Corrigé SES - Bac ES Polynésie 2016

Corrigé SES - Bac ES Polynésie 2016

Nous vous proposons le corrigé de SES du Bac ES de Polynésie 2016.

Cette correction comprend la dissertation sur la problématique "La participation au commerce international est-elle toujours avantageuse ?", les réponses aux questions de la mobilisation des connaissances et l'étude d'un document, ainsi que le raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire où vous deviez montrer que la famille contribue à la cohésion sociale.

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Corrigé SES - Bac ES Polynésie 2016

Le contenu du document



DISSERTATION S’APPUYANT SUR UN DOSSIER DOCUMENTAIRE

LA PARTICIPATION AU COMMERCE INTERNATIONAL EST-ELLE TOUJOURS AVANTAGEUSE ?

 

INTRODUCTION

En 2011, selon le Fonds Monétaire International, les exportations représentaient 30 % du PIB mondial, c’est-à-dire que 30 % de la production mondiale était exportée. Depuis la seconde guerre mondiale, et notamment depuis 1985, le commerce international a augmenté plus rapidement que la production. En d’autres termes, une part de plus en plus importante de la production mondiale est exportée.

Le commerce international désigne l’ensemble des opérations d’achat et de vente de biens et de services réalisés entre des espaces économiques nationaux.

Il s’agira alors de comprendre si les pays participant à l’internationalisation de la production en retirent systématiquement des avantages. L’ouverture de son économie au reste du monde est-il gage pour un Etat d’augmenter sa richesse et de développer le bien-être de sa population ?

Nous verrons dans un premier temps que dans une certaine mesure, la participation au commerce international apporte des avantages économiques considérables pour les Etats y participant. Dans une seconde partie, nous mettrons cependant en valeur l’existence de désavantages à la participation au commerce international.


PLAN DETAILLE

I. L’internationalisation du commerce apporte des avantages aux pays participants

La participation au commerce international facilite l’accès à de nouveaux marchés

Document 1

⇒ Nouveaux débouchés, transfert de technologies, nouvelles matières premières

La participation au commerce international améliore la compétitivité des entreprises

⇒ Concurrence accrue, recherche d’une plus grande compétitivité-prix et/ou hors-prix, bénéfique au consommateur -plus de choix et prix moins élevés-

La participation au commerce international stimule la croissance économique

Document 2

Spécialisation, gains de productivité, économie d’échelle, avantage comparatif


II. Toutefois, la participation au commerce international peut également engendrer des conséquences négatives

Les termes de l’échange sont inégaux selon les pays

Document 3

⇒ Spécialisations inégales en fonction des pays (séparation Nord/Sud), pays en développement en situation de dépendance vis-à-vis des pays industrialisés, dégradation des termes de l’échange

Les stratégies des Etats peuvent mettre à mal l’intérêt de participer au commerce international

Document 4

⇒ Tendance au protectionnisme, barrières tarifaires et/ou non tarifaires pour certains secteurs d’activité

L’ouverture au commerce international peut se faire au détriment de la population et de l’environnement

⇒ Dumping social et environnemental pour attirer les Investissements Directs à l’Etranger (IDE)

 

CONCLUSION

Finalement, la participation au commerce international comporte à bien des égards des avantages pour les Etats. En effet, elle permet d’accéder à de nouveaux marchés, augmentant potentiellement le nombre de demandeurs. Elle facilite également l’accès à de nouvelles matières premières favorisant éventuellement les innovations de produits. Elle engendre également le transfert de technologie entre les pays. De plus, le commerce international incite fortement les entreprises et les pays à améliorer leur compétitivité afin d’augmenter leur pouvoir de marché. Finalement, l’internationalisation de la production génère de la croissance économique en engrangeant des gains de productivité grâce à la spécialisation et aux économies d’échelle. Toutefois, participer au commerce international n’est pas toujours avantageux pour les pays participants. En effet, certains pays, notamment les pays dits du Sud sont en situation de dépendance économique vis-à-vis des pays du Sud, dont les spécialisations sont à forte valeur ajoutée. De plus, certaines stratégies permettent de se protéger des écueils du commerce international, mais mettent à mal les avantages attendus du commerce international. Enfin, il arrive également que l’ouverture au commerce international se fasse au détriment de la population et de l’environnement.

Fort de ce constat, on peut s’interroger sur les bienfaits du recours au protectionnisme pour pallier les inconvénients de l’ouverture des Etats au commerce international.



EPREUVE COMPOSEE DE SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES

PREMIERE PARTIE : MOBILISATION DES CONNAISSANCES

1. EN quoi l’IDH se distingue-t-il du PIB ?

Le Produit Intérieur Brut (PIB) est un indicateur quantitatif, alors que l’Indice de Développement Humain (IDH) est un indicateur qualitatif. 

