Corrigé SES - Bac ES Métropole 2016

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Notre professeur de SES a tout d'abord rédigé la dissertation "Quelles sont les difficultés des Etats membres de l'Union économique et monétaire pour corrdonner leurs politiques conjoncturelles ?". Vous trouverez par la suite toutes les réponses aux questions de l'épreuve composée de SES du Bac ES 2016.

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DISSERTATION

Quelles sont les difficultés des États membres de l’Union économique et monétaire pour coordonner leurs politiques conjoncturelles ?

INTRODUCTION

Le 20 juin 2016, l’Union Européenne (UE) compte 28 pays, parmi lesquels 19 ont décidé de mettre en commun leur monnaie. Ainsi, le 1er janvier 2002, l’euro devient pour 11 pays membres de l’UE la monnaie commune et unique, formant ainsi une Union Economique et Monétaire (UEM).

L’UEM est une des étapes d’intégration régionale les plus avancées proposées par Bela Balassa. Elle consiste entre Etats-membres à la libre circulation des marchandises, capitaux, services, personnes. Mais elle comprend également une certaine harmonisation des politiques économiques et sociales entre ces pays ; sans oublier, l’utilisation par tous d’une monnaie unique et commune. Les politiques conjoncturelles désignent l’ensemble des mesures prises à court terme par les Etats pour faire face aux fluctuations économiques. On distingue deux grands types de politiques conjoncturelles : la politique monétaire et la politique budgétaire.

Nous nous interrogerons alors sur les difficultés que rencontrent les Etats membres de l’UEM lorsqu’il s’agit d’accorder leurs politiques économiques à court terme.

Dans une première partie, nous verrons que la coordination des politiques conjoncturelles est rendue difficile par l’existence de contraintes institutionnelles. Dans une seconde partie, nous constaterons que les disparités économiques entre les Etats membres engendrent un obstacle majeur pour une coordination optimale.

PLAN DETAILLE

Les Etats membres de l’UEM souffre de l’existence de contraintes institutionnelles

Le Pacte de Stabilité et de Croissance implique des contraintes économiques

Documents 1 et 2

- Dette publique à 60% et déficit public à 3% du PIB sous peine de sanctions financières

Les dirigeants des pays membres de l’UEM éprouvent des difficultés à transférer leur souveraineté.

- Abandon d’une partie de leur pouvoir au profit des institutions européennes

Les Etats membres subissent des disparités en termes de conjoncture économique

 

A. L’existence de l’UEM rend impossible l’utilisation par les Etats d’une Policy mix

Document 1

- Une politique monétaire unique, mais une politique budgétaire par Etat-membre

Les principaux indicateurs macroéconomiques divergent entre Etats-membres et compliquent leur coordination

Documents 1, 3 et 4

- Les principaux indicateurs macroéconomiques (inflation, chômage, croissance, solde extérieur) divergent (Europe à deux vitesses) et exigent des politiques spécifiques à chaque Etat-membre

CONCLUSION

Finalement, l’existence d’une Union Economique et Monétaire peut parfois générer des tensions entre les Etats-membres. En effet, l’existence de règles institutionnelles engendre certaines rigidités pouvant mettre à mal la coordination des politiques conjoncturelles. En cas de crise économique, les règles mises en place lors de la signature du PSC s’avèrent difficiles à respecter et posent également la problématique du transfert de souveraineté. Ainsi, les dirigeants de chaque État-membre doivent dans une certaine mesure abandonner une partie de leur pouvoir politique et économique afin de laisser des institutions supranationales prendre le relais et gérer les fluctuations économiques. De plus, les disparités de conjoncture économique existant entre les pays de la zone euro posent le problème de la recherche d’objectifs communs. En effet, les principaux indicateurs macroéconomiques ne convergent pas pour l’ensemble des Etats-membres. Il est alors difficile d’envisager une coordination viable et pérenne. La coordination des politiques conjoncturelles est également rendue difficile par l’impossibilité des gouvernements de disposer à la fois de leur politique monétaire et budgétaire.

On pourrait alors se demander si l’Union Economique et Monétaire est bénéfique aux Etats- membres, notamment en cas de fluctuations économiques ? Faut-il alors envisager une sortie de la zone euro ou au contraire, un approfondissement de l’intégration régionale ?

 

EPREUVE COMPOSEE

PREMIERE PARTIE

1. Au choix : choc d’offre, choc de demande ou cycle de crédit. Ici, c’est le cycle de crédit qui est expliqué.

En période d’expansion, un climat euphorique s’installe : les agents économiques (entreprises et ménages) souhaitent s’endetter pour consommer, les banques sont disposées à prêter.

Au bout d’un certain temps cependant, le niveau d’endettement des agents devient trop élevé, le risque de crédit est trop fort, les banques contractent leurs crédits, ce qui a un impact direct sur la demande en consommation et en investissement, c’est-à-dire la demande globale diminue. De plus, certains agents cherchent à se désendetter, d’autres font défaut et ne remboursent pas leur dette, le climat des affaires devient pessimiste : on entre dans une période de récession.

Pendant la période de récession, le taux d’endettement baisse, le chômage augmente faisant pression à a baisse des salaires, les profits des entreprises se reconstituent. Au bout d’un certain temps, les banques recommencent à prêter, l’économie repart.

