Quels liens sociaux dans des sociétés où s'affirme le primat de l'individu ?

Quels liens sociaux dans des sociétés où s'affirme le primat de l'individu ?

digiSchool Bac ES vous propose ce cours de SES pour Terminale ES qui porte sur l'analyse des liens sociaux entre les individus vivant dans des sociétés où s'affirme le primat. Chapitre "intégration, conflit et changement social".

Quels liens sociaux dans des sociétés où s'affirme le primat de l'individu ?

Le contenu du document

Ce cours de SES débute avec quelques définitions à retenir, puis s'appuie sur l'étude des concepts de solidarité organique et solidarité mécanique. 

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Après avoir présenté l'évolution des formes de solidarité selon Durkheim, on montrera que les liens nouveaux liés à la complémentarité des fonctions sociales n'ont pas fait pour autant disparaître ceux qui reposent sur le partage de croyances et de valeurs communes. On traitera plus particulièrement de l'évolution du rôle des instances d'intégration (famille, école, travail) dans les sociétés contemporaines et on se demandera si cette évolution ne remet pas en cause l'intégration sociale.

Prérequis

Maîtriser les notions suivantes : socialisation, sociabilité, anomie, désaffiliation, disqualification, réseaux sociaux.

Objectifs

Maîtriser les notions suivantes : solidarité organique/mécanique, cohésion sociale.

Introduction

DÉFINITION : Cohésion sociale. Ensemble des processus et des mécanismes qui permet de « faire société », c’est-à-dire de faire en sorte que la société « tienne ».

La cohésion sociale correspond à la nature et à l’intensité des liens sociaux qui existent entre les membres de la société.

DÉFINITION : Liens sociaux. Ensemble des relations qui unissent les individus d’une même société.

La société n'est pas une accumulation d'individus isolés, mais repose sur l'existence de relations sociales complexes entre des individus, qui ne se connaissent pas forcément.

DÉFINITION : Intégration. Processus par lequel un individu partage les normes et les valeurs dominantes dans un groupe social (transmises et intériorisées à travers la socialisation) et est en interaction avec les autres.

DÉFINITION : Sociabilité. Établissement des relations sociales avec les autres.

Il existe plusieurs instances d'intégration : la famille, le travail, l’école.

Problématique : Dans une société, sur quoi les liens reposent-ils ? Comment la cohésion sociale se reconstruit-elle dans nos sociétés modernes ? Comment les instances d’intégration jouent-elle un rôle dans l’intégration des individus ?

 

I. Comment les formes de solidarité ont-elles évolué ?       

On assiste à la fin du XIXe siècle à la Révolution Industrielle et à la montée de l’individualisme dans les sociétés occidentales.

Des changements majeurs s’opèrent au sein de la société, qui remettent en cause les mœurs traditionnelles : la religion influence moins le comportement des individus et la famille a moins d’impact sur ses membres.

Émile Durkheim, sociologue français du XIX-XXe siècle, fondateur de la sociologie en France, va alors s’intéresser à l’évolution des formes de solidarité au sein des sociétés.

A. De la solidarité mécanique à la solidarité organique

Dans De la division du travail social (1893), Durkheim distingue la conscience individuelle de la conscience collective. Celle-ci est plus ou moins forte selon la société dans laquelle vit l’individu.

DÉFINITION : Conscience collective. Ensemble des croyances et des sentiments communs à l’ensemble des membres d’une même société.

Selon Durkheim, c’est la division du travail qui est à l’origine de l’évolution des formes de solidarité. La division sociale du travail, mise en valeur par Durkheim, est la division des travailleurs en différents métiers au sein de la société.

1. La solidarité mécanique

La solidarité mécanique est la norme dans les sociétés préindustrielles. Elle se caractérise par une grande similitude entre les individus, notamment dans leur fonction économique. Chaque individu peut ainsi occuper le poste d’un autre individu, tant leurs tâches sont semblables.

