Correction SES - Bac ES 2017 Pondichéry

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Correction SES - Bac ES 2017 Pondichéry

Le contenu du document

 

DISSERTATION S'APPUYANT SUR UN DOSSIER DOCUMENTAIRE

COMMENT PEUT-ON EXPLIQUER LE COMMERCE INTERNATIONAL DE BIENS ET SERVICES ?

Les thématiques actuelles concernant la volonté supposée ou avérée de certains états membres de quitter l'Europe afin de retrouver une souveraineté nationale en matière de gestion économique nous amènent à nous interroger sur la mondialisation économique. Ce terme, devenu à la mode ces dernières années dans les arcanes de la pensée politique dominante, peut être associé à celui du commerce international. Dans l'intitulé du sujet, nous pouvons retrouver deux termes qui complètent la notion de commerce international. Les biens correspondent aux différents moyens qui permettent aux agents économiques de satisfaire leur besoin. Nous pouvons citer les biens manufacturés comme le textile ou les biens de consommations tels que les denrées alimentaires ou les logements. Selon définition institutionnelle fournie par l'INSEE, une activité de service se caractérise essentiellement par la mise à disposition d'une capacité technique ou intellectuelle. Par exemple, le fait de se rendre chez le coiffeur ou de faire appel à un cabinet d'avocat correspond à cette idée de service. Tout au long de cette réflexion argumentée, nous tenterons de nous intéresser à la modification des échanges entre nations depuis la création d'un commerce international. Pour tenter de répondre à cet angle d'attaque, nous verrons, dans un premier temps, les origines du commerce international et son prolongement jusqu'au milieu du XXème siècle puis nous traiterons du processus de décolonisation qui modifie la nature et la structure des échanges.

 

Il paraît compliqué d'évoquer le commerce international sans faire référence à Adam Smith (1723-1790). En effet, c'est l'un des premiers économistes à évoquer la possibilité de voir se développer des échanges entre les nations. Il est intéressant de souligner d'emblée le fait que ces échanges se font entre un nombre très limité d'acteurs étant donné que les pays européens sont des pays occidentaux. De fait, les échanges commerciaux prônés par Smith, puis par Ricardo par la suite, sont quasi exclusivement des échanges de biens. Pour parvenir à développer ce commerce de marchandises, Smith promulgue une théorie nommé les avantages absolus. Schématiquement, nous pouvons résumer cette théorie de la manière suivante : Un pays dispose d'un avantage absolu pour la production d'un bien s'il peut produire ce bien pour un coût inférieur à celui d'un autre pays. L'idée de Smith est de permettre aux nations de pouvoir se spécialiser dans certains domaines afin d'être le plus productif possible. La limite de cette théorie touche au fait que certaines nations qui ne peuvent bénéficier d'aucuns avantages absolus se retrouvent ainsi exclus du commerce international. C'est en partant de ce postulat que Ricardo va dépasser cette théorie.

 

David Ricardo, économiste britannique (1772-1823), va repenser l'analyse en termes d'échange en proposant la théorie de l'avantage comparatif. Il souhaite, à travers cette proposition, permettre, au contraire de Smith, à toutes les nations de prendre part au commerce international. De par cette inclusion de tous les acteurs nationaux, il considère qu'il y aura un jeu à somme gagnant-gagnant. Ce jeu permettra d'augmenter la richesse des nations et engendrera un développement économique conséquent. Comme pour l'analyse de la théorie smithienne expliqué en amont, nous pouvons schématiser la pensée ricardienne en une explication sommaire : chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production du ou des biens pour lesquels il dispose d'un avantage comparatif par rapport aux autres pays et à acheter les biens qu'il n'a pas produits. Nous pouvons noter une fois encore que nous sommes dans un commerce international spécialisé dans la production de biens, le terme service n'étant jamais évoqué. Pour parvenir à mettre en place ces échanges de biens, Ricardo milite en faveur de l'instauration du libre-échange. Nous pouvons définir le libre-échange de la manière suivante : absence de barrières permettant l'instauration d'un commerce de biens et services à l'échelle internationale. Nous allons désormais nous intéresser au principe de spécialisation chez les pays.