2. La mobilité observée s’exprime par des taux absolus de mobilité ; exemple : x% des fils d’ouvriers deviennent cadres. La fluidité sociale s’exprime par des taux relatifs de mobilité, via les odds-ratio ; exemple : un fils de cadre a x fois plus de chances de devenir cadre lui-même qu’un fils d’ouvrier.

La fluidité sociale permet aux sociologues de mesurer l’égalité des chances. La fluidité évalue le lien entre origine et position sociale. On parle d’égalité des chances, lorsque tous les individus ont la même probabilité d’accéder aux différentes positions sociales, quelle que soit l’origine sociale.

Entre 1953 et 2003, on constate une augmentation de la mobilité sociale observée. En 2003, 65% des actifs n’ont pas la même PCS que leur père ≠ 31% en 1953 (+ 34 points).

La fluidité sociale augmente peu au cours du temps : de plus en plus d'individus sont mobiles, mais l'origine sociale influence toujours fortement la position sociale. On remarque même que la fluidité sociale a même diminué entre 1993 et 2003.

Dire que la fluidité sociale a peu évolué signifie que l'égalité des chances a faiblement progressé en France. En France, la position sociale dépend encore fortement de l'origine sociale, il y a donc inégalité des chances : les individus n'ont pas tous la même probabilité d’atteindre les différentes positions sociales.

 

DEUXIÈME PARTIE

Ce document représente sous forme d’histogramme le taux d’obtention du baccalauréat selon la génération et le l’origine sociale. Le document s’intéresse tout d’abord aux jeunes nés entre 1967 et 1971 pour finir par se focaliser sur les jeunes nés entre 1987 et 1991. De plus, il distingue les enfants de cadres ou professions intermédiaires et les enfants d‘ouvriers ou d’employés. Ce document a été publié en 2014, par le ministère de l’Education Nationale.

Le premier constat présenté dans ce document est la hausse de la part de jeunes ayant obtenus leur baccalauréat toutes PCS confondues.

En effet, parmi les jeunes nés de 1967 à 1971, environ 45% ont obtenu leur baccalauréat, c’est notamment vrai pour 70% des jeunes dont le père est cadre ou professions intermédiaires et 30% des jeunes dont le père est ouvrier ou employé, soit une différence de 40 points de pourcentage.

La part des enfants d’ouvriers ou d’employés ayant obtenu leur baccalauréat a doublé entre la génération 1967-1971 et celle de 1987-1991.

De plus, on assiste à une réduction des écarts d’obtention du baccalauréat entre les différentes PCS.

Ainsi, la part des enfants nés entre 1967 et 1971 de cadres ou PI ayant obtenu leur baccalauréat est plus de deux fois plus grande que celle des enfants d’ouvriers ou d’employés. Alors que cette différence n’est plus « que » de 1.4 pour les jeunes nés entre 1987 et 1991.

 

TROISIÈME PARTIE

Le travail désigne toute activité humaine qui conduit à l'élaboration de biens ou de services. Cette activité peut être domestique, bénévole ou professionnelle. L’emploi est la part du travail qui est déclarée et rémunérée ; il s'inscrit dans un cadre social et juridique L’intégration sociale se définit comme un processus qui favorise l’appartenance d’un individu à la société par la mise en place de liens sociaux et contribue à lui conférer une identité et une position sociale.

Nous verrons alors que les évolutions de l’emploi fragilisent le lien entre travail et intégration sociale.

Dans une première partie, nous verrons que les emplois atypiques menacent la sociabilité de l’individu. Dans une seconde partie, nous constaterons que l’évolution des normes au travail conduit à sa désaffiliation. Enfin, dans une troisième partie, nous expliciterons la menace qui pèse sur la protection sociale des travailleurs depuis l’émergence de nouvelles normes du travail.

Les emplois atypiques menacent la sociabilité de l’individu

Accumulation de CDD, contrats intérim engendrent une perte de liens sociaux solides pour le travailleur mettant en péril son intégration au sein d’un groupe partageant les mêmes valeurs et normes

L’évolution des normes du travail conduit à la désaffiliation de l’individu

L’absence travail (récurrence du chômage) et la perte de liens sociaux solides conduisent l’individu à une exclusion progressive de la société, mais également à des situations précaires voir de pauvreté.

L’effritement de la société salariale menace la protection sociale des travailleurs

Taux de syndicalisation en chute, protection sociale limitée, droits au chômage et aux arrêts maladie conditionnées aux aléas économiques puisque les droits sont soumis à une cotisation préalable (régime d’assurance)

NB : les 3 documents peuvent être utilisés dans chacune des grandes parties.

Finalement, le travail reste un vecteur essentiel d'intégration, car il permet d'avoir un revenu, un statut, des relations. Mais l'effritement de la société salariale, c’est-à-dire la montée de la précarité, la hausse du chômage, l’affaiblissement des droits associés au travail, lié notamment aux mesures prises pour flexibiliser le marché du travail remet en cause son rôle intégrateur. La perte du travail conduit à un processus de désaffiliation conduisant à l'absence de participation à toute activité (productive et sociale) et à l'isolement relationnel. Le travail reste une condition d’intégration sociale et un producteur de lien social, alors que les conditions d’accès à un emploi stable sont de plus en plus difficiles, notamment pour certaines catégories de la population active (jeunes, peu qualifiés...).

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

jouelacool
5 5 0
20/20

au debut je croyais que cettais du regard croisé mais aux final c sur le chapitre du chomage RIP mon bac

par - le 21/06/2016

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