Correction SES Bac ES 2017 Polynésie

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Correction SES Bac ES 2017 Polynésie

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DISSERTATION

Quelles sont les difficultés rencontrées pour coordonner les politiques conjoncturelles au sein de l’Union économique et monétaire européenne ?

Sujet « classique » dans le programme, il correspond au thème 2 et au deuxième sous-chapitre sur l’Union européenne. Il nécessite une bonne maîtrise des politiques conjoncturelles vues en première ES puis en terminale.

 

INTRODUCTION

Le 23 juin 2016, lors d'un référendum organisé par l'ancien Premier ministre David Cameron, 51,9% des Britanniques ont choisi de quitter l’Union Européenne (UE). Le Royaume-Uni et les 27 autres pays membres de l'Union européenne ont dorénavant deux ans pour préparer la sortie effective du pays. Jusqu'à cette date, le pays reste donc membre de l'Union européenne. Le Royaume-Uni a donc choisi de reculer en matière d’intégration économique et de quitter l’union économique, formée par les 28 pays de l’UE.

L’Union européenne est une union économique, c’est la quatrième phase d’intégration selon Bela Balassa. Dans le cas d’une union économique, les pays membres ont supprimé les droits de douane (zone de libre-échange), mis en place un tarif extérieur commun (union douanière), autoriser la libre circulation des facteurs (marché commun) et mis en place certaines politiques économiques communes. Or, 19 pays de l’UE ont également fait le choix d’une monnaie commune et unique. Ils forment donc une Union Economique et Monétaire. Chacun de ces 19 pays a à sa disposition deux grands types de politiques conjoncturelles, c’est-à-dire un ensemble de mesures mises en place lorsque l’économie est confrontée à au moins un des grands déséquilibres macroéconomiques : récession (ou dépression), inflation, chômage, déficit extérieur.

A quelles contraintes se heurtent les pays membres de l’Union économique et monétaire européenne lors de l’utilisation de leur politique monétaire et de leur politique budgétaire ?

Nous verrons dans un premier temps que l’appartenance à une Union Economique et Monétaire (UEM) soumet les politiques conjoncturelles à différentes contraintes, rendant leur coordination difficile. Dans une seconde partie, nous mettrons également en valeur que la diversité des déséquilibres macroéconomiques des Etats-membres rend difficile la coordination des politiques budgétaire et monétaire.


PLAN DETAILLE

L’UEM engendre certaines contraintes sur les politiques budgétaire et monétaire

Document 3

→ Une politique monétaire unique pour 19 pays : impossible d’utiliser complètement le Policy-mix puisque la politique monétaire est exclusivement gérée par la Banque Centrale européenne

→ Une politique budgétaire par Etat-membre soumise aux conditions du PSC : la signature par chaque Etat-membre du PSC les contraints à respecter des règles précises : déficit public <3% du PIB et dette publique <60% du PIB

Des conjonctures économiques diversifiées rendent difficiles la coordination des politiques conjoncturelles

Documents 1, 2 et 4

→Des déséquilibres macro-économiques différents dans chaque pays nécessitent un Policy-mix spécifique pour chaque membre de l’UEM : politique restrictive (pour baisser l’inflation) versus expansive (pour générer de la croissance).

→Les Etats-membres sont contraints par le déficit public et le poids de leur dette publique : rappel du PSC et dette publique excessive engendre une augmentation des dépenses de l’Etat (intérêts à payer), limitant son champ d’actions.

 