 

Au début du XXème siècle apparaît le théorème H.O.S. Cet acronyme reprend les intiales de ses trois auteurs : Heckscher, Olhin et Samuelson. Selon eux, la spécialisation des pays entraine l'apparition d'une division internationale du travail et s'effectue à partir de la dotation factorielle disponible à l'intérieur du territoire. Avant de rentrer plus en détail sur cette notion de dotation factorielle, nous allons définir le terme de division internationale du travail. Selon le Bordas 2014, il s'agit d'une répartition mondiale de la production des différents biens et services. Nous pouvons déjà souligner que, d'un point de vue théorique, c'est la première fois que la notion de service commence à être évoqué. En effet, au début du XXème, nous pouvons assister à une première modification dans la structure des emplois en Europe. L'idée du décollage économique, proposée par Rostow (1916-2003), montre qu'avec l'accumulation de richesses et donc de croissance économique, les sociétés occidentales passent d’un modèle préindustriel à une ère d'industrialisation qui entraîne la consommation de masse et la création de nouveaux désirs. Nous commençons, dès la fin de la première guerre mondiale, à observer une augmentation du secteur tertiaire (services) au détriment du secteur primaire (agriculture). Concernant, la dotation factorielle cela signifie que les pays se spécialisent dans le secteur où ils sont le mieux dotés. Cette dotation se fait à partir de trois facteurs : le capital, le travail (la main d’œuvre) ou la terre (les ressources naturelles). Dans le document 4, nous pouvons noter que la Chine s'est spécialisé dans le facteur travail du fait de sa puissance démographique. Cette spécialisation l'entraîne à proposer à l'exportation des biens manufacturés du fait du coût de production avantageux et de la réserve importante de travailleurs dont elle dispose. Ce phénomène lui permet de proposer des biens à un prix relativement compétitif à la fois à une échelle régionale et internationale. C'est pourquoi, en continuant notre analyse en respectant une certaine chronologie, nous allons désormais nous intéresser au processus de délocalisation et l'avènement de zone d'échange intrazone.

 

Par l'intermédiaire du document 1, nous pouvons voir une modification dans les exportations de la France. En effet, les exportations en matière de service ont gagné 10 points en l'espace de 40 ans et connaissent une augmentation soutenue. Ceci peut s'expliquer par le fait qu'à partir des années 80, de nouvelles puissances ont émergées. C'est le cas notamment des BRICSAM et des nouveaux pays industrialisés de l'Asie du Sud Est. Pour parfaire leur développement économique, ces nations ont fait appel aux compétences techniques et intellectuelles de la part des pays occidentaux déjà industrialisés. Désormais, la source principale d'échange autant au niveau des importations que des exportations pour la France se situe dans le domaine des services (32% d'exportations et 22% d'importations en 2014). Nous pouvons y voir une corrélation avec la fin des trente glorieuse en 1974 et l'achèvement de l'avènement de la tertiarisation de l'emploi. En effet, désormais plus de 70% de l'emploi en France est consacré aux activités de services. Toutefois, nous devons à présent nous intéresser aux partenaires commerciaux des nations les plus riches. Le commerce international est-il réellement global ou fonctionne-t-il sous une forme de fédéralisme économique ?

