Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ? - SES - Terminale ES

Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ? - SES - Terminale ES

Découvrez ce cours de SES de Terminale ES, rédigé par notre professeur, consacré au chapitre intitulé "Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?" Une fois que tu as bien lu et compris le cours on t'invite à tester tes connaissances sur le quiz associé.

Vous étudierez tout d'abord la mondialisation du commerce à travers l'explosion des échanges, et notre professeur vous expliquera les origines de la mondialisation. Vous ferez ensuite une comparaison entre libre échange et protectionnisme. Enfin, vous aborderez la production mondialisée avec les firmes multinationales et la mondialisation des firmes. Vous trouverez également le vocabulaire à retenir sur ce chapitre de SES.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce cours de SES sur les fondements du commerce international et l'internationalisation de la production !
Consultez le chapitre suivant : Quelle est la place de l'Union européenne dans l'économie globale ?

Document rédigé par un prof Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ? - SES - Terminale ES
Télécharger gratuitement

13.00/20

3.2500 5 0

4 Avis > Donne ton avis

15211 téléchargements

Le contenu du document

Le deuxième thème en SES porte sur la mondialisation et l’intégration européenne. Le premier chapitre de ce thème aborde la question de la mondialisation du commerce, c’est-à-dire les échanges de biens et services entre pays.

PRÉREQUIS

Aucun prérequis n’est nécessaire.

OBJECTIFS

En partant d'une présentation stylisée des évolutions du commerce mondial et en faisant référence à la notion d'avantage comparatif, on s'interrogera sur les déterminants des échanges internationaux de biens et services et de la spécialisation.

On analysera les avantages et les inconvénients des échanges internationaux pour les producteurs comme pour les consommateurs. On présentera à cette occasion les fondements des politiques protectionnistes et on en montrera les risques. On s’interrogera sur les effets d’une variation des cours de change sur l’économie des pays concernés.

En s'appuyant sur des données concernant le commerce intra-firme et sur des exemples d'entreprises multinationales, on abordera la mondialisation de la production. On analysera les choix de localisation des entreprises et leurs stratégies d'internationalisation. On étudiera à cette occasion les principaux déterminants de la division internationale du travail, en insistant sur le rôle des coûts et la recherche d'une compétitivité hors prix.

Maîtriser les notions suivantes : Avantage comparatif, dotation factorielle, libre-échange et protectionnisme, commerce intra-firme, compétitivité prix et hors prix, délocalisation, externalisation, firmes multinationales, spécialisation.

I. LA MONDIALISATION DU COMMERCE

A. L’explosion des échanges

Les échanges de biens et de services à l’échelle mondiale se sont développés fortement depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le commerce international a augmenté plus rapidement que la production. Cette tendance s’est encore accrue davantage depuis les années 1990-2000.

De nos jours, tous les biens et services s’échangent. Cependant, la majorité de ceux-ci restent concentrés dans les régions les plus développées : Europe, Amérique du Nord, Asie Orientale. En effet, ces dernières années, nous avons pu constater la montée en puissance de la Chine, qui est devenue le premier exportateur mondial.

B. Les origines de la mondialisation

La mondialisation, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est due en grande partie à l’innovation et au progrès technique dans les domaines des communications et du transport. En effet, le prix des télécommunications a considérablement baissé ces dernières années, grâce au développement d’internet. En ce qui concerne les transports, le mode maritime s’est considérablement amélioré tant en termes de coûts que de temps de transports.

Les droits de douane sont un élément essentiel pour expliquer la mondialisation des échanges. En effet, ils ont diminué sensiblement, grâce à des accords de libre-échange négociés entre les pays, notamment dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce (OMC).

L’OMC est une organisation internationale, qui régit le commerce entre les pays. Elle surveille et réprime les pratiques déloyales.

DÉFINITION : Droits de douane. Taxe imposée aux produits venant de l’étranger (=produits importés).

