Corrigé de Sciences (1èreES) - Bac ES Pondichéry 2018

Corrigé de Sciences (1èreES) - Bac ES Pondichéry 2018

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Corrigé de Sciences (1èreES) - Bac ES Pondichéry 2018

Le contenu du document

 

PONDICHERY 2018


SCIENCES 1ERES ES

N.B : ce corrigé contient des informations non exigibles à l’épreuve qui sont là pour vous aider à comprendre, signalées par la mention « N.B ». Ne soyez pas effrayé par le « volume » de cette correction, il est toujours plus facile de rédiger à l’ordinateur et avec tout son temps qu’en condition d’examen et ce n’est pas tant la quantité que la pertinence de ce que vous écrivez qui compte. Ici, j’ai extrêmement détaillé pour que vous compreniez bien. Au baccalauréat, il n’y pas de « nombre de page minimum » à faire pour réussir votre épreuve.

PARTIE 1 : Thème « Représentation visuelle »

Méthodologie

Dans cette partie, on vous présente des documents puis une question est posée, elle fait appel aux informations extraites des documents et à vos connaissances. Il s’agit donc d’analyser les documents, puis de mettre en relation les informations que vous en avez tiré avec vos connaissances pour répondre à la question.

Je vous propose d’analyser chaque document séparément (un paragraphe par document) puis de proposer une synthèse conclusive qui les mets en rapport les uns avec les autres et avec vos connaissances, pour répondre à la question. Pour analyser un document, il faut décrire ce qu’il contient (même si cela peut paraître enfantin et s’apparenter à du recopiage, c’est essentiel : dire ce que le document présente en reprenant le titre ou les informations qu’il contient, puis dire ce que vous voyez, tout simplement, sans réfléchir ou analyser) : une partie du barème de correction est dédiée à cela, et si vous sautez cette étape, vous perdez des points (qui sont pourtant très faciles à obtenir !).

La base du raisonnement scientifique, c’est l’observation PUIS l’analyse, on ne peut donc pas se lancer directement sur l’analyse du document.

Document 1 :

Ce document présente trois schémas d’yeux simplifiés : un œil normal, l’œil de l’enfant avant application du collyre et l’œil de l’enfant après application du collyre. On remarque que pour l’œil normal, le cristallin agit comme une lentille convergente, c’est-à-dire que les rayons de l’objet arrivant perpendiculairement au cristallin sont tous déviés en un point unique nommé foyer image. Pour que l’individu voit net, c’est-à-dire si l’œil est normal, il faut que ce foyer image, le point où convergent tous les rayons arrivant perpendiculairement à la lentille (le cristallin), se trouve sur la rétine (c’est-à-dire qu’ils « se croisent » sur la rétine). C’est bien le cas pour l’œil normal présenté dans ce document. Pour l’œil de l’enfant avant application du collyre, le cristallin semble être initialement plus bombé pour permettre au foyer image de bien focaliser sur la rétine et donc d’y voir net. C’est logique, puisqu’on nous dit dans l’énoncé que l’enfant, en temps normal, n’y voit pas flou. Néanmoins, on peut en déduire que cela est dû à une accommodation permanente par le cristallin (qui est donc plus « bombé » c’est-à-dire avec un pouvoir convergent plus fort, ce qui permet de « corriger » un autre problème sous-jacent). On observe effectivement que lors de l’application du collyre, le cristallin se relâche et cesse d’accommoder. De fait, il reprend la forme du cristallin d’un œil normal mais pourtant, le foyer image focalise désormais derrière la rétine.

Document 2 :

Ce document nous explique les effets du collyre utilisé dans la 3ème situation du document 1. On y apprend qu’il dilate la pupille et que celle-ci sert normalement à réguler la quantité de rayons lumineux perçus par l’œil puisqu’elle s’adapte en temps normal à l’intensité de l’éclairement (c’est ce qu’il se passe quand un médecin nous « éblouit » avec une lampe : il observe si la pupille se contracte bien de manière réflexe pour filtrer le « trop plein » de lumière : c’est le réflexe pupillaire). On nous informe également que le collyre entraîne un relâchement puis une paralysie des muscles ciliaires, qui permettent normalement au cristallin l’accommodation.

Document 3 :

Ce document répertorie les différentes cellules photoréceptrices qui permettent de capter les rayons lumineux. Les cônes, qui permettent la vision précise et en couleur, ne s’activent que pour des intensités d’éclairement suffisamment importante (moyenne ou importante dans la vie de tous les jours, faible uniquement si l’on applique le collyre qui relâche la pupille). Les bâtonnets, qui permettent une vision moins précise, plus globale, et en noir et blanc, s’activent pour des intensités lumineuses plus modestes voire faible même sans collyre : ce sont eux qui permettent la vision nocturne lorsque la luminosité chute.

Document 4 :

Ce document est une ordonnance pour des lunettes rédigée par l’ophtalmologue. Il prescrit au jeune garçon une paire de lunette corrigeant l’œil droit à +1,00 dioptries et l’œil gauche à +1,50 dioptries. La vergence « naturelle » du garçon ne serait donc pas suffisante, et en rajoutant des verres à vergence positive, on permet de corriger ce problème.