 

Après avoir pris en considération l'importance prise par les échanges de service à travers l'exemple français, nous allons traiter des ventes de marchandises (biens) en fonction des différentes zones économiques dessinées sur l'échiquier économique international. Le document 2, qui est tableau statistique fournie par l'OMC en 2015, traite de la part de chaque région dans les exportations de marchandises en fonction de la région de destination. Les données sont exprimées en pourcentage. D'emblée, nous pouvons signaler le fait que trois grandes régions d'échange intrazone sont présentes. L'Asie, l'Amérique du Nord et l'Europe effectuent des échanges de marchandises principalement avec des pays appartenant à la même zone. L'Asie à hauteur de 56,4 %, l'Amérique du Nord 39,2 (et 28,8 avec l'Amérique du Sud et Centrale) et l'Europe à 68,7%. Nous pouvons expliquer ce phénomène selon plusieurs critères. Tout d'abord, les échanges de marchandises au sein d'une zone économique proche géographiquement permet de réduire les coûts de transaction pour les entreprises exportatrices. Ensuite, ces régions possèdent une force démographique relativement importante et permet ainsi aux entreprises de pouvoir bénéficier d'une consommation de masse grâce à une demande dans un marché intérieur dynamique. Troisièmement, il est plus simple de réduire les barrières tarifaires et non tarifaires avec l'instauration de zone de libre-échange au niveau régional. C'est le cas avec l'ALENA, L'ASEAN et L'UEM. Enfin, dernier argument qui concerne plus principalement l'Europe car celle-ci constitue le plus fort exemple en matière d'intégration économique régional. L'utilisation d'une monnaie commune permet d'éviter l'instabilité de la monnaie et renforce les facilités de transactions monétaires entre les acteurs présents dans cette zone. Les transactions monétaires nous permettent d'aborder la notion de révolution technologique aussi connue sous le nom de bulle internet. Nous allons nous demander si cette informatisation du commerce international profite de manière égale à toutes les nations.

 

En observant le document 3 qui est un graphique, toujours proposé par l'OMC, nous pouvons nous rendre compte de la croissance des exportations mondiales des services commerciaux par grands secteurs entre 1995 et 2014. Comme souligné précédemment, les services d'informatique et d'information ainsi que les services financiers connaissent une très forte augmentation. Nous pouvons, sans beaucoup de doutes, supposer que ces services sont principalement proposés par des pays en provenance des pays industrialisés. De fait, cette modification dans la nature des échanges commerciaux et notamment l'utilisation de l'outil numérique pour engendrer du commerce dessert des pays en voie d'industrialisation qui ne bénéficient pas de structures d'accueil suffisamment développé pour pouvoir concurrencer les firmes multinationales en provenance des pays appartenant à l'un des trois pôles de domination économique. De plus, en comparant avec l'exportation de marchandises (doc2), des régions comme l'Afrique ou le Moyen Orient, qui je le rappelle une fois encore ne sont pas en état d'échanger des services technologiques, ne représente que 3,0%  (Afrique) et 7,0 % en terme de destination des exportations de marchandises.

 

Le commerce international des biens et services a connu une grande modification entre sa forme originelle au début du XIXème siècle et sa forme aboutie de nos jours. En effet, le commerce de biens, quasiment unique durant le siècle de la révolution industrielle, s'est peu à peu effrité au profit de l'émergence du commerce de services. Le commerce globalisé apparaît en fait avant tout comme un échange intrazone entre trois grandes régions. La révolution informatique intervenue à la fin des années 90 renforce encore un peu plus l’inégalité dans les échanges. Des régions telles que l'Afrique ou le Moyen-Orient peuvent-elle se targuer de faire partie d'un jeu à somme gagnant-gagnant ?

 

 

EPREUVE COMPOSEE DE SES

PREMIERE PARTIE

Rappel méthodologique : Pensez à toujours bien définir les termes du sujet pour cibler au mieux l’enjeu de la question et éviter le hors-sujet.

 

1. Expliquez les liens entre déflation et dépression économique. (3 pts)

La déflation est la baisse du niveau général des prix. La dépression économique désigne la baisse du produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire une diminution de la production d’une période à l’autre.

Lorsqu’une crise apparaît dans une économie, elle engendre une baisse des revenus et de la consommation à l’échelle nationale (augmentation du chômage, augmentation de l’épargne de précaution…). Cette baisse de la consommation va engendrer une diminution des prix. C’est la loi de l’offre et de la demande. Lorsque l’offre reste inchangée, alors que la demande diminue, alors le prix d’équilibre baisse lui aussi.