Exemple : Un manteau produit en Chine dont la valeur est de 100€ peut se voir appliquer un droit de douane de 15% en rentrant sur le territoire chilien. Il sera donc mis en vente à 115€ au Chili.

C. L’explication théorique des échanges internationaux

Les différents économistes issus des écoles classiques et néo-classiques ont démontré que les échanges de biens et de services à l’échelle internationale permettent une spécialisation de chaque pays dans des productions où ces pays disposent d’avantages. Ces spécialisations procurent des gains à l’échange.

DÉFINITION : Gains de l’échange. Augmentation de la production résultant de la spécialisation des agents, qui échangent leur production.

DÉFINITION : Spécialisation. Fait de se consacrer uniquement à la production d’un ou plusieurs biens. 

1. La théorie des avantages absolus de Smith

Adam Smith est un économiste classique qui a mis en avant la théorie de l’avantage absolu dans son ouvrage « La richesse des nations » (1776). Il expose dans cet ouvrage que chaque nation a intérêt à se spécialiser dans la production de biens où elle possède un « avantage absolu », ce qui revient à dire qu’elle produit à des coûts moins élevés que les autres pays. Dans le cas où des biens seraient produits à des coûts plus élevés que l’étranger, ils seraient alors importés.

En d’autres termes, selon Smith, un pays doit se spécialiser dans la ou les productions pour lesquelles sa productivité est plus grande que dans les autres pays.

2. La théorie des avantages comparatifs de Ricardo

David Ricardo s’est basé sur le travail d’Adam Smith pour bâtir sa théorie des avantages comparatifs. Il a apporté une complémentarité à la théorie de Smith en mettant en valeur que certains pays ne disposaient d’aucun avantage absolu. Dans ce cas, si on suit la théorie de Smith, ce pays ne fera qu’importer les biens et services, mais ne produira pas lui-même. Ce qui n’est pas envisageable économiquement.

Ricardo va donc démontrer qu’un pays devra se spécialiser dans la production pour laquelle il est le « moins mauvais » par rapport aux autres pays. Il compare ainsi le coût de production d’un même produit entre deux pays. Puis, il démontre que l’échange est profitable, si le pays se spécialise dans la production pour laquelle il a le meilleur avantage comparatif, c’est-à-dire dans la production où il est relativement le plus efficace. Exemple :

24c11d35-57b6-4c6b-ae62-16da4c5b6ea0_w872h152 3f4c5db8-1d5f-4d65-a621-ce8c093a79f7_w820h153

* Nombre de travailleurs

** Nombre de machines

Dans cet exemple, on voit bien que l’Allemagne possède deux avantages absolus ; elle est plus productive (efficace) que la France pour les deux types de productions. Toutefois, l’écart est moins important pour la production d’un manteau. Dans ce cas, la France prendra en charge la production de manteaux, alors que l’Allemagne se spécialisera en production automobile pour laquelle elle est bien plus productive que la France.

DÉFINITION : Avantage comparatif. Avantage dont dispose un pays dans une production au regard des pays étrangers. 

3. Le théorème HOS

Parmi les économistes néoclassiques, on distingue le modèle HOS (Heckscher-Ohlin-Samuelson), qui explique les échanges internationaux par l’abondance ou la rareté relative des facteurs de production, dont sont dotés les différents pays. Autrement dit, un pays doit se spécialiser dans la production en fonction de la quantité de facteurs disponible.

Ainsi, un pays qui dispose de beaucoup de terres, mais peu de capitaux, exportera des produits agricoles. Un autre pays, disposant d’une faible surface agricole, mais beaucoup de capital technique, se spécialisera dans l’exportation de produits manufacturés.

Si un pays dispose d’une grande quantité de main d’œuvre (facteur travail), il devra se spécialiser dans une production nécessitant beaucoup de travailleurs ; par exemple : le textile en Inde ou au Bengladesh.

