Correction SES - Bac ES 2017 Washington

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En ce qui concerne la dissertation, une bonne connaissance du chapitre "Travail, Emploi, Chômage" permettait aux lycéens de s'en sortir correctement. Dans l'épreuve composée, la mobilisation des connaissances et le l'étude de document étaient relativement simples et contrastent avec la difficulté du raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire, qui demandait des connaissances assez précises du fonctionnement de l'UEM.

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Correction SES - Bac ES 2017 Washington

Le contenu du document


DISSERTATION

LE SALAIRE SE DETERMINE-T-IL SEULEMENT SUR LE MARCHE DU TRAVAIL ?

Niveau de difficulté : 2,5/5. Une bonne connaissance du chapitre Travail, Emploi, Chômage permet aux étudiants de pouvoir s’en sortir correctement.

Notions abordées : Néoclassique, Keynésien, salaire d’efficience, marché, intervention de l’État, dérégulation, capital humain, qualification.


INTRODUCTION 

1) Analyse du sujet : Sujet typique sur le chapitre Travail, emploi, chômage. Il faut identifier les termes clés. Le terme le plus important est seulement. En effet, ceci sous-entend qu'il faudra énoncer au moins deux théories différentes sur la manière dont se fixe le niveau du salaire.

2) Opposition théorique entre deux familles d'économistes 

Néoclassique/ libéraux : le salaire est le résultat de la combinaison entre l'offre et la demande sur le marché du travail. Il ne faut pas de régulation de la part de l’État car toute forme d'intervention étatique représenterait un frein aux capacités d'emplois des entreprises.

Keynésien : forte intervention étatique. Mise en place d'une législation du travail. Le salaire minimum doit être fixé en fonction du niveau de l'inflation. Il faut assurer un salaire de subsistance afin de permettre d'entretenir un cycle vertueux de croissance par la stimulation de la demande globale.

3) Souligner la présence d'autres acteurs dans la fixation du niveau du salaire notamment les organisations syndicales.

4) Problématique : La mise en place d'un salaire minimum permet-il d'assurer une croissance économique durable ?


PLAN DETAILLE

I. L'analyse néoclassique : une négociation entre offreur et demandeur

1) Le modèle théorique

En situation de plein emploi (équilibre entre O et D) la théorie néoclassique peut fonctionner et la négociation du salaire est bien souvent supérieur au salaire minimum proposé par l’État. Les entreprises ont meilleure compte à proposer un niveau de rémunération conséquent afin de pouvoir plus facilement écouler leur stock de production.

Exemple: Five dollar a day de Ford.


2) Un rapport de force à l'avantage des employeurs

En situation de crise économique et de chômage, il y a un déséquilibre entre l'offre et la demande. L'offre d'emploi (les travailleurs) sont en surnombre. La concurrence s'applique et l'entreprise, dans une volonté naturelle de maximisation de profits, tendra souvent à employer des agents économiques dont la rémunération sera la plus basse. Cette analyse fonctionne en partie sur les emplois dont la qualification et le capital humain est faible.

Exemple : délocalisation dans certains pays d'Europe de l'est où le coût du travail est peu élevé.


II. Une application pratique de la théorie keynésienne : l'instauration du salaire minimum

1) Un SMIC équivalent au salaire médian

Documents 1 et 2 : Instauration d'un revenu minimum. Le SMIC est assez proche du niveau du salaire médian en France en 2010 (doc 1). En effet, en analysant le niveau du Smic en 2015, on se rend compte qu'il n'y a pas un grand écart avec le salaire médian des travailleurs diplômés de l'enseignement supérieur en 2010 (1466,62 euros contre 1650).

La différence de salaire intervient dans certains secteurs comme l'informatique, la santé ou ingénierie.


2) La théorie du salaire d'efficience et la relance par la consommation.

Théorie keynésienne du salaire d''efficience. Plus un agent économique sera bien rémunéré, plus son rendement devrait s'accroître. De plus, si un Etat traverse une crise économique, il faut que celui-ci augmente le niveau de salaire des plus bas revenus. En effet, selon Keynes, les faibles revenus ont une propension marginale à consommer plus élevée que les hauts revenus qui ont tendance à épargner. L'épargne représente une trappe à liquidité dans la mesure où l'argent épargné sort du circuit économique.


III. D'autres facteurs influencent le niveau de salaire.

1) Les organisations syndicales : acteurs principaux du dialogue social

Document 3 : Les organisations syndicales sont censées représentés les intérêts du facteur travail dans son rapport de force avec le facteur capital. Une atteinte aux droits sociaux acquis (retraite, vacances, niveau du SMIC) peut entraîner une mobilisation collective. Exemple : doc 3 : « Elle engage toutes les organisations syndicales (…) »


2) le niveau d'étude détermine le statut social

Documents 1 et 3

La forte rémunération des diplômés à partir de bac+5 se justifie en partie par la responsabilité des métiers exercés et la dureté des études suivies. On observe qu'un cadre gagne en moyenne 1000 euros de plus qu'un autre salarié (employé, profession intermédiaire …). Afin de montrer la différence sur une vie travaillée, nous pouvons effectuer le calcul suivant :

42(nombres d'années de travail) * 12 = 504

504*1000 = 504000 euros.