Conclusion

Pourtant le garçon y voyait déjà net : on peut donc se poser, en conclusion, la question de légitimité de l’utilité d’une telle prescription. En réalité, nous avons vu dans le document 1 que le garçon corrigeait déjà naturellement le trouble duquel il est atteint : son cristallin, en se contractant plus intensément que celui d’un œil normal, permet d’augmenter la vergence globale de l’œil et donc au garçon de voir net puisque le foyer image focalise ainsi bien sur la rétine. Néanmoins, cet effort d’accommodation permanent entraînait un symptôme gênant : les maux de têtes. Le fait que, au repos, c’est-à-dire avec un cristallin en situation « normale » (après application du collyre), le garçon y voit flou, correspond à un défaut de vergence de l’œil : c’est la définition de l’hypermétropie. Chez l’hypermétrope, le foyer image ne focalise pas sur la rétine mais en arrière de celle-ci, c’est bien le cas, après application du collyre dans le document 1 (collyre qui, comme l’explique le document 2, empêche la compensation du trouble par le cristallin).

Cela ne gêne pas la vision de près, car l’œil peut « accommoder » à l’aide du cristallin et rajouter de la vergence, ce qui permet d’y voir net de loin. Néanmoins, habituellement, pour y voir de près, le cristallin doit également accommoder, il est donc possible pour certains hypermétropes d’avoir des problèmes pour y voir de près (mais ce n’était pas le cas de ce garçon) : en effet, si l’hypermétropie est importante, les capacités d’adaptation du cristallin peuvent être « débordées » et ne plus permettre la vision de près. Cela n’est pas obligatoirement le cas si le trouble sous-jacent n’est pas trop marqué.

Dans le cas de ce garçon, on peut conclure que le trouble durable est une hypermétropie, qui va être corrigée par la prescription de verres convergents. Concernant les troubles passages (éblouissement et vision trouble) : il est logique que lors de l’application de ce collyre, le jeune garçon soit ébloui puisque la pupille ne peut plus jouer son rôle de régulation de l’intensité lumineuse, or le document 3 nous indique que dans ce cas, les bâtonnets vont être saturés et les cônes très stimulés (+++) : ce qui résulte en un éblouissement.

Il est également cohérent que sa vision soit floutée puisqu’il nécessite habituellement une accommodation constante (cf. document 1) pour que son foyer image se trouve sur la rétine et que donc sa vision soit nette (puisqu’il est hypermétrope). En appliquant le collyre, on l’empêche d’accommoder, et donc, de rétablir une vision nette.

PARTIE 2 : Thème « Défi énergétique »

Méthodologie :

Dans cette partie, on vous présente un document puis plusieurs questions sont posées, elles font appels aux informations extraites des documents et à vos connaissances. Il s’agit donc d’analyser le document, puis de mettre en relation les informations que vous en avez tiré avec vos connaissances pour répondre à la question. Je vous propose d’analyser d’abord le document (toujours en décrivant d’abord !), puis de répondre aux questions.

Document :

Le document nous présente un projet mené par EDF : le chantier de Romanche-Gavet. Il s’agit d’un projet visant à remplacer les systèmes hydroélectriques actuels par un autre plus performant et mieux adapté à l’environnement. Il n’y aura plus qu’un seul barrage contre cinq actuellement, pourtant la puissance sera supérieure (92 MW contre 82 MV actuellement).

Question 1 :

Une énergie est dite renouvelable si sa durée de formation est suffisamment petite par rapport à l’échelle de vie humaine. Par exemple, ce n’est pas le cas de la combustion du pétrole (énergies fossiles) dont la réserve se constitue sur plusieurs millions d’années et est actuellement en train de s’épuiser. On peut citer comme énergie renouvelable les énergies solaire, éolienne, hydroélectrique…

Question 2 :

La centrale hydroélectrique a pour but de produire de l’électricité (énergie électrique) à partir de la force générée par l’eau (énergie mécanique). Au passage, lors de la rotation de la turbine, de la chaleur est générée, il s’agit d’une perte que l’on ne pourra pas utiliser (énergie thermique). N.B : Généralement dans ce genre de schéma, il y a souvent une perte d’énergie par la chaleur (un moteur de voiture chauffe, une turbine de barrage chauffe, un ordinateur en fonctionnement chauffe également… et dans tous ces cas, la chaleur est plus nuisible qu’utile : c’est une perte). Le seul cas où la chaleur est souhaitée, c’est celui du radiateur (qui transforme énergie électrique en énergie thermique, sans « perte » puisque la chaleur est l’objectif).

Ce type de schéma tombe très souvent au bac, il faut bien savoir les remplir. Pour cela, il faut connaître les différents types d’énergie et réfléchir : par exemple, si au lieu d’une centrale hydroélectrique, on a une centrale nucléaire : c’est de l’énergie nucléaire qui est transformée en électricité et en chaleur… si on a un moteur électrique (par exemple un ventilateur) : c’est de l’énergie électrique transformée en énergie mécanique et en chaleur…

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