Les membres de la société partagent les valeurs et les croyances du groupe, les normes sociales sont contraignantes. La conscience collective y est très forte, il est « nécessaire » de s’y conformer sous peine de sanction exemplaire.

La solidarité mécanique est fondée sur le droit répressif. Le droit répressif a pour but de punir sévèrement le transgresseur de normes afin de ne pas encourager de tels comportements, qui mettraient en péril la cohérence de la société.

2. Le passage de la SM à la SO

Selon Durkheim, la division du travail justifie le passage de la solidarité mécanique à la solidarité organique, car chaque individu se différencie dans sa fonction économique, c’est-à-dire que les métiers exercés ne sont plus les mêmes.

Ainsi, la division sociale du travail a deux conséquences majeures. Tout d’abord, elle engendre l’émergence des consciences individuelles. L’individu commence peu à peu à se différencier. Il n’adhère plus systématiquement aux normes et aux croyances de la société. C’est la montée de l’individualisme.

De plus, elle modifie les liens sociaux entre les individus. Les membres d’une même société créent des liens non pas par ressemblance, mais par complémentarité. En effet, la spécialisation dans la sphère économique engendre une solidarité entre les individus, car ceux-ci se procurent auprès des autres ce qu’ils ne produisent pas eux-mêmes. C’est parce qu’ils ont besoin les uns des autres que les individus entrent en relation.

A NOTER ! Individualisme n’est pas synonyme d’égoïsme.

3. Solidarité organique

La solidarité organique est la norme dans les sociétés post-industrielles. Elle se caractérise par une grande complémentarité entre les individus, notamment dans leur fonction économique. Chaque individu a ainsi besoin de l’autre, tant leurs tâches sont distinctes. Les individus sont comme les organes du corps, chacun occupe une fonction spécifique ET a besoin des autres pour le bon fonctionnement du système global. Ils sont interdépendants.

Les membres de la société partagent toujours les valeurs et les croyances du groupe, mais elles sont moins systématiquement suivies. En effet, les individus développent leurs propres normes et croyances. C’est la montée de l’individualisme.

La conscience collective y est beaucoup moins forte que dans les sociétés préindustrielles et les consciences individuelles deviennent peu à peu prépondérantes.

La solidarité organique est fondée sur le droit restitutif. Le droit restitutif a pour but de réparer les préjudices subis. Les sanctions ne servent plus « d’exemples » pour maintenir la cohésion sociale intacte.

 

4. Synthèse

47c8f66c-3481-438f-bd55-3aa6384d0f28_w633h335Synthèse : Solidarité Mécanique et Solidarité Organique 

 

 

5. L’anomie

DÉFINITION : Anomie. Situation dans laquelle les normes sont inexistantes ou contradictoires, de sorte que l’individu ne sait plus comment orienter sa conduite.

Lors de la révolution industrielle, les normes et les croyances ont évolué subitement et rapidement. Ce qui était « valable » hier ne l’est plus aujourd’hui. Dans ce contexte, les individus ne connaissent pas les nouvelles règles de la société ou n’y ont pas encore adhéré. De fait, les individus souffrent pendant un laps de temps d’une perte de leurs repères. Ils se retrouvent alors dans une situation d’anomie.

 

Le principal changement auquel les individus doivent faire face est la montée rapide de l’individualisme. La conscience collective s’estompe peu à peu, affectant momentanément la solidarité au sein de la société et les liens sociaux entre les individus.

 

Dans les cas les plus extrêmes, les situations anomiques peuvent mettre en péril la cohésion sociale et l’intégration de l’individu à la société.

 

B. Existe-t-il encore des formes de solidarité mécanique dans les sociétés contemporaines ?

Selon Durkheim, les sociétés modernes se caractérisent par une cohabitation des formes de solidarité mécanique et organique. Même si la solidarité organique devient la forme dominante de solidarité, elle ne remplace pas complètement la solidarité mécanique.