CONCLUSION

Finalement, l’intégration économique des états membres de l’Union économique et monétaire européenne engendre des contraintes pour ces dernières, notamment en ce qui concerne leurs politiques conjoncturelles. En effet, en adhérant à la zone Euro, les pays membres ont vu l’utilisation de leur politique monétaire réduite, car contrôlée exclusivement par la Banque Centrale Européenne. Celle-ci étant indépendante des pouvoirs politiques, elle prend ses décisions en fonction des indicateurs macroéconomiques, à l’échelle européenne et peut difficilement prendre en compte les spécificités de chaque état-membre. De plus, l’adhésion à la zone euro est conditionnée à la signature du Pacte de Stabilité et de Croissance. Celui-ci impose alors de respecter cinq critères pour assurer à l’UEM une pérennité. Les deux principaux critères sur le déficit et la dette publics obligent les pays à veiller attentivement à l’équilibre de leur budget. En outre, les pays de la zone euro rencontrent des difficultés économiques différentes les uns des autres. Il est alors difficile de mettre en place des politiques conjoncturelles qui puissent solutionner l’ensemble des conjonctures économiques défavorables au sein de la zone. Finalement, le déséquilibre des budgets déjà existant freine l’utilisation de la politique budgétaire. Les Etats peuvent alors être tentés de mettre en place une politique restrictive, qui aura tendance à nuire à l’ensemble des acteurs de l’UEM.

Fort de ce constat, on peut s’interroger sur les bienfaits de l’intégration économique pour les pays membres d’une Union économique et monétaire.

 

EPREUVE COMPOSEE

 

Les première et seconde parties sont fidèles au programme et aux attentes du bac SES. Il n’y a pas de réelle difficulté. La troisième partie reste dans le programme. Toutefois, la formulation, est plus « originale » et a pu dérouter certains candidats.

 

PREMIERE PARTIE 

1. La fiscalité est l’ensemble des règles encadrant les impôts d’un pays. Elle peut contribuer dans une certaine mesure à la justice sociale. En effet, un des objectifs de la fiscalité est de réduire les inégalités au sein d’une population. 

On distingue trois grands types d’impôts. L’impôt forfaitaire : chaque contribuable paie le même montant. Exemple : redevance télévisuelle. L’impôt proportionnel : la même proportion est prélevée quel que soit le revenu. Exemple : TVA. L’impôt progressif : plus le revenu est élevé, plus la part du revenu prélevée est importante. Exemples : IRPP, ISF.

Pour atteindre l’objectif de réduction des inégalités, l’impôt doit être progressif. Si l’impôt est progressif, alors plus les revenus primaires seront élevés, plus le montant de l’impôt sera élevé et donc le revenu disponible sera fortement impacté à la baisse. Au contraire, la baisse du revenu disponible due à un impôt progressif sera moins importante pour les ménages, dont les revenus primaires sont plus faibles.

L’objectif de réduction des inégalités est donc atteint grâce à la mise en place d’un impôt progressif.

 

2. Les firmes qui cherchent à se délocaliser, c’est-à-dire à déplacer une partie de leur production dans un autre pays, suivent des stratégies afin d ‘acquérir un certain avantage comparatif eu égard à leurs concurrents. Elles vont donc opter pour des pays au sein desquels elles pourront gagner en compétitivité, c’est-à-dire gagner en pouvoir de marché et faire face à la concurrence. On distingue la compétitivité prix et la compétitivité hors-prix. 

 

Un des déterminants du choix de la localisation des firmes est la compétitivité prix. Les entreprises vont alors chercher à baisser leurs coûts de production afin de proposer des biens et des services à des prix plus bas que ceux de leurs concurrents. Les principaux facteurs influençant les coûts de production sont : *le coût de la main d’œuvre, et plus précisément le coût salarial unitaire, qui prend en compte à la fois les coûts salariaux, mais également la productivité des travailleurs *la fiscalité, moins les impôts sont élevés, plus le pays est attractif pour les firmes *la protection sociale, qui peut augmenter sensiblement les coûts de production *le coût des matières premières *le coût des transports…

 

Le second déterminant est la compétitivité hors-prix. Les entreprises vont alors chercher à différencier leurs produits par rapport à ceux de la concurrence. Les principaux facteurs pris en compte pour gagner en compétitivité hors-prix sont : *les transferts de technologie possibles *les innovations *une main d’œuvre qualifiée *la proximité des consommateurs *la proximité de certaines ressources et/ou matières premières *la présence d’infrastructures…

 

Ainsi, les entreprises sont vigilantes à deux principaux critères afin de faire le choix de leur localisation. Ce sont ces critères qui justifient notamment la Division Internationale du Processus de Production (DIPP).

