Corrigé SES - Bac ES Pondichéry 2016

Corrigé SES - Bac ES Pondichéry 2016

Voici le corrigé de SES du Bac ES de Pondichéry 2016.

Notre professeur de SES a rédigé pour vous le corrigé de Sciences Economiques et Sociales du Bac ES 2016 de Pondichéry. Vous y retrouverez la dissertation sur "Les variations de la demande expliquent-elles à elles seules les fluctuations économiques ?" ainsi que les réponses aux questions de l'épreuve composée. Enfin, vous découvrirez la troisième partie qui montre que l'école rencontre des difficultés pour assurer la mobilité sociale.

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Corrigé SES - Bac ES Pondichéry 2016

Le contenu du document


DISSERTATION

LES VARIATIONS DE LA DEMANDE EXPLIQUENT-ELLES À ELLES SEULES LES FLUCTUATIONS ECONOMIQUES ?


INTRODUCTION

Les crises de 1929, de 1973 et encore plus récemment celle de 2008, dite des « subprimes » mettent en exergue que l’activité économique est cyclique.

En effet, les phases de récession succèdent aux phases d’expansion au point de retournement : la crise. Autrement dit, après avoir connu une augmentation durable du produit intérieur brut (PIB), l’économie connaît au contraire un ralentissement, voire une diminution de la production calculée en termes réels. Au cœur de ce mécanisme économique se trouve la demande globale. La demande globale est la demande de l’ensemble des agents économiques. Elle est l’agrégation de la demande des ménages, la consommation finale ; de celle des entreprises, l’investissement mesurée par la formation brute de capital fixe (FBCF) et de celle des agents du reste du monde, les exportations.

Il s’agira alors de comprendre quel rôle jouent les variations de la demande globale pour expliquer les variations du PIB. La demande est-elle finalement la seule variable capable d’influencer l’augmentation de la production ?

Nous verrons dans un premier temps que dans une certaine mesure, les variations de la demande expliquent les variations de la croissance économique. Dans une seconde partie, nous mettrons cependant en valeur l’existence d’autres facteurs pouvant influencer les fluctuations économiques.


PLAN DETAILLE

Les variations de la demande expliquent en partie les fluctuations économiques.

L’investissement est responsable de la croissance et de la récession

Document 2

→ L’investissement permet d’augmenter et d’améliorer (progrès technique et innovations) les capacités de production générant des gains de productivité

La consommation finale et les exportations ont également un rôle prépondérant pour expliquer les cycles de la croissance.


Document 3

→ Les entreprises anticipent la demande des ménages et celle du reste du monde afin de déterminer leur niveau de production (demande effective)


Toutefois, il existe d’autres facteurs pouvant expliquer ces variations.

Les chocs d’offre sont également à l’origine de fluctuations économiques

→ Définition d’un choc d’offre ; distinction choc positif et négatif ; explication du mécanisme

Les variations de la croissance peuvent également trouver naissance dans les cycles de crédit


Document 1

→ Théorie du cycle de crédit


CONCLUSION

Finalement, les différentes composantes de la demande globale sont bel et bien au cœur des variations de la production. La consommation finale, la formation brute de capital fixe et les exportations peuvent en partie être à l’origine d’une activité économique cyclique. Toutefois, l’existence d’autres facteurs ne doit pas être ignorée. En effet, les chocs d’offre portent eux-aussi la responsabilité des variations du PIB réel. Enfin, le comportement des banques accentue lui-aussi la cyclicité de la croissance économique.

Fort de ce constat, on peut s’interroger sur l’efficacité des politiques conjoncturelles menées actuellement à stimuler la demande globale afin de redresser l’économie.


EPREUBE COMPOSEE

PREMIERE PARTIE : MOBILISATION DES CONNAISSANCES

1. Comment fonctionne le marché des quotas d'émission ?

Les pouvoirs publics fixent un volume total d’émissions de CO2 autorisées et distribuent ces « quotas d’émission » (c’est-à-dire une certaine quantité d'émissions autorisée) aux agents émetteurs (essentiellement les entreprises industrielles).

Ces quotas sont ensuite échangeables sur un marché (le marché des quotas d'émission). Ce marché détermine un prix, par confrontation de l’offre, dont le volume est fixé par les pouvoirs publics, et de la demande, émanant des émetteurs.

C'est donc à chaque acteur économique, d'utiliser ce quota : soit il dépasse le quota et il peut acheter un “droit à polluer” à d'autres acteurs, soit au contraire il a réduit ses émissions de gaz et n'atteint pas le quota ; il peut alors vendre ses “droits à polluer”.

L’émission polluante comporte donc ainsi un coût privé additionnel pour le producteur, la réduction de la pollution engendre au contraire une recette supplémentaire : il y a bien incitation à moins émettre de CO².

L'incitation n'est efficace que si le prix de la tonne de CO² est élevé. Or, sur le marché européen du carbone, jusqu'à présent les quotas ont été assez généreux et le prix a donc été, presque toujours depuis son lancement, très bas, d'où un faible effet incitatif.


2. À l’aide de trois exemples de votre choix, vous mettrez en évidence les mutations des conflits sociaux.