Les offreurs vont donc baisser leurs prix pour vendre leurs biens et services. Les producteurs vont alors répercuter cette baisse des prix en réduisant les salaires. Par conséquent, la demande baisse encore. Puisque la consommation et l’investissement diminuent, l’offre s’adapte en diminuant à son tour. Il y a donc une baisse de l’offre, c’est-à-dire de la production et donc la dépression apparaît.

De plus, le consommateur, voyant les prix baisser, retarde ses dépenses, attendant la prochaine baisse des prix. Les entreprises continuent donc de baisser leurs prix, mais les consommateurs continuent alors d’attendre une prochaine baisse des prix. C’est ce qu’on appelle une spirale déflationniste.

Ainsi, lorsque le niveau général des prix baisse, à terme, l’économie connaît une baisse de son activité productive et bascule dans la dépression.

 

2. Distinguez la logique d’assurance et la logique d’assistance de la protection sociale (3 pts)

Tout au long du XXe siècle, les dépenses de l’Etat (en % du PIB) ont augmenté car l’Etat est devenu un Etat-Providence. L’Etat va peu à peu couvrir les risques sociaux, c’est ce qu’on appelle la protection sociale. L’Etat essaie de protéger financièrement les ménages contre certains risques de la vie. Par exemple, la maladie, la pauvreté, la vieillesse, le chômage.

Les ménages se voient verser des prestations sociales, qui sont financées par les cotisations sociales. Les cotisations sociales sont l’ensemble des prélèvements que les travailleurs et les employeurs versent aux administrations de sécurité sociale. Il existe deux logiques complémentaires dans le système de protection sociale qui est fondé sur le principe de solidarité : l’assurance et l’assistance. 

La logique d’assurance repose sur le principe selon lequel un individu est couvert contre certains risques sociaux dès lors qu’il participe au financement de la couverture. En d’autres termes, c’est parce que l’individu a cotisé, qu’il peut percevoir des aides financières. Par exemple, pour bénéficier d’indemnités chômage, il faut que l’individu ait cotisé au préalable lorsqu’il travaillait. C’est la même logique qui s’applique en ce qui concerne la retraite en France.

La logique d’assistance repose sur le principe selon lequel un individu est couvert contre certains risques sociaux sans avoir contribué au financement. Aucune contrepartie n’est demandée. Par exemple, le revenu de solidarité active (RSA) est versé à l’ensemble des ménages ne disposant pas suffisamment de revenus pour assurer leurs besoins quotidiens. C’est également le cas de la couverture maladie universelle (CMU), qui garantit à chaque citoyen l’accès aux soins grâce à la prise en charge des honoraires médicaux par l’Etat.

En France, la protection sociale repose à la fois sur le principe d’assurance et celui d’assistance.

 

DEUXIEME PARTIE

Vous présenterez le document puis vous décrirez les évolutions qu'il met en évidence.

Rappel méthodologique : Pensez à utiliser l’ensemble des savoir-faire mathématiques pour répondre à la question posée.

 

Ce document représente sous forme de tableau à double entrée le niveau de vie annuel moyen des individus selon la catégorie sociale. Le niveau de vie est exprimé en euros en prenant en compte la valeur de ce dernier en 2012. L’institut national de la statistique et des études économiques a publié ce tableau en janvier 2016.

La première évolution que l’on peut mettre en évidence grâce à ce tableau est l’augmentation pour l’ensemble des catégories sociales du niveau de vie. En effet, le niveau de vie a augmenté pour l’ensemble des catégories sociales de 11.5%. Ce qui représente une augmentation nette de 2400€. En effet, alors que le niveau de vie de l’ensemble des catégories sociales était de 20 890€ en 2000, il est de 23 290€ en 2012.

Toutefois, on distingue une augmentation plus forte pour les cadres supérieurs, dont le niveau de vie a augmenté de 7.6% soit 1.7 point de pourcentage de plus que le niveau de vie des employés. Cette différence d’évolution se retrouve évidemment dans le gain réalisé. En effet, le gain des cadres supérieurs est plus de deux fois supérieur à celui des employés sur la période entre 2000 et 2012.