Au contraire, un pays disposant de machines et de technologie (facteur capital) devrait se spécialiser dans une production où les biens d’équipement sont indispensables ; par exemple : l’aéronautique pour les pays occidentaux (Europe et États-Unis).

Ces différents modèles ne peuvent expliquer qu’en partie l’explosion des échanges internationaux.

DÉFINITION : Dotation factorielle. Quantité de facteurs de production disponibles dans un pays. 

II. LIBRE-ÉCHANGE VS PROTECTIONNISME

A. Libre-échange

DÉFINITION : Libre-échange. Le libre-échange est une théorie économique encourageant la libre circulation des biens et des services entre les pays. Cette libre circulation suppose la suppression de tous les obstacles pouvant entraver les échanges entre nations.

1. Avantages du libre-échange

Le libre-échange comporte plusieurs avantages :

1) Tout d’abord, une ouverture des frontières engendre un accroissement de la taille des marchés. Les entreprises peuvent donc augmenter leur production puisqu’elles ont désormais une clientèle internationale. Or, une augmentation de la production génère des économies d’échelle. Plus une entreprise produit à grande échelle, plus le coût unitaire baisse. Ce qui lui permet :

DÉFINITION : Économie d’échelle. Baisse du coût unitaire de production en raison de l’augmentation des quantités produites.

DÉFINITION : Compétitivité prix. Proposer des produits moins chers que ceux des concurrents. 

DÉFINITION : Compétitivité hors-prix. Proposer des produits différenciés (design, technologie, innovation) de ceux des concurrents. 

2) Le libre échange facilité la spécialisation. Chaque pays va alors se consacrer uniquement à une ou plusieurs productions et importer les produits qu’il ne crée pas. L’avantage de la spécialisation est l’augmentation de la productivité dans cette production. 

Plus une entreprise produit, plus elle devient efficace, ce qui diminue ses coûts grâce à un plus grand savoir-faire. C’est le principe du « Learning by doing ».

3) Le libre-échange génère une plus grande concurrence pour l’ensemble des entreprises, puisqu’elles sont désormais confrontées à l’ensemble de leurs concurrentes mondiales produisant les mêmes biens qu’elles. 

La concurrence va inciter les entreprises à baisser leurs coûts et également leurs prix, ce qui est profitable aux consommateurs. Elle les incite également à se différencier via la technologie ou les caractéristiques du produit, ce qui augmente la diversité de produits.

4) Le libre-échange permet d’effectuer des transferts de technologies d’un pays vers un autre, ce qui dynamise leur progrès technique respectif. Certains pays imitent ou achètent des technologies afin de développer des produits. 

Exemple : La Chine utilise des techniques françaises pour construire ses trains à grande vitesse.

2. Inconvénients du libre-échange

Le libre-échange comporte également plusieurs inconvénients : 

1) Tout d’abord, il existe une réelle inégalité entre les pays du Nord, qui produisent des biens manufacturés (industriels) et les pays du Sud, qui sont spécialisés dans les produits agricoles. Les spécialisations sont inégales et ne permettent pas toutes de se développer. 

En effet, certaines spécialisations entraînent une dégradation des termes de l’échange. C’est notamment le cas des pays en développement.

DÉFINITION : Termes de l’échange. Quantité de biens qu’un pays peut importer grâce à ses exportations.

Un pays spécialisé dans les produits agricoles vend sa production à des prix bas, car sa spécialisation n’a pas une grande valeur ajoutée. Par exemple, en 2019, une tonne de blé vaut environ 200 euros. 

Au contraire, un pays spécialisé dans les produits manufacturés peut vendre sa production à des prix bien plus élevés, car la production nécessite savoir-faire, technologie et biens d’équipements, ce qui augmente la valeur ajoutée du produit. Par exemple, une voiture peut valoir 15 000€.

Ainsi, selon cet exemple, un pays du Nord (Europe occidentale, Amérique du Nord…) peut se procurer 75 tonnes de blé (= ), alors qu’un pays du Sud (Afrique, Amérique du Sud, Inde…) peut seulement acheter 0,01 voiture avec une tonne de blé.