Pour une vie de travail, un cadre gagnera en moyenne 504000 euros de plus qu'un autre salarié.


CONCLUSION

- Souligner la faiblesse de l'application pratique du modèle néoclassique.

- Évoquer le rôle de l’État dans la mise en place d'un salaire minimum qui permet de maintenir un niveau de consommation.

- Rappeler les autres facteurs qui influencent le niveau du salaire : dialogue entre les partenaires sociaux ; niveau d'étude + catégorie socio professionnelle.

Ouverture : Comment se justifient les inégalités salariales ?  


EPREUVE COMPOSEE

Cette épreuve composée porte sur les chapitres suivants :

- Quels liens sociaux dans des sociétés où s’affirme le primat de l’individu (EC1 Question1)

- Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à la justice sociale ? (EC1 Question 2)

- Quelle est la place de l’Union Européenne dans l’économie globale ? (EC3)


Niveau de difficulté : 3/5. l’EC1 et l’EC2 sont relativement simples et contrastent avec la difficulté de l’EC3 qui demande des connaissances assez précises du fonctionnement de l’UEM.


MOBILISATION DES CONNAISSANCES

1) Vous présenterez deux exemples de mesures permettant de lutter contre les discriminations.

Notions abordées : Solidarité mécanique, solidarité organique, cohésion sociale


La problématique concernant la mise en place de mesure afin de promouvoir la valeur égalité est très présente. En effet, alors que la société américaine mettra en avant le concept d'équité, comme a pu le théorisé au milieu du XXème siècle John Rawls. Nous pouvons entendre le terme équité de la manière suivante : prise en compte des éléments sociaux pouvant représenter un frein à la réalisation de certains objectifs chez l'individu. La notion de discrimination positive, aussi connue sous le nom d'affirmative action, s'est popularisé en France à partir des années 2000. Le premier exemple qui peut être cité spontanément concerne les discriminations faites à l'égard des femmes dans le domaine politique. Du fait d'une faible représentativité du sexe féminin lors des élections, l’État français a ratifié une loi. En 2000, la loi sur la parité, obligeant sous peine de sanctions financières, les partis a proposé un nombre égal de candidats femmes et hommes sur les listes électorales. La seconde mesure à laquelle nous pouvons penser concerne les conditions d'accès aux grandes écoles. Effectivement, alors que seulement 5 % des fils d'ouvriers et d'employés intègrent une classe préparatoire aux grandes écoles, Science Po Paris, sous l'impulsion de son feu directeur Richard Descoing, a mis en place, dans le courant des années 2000, une convention Science Po/ZEP (zone éducation prioritaire). Cette convention, exemple pertinent de mesure de discrimination positive, permet à un certain nombre de lycéen, issu de lycée considéré comme sensible, qui ont obtenu le bac avec mention très bien de pouvoir accéder à Science Po Paris.

Les mesures de discrimination positive sont de plus en plus présente au sein de la société française, toutefois nous pourrions nous intéresser sur leur efficacité réelle.


2) A l’aide d’au moins deux exemples de votre choix vous mettrez en évidence des formes de solidarité mécanique au sein des sociétés contemporaines.

Notions abordées : Justice sociale, discrimination positive, équité


Évoquer les notions de solidarité mécanique et organique revient à s'intéresser à l'analyse proposée par Émile Durkheim. Celui-ci distingue deux types de solidarités en fonction du format de la société. Dans une société traditionnelle et préindustrielle, la solidarité repose avant tout sous la forme mécanique. Les individus partagent un fort sentiment de similarité et partagent des croyances communes. Dans une société industrialisée, la solidarité s'exerce sous la forme d'une solidarité organique. Les individus fonctionnent tel un corps et partagent un désir de différenciation couplé d'une volonté de complémentarité.  Même si la société française peut être rattachée à une forme de solidarité organique, nous pouvons observer des espaces dans lesquels s'exercent la solidarité mécanique. Les instances d'intégration religieuse peuvent constituer le premier exemple. Nous pouvons observer un partage de croyances et de pratiques communes notamment avec des principes telles que la charité (catholique) ou encore la fréquentation de lieux de culte. Nous pouvons aussi citer les associations sportives, telles que les clubs de football. Effectivement, les individus peuvent développer une culture club importante ce qui entraînera un fort sentiment d'appartenance et de solidarité avec les autres membres. On défend des couleurs et des valeurs propres au club.


ETUDE D'UN DOCUMENT

Notions abordées : Capital social, politique budgétaire, dépenses publiques


Première étape : présentation du document

Ce document est un tableau statistique à plusieurs entrées. Il concerne les dépenses courantes de santé en France et provient des comptes de la santé, DRESS, 2015. Il s'inscrit sur une période basée entre 2006 et 2014.