 

La solidarité mécanique se retrouve dans des groupes qui rassemblent les individus autour de croyances et de valeurs partagées. Les liens qu’ils tissent sont fondés sur la similitude et la proximité propres à la solidarité mécanique. Les liens peuvent être de diverses natures :

- d’origine (ex : communauté chinoise à Paris),

- de lieu (régionalisme et coutumes, ex : culture bretonne, groupes de supporters de foot),

- ou de valeurs (même causes à défendre et styles de vie, ex : membres d’un syndicat ou d'une association).

Finalement, la montée de l’individualisme ne suppose pas la fin de la solidarité entre individus. En effet, l’individu est alors capable de faire des choix libres sans subir la pression d’entités supérieures (Famille, État etc.). Il ne se définit plus uniquement en fonction de son appartenance à un groupe spécifique et s’émancipe alors face aux autres individus. Toutefois, il n’en reste pas moins en interaction avec ses homologues et a régulièrement l’occasion de faire appel à leur soutien (matériel ou psychologique). Ainsi, l’individualisme ne signifie la fin de la solidarité entre pairs.

 

Au contraire, la montée de l’individualisme peut même engendrer un renforcement des liens sociaux. En effet, les individus occupant des positions sociales spécifiques, voire spécialisées, ont besoin de rentrer en relation avec les autres individus. Il existe alors une interdépendance entre eux. Les formes de solidarité évoluent, mais la solidarité ne disparaît pas. L’individu choisit plus librement ses relations et ne se cantonne plus uniquement à son milieu d’origine et aux relations qui lui sont imposées. Il va ainsi multiplier les relations qu’il aura lui-même choisies.

 

II. L'évolution des instances d'intégration a-t-elle remis en cause l'intégration des individus à la société ?        

A. La famille et ses métamorphoses

1. Quelques données

La famille a connu de profondes transformations depuis un demi-siècle.

La tendance principale concernant l'évolution de la famille est l'affaiblissement du mariage et la croissance exponentielle des divorces.

De plus, la part de couples non mariés a fortement augmenté : l'union libre (la cohabitation sans mariage) et le PACS constituent des alternatives au mariage.

On voit apparaître de nouveaux modèles familiaux avec notamment l’augmentation du nombre de familles recomposées (comprenant un couple d'adultes et au moins un enfant né d'une union précédente de l'un des conjoints) et de familles monoparentales (composées d'un seul parent vivant avec au moins un enfant).

La modèle « traditionnel » de la famille (un couple et ses enfants) est donc remis en cause.

 

2. La famille en crise ?

  • Les nouveaux modèles familiaux

Les mutations de la famille (augmentation des divorces, des naissances hors mariage, baisse du nombre de mariages, hausse des familles recomposées, monoparentales et homoparentales…) accroissent le risque de précarité et de pauvreté.

De plus, les récentes évolutions de la structure familiale peuvent accroître l’isolement relationnel, c’est notamment le cas.

  • Toutefois, la famille reste la principale instance de la socialisation primaire

La famille reste la principale instance de socialisation primaire. Diversification des normes et des valeurs avec les familles recomposées.

L’individu choisit les relations qu’il veut avoir au sein de sa famille. Les relations s’établissent par choix et non plus par obligation. Cela permet alors à l’individu de « faire le tri » dans les normes et les valeurs présentes au sein de sa cellule familiale et d’élire celles qui guideront sa vie.

La famille reste le principal soutien matériel et psychologique. Il existe une réelle solidarité intergénérationnelle. Ex : échanges de services, dons en argent...

 

B. L’École et l’intégration

1. L’École véhicule un socle de valeurs citoyennes et de connaissances éducatives favorables à l’intégration sociale

Le rôle premier de l’École est de transmettre à l’ensemble des individus des normes citoyennes communes. L’intérêt est alors de former une société soudée, reposant sur un socle de valeurs partagées auxquelles les individus adhèrent pour former une Nation unie. L’École est censée permettre l’intégration sociale de l’ensemble des citoyens en garantissant une égalité des chances en transmettant à tous les mêmes connaissances de « base ». C’est la raison pour laquelle l’École est gratuite et obligatoire pour tous quel que soit notre origine sociale ou géographique.