Les termes de l’échange sont donc beaucoup plus favorables pour les pays du Nord. Les pays du Sud vont alors avoir du mal à se procurer des biens manufacturés, ce qui freine leur développement et les maintient dans une certaine dépendance par rapport aux pays du Nord.

2) Comme vu précédemment, le libre-échange accroît la concurrence entre pays. Les entreprises, pour gagner en compétitivité prix, vont chercher à minimiser leurs coûts de production. Elles prennent donc en compte le coût de leur main d’œuvre et vont tenter de le diminuer. Une solution pour elles est d’implanter leurs sites de production (usines, bureaux…) dans des pays où le coût de la main d’œuvre est nettement inférieure (exemple : Asie du Sud-Est…). La conséquence est une hausse du chômage et la destruction d’emplois dans les pays subissant ces délocalisations ; comme les pays d’Europe occidentale. C’est notamment le cas des emplois peu qualifiés.

B. Le protectionnisme

DÉFINITION : Protectionnisme. Théorie économique visant à protéger une économie nationale de la concurrence étrangère en limitant les échanges de biens entre pays.

ATTENTION ! Le protectionnisme cherche à réduire les importations, pas les exportations !

Le protectionnisme peut se traduire par différentes mesures que les pays peuvent adopter. Parmi ces différentes mesures, on retrouve la mise en place de barrières tarifaires et de barrières non tarifaires.

DÉFINITION : Barrière tarifaire. Mise en place d’une mesure ayant un impact sur les prix afin de limiter les échanges internationaux. Exemples : subventions de producteurs locaux, droits de douane sur les produits importés etc.

DÉFINITION : Barrière non tarifaire. Mise en place d’une mesure ayant un impact sur les quantités des produits importés afin de limiter les échanges internationaux. Exemples : normes sanitaires et techniques, droits de douanes réduits si les biens sont produits en partie sur place, quota d’importation …

L’ouverture des économies apporte des avantages, mais ceux-ci peuvent être perçus comme des menaces, le libre-échange n’est pas une théorie désirée par tout le monde. Les pays ne peuvent le pratiquer que partiellement, car ils sont soucieux de protéger leur économie nationale.

1. Avantages du protectionnisme

Le protectionnisme comporte également plusieurs avantages : 

1) Le principal argument pour les défenseurs du protectionnisme est de protéger l’économie nationale du reste du monde. En effet, en fermant les frontières à la concurrence étrangère, les consommateurs feront uniquement appel aux entreprises locales et nationales, ce qui engendrera une baisse du chômage. 

La main d’œuvre sera utilisée pour satisfaire la demande des consommateurs. À terme, cela sera favorable à la croissance du pays, c’est-à-dire que ce dernier connaîtra une augmentation de sa production.

2) Un économiste du XVIIIe siècle a mis en valeur un intérêt spécifique du protectionnisme. C’est le « protectionnisme éducateur » de Friedrich List. Friedrich List met en évidence que dans un cas bien précis, le protectionnisme peut être bénéfique. Il s’agit ainsi, selon lui, de mettre en place un protectionnisme provisoire le temps que les « industries naissantes » aient le temps de se développer et de pouvoir faire concurrence aux pays déjà industrialisés. 

La mise en place de droits de douane semble alors nécessaire pour protéger les industries naissantes de la concurrence des pays développés. Si un pays en développement est mis en concurrence avec un pays déjà industrialisé, il y a de grandes chances pour que ce dernier bénéficie d’avantages (économies d’échelle, gains de productivité, savoir-faire...), qui nuiront au développement du premier.

2. Inconvénients du protectionnisme

Le protectionnisme comporte également plusieurs inconvénients :

1) Le protectionnisme restreint la concurrence dans la mesure où les entreprises étrangères ne sont pas présentes sur le marché. Les entreprises sont donc beaucoup moins incitées à améliorer leur compétitivité (prix et hors-prix). Cet affaiblissement de la concurrence a deux principales conséquences.

