Correction Sciences - Bac ES 2017 Polynésie

Correction Sciences - Bac ES 2017 Polynésie

Consultez gratuitement le corrigé de l'épreuve anticipée de Sciences du Bac ES 2017 de Polynésie Française.
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Notre professeur vous propose son corrigé détaillé de l'épreuve de Sciences qui portait sur les thèmes "Représentation Visuelle", "Défi énergétique" et "Nourrir l'humanité".

Téléchargez gratuitement ci-dessous le sujet corrigé de Sciences du Bac ES 2017 de Polynésie.

Correction Sciences - Bac ES 2017 Polynésie

Le contenu du document


PARTIE 1 : REPRESENTATION VISUELLE

LES DEFAUTS VISUELS DE MARTIN

Introduction :

Martin souffre d’albinisme oculaire, cette maladie est génétique et est portée par le chromosome X. Elle peut provoquer des défauts dans la vision comme une mauvaise acuité visuelle ou une baisse de densité des photorécepteurs.

Quels sont les défauts visuels causés par l’albinisme oculaire chez Martin et comment les corriger ?

Pour répondre à cela nous allons d’abord expliquer les impacts de l’albinisme oculaire sur la rétine, puis nous expliquerons les défauts liés à l’œil ainsi que les corrections possibles.


L’albinisme oculaire peut entrainer de nombreux défauts visuels en fonction des personnes touchées par cette maladie génétique (le plus souvent, des hommes). Dans le cas de Martin, nous allons étudier les anomalies que cela provoque sur ses yeux. Dans le document 1 on compare la rétinographie d’une personne saine avec celle de Martin, cet examen permet d’obtenir une image du fond de l’œil (c’est-à-dire la rétine). En comparant les deux résultats on constate que Martin a bien de nombreux vaisseaux sanguins, ainsi qu’un nerf optique fonctionnel, mais il n’y a pas de trace de la macula. La macula est la zone située dans l’axe optique et contient en son centre la fovéa, c’est dans cette zone que l’on trouve des photorécepteurs en très grande quantité (quasi uniquement des cônes). Cela signifie que Martin a peu de photorécepteurs (de cônes plus précisément) dans son axe optique. Les cônes sont les photorécepteurs peu sensibles à la lumière et permettant de voir en couleurs grâce à leur pigment : les opsines. Il existe trois sortes de cônes : les bleus, les verts et les rouges. Le document 3 permet d’expliquer que Martin ait une mauvaise acuité visuelle car c’est dans la macula qu’elle est la plus importante, grâce à la présence massive de cônes, or la macula de Martin est absente. Les bâtonnets, sont les seconds photorécepteurs, ils ne permettent pas de voir en couleurs mais sont très sensibles à la lumière (ils fonctionnent donc même lorsque la luminosité est faible. Comme nous le montre le document 3, ils sont de plus en plus présents lorsqu’on s’éloigne de plus en plus de la macula.


Le document 2 nous apporte des informations complémentaires sur les défauts visuels de Martin, il est précisé que pour un œil normal (sans erreur réfractive), la longueur de l’œil doit être de 23mm. Or on sait que les yeux de Martin possèdent une erreur réfractive de +3.5δ, donc d’après le document 2, la longueur de l’œil de Martin est d’environ 21.5mm, son œil étant trop petit, les rayons n’arrivent pas directement sur la rétine, mais après, Martin est donc hypermétrope (voir schéma).

Autant son défaut visuel lié au manque de cônes dans sa macula ne peut être soigné, car on ne peut pas greffer de nouveaux photorécepteurs, autant concernant son hypermétropie, il est possible de la corriger. En effet, lorsqu’une personne est hypermétrope, il lui faut des lunettes ou des lentilles avec des verres convergents, pour que l’ensemble des rayons lumineux arrivent sur sa rétine, conférant ainsi une vision nette des objets.

Schéma d’un œil normal (en bas) et d’un œil hypermétrope (en haut).


Conclusion : 

L’albinisme oculaire dont souffre Martin, lui provoque un manque de photorécepteurs (cônes) sur la rétine, ce défaut provoque une baisse de l’acuité visuelle qui ne peut être soignée. Cette pathologie provoque également un raccourcissement de l’œil, entrainant une hypermétropie, cette dernière peut être corrigée par le port de lentilles convergentes.

Nous pourrions essayer de comprendre si en l’absence d’un grand nombre de cônes au niveau de la macula, la vision de Martin lui permet de distinguer les couleurs de la même manière qu’une personne non-atteinte d’albinisme oculaire.


PARTIE 2 : LE DEFI ENERGETIQUE

QUESTION1 : 

Recopier sur la copie et compléter les chaînes énergétiques correspondant au fonctionnement du moteur thermique de la voiture B et de l’ensemble constitué de dispositif de récupération et de conversion suivi de l’accumulateur en phase de recharge de la voiture B.