L’École permet l’acquisition de connaissances, de compétences et de qualifications utiles à l’obtention d’un travail. L'École favorise l'intégration professionnelle, car le diplôme offre une protection contre le chômage. De plus, le diplôme protège contre la précarité, car plus un individu est diplômé, plus il a de chances d’occuper un emploi stable (en CDI ou fonctionnaire). 

Le diplôme permet également d’avoir un emploi plus qualifié (on a plus de chances d'être cadre ou profession intermédiaire) et donc d'avoir un salaire élevé. Finalement, le diplôme (donc l'École) protège contre le chômage et la précarité et permet d'obtenir de meilleurs salaires, c'est donc un facteur d'intégration professionnelle.

2. Les modifications de l’École la rendent moins efficace à l’intégration

Depuis quelques années, les diplômes semblent moins rentables.  En effet, depuis 50 ans, la hausse du niveau de diplôme s'est accompagnée d'une hausse du chômage des jeunes, de la précarité, des difficultés d'insertion sur le marché du travail. Même si les diplômés sont moins touchés par le chômage que les non diplômés, le diplôme ne garantit plus l'intégration sur le marché du travail. 

Le chômage de masse a donc diminué l'efficacité de certains diplômes scolaires. Les situations de déclassement scolaire sont de plus en plus fréquentes et les diplômes obtenus ne sont plus aussi systématiquement en adéquation avec le poste occupé. Le paradoxe d’Anderson se vérifie : le décalage entre le niveau de diplôme et les débouchés liées à ce niveau de diplôme est source de désillusion.

De plus, les inégalités de réussite scolaire selon le diplôme remettent en cause le principe méritocratique de l'École : elle accueille les enfants de toutes origines sociales, mais ils n'ont pas tous les mêmes chances de réussir. Le système scolaire a connu une forte massification scolaire, mais il reste sélectif et ne permet donc pas d'intégrer tous les individus avec la même efficacité.

Finalement, Pierre Bourdieu a mis en valeur que l’École (notamment, via ses enseignants) partageait le même capital culturel (ensemble des ressources culturelles, langage, diplômes, connaissances…) que les familles de classe supérieure. Il est donc plus aisé pour les enfants de ces classes de réussir dans les filières les plus valorisées dans le système scolaire. Cette différence de capital culturel explique ainsi la difficulté des enfants de classe populaire dans le système scolaire français « élitiste ».

C. Le travail et son rôle intégrateur

1. Le travail est la principale instance de la socialisation secondaire

Le travail reste la principale instance de socialisation secondaire. Il véhicule des normes et des valeurs pendant l’âge adulte, utiles aux individus pour s’intégrer au sein de leur entreprise. Ces normes et ces valeurs peuvent alors être à l’origine d’identités collectives fortes.


De plus, il est source de sociabilité et d’un réseau social. Il permet aux individus d’interagir entre eux et de se constituer un « carnet d’adresses » sur lequel les travailleurs pourront compter pour obtenir un soutien professionnel (stage, emploi, opportunités de carrière…), voire personnel (basé sur une relation plus affective).

De plus, le travail est un vecteur essentiel d'intégration, car il permet de percevoir un revenu et un statut social. Le revenu est nécessaire pour s’intégrer dans notre société où la consommation de masse y joue un rôle prépondérant. « Je consomme, donc je suis ». La consommation est un marqueur d’identité, elle permet à l’individu de ressembler à ses pairs (importance de suivre la mode) ou de se distinguer pour « exister » socialement (importance de montrer par ses achats notre « supériorité » sociale). Le statut social confère à l’individu une partie de son identité.

2. Les évolutions du marché du travail mettent à mal le rôle intégrateur de l’emploi

Toutefois, l’augmentation des emplois instables déstabilisent le rôle intégrateur du travail. Alors que les embauches en CDI (contrat à durée indéterminée) étaient la norme jusqu’au début du XXIe siècle, les CDD (contrat à durée déterminée) et les contrats en intérim (courte mission de plusieurs heures à plusieurs mois) sont de plus en plus fréquemment utilisés par les entreprises. 