Tout d’abord, une réduction de la concurrence peut déboucher sur une stagnation du progrès technique et limiter l’innovation, ce qui n’est pas favorable à la croissance économique d’une part et ce qui limite la diversité des biens proposés aux consommateurs.

De plus, cette baisse de la concurrence engendre des prix plus élevés qu’en situation de concurrence, dans la mesure où les consommateurs n’ont pas le choix.

2) Les mesures protectionnistes peuvent se révéler inefficaces, car elles peuvent engendrer une guerre commerciale entre pays.

Le second inconvénient du protectionnisme est le risque de représailles de la part des autres pays. En effet, si un pays X limite les importations provenant du pays Z, la probabilité est grande pour que le pays Z fasse de même et limite les importations du pays X. À terme, chaque pays se retrouve isolé économiquement et la croissance mondiale baisserait.

III. UNE PRODUCTION MONDIALISÉE

A. Les firmes multinationales

Une part croissante de la production mondiale est issue du développement des firmes multinationales (ou transnationales).

DÉFINITION : Firme multinationale. Une firme multinationale est une entreprise ayant au moins une unité de production dans un pays étranger. 

Les FMN sont présentes dans plusieurs pays et produisent des biens dans ces différents pays. Elles développent des échanges entre firmes, ce que l’on nomme commerce intra firme.

DÉFINITION : Commerce intra-firme. Échanges de biens entre filiales d’une même FMN. 

Pour qu’une entreprise devienne une FMN, elle procéder généralement à des IDE (Investissements Directs à l’Étranger), mais elle peut également externaliser une partie de sa production.

DÉFINITION : IDE. Investissements Directs à l’Étranger. Démarche pour une entreprise d’acquérir une entreprise dans un autre pays avec l’intention de la gérer.

DÉFINITION : Externalisation. Transfert des activités d’une entreprise de son pays d’origine vers un autre pays. 

Si une entreprise ferme un site de production dans un pays pour l’implanter dans un autre pays, on parle de délocalisation.

B. La mondialisation des firmes

Ces entreprises s’implantent à l’étranger pour plusieurs raisons :

  • soit elles cherchent à augmenter leur compétitivité prix,
  • soit elles cherchent des territoires attractifs pour améliorer leur compétitivité hors prix.

1. Compétitivité prix

1) Les entreprises veulent minimiser les coûts de production pour améliorer leur compétitivité et faire face à la concurrence. Les entreprises cherchent ainsi les salaires les plus bas pour obtenir des coûts moindres.

Exemple : les pays sans salaire minimum imposé par l’État et une protection sociale des travailleurs absente ou quasi-inexistante sont perçus comme attractifs pour installer certaines usines.

2) Le processus de DIPP est de plus en plus utilisé par les entreprises pour diminuer leurs coûts. La division internationale du processus de production consiste pour une entreprise à décomposer la production d‘un bien en plusieurs étapes et à attribuer à chaque filiale une de ces étapes.

L’objectif est de prendre en compte la spécificité du pays d’accueil avant d’attribuer une étape de production.

Par exemple, dans les pays où il y a beaucoup de main d‘œuvre, les entreprises confient les tâches qui nécessitent beaucoup de facteur travail. Premièrement, le facteur travail sera moins coûteux car abondant ; de plus, l’expérience et le « Learning by doing » (apprendre en faisant) augmenteront la productivité de ces travailleurs.

Exemple : Apple conçoit ses iPhones aux États-Unis, les composants sont produits dans différents pays du Nord, l'assemblage des composants se fait en Chine.

3) Les autres coûts. Au-delà d’un coût du travail bas, les entreprises examinent également le coût des matières premières, celui des transports, la fiscalité (les impôts), l’existence de droits de douane avant de s’implanter dans un pays.

