateurs

Document 4

→ Les aides intergénérationnelles restent nombreuses et variées, elles assurent un soutien matériel et affectif à l’individu


CONCLUSION

Finalement, l'affaiblissement du rôle du mariage et l'émergence de nouveaux modèles familiaux, ainsi que la montée de l'individualisme, ont entraîné une désinstitutionalisation de la famille. La famille a été remise en cause en tant qu'institution, réduction de l'emprise de cette institution sur les individus. La famille institution basée sur le mariage établissait des liens contraignants sur la place occupée par chacun dans la parenté (parent / enfant, frère / sœur...). Ces relations n'ont pas disparu, mais aujourd'hui, les liens au sein de la famille sont davantage électifs, affinitaires : au lieu d'être un lieu imposant des normes et des valeurs à ses membres, la famille serait devenue un lieu de relations librement choisies. La famille a donc connu des transformations, mais son rôle intégrateur ne s’est pas affaibli. En effet, la famille produit toujours du lien social.

Fort de ce constat, on peut s’interroger sur les conséquences de la montée de l’individualisme dans nos sociétés modernes sur la cohésion sociale.


EPREUVE COMPOSÉE

PREMIERE PARTIE

Rappel méthodologique : Pensez à toujours bien définir les termes du sujet pour cibler au mieux l’enjeu de la question et éviter le hors-sujet.


1. Le produit intérieur brut (PIB) est la somme des valeurs ajoutées. Il est notamment utilisé pour évaluer en termes monétaires l’ensemble des richesses créées sur un territoire donné. Toutefois, cet indicateur quantitatif comporte des limites.

Tout d’abord, le PIB prend uniquement en compte le travail rémunéré. Ainsi, il exclut le travail au noir, également appelé économie souterraine ou économie informelle. Exemples : le travail au noir représenterait 4% du PIB français et 10% du PIB italien. Le travail bénévole (associations, …) n’est pas pris en compte on plus. Le PIB est donc sous-évalué. Enfin, le travail domestique est également ignoré par le PIB. Ainsi, l’ensemble des tâches ménagères réalisées par les ménages ne font pas partie du calcul de la richesse d’un pays.

De plus, les nuisances environnementales (pollution automobile, embouteillages, accident de la route) et la détérioration de la planète ne sont pas mises en valeur par le PIB. Le PIB est un indicateur quantitatif, il ne prend donc pas en compte la qualité de vie des populations. La Comptabilité Nationale prend uniquement en compte les flux monétaires. Elle n’évalue pas le stock et la qualité des ressources naturelles qui servent de support à la production (matières premières, sous-sol, agriculture …) mais aussi du bien-être (air, eau, silence, couche d’ozone,…). Ainsi, un pays ayant un PIB élevé n’est pas systématiquement un pays où il fait « bon vivre ».

Finalement, malgré ses limites, le PIB reste l’indicateur utilisé pour mesurer la richesse d’un pays. Toutefois, d’autres indicateurs, comme l’IDH (indice de développement humain), viennent le compléter pour pallier ses lacunes.


2. Les conflits sont l’antagonisme entre deux acteurs (individuels ou collectifs) dont les intérêts divergent. Les conflits sociaux concernent des enjeux sociétaux, c’est-à-dire concernant la vie des individus, aussi bien dans leur sphère professionnelle que privée. Les conflits sociaux peuvent être perçus comme un facteur de changement social, c’est-à-dire toute transformation observable dans le temps, qui affecte, d'une manière qui ne soit pas que provisoire ou éphémère, la structure ou le fonctionnement de l'organisation sociale d'une collectivité donnée et modifie le cours de son histoire. Toutefois, ils peuvent également constituer une résistance au changement social.

Hier, les conflits étaient une conquête de nouveaux droits ou de nouveaux avantages sociaux. Par exemple, le droit aux congés payés, à une revalorisation salariale annuelle. Aujourd’hui, certains conflits constituent une opposition à des transformations sociales jugées défavorables ou peu souhaitables pour l’ensemble de la société. On assiste alors à un passage de conflits offensifs en quête de nouveaux droits juridiques ou sociaux aux conflits défensifs, qui cherchent à conserver les droits acquis et à préserver la société de tout changement notable. C’est notamment le cas des manifestations contre le recul de l’âge de la retraite. Ces manifestations ont eu lieu sur l’ensemble du territoire français et visaient à protéger le droit à la retraite à 60 ans. Les acteurs ont alors exprimé leur volonté de s’opposer au gouvernement d’impacter un droit acquis en 1982.

Ainsi, les conflits peuvent avoir pour objectif de lutter contre les nouvelles réformes qui remettraient en cause des droits acquis.