QUESTION 2 : 

En supposant que le moteur électrique de la voiture B fonctionne pendant 30 minutes, calculer l’énergie électrique consommée.

D’après le document 2, la voiture B possède un moteur électrique d’une puissance de 40kW. Nous supposons qu’il s’agit de 40kW par heure de fonctionnement, donc pour 30min de fonctionnement, la voiture B consommera la moitié, soit 20kW.


QUESTION 3 : 

Citer deux avantages de la technologie hybride qui pourraient inciter un acheteur à choisir le modèle B plutôt que le modèle A.

Les avantages de la technologie hybride qui pourrait favoriser l’achat d’une voiture B sont :

- qu’elle combine deux moteurs : un thermique, alimenté par essence ou gazole, et un électrique, qui s’autoalimente (via les accumulateurs) et qui peut être rechargé sur une prise électrique. Cela permet au conducteur de réduire sa facture d’essence surtout s’il fait beaucoup de trajet en ville (vitesse faible, d’après le doc 1).

- que la puissance de la voiture B ne sera pas plus faible que la voiture A car en plus du moteur électrique il y a un moteur thermique qui prend le relais lorsqu’on accélère ou que l’on est à vitesse élevée (doc 1). D’après le doc 2 le moteur thermique de la voiture B a pratiquement la même puissance que celui de la voiture A.


On pourrait proposer ce troisième avantage, mais il est plutôt attendu dans la question suivante. 

- qu’une voiture hybride n’émet que 82gr de dioxyde de carbone par kilomètre parcouru, soit 46gr de moins par kilomètre qu’avec une voiture A (seulement thermique). C’est un avantage en faveur du développement durable.


QUESTION 4 : 

Un concessionnaire automobile affirme que le modèle « hybride rechargeable » est plus « écologique » que le modèle A. Discuter cette affirmation en cinq lignes au maximum.

Le concessionnaire a raison, car d’après les documents, un modèle hybride rechargeable serait plus écologique qu’un modèle classique. Dans le document 2, on nous dit qu’une voiture hybride n’émet que 82gr de dioxyde de carbone par kilomètre parcouru, soit 46gr de moins par kilomètre qu’avec une voiture A (seulement thermique). Sachant qu’un modèle rechargeable permet d’être autonome sur plus de kilomètres (environ 50), le conducteur va rouler plus longtemps à l’électricité, sans utiliser son moteur thermique.


PARTIE 3 : NOURRIR L’HUMANITE

DETECTER DES ALIMENTS AVARIES AVEC SON TELEPHONE PORTABLE.

QUESTION1 : 

Expliquer de quelle façon le scanner de poche peut détecter si une viande ou un poisson présente un danger pour la santé du consommateur.

D’après le document 2, le scanner permet de mesurer plusieurs paramètres comme la température, l’humidité ou encore le taux de composés chimiques comme l’ammoniac. Nous savons que les micro-organismes se multiplient rapidement dans des milieux avec des conditions favorables comme la présence d’eau (où l’humidité ambiante est élevée), une température adéquate ou encore la présence d’oxygène. En retour de nombreux micro-organismes produisent des gaz chimiques comme l’ammoniac (doc 3), le dioxyde de carbone ou encore le méthane. Le document 3 nous montre que plus on laisse longtemps du poisson (ou de la viande) à une température de 2.5°C, plus le taux d’ammoniac libéré sera important : on passe d’environ 7mg pour 100mL au 1er jour à 60mg pour 100mL au 10ème jour. Le scanner de poche permettrait donc de dire si la température ou le taux d’humidité sont corrects sur une viande ou un poisson. Il permettrait également de mesurer la présence d’ammoniac et de dire si la viande ou le poisson sont encore consommables ou s’ils risquent d’intoxiquer le consommateur.


QUESTION 2 : 

Discuter de l’utilisation du scanner de poche comme outil utile en termes de santé publique.

Le scanner de poche permet de mesurer des paramètres permettant de dire si une viande ou un poisson présente des dangers pour la santé. L’avantage est que le scanner est petit et facile à transporter, qu’il mesure certains paramètres importants (température, humidité, ammoniac) et qu’il est connecté à nos Smartphones. Cependant, le doc 2 précise bien que ce scanner n’est pas encore totalement fiable. De plus il ne mesure que la surface des échantillons, il ne donne pas la température à l’intérieur d’une viande, ou d’un poisson, ou même à l’intérieur d’un produit emballé. Certains composés chimiques sont très volatils ou présents dans l’air ambiant (ex : CO2) et ne peuvent pas forcément être mesurés de manière correcte.

Fin de l'extrait

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