Corrigé SES - Bac ES Washington 2016

Corrigé SES - Bac ES Washington 2016

Voici le corrigé de Sciences Economiques et Sociales du Bac ES de Washington 2016.

Notre professeur a rédigé le corrigé de la dissertation de SES "Quel rôle joue l'école dans la mobilité sociale ?". Il a également répondu à la seconde partie de l'épreuve de SES : étude de document et raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire où vous deviez montrer que différents mécanismes sont à l'origine des crises économiques.

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Dissertation Sciences Economiques et Sociales

Quel rôle joue l’école dans la mobilité sociale ?

Introduction

L’école française prône aujourd’hui la méritocratie. En effet, si l’on se réfère à la finalité du système éducatif français actuel, les différences de réussite entre élèves ne seraient dues qu’aux différences de performance et d’efforts fournis par chacun d’entre eux. L’école méritocratique doit donc permettre la mobilité sociale.

La mobilité sociale désigne un changement de place dans la hiérarchie sociale. Dans certains cas, la mobilité sociale sera évaluée par rapport à l’origine sociale de l’individu, c’est-à-dire en fonction de la position sociale de son père. Dans d’autres cas, la mobilité sociale consistera en un changement de position sociale de l’individu au cours de sa vie.

Nous nous interrogerons alors sur l’efficacité de l’institution scolaire à générer des changements de position sociale.

Dans une première partie, nous verrons que l’école est à l’origine d’une certaine mobilité sociale favorisant des changements de position sociale.

Dans une seconde partie, nous constaterons que l’école ne garantit plus systématiquement l’ascension sociale de l’ensemble des individus.


Plan détaillé

I. L’école est un instrument important de la mobilité sociale

Le principe de méritocratie sur lequel repose l’institution scolaire devrait être à l’origine de mobilité sociale

Document 2

  • Massification et démocratisation scolaire, méritocratie (Tocqueville)

 

L’école permet la fluidité sociale

Document 1

  • Fluidité sociale, mobilité structurelle, importance du diplôme pour accéder au marché du travail

 

II. Toutefois, l’école est également à l’origine d’une certaine immobilité sociale

A. L’école valorise les mêmes valeurs que celles des PCS les plus élevées et engendre ainsi une certaine immobilité sociale

Document 1

Pierre Bourdieu, PCS, capital social, culturel et économique, reproduction sociale

Les diplômes obtenus à l’école ne garantissent plus aux individus une ascension sociale

Documents 3 et 4

Déclassement scolaire de Camille Peugny et paradoxe d’Anderson


Conclusion

Finalement, l’école s’est démocratisée, elle est devenue et demeure le plus puissant instrument de mobilité sociale, le principal outil de l’ascension sociale. Toutefois, même si l’école républicaine française met en exergue le principe de méritocratie, il semble qu’elle encourage dans une certaine mesure la reproduction sociale. En effet, les compétences et les connaissances valorisées par l’école semblent être en adéquation avec celles détenues principalement par les PCS les plus élevées. De plus, les diplômes obtenus à l’école ne semblent plus aussi efficaces qu’avant pour assurer une ascension sociale intergénérationnelle. C’est le paradoxe d’Anderson. Ainsi, même en possession d’un diplôme de niveau égal ou supérieur à son père, un jeune diplômé ne sera pas assuré d’obtenir un poste au moins équivalent.

On pourrait alors se demander si les mécanismes de discrimination positive mis en place dans les Zones d’Education Prioritaire ont réellement un rôle à jouer ? Faudrait-il envisager de les renforcer ou au contraire de les supprimer ?


Epreuve composée de Sciences Economiques et Sociales

Première partie

1. Le protectionnisme est une politique commerciale visant à protéger les produits nationaux de la concurrence étrangère en établissant des barrières tarifaires ou non tarifaires. Même si cette politique commerciale est régulièrement critiquée, le protectionnisme comporte des avantages la justifiant.

Au XIXe siècle, l'allemand Friedrich List met en évidence le fait que la concurrence ne peut être bénéfique qu’entre nations ayant un niveau de développement comparable. Au moment où elles apparaissent, les "industries dans l'enfance" ne peuvent lutter à armes égales avec celles de pays à industrialisation plus avancée (qui réalisent des économies d'échelle et des gains de productivité). La libre compétition entre pays inégaux risque de bloquer le développement du plus faible. List se prononce donc pour la « protection des industries naissantes » : il faut mettre les "industries naissantes" provisoirement à l'abri de la concurrence étrangère, le temps nécessaire pour qu'elles acquièrent la compétitivité indispensable à leur survie. Pour ce faire, la mise en place de droits de douane est indispensable. List préconise tout de même que ce protectionnisme soit provisoire et limité.

De plus, il existe une concurrence imparfaite entre les pays en fonction de leur niveau d’industrialisation. En effet, alors que les pays industrialisés produisent massivement des biens manufacturés, les pays en développement sont spécialisés dans les produits primaires, tels que les produits agricoles. Les termes de l’échange ne leur sont donc pas favorables. Il peut donc être intéressant pour ces pays de protéger leur production de la concurrence afin de pouvoir la vendre à un prix « raisonnable ».