C’est le passage de l’emploi typique (CDI, stable, valorisant…) à l’emploi atypique (CDD, irrégulier, etc.). Pour ces travailleurs, les revenus deviennent irréguliers. Les droits à la protection sociale (indemnités chômage, retraite…) sont remis en question. Le travail ne les protège plus autant face à la précarité et à la pauvreté.

Ainsi, la progression des emplois atypiques conduit à la disqualification sociale selon Serge Paugam et à la désaffiliation de l’individu selon Robert Castel.

Selon Serge Paugam, la disqualification sociale est un processus s’expliquant par l’exclusion du marché du travail de certains individus. Ces derniers vont peu à peu porter cette « étiquette » d’exclus et vont alors s’isoler les conduisant dans des situations de pauvreté et précarité.

Selon Robert Castel, la désaffiliation est un processus engendré par l’affaiblissement des liens de proximité (notamment familiaux…) et les difficultés d’insertion sur le marché du travail. Ce processus conduit à la fragilisation du lien social pour l’individu et à la pauvreté, remettant en cause le rôle intégrateur du travail. La perte du travail conduit à un processus de désaffiliation conduisant à l'absence de participation à toute activité (productive et sociale) et à l'isolement relationnel.

Ainsi, le travail reste plus que jamais une condition d’intégration sociale et un producteur de lien social, mais les conditions d’accès à un emploi stable sont de plus en plus difficiles, notamment pour certaines catégories de la population active (jeunes, peu qualifiés...).

 

Conclusion

Alors que les sociétés traditionnelles préindustrielles reposaient sur les principes de la solidarité mécanique, les sociétés modernes post-industrielles suivent le fonctionnement de la solidarité organique. La solidarité mécanique s’instaure entre des individus semblables dans leur position professionnelle. La conscience collective très affirmée incite les individus à se confirmer aux normes et croyances de la société. Avec la Révolution Industrielle, la société et ses membres évoluent. 

Les consciences individuelles se développent, laissant plus de place aux individus pour s’affirmer. Les individus interagissent, car ils sont désormais interdépendants au vu de leur spécialisation dans la sphère professionnelle. Toutefois, le passage de la solidarité mécanique à la solidarité organique n’engendre pas une disparition totale de la première. Ainsi, nos sociétés modernes voient cohabiter solidarité mécanique et solidarité organique.

De plus, la famille, l’école et le travail sont des instances de socialisation qui jouent un rôle primordial dans l’intégration des individus et dans la formation d’une société homogène et cohérente, générant ainsi de la cohésion sociale. La famille transmet des valeurs et des normes qui seront le socle de base pour l’enfant. 

Elle est également le premier soutien affectif et matériel, via les aides intergénérationnelles. L’école a pris en charge la transmission de valeurs citoyennes afin d’assurer une certaine unité et de former une Nation. Enfin, le travail reste l’instance de socialisation principale pendant la socialisation secondaire. Il est également le moyen pour l’individu de créer un réseau social et une sociabilité notable. Toutefois, toutes ces instances d’intégration ont été confrontées à des profondes mutations, qui mettent dans une certaine mesure en péril leur rôle intégrateur. 

Les nouvelles formes de structure familiales peuvent engendrer une exposition beaucoup plus conséquente à la précarité et à la pauvreté. La massification et la démocratisation à l’école n’ont pas non plus réussi à intégrer tous les individus de la même manière. Les diplômes ne protègent plus aussi bien du chômage et génère la peur du déclassement. 

Enfin, les évolutions au travail, notamment la hausse des emplois précaires, ont généré une plus grande vulnérabilité des actifs. Ces derniers sont alors confrontés à des revenus beaucoup plus irréguliers et le travail n’assure plus autant leur sécurité financière, remettant également en cause leur bonne intégration et la cohésion sociale.

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