Finalement, on note également une plus forte augmentation du niveau de vie des ouvriers par rapport à celui des « classes moyennes », c’est-à-dire employés et professions intermédiaires. Ainsi, l’augmentation du niveau de vie des ouvriers est presque deux fois supérieure à celui des employés et est 83% plus forte que celle des professions intermédiaires. Toutefois, le niveau de vie des ouvriers reste le plus faible de l’ensemble des catégories sociales avec un différentiel de 2 000€ en moyenne par rapport aux employés et de 7 000€ en moyenne par rapport aux professions intermédiaires.

 

TROISIEME PARTIE

À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que les conflits sociaux ont tendance à se diversifier.

Rappel méthodologique : Pensez à structurer votre introduction en 3 parties (définition des termes du sujet, sujet, annonce du plan) et votre conclusion en répondant à la question posée. 

 

Les conflits sociaux désignent l’ensemble des oppositions au sein d’une même société. Les individus vont alors s’opposer sur des enjeux sociétaux et défendre leurs droits individuels, aussi bien dans la sphère du travail que dans leur vie quotidienne.

Nous verrons ainsi que les conflits sociaux tendent aujourd’hui à adopter de nouvelles formes tout en élargissant les répertoires d’action.

Dans une première partie, nous verrons que les acteurs des conflits sociaux ont changé depuis la fin des Trente Glorieuses. Dans une seconde partie, nous constaterons que les enjeux des conflits évoluent vers des valeurs post-matérialistes. Enfin, dans une troisième partie, nous remarquerons que les modes d’action utilisés lors des conflits sociaux utilisent davantage les médias et l’espace public.

 

Les acteurs des conflits sociaux ne sont plus exclusivement les travailleurs

Période des Trente Glorieuses : conflits à l’intérieur de l’entreprise menés par les travailleurs et notamment les ouvriers, soutenus par les syndicats

 

Conflits dirigés par l’ensemble de la population selon l’enjeu : étudiants, femme, écologistes, population la plus démunie…

 

Le répertoire d’actions tend à se diversifier à des valeurs post-matérialistes

Période des Trente Glorieuses : conflits pour l’amélioration des conditions de travail (congés payés, sécurité, salaires…). Valeurs matérialistes selon Ronald Inglehart.

 

Valeurs post-matérialistes : défense des droits individuels, conflit en vue d’un plus grand épanouissement personnel, de la liberté, de la qualité de vie...

Exemples : mariage pour tous, écologistes, féministes…

 

La forme des conflits sociaux tend à utiliser davantage la mise en scène et l’influence médiatique

Conflits du travail dominés par les journées de grève (comptabilisées en journées individuelles non travaillées) et pétitions, puis de nouvelles formes de conflits dans l’entreprise : grève perlée, débrayage, grève inférieure à 1 journée…

 

Mise en scène des conflits dans l’espace public pour interpeller l’opinion publique et les pouvoirs publics, en utilisant l’impact et l’influence des médias

Exemples : simulation d’un avortement dans une église par les Femen, parachutiste atterrissant dans une centrale nucléaire par Greenpeace,…

 

Finalement, on assiste aujourd’hui à une mutation des conflits sociaux et à leur diversification. On constate ainsi que les travailleurs et notamment les ouvriers ne sont plus les seuls à faire entendre leur voix pour défendre leurs intérêts. De plus, les droits défendus ne se cantonnent plus exclusivement aux quatre murs des entreprises, mais ont tendance à s’étendre à l’ensemble des enjeux sociétaux rencontrés dans la vie quotidienne des individus. Pour se faire entendre, les travailleurs et les individus ont adopté des formes beaucoup plus « créatives » utilisant largement l’espace public et l’influence des médias pour sensibiliser l’ensemble de la population et faire inscrire leur combat à l’agenda politique.

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