2. L’emploi est toute activité socialement organisée, c’est-à-dire légale, rémunérée et déclarée. L’intégration sociale est le processus qui favorise l’appartenance d’un individu à la société ou à un groupe par la mise en place de liens sociaux et contribue à lui conférer une identité sociale.

Robert Castel évoque l'effritement de la société salariale, qui se caractérise par plusieurs évolutions parallèles. Tout d’abord, on constate le développement des emplois atypiques, c’est-à-dire un emploi qui n'est pas un contrat à durée indéterminée à temps plein, càd qui ne respecte pas la norme du CDI et/ou ne respecte pas la norme du temps plein (stages, CDD, intérim, temps partiel...). De plus, l’emploi semble aujourd’hui moins bien protégé qu’auparavant : montée du chômage, licenciement plus facile...Enfin, on assiste à une réduction de l'étendue des droits associés à l'emploi salarié : remise en cause de la protection sociale, c’est par exemple le cas de la retraite.

Ces différents éléments se combinent et renforcent le sentiment de précarité, de vulnérabilité des travailleurs.


Deuxième partie

Ce document représente sous forme de série chronologique le nombre de journées individuelles non travaillées. Les JINT présentées dans ce document prennent en compte celles du secteur privé, des transports et de la fonction publiques. Les données comment en 1982 et s’arrêtent en 2005. Ce document a été publié en novembre 2007, dans les Bulletins mensuels des statistiques du Travail et rapports annuels de la DGAFP.

Le premier constat présenté dans ce document est la baisse du nombre de JINT entre 1982 et 2005. En effet, entre 1982 et 2005, le nombre de JINT pour 1000 salariés a chuté de 150 à 100, soit une baisse de 33%.

On remarque cependant qu’à l’occasion de trois réformes ministérielles, le nombre de JINT a brutalement augmenté. C’est le cas en 1989, en 1995 et en 2003. Ainsi, entre 1994 et 1995, le nombre de JINT pour 1000 salariés a été multiplié par plus de 6. Alors qu’entre 2002 et 2003, leur nombre a été multiplié par plus de 4.


Troisième partie

La croissance est l’augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes du PIB réel. La croissance est donc un processus de long terme, mais qui comporte des cycles de plus ou moins courte durée. Ces cycles se composent de plusieurs phases : l’expansion, la récession (voire la dépression), qui fluctuent au rythme des points de retournement : la crise (passage d’une phase d’expansion à une phase de récession) ou la reprise (dans le cas contraire).

Nous verrons alors que les crises économiques connaissent des sources diversifiées. Dans une première partie, nous verrons que les chocs de demande sont à l’origine de crises économiques. Dans une seconde partie, nous constaterons que les chocs d’offre ont également un impact sur le processus de croissance. Enfin, dans une troisième partie, nous expliciterons le rôle que joue le cycle de crédit dans les fluctuations économiques.


Les chocs de demande sont à l’origine des crises économiques

Documents 1

Définition, mécanisme : choc positif ou négatif


Les retournements de conjoncture peuvent également s’expliquer par des chocs d’offre

Document 1 et 2

Définition, mécanisme : choc positif ou négatif


Les cycles de crédit expliquent eux-aussi les flucutations économiques.

Document 3

Définition et mécanisme


Finalement, une crise peut s’expliquer par deux grands types de facteurs : les facteurs dits endogènes, et a contrario, les facteurs dits exogènes. Le processus de croissance est un processus de long terme, il faut donc porter un regard sur des périodes « courtes » pour pouvoir distinguer des phases au cœur de ce processus. L’activité économique n’est pas stable dans le temps. Il peut arriver que la production des biens et services ne se traduise pas par une croissance économique. Cette absence de croissance caractérise des périodes de récession, voire de dépression. Plusieurs facteurs sont à l’origine des fluctuations de l’activité économique, notamment l’existence de chocs d’offre et/ou de demande et les cycles de crédit.

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

roxanonymous
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20/20

exemple pour la partie 3 de l'épreuve : - Choc d'O : un tremblement de terre est destructeur d'usines donc de capital (Fukushima en 2011) --> negatif. D'autre part, l'arrivée de travailleurs immigrés accroît le nombre de travailleurs donc les capacités de production --> positif. - Choc de D : une hausse du PA des ménages, baisse du taux d'épargne des ménages --> positif. Une hausse de ces taux --> négatif. - Cycles du crédit : en période de prospérité, les agents économiques les agents économiques sont prêts à s'endetter si les taux d'intérêt sont faibles, ils prennent donc de plus en plus de risque, c'est le paradoxe de la tranquillité. Des comportements spéculatifs naissent donc et créent une bulle : c'est le moment de Minsky, on vend les actifs que l'on a acheté à crédit. Les banques deviennent donc méfiantes, augmentent leurs taux d'intérêt et les entreprise qui étaient endettées font donc faillite. C'est tout le système qui part en récession avant un retour à la normale pour une nouvelle expansion.

par - le 10/06/2016

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