Depuis le XIXe siècle, les conflits ont connu de nombreuses mutations : tout d’abord, les valeurs défendues ne sont plus les mêmes, de plus, les modes d’action tendent à devenir de plus en plus « spectaculaires », enfin, les acteurs sont beaucoup plus diversifiés.

Depuis les années 1970, on a vu apparaître de nouvelles revendications et donc de « nouveaux mouvements sociaux ». Il se développe des conflits en dehors de la sphère du travail et du mouvement ouvrier. Les valeurs défendues ne concernent plus uniquement les droits au travail. Les exigences portent aujourd’hui sur la quête du bien-être et de l’égalité dans la vie personnelle.

Ces « nouveaux mouvements sociaux » renouvellent souvent la forme des conflits sociaux : la grève et la manifestation propres au mouvement ouvrier ne sont plus les seuls modes d'action, on assiste au développement d'actions spectaculaires qui interpellent autant l'opinion publique et les medias que les gouvernants.

Enfin, les syndicats et les ouvriers ne sont plus les seuls acteurs lors des conflits. Le conflit s’est « ouvert » à tous et s’est démocratisé.

Exemples : mouvement féministe qui revendique la reconnaissance de l'égalité homme / femme, le mouvement de défense de l'environnement qui revendique une meilleure qualité de vie et l’action collective contre la loi El Khomri.


DEUXIEME PARTIE : ÉTUDE D’UN DOCUMENT

Ce document représente sous forme de série chronologique et d’histogramme le solde extérieur de la France, tous biens et services. Le solde extérieur est calculé en faisant la différence entre la valeur des exportations et celle des importations. L’institut national de la statistique et des études économiques a publié ce graphique en 2014.

On remarque tout d’abord une tendance à la baisse depuis 1999. Alors que la France connaissait un excédent extérieur d’environ 30 milliards d’euros en 1999, elle doit faire à un déficit extérieur de plus de 40 milliards d’euros en 2014, soit une baisse de plus 230%. On note toutefois un ralentissement de l’aggravation du déficit extérieur à partir de 2011.

Le déficit extérieur concerne notamment les biens industriels. Alors que la valeur des exportations de biens industriels était supérieure de 5 milliards à celle des importations en 1999, la valeur des importations dépassent celle des exportations à hauteur de 50 milliards d’euros.

En ce qui concerne les services, la France connaît un excédent extérieur depuis 1999. Toutefois, ce solde extérieur a connu une diminution de 66% entre 1999 et 2014. Contrairement aux biens industriels, le solde extérieur a légèrement augmenté à partir de 2009. En effet, entre 2009 et 2001, le solde extérieur a été multiplié par 1.65.


TROISIEME PARTIE : RAISONNEMENT S’APPUYANT SUR UN DOSSIER DOCUMENTAIRE

À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que l’école rencontre des difficultés pour assurer la mobilité sociale.

L’école française prône aujourd’hui la méritocratie. En effet, si l’on se réfère à la finalité du système éducatif français actuel, les différences de réussite entre élèves ne seraient dues qu’aux différences de performance et d’efforts fournis par chacun d’entre eux. L’école méritocratique doit donc permettre la mobilité sociale.

La mobilité sociale désigne un changement de place dans la hiérarchie sociale. Dans certains cas, la mobilité sociale sera évaluée par rapport à l’origine sociale de l’individu, c’est-à-dire en fonction de la position sociale de son père. Dans d’autres cas, la mobilité sociale consistera en un changement de position sociale de l’individu au cours de sa vie.

Nous verrons alors que malgré un système scolaire reposant sur la méritocratie, l’école éprouve aujourd’hui des difficultés à assurer la mobilité sociale de tous les individus.

Dans une première partie, nous verrons que les valeurs de l’école sont étroitement liées à celle des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) les plus hautes engendrant ainsi une immobilité sociale. Dans une seconde partie, nous constaterons que les diplômes fournis par l’école ne garantissent plus systématiquement l’ascension sociale.

I. L’école valorise les mêmes valeurs que celles des PCS les plus élevées et engendre ainsi une certaine immobilité sociale

→ Pierre Bourdieu, capital social, culturel et économique, reproduction sociale (documents 1 et 2)

II. Les diplômes obtenus à l’école ne garantissent plus aux individus une ascension sociale

→ Déclassement scolaire de Camille Peugny et paradoxe d’Anderson (documents 2 et 3)


Finalement, même si l’école républicaine française met en exergue le principe de méritocratie, il semble qu’elle encourage dans une certaine mesure la reproduction sociale. En effet, les compétences et les connaissances valorisées par l’école semblent être en adéquation avec celles détenues principalement par les PCS les plus élevées. De plus, les diplômes obtenus à l’école ne semblent plus aussi efficaces qu’avant pour assurer une ascension sociale intergénérationnelle. C’est le paradoxe d’Anderson. Ainsi, même en possession d’un diplôme de niveau égal ou supérieur à son père, un jeune diplômé ne sera pas assuré d’obtenir un poste au moins équivalent.

Fin de l'extrait

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