 

DEUXIEME PARTIE

Ce document représente sous forme de tableau à double entrée le taux de chômage par sexe et par âge de 1980 à 2014. Les données sont exprimées en pourcentage. Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et la population active. L’institut national de la statistique et des études économiques a publié ce tableau en 2016.

On remarque tout d’abord une tendance à la hausse du taux de chômage depuis 1980. Ainsi, le taux de chômage des hommes a presque triplé en 34 ans, passant de 3.36% à 10.2%. Le taux de chômage des femmes a connu une augmentation de 2.3 points de pourcentage entre 198 et 2014. De façon générale, le taux de chômage a connu une hausse de 100%, c’est-à-dire qu’il a été multiplié par deux entre 1980 et 2014.

On remarque également que le taux de chômage des femmes a toujours été supérieur à celui des hommes, mais que cette tendance s’est inversée avec la crise des subprimes de 2008. Ainsi, le taux de chômage des femmes âgées de 25 à 49 ans est 80% supérieur à celui des hommes de la même tranche d’âge en 1990.on constate la même tendance en 2010, où le taux de chômage de l’ensemble de la population active est de 8%, alors que celui des femmes est supérieur de 0.4 points de pourcentage et celui des hommes inférieur de 0.3 points de pourcentage. Toutefois, depuis 2014, le taux de chômage des femmes est inférieur à celui des hommes, quelle que soit la tranche d’âge excepté pour les 65 ans et plus.

Finalement, on constate que le taux de chômage des jeunes est supérieur à celui des 25 ans et plus. Ainsi, à chaque décennie entre 1980 et 2014, le taux de chômage des 15 à 24 ans est au minimum deux fois supérieur à celui de l’ensemble de la population active. En 2014, le taux de chômage des 15-24 ans est même 230% supérieur à celui des 50 à 64 ans.

 

TROISIEME PARTIE

La structure sociale désigne la façon dont les individus d’une société sont inégalitairement répartis. Comme l’ont fait Marx et Weber de leur temps, les sociologues cherchent aujourd’hui encore à mettre en exergue les critères les plus révélateurs afin de pouvoir établir l’existence de classes au sein de la société. Une classe est un ensemble d’individus partageant des points communs (économiques, sociaux, culturels…). L’enjeu est de comprendre si les inégalités actuelles peuvent constituer une grille de lecture efficace pour distinguer groupes au sein de la société. Une inégalité est une différence dans l'accès à des ressources sociales rares et valorisées.

Nous verrons alors que les inégalités économiques et sociales sont des critères permettant de décrire la structure sociale en France aujourd’hui.

Dans une première partie, nous verrons que les inégalités économiques peuvent être un critère pertinent pour rendre compte de l’existence de classes au sein de notre société. Dans une seconde partie, nous constaterons que les inégalités sociales peuvent également être significatives pour mettre en valeur les différents groupes sociaux présents en France aujourd’hui.

 

Les inégalités économiques sont révélatrices de disparités au sein de la société française actuelle

Documents 1 et 2

 

Inégalités de revenu

Inégalités de patrimoine

Inégalités professionnelles (emplois qualifiés vs emplois non qualifiés)

 

Certaines inégalités sociales sont également significatives pour décrire la structure de notre société et mettre en valeur l’existence de classes

Document 3

 

Inégalités scolaires (accès aux diplômes, à certaines formations…)

Inégalités d’âge (conflit intergénérationnel)

Inégalités de sexe (plafond de verre)

 

Finalement, les inégalités économiques et sociales sont indéniablement des variables centrales pour décrire la structure sociale de la société française d’aujourd’hui. En effet, les individus partageant les mêmes caractéristiques économiques, comme le revenu, le patrimoine ou le même type de profession (direction vs exécution) ont tendance à former des groupes relativement homogènes, dont les habitudes et les pratiques quotidiennes sont très semblables. Toutefois, pour cerner les contours et clivages principaux de notre société actuelle, il faut compléter l’analyse en utilisant, pour des aspects de plus en plus nombreux, les inégalités sociales, comme les différences d’accès à certaines filières et aux diplômes, sans oublier les variables de sexe/genre ou d’âge/génération, qui sont à l’origine de « nouveaux » groupes sociaux.

Fin de l'extrait

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