DEUXIEME PARTIE

Rappel méthodologique : Pensez à utiliser l’ensemble des savoir-faire mathématiques pour répondre à la question posée.

 

Ce tableau à double entrée nous informe sur la part des propriétaires selon le niveau de vie en France. L’ensemble des données est exprimé en pourcentage. Le ministère des affaires sociales et de la santé a publié ce tableau en 2016.

On remarque tout d’abord que plus le niveau de vie est élevé, plus le pourcentage de propriétaires l’est également. Ainsi, la corrélation entre le revenu et le patrimoine détenu est vérifiée. Ainsi, en 1973, l’écart entre les 25% les plus modestes et les 25% les plus aisés est de 10 points de pourcentage. En 1992, cet écart se creuse encore avec une différence de 25 points. Et en 2013, 50 points de pourcentage séparent les deux extrêmes, soit 4 fois plus d’individus étaient propriétaires parmi les 25% les plus aisés.

De plus, on remarque une augmentation du pourcentage de propriétaires jusqu’en 1988 pour l’ensemble de la population française. Ainsi, entre les 50% et les 75% les plus modestes, la part des propriétaires a augmenté de 43% de 1973 à 1988. Celle des individus entre les 25% et les 50% les plus modestes a augmenté d’environ 30%.

Enfin, on distingue une seconde période à partir de 1992, où la part des propriétaires a tendance à baisser pour les ménages les plus modestes, alors qu’elle stagne voire qu’elle augmente pour les ménages les plus aisés. Ainsi, elle a baissé d’environ 35% pour les 25% les plus modestes, alors qu’elle a augmenté d’environ 15% pour les 25% les plus aisés.

Finalement, on constate une légère amélioration à partir de 2013.


TROISIEME PARTIE

Rappel méthodologique : Pensez à structurer votre introduction en 3 parties (définition des termes du sujet, sujet, annonce du plan) et votre conclusion en répondant à la question posée. 

 

Les crises de 1929, de 1973 et encore plus récemment celle de 2008, dite des « subprimes » mettent en exergue que l’activité économique est cyclique.

En effet, les phases de récession succèdent aux phases d’expansion au point de retournement : la crise. Autrement dit, après avoir connu une augmentation durable du produit intérieur brut (PIB), l’économie connaît au contraire un ralentissement, voire une diminution de la production calculée en termes réels. Au cœur de ce mécanisme économique se trouve la demande globale. La demande globale est la demande de l’ensemble des agents économiques. Elle est l’agrégation de la demande des ménages, la consommation finale ; de celle des entreprises, l’investissement mesurée par la formation brute de capital fixe (FBCF) et de celle des agents du reste du monde, les exportations.

Il s’agira alors de comprendre quel rôle jouent les variations de la demande globale pour expliquer les variations du PIB.

Nous verrons, dans un premier temps, que les variations de l’investissement peuvent avoir un impact sur l’activité économique. Dans une seconde partie, nous mettrons cependant en valeur l’importance de la demande des ménages pour expliquer les fluctuations économiques. Enfin, dans une dernière partie, nous constaterons l’influence des exportations sur la croissance économique.


PLAN DETAILLE

L’investissement est responsable des fluctuations économiques

Documents 1et 2

L’investissement (également appelée formation brute de capital fixe) permet d’augmenter et d’améliorer les capacités de production grâce aux innovations et au progrès technique. L’investissement peut générer des gains de productivité favorables à la croissance. 

Trois affectations des gains de productivité : - baisse des prix – hausse des salaires 

– hausse du profit.


La consommation finale des ménages a un impact sur la variation de la production

Documents 1,2 et 3

Suite à une conjoncture économique favorable (baisse du chômage, hausse des revenus, taux d’intérêt faible), les demandes peuvent augmenter leur demande en biens et services aux entreprises. Lorsque la demande des ménages augmente, à moyen terme, les entreprises augmentent leur production, ce qui engendre la croissance.


Les exportations jouent également un rôle prépondérant pour expliquer les cycles de la croissance

Document 1

Les entreprises anticipent la demande du reste du monde afin de déterminer leur niveau de production. C’est la demande anticipée, également appelée demande effective. Si la conjoncture est favorable dans certains pays, cela peut être bénéfique aux entreprises nationales. Si la demande des ménages du reste du monde est forte, alors une partie de cette demande peut potentiellement se transformer en importations.


Finalement, les différentes composantes de la demande globale sont bel et bien au cœur des variations de la production. La consommation finale, la formation brute de capital fixe (investissement) et les exportations peuvent en partie être à l’origine d’une activité économique cyclique.

Fin de l'extrait

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