L’IDH a été élaboré en 1990 par le PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement), à partir des travaux d'Amartya Sen pour mesurer le développement des pays et effectuer des comparaisons internationales. Il a pour spécificité d’intégrer des données économiques mais aussi humaines et sociales. Il est compris entre 0 et 1 et se compose de données sur le niveau de vie (revenu national brut/habitant), sur la longévité (espérance de vie à la naissance), et sur l’éducation (durée moyenne de scolarisation, durée attendue de scolarisation).

L’IDH permet de montrer que le développement ne se réduit pas à la valeur marchande de la production, en particulier dans des pays où les marchés sont imparfaits, où la monnaie peut s’effacer devant le troc, et où l’accès inégal à l’éducation freine la progression des richesses.


2. Montrez, à partir d’un exemple, comment l’Etat intervient dans la fixation des salaires.

Alors que l’école néoclassique explique le fonctionnement du marché du travail à partir des hypothèses de la concurrence pure et parfaite, cette théorie simplifiée semble être déconnectée de la réalité économique.

Selon les néoclassiques, la demande de travail est fixée après comparaison de la productivité marginale du travail et du salaire. Quant à l’offre de travail, elle est fixée après l’arbitrage entre travail et loisirs. Le salaire réel dépend donc de ces principaux critères.

Toutefois, les travailleurs ayant une productivité très faible se voient proposer des salaires réels très faibles et peuvent souffrir d’une instabilité dans l’emploi. C’est pourquoi l’Etat a dans certains Etats décidé d’instaurer un salaire minimum. Les salaires fixés par les entreprises ne peuvent alors pas être inférieurs à ce salaire minimum et devraient garantir aux travailleurs un revenu décent pour faire face à leurs besoins vitaux. Dans l’analyse économique, le salaire minimum est un prix-plancher. Il empêche dans une certaine mesure l’équilibre entre l’offre et la demande.



DEUXIEME PARTIE : ETUDE D’UN DOCUMENT

Ce document représente les montants moyens des prélèvements et prestations en euros par unité de consommation en 2012. L’institut national de la statistique et des études économiques a publié ce tableau en 2012.

Les 20% de personnes les plus riches de la population ont en moyenne un revenu avant redistribution presque 8 fois supérieur à celui des 20% de personnes les plus modestes. De plus, le montant des prestations perçues par les 20% les plus modestes est environ 13 fois supérieur aux prestations reçues par le cinquième de la population le plus aisé. Finalement, la redistribution prise en charge par l’Etat permet de réduire les inégalités de revenus entre le cinquième de la population le plus pauvre et le cinquième le plus riche.

Toutefois, un écart reste notable. En effet, les 20% de personnes les plus riches de la population ont en moyenne un revenu disponible 4 fois supérieur à celui des 20% de personnes les plus modestes. L’Etat atténue certes les inégalités, mais de fortes disparités subsistent.



TROISIEME PARTIE : RAISONNEMENT S’APPUYANT SUR UN DOSSIER DOCUMENTAIRE

Sujet : A l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que la famille contribue à la cohésion sociale.

La cohésion sociale est l’ensemble des processus et des mécanismes qui permet de « faire société », c’est-à-dire de faire en sorte que la société « tienne ». La cohésion sociale correspond à la nature et à l’intensité des liens sociaux qui existent entre les membres de la société. On entend par famille l’ensemble des individus réunis par des liens de parenté existant dans toutes les sociétés humaines.

On s’interrogera alors sur le rôle que joue la famille à maintenir la cohésion sociale.

Nous verrons dans un premier temps que la famille constitue l’instance de socialisation principale lors de la socialisation primaire. Dans une seconde partie, nous constaterons que la famille garantit une aide au quotidien à ses membres leur permettant de rester inclus dans la société. Enfin, nous étudierons l’importance que joue la famille pour obtenir un emploi et s’assurer une intégration professionnelle.


La famille malgré ses transformations constitue toujours le « socle » de l’individu

Transmission de normes, de valeurs, reconnaissance d’autrui en tant que membre d’un groupe, socialisation primaire, instance de socialisation


La famille reste présente auprès de l’individu en lui garantissant une aide quotidienne

Aide pécuniaire, matérielle, ou de soutien, immatérielle, aide intergénérationnelle réciproque


La famille est le lien fort du réseau social de l’individu

Rôle intégrateur de l’emploi, lien fort et lien faible, réseau social


Finalement, même si la famille a subi des transformations et ne revêt pas la même forme aujourd’hui qu’hier, elle garde un rôle primordial et essentiel pour l’individu. Elle assure ainsi la cohésion sociale et permet aux sociétés actuelles de trouver leur cohérence. Tout d’abord, elle reste basée sur des liens forts et la solidarité y est omniprésente. Elle constitue ainsi pour l’individu un repère et un espace protégé. De plus, la famille est à l’origine d’une aide quotidienne pour ses membres. Il s’agit alors d’aides matérielles et concrètes, mais également d’aides morales et de soutien. Enfin, la famille reste le lien fort du réseau social de l’individu sur lequel il peut compter, notamment dans sa recherche d’emploi et son insertion sur le marché du travail, facteur essentiel à la cohésion sociale.

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