2. Compétitivité hors-prix

1) La recherche de facteurs rares, certaines compétences ou certaines ressources qui ne sont pas disponibles dans le pays d’origine : les entreprises vont alors s’implanter pour des raisons climatiques, ou dans des régions spécialisées dans certains domaines comme l’informatique par exemple.

2) Les entreprises veulent se rapprocher de leurs clients afin de comprendre plus facilement leurs demandes, mieux les écouter et réagir plus vite en cas d’évolutions rapides.

3) Vigilance. Pour déterminer leur pays d’accueil, les entreprises vont également être vigilantes à la qualité des infrastructures (routes, ports, aéroports…), à la stabilité politique (coups d’état, guerre civile…) et à la situation sanitaire (épidémie, …).

4) Expertise. Les entreprises peuvent rechercher une main d’œuvre qualifiée pour chercher à se différencier par l’innovation et les nouvelles technologies ou pour effectuer des tâches nécessitant une certaine expertise. Dans ce cas, un coût du travail plus élevé ne sera pas un frein pour le choix de la filiale. La FMN privilégiera des pays où la main d’œuvre est diplômée, qualifiée et productive.

LE PETIT + DANS TA COPIE

La difficulté de ce chapitre réside dans la grande quantité de notions à maîtriser. Des notions, telles que compétitivité, économie d’échelle, firme multinationale, spécialisation … doivent être acquises et utiliser à bon escient dans votre copie. Elles ne sont pas toujours évidentes au premier abord, mais vous seront utiles dans ce chapitre comme dans le chapitre sur l’Union Européenne.

POUR ALLER PLUS LOIN …

  • Le documentaire « Ma Mondialisation » est un exemple français illustrant l’implication de l’ouverture des frontières pour les entreprises.
  • « Mondovino » est un exemple de l’impact de la mondialisation sur l’industrie du vin.
  • Enfin, Les aventures d’un tee-shirt dans l’économie globalisée (Fayard, 2007) illustre le parcours d’un tee-shirt de son « origine » à sa vente.

PROGRAMME COMPLET DE SES

Accède à toutes les fiches du programme de Sciences économiques et sociales ci-dessous. Notre professeur t'a préparé une leçon pour chacune notion du programme pour réviser ton bac de SES ! Télécharge la fiche gratuitement en créant ton compte pour réviser n'importe où.

 

  1. Quelles sont les sources de la croissance économique ?
  2. Comment expliquer l'instabilité de la croissance ?
  3. Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?
  4. Quelle est la place de l'Union européenne dans l'économie globale ?
  5. La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l'environnement ?
  6. Comment analyser la structure sociale ?
  7. Comment rendre compte de la mobilité sociale ?
  8. Quels liens sociaux dans des sociétés où s'affirme le primat de l'individu ?
  9. La conflictualité sociale : pathologie, facteur de cohésion ou moteur du changement social ?
  10. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à la justice sociale ?
  11. Comment s'articulent marché du travail et gestion de l'emploi ?
  12. Quelles politiques pour l'emploi ?

 

Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Les avis sur ce document

FannyJ18
5 5 0
20/20

Merci pour vos commentaires, nous avons modifié le document !

par - le 06/12/2016
Metellus6000
3 5 0
12/20

Merci pour cette fiche. Malheureusement, les notions présentées sont amplement incomplètes et survolées, et des fautes de syntaxe rendent les explications confuses. Pourriez-vous y jeter un coup d??il s'il vous plaît?

par - le 03/12/2016
LunaRainbow
1 5 0
4/20

Je trouve que ce n'est pas assez développé. Je veux dire par là que d'accord c'est une fiche de révision mais il devrait y avoir des éléments de réflexion plus spécifique, il devrait y avoir des idées, des théories, des auteurs.

par - le 19/06/2016
Plus d'avis (1)

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac ES le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac ES

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac ES

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?