Deuxième étape : Analyse du document

Tout d'abord, nous pouvons observer une augmentation du coût total des dépenses courante de santé en France entre 2006 et 2014. En effet, en moins de 10 ans, l’État français dépense 51 milliards d'euros supplémentaire sur l'année 2014 par rapport en 2006 (205,2 Milliards d'euros en 2006 ; 256,9 milliards en 2014).  Cette augmentation s'explique en grande partie par deux postes de dépenses qui ont vu leur budget augmenté. Premièrement, la consommation de soins et de biens médicaux représente plus de 37 milliards d'euros en plus par rapport à 2006 (153,7 contre 190,6). Dans le même temps, les dépenses concernant les soins de longue durée ont elles aussi explosées, plus de 6,7 milliards de plus dépensé en 2014 par rapport à 2006 (12,9 et 19,7). De plus, alors que l’État français traverse une crise économique, qui est apparue en 2008, il est intéressant de constater que le taux d'évolution en % des deux premiers postes de dépenses principaux ont augmenté de 2,5 % entre 2013-2014. Si l'on en suit la tendance, les dépenses courantes de santé risquent une nouvelle fois d'augmenter mais la dette et le déficit public auquel doit se contraindre la France, du fait de son appartenance à l'UEM, l'amèneront très certainement à effectuer un choix dans sa politique budgétaire. La privatisation du secteur de la santé pourrait être une mesure annoncée par les gouvernants afin de réduire leur coût.


RAISONNEMENT S’APPUYANT SUR UN DOSSIER DOCUMENTAIRE

À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que l’Union Économique et Monétaire (UEM) cherche à renforcer l’interdépendance des politiques conjoncturelles de ses États membres.

Notions abordées : UEM, «États membres, politique budgétaire, supranationalité


Introduction

"L’Europe se fera par la monnaie ou ne se fera pas." Jacques Rueff (1896-1978) Economiste français célèbre pour avoir pris part à la mise en place du plan Monnet en 1958 et des réformes économiques qui l’accompagnent.

Etats membres UEM : 19 pays

Deux types de politiques conjoncturelles :

a) Politique Budgétaire : action des pouvoirs publics sur l’activité éco qui passe par une modification des prélèvements obligatoire et/ou des dépenses publiques.

b) Politique Monétaire : action de l’autorité monétaire pour réguler la qté de monnaie en circulation dans l’économie.


Problématique : Le pacte de croissance et de stabilité européen permet-il toujours une interdépendance dans les politiques conjoncturelles.


I. Le contrôle de l'inflation : une réussite allemande

- Document 2 : Le document 2 permet de montrer que la volonté de contrôler le niveau de l'inflation pour les pays membres de la zone euro est appliquée de manière stricte. En effet, les prix n'ont jamais subi une augmentation de plus de 1,4 % (2013).

- Absence d'inflation montre la volonté allemande de maintenir une stabilité des prix. On retrouve la thématique de la peur de l'hyper inflation comme celle connue dans les années 20-30 et qui a favorisé l'émergence du régime nazi.

- Des limites à cette rigueur dans la gestion du niveau des prix. Impossible d'appliquer une politique conjoncturelle de relance (type keynésienne) qui stimulerait la demande globale en favorisant l'augmentation du pouvoir d'achat des consommateurs. Toutefois, pour parvenir à appliquer ce type de politique, il faut une certaine inflation pour augmenter les bénéfices des entreprises. La Grèce, par exemple, aurait souhaité mettre en place ce plan de relance pour sortir de la crise économique mais refus allemand. (Doc 1) : « Or, la crise économique, qui a fait bondir la dette et le déficit publics des États membres, a profondément modifié la situation »


II. Une faiblesse institutionnelle qui empêche la mise en place d'une véritable coordination des politiques économiques

- Des réunions semestrielles : document 3. Une volonté de prise de décision en commun. Toutefois, on observe une faiblesse dans l'application pratique des décisions prises. D'ailleurs, le document souligne la volonté de la part de la zone euro « d'intégrer davantage les considérations nationales »

- Une défiance vis-à-vis de la zone euro. La crise économique et l'augmentation du chômage et de la précarisation des conditions de vie peut être vecteur d'une volonté politique de repli national. C'est ainsi que nous pouvons observer l'émergence et la dédiabolisation des thématiques liées à la souveraineté nationale dans les différents pays européens. Le FN en France, le Brexit ou encore la montée du parti néo-nazi autrichien rappelle les limites des institutions économiques

- Le diktat économique des firmes multinationales. Parmi les faiblesses de la zone euro, nous pouvons noter l'absence de législation commune en matière du droit du travail. C'est ainsi que la plupart des firmes peuvent faire travailler un ressortissant de la zone euro mais en l'employant selon le droit du travail national. En d’autres termes, une entreprise française peut engager un travailleur espagnol et le rémunérer au niveau du salaire minimum espagnol. Cette situation entraine une situation de concurrence déloyale entre les travailleurs européens.


Conclusion

Les derniers événements politiques rendent compliqués d'imaginer la pérennisation de l'existence de la zone euro dans son format actuel. En effet, la crise économique, les politiques économiques d'austérité ainsi que la faiblesse des institutions européennes renforcent un sentiment de défiance des différents peuples. L'influence allemande et la sensation d'être soumise à la volonté du couple franco-allemand semblent être un frein à la coordination des politiques conjoncturelles.

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