Correction Spé Économie Approfondie - Bac ES 2017 Pondichéry

Correction Spé Économie Approfondie - Bac ES 2017 Pondichéry

Notre professeur a rédigé pour vous le corrigé de Spé Eco Approfondie (Spé SES) du Bac ES de Pondichéry 2017.
Voir le sujet de Spé Éco Approfondie

De manière complète et rédigée, notre professeur a corrigé les deux sujets de Spé Eco Approfondie : En quoi le cycle de vie peut-il influencer la croissance économique ? ; Par quels moyens peut-on réguler les marchés financiers ?

Téléchargez gratuitement ci-dessous le corrigé de l'épreuve de Spécialité Economie Approfondie 2017 du Bac ES de Pondichéry !

Correction Spé Économie Approfondie - Bac ES 2017 Pondichéry

Le contenu du document


SUJET A

EN QUOI LE CYCLE DE VIE PEUT-IL INFLUENCER LA CROISSANCE ECONOMIQUE ?

La théorie du cycle de vie de Franco Modigliani (prix Nobel en 1985, économiste italiano-américain du XXe siècle) s’intéresse au comportement d’épargne d’un individu rationnel au cours de sa vie. C’est une analyse microéconomique, qui peut être élargie à une échelle macroéconomique. La croissance est l’augmentation du produit intérieur brut réel sur une longue période.

Nous interrogerons alors sur l’impact que peut avoir le cycle de vie sur la croissance.

Dans une première partie, nous verrons que le comportement des individus à l’échelle microéconomique influence la production dans une économie. Dans une seconde partie, nous constaterons que l’agrégation des comportements individuels lors du cycle de vie va impacter l’augmentation du produit intérieur brut.

 

I. Cycle de vie et croissance à l’échelle microéconomique

La théorie du cycle de vie de Franco Modigliani (prix Nobel en 1985, économiste italiano-américain du 20e siècle) s’intéresse au comportement d’épargne d’un individu rationnel au cours de sa vie. C’est une analyse microéconomique. 

Selon la théorie formulée par F. Modigliani, l’épargne dépend de l’âge d’un individu. L’individu qui cherche à lisser sa consommation tout au long de sa vie alors que ses revenus varient, augmente son épargne au cours de sa vie active afin d’accumuler un patrimoine qu’il consommera durant sa retraite.

L’individu a un objectif de maintenir sa consommation plus ou moins constante tout au long de sa vie. Or, son revenu varie en fonction de son âge : il augmente globalement jusqu’à l’âge de la retraite, puis diminue. L’individu va donc jouer sur le montant de son patrimoine pour maintenir stable sa consommation alors que son revenu varie au cours de sa vie.

Durant la vie de l’individu, on distingue 3 phases :

- la jeunesse : période d’inactivité ou de début de la vie professionnelle, période pendant laquelle la consommation est supérieure au revenu grâce à l’endettement = le patrimoine est négatif ;

- l’activité, période pendant laquelle la consommation est inférieure au revenu ; l’individu rembourse ses dettes, épargne et son patrimoine augmente peu à peu pour atteindre un pic à la fin de la vie active (effort d’épargne maximum) ;

- la vieillesse : retraite = arrêt de toute activité professionnelle, période pendant laquelle la consommation est supérieure au revenu ; l’individu désépargne : il consomme son patrimoine.

 

II. Cycle de vie et croissance à l’échelle macroéconomique

On peut tirer des conséquences macroéconomiques de l’analyse de F. Modigliani en additionnant, en agrégeant l’ensemble des comportements individuels. Comme une société est composée de générations qui se succèdent, le modèle fonctionne donc bien pour un pays.

D’après la théorie du cycle de vie plus les individus actifs avancent en âge plus ils épargnent. Ils désépargnent à partir de la fin de la vie active. Un pays plus jeune va donc arbitrer plus vers la consommation ; un pays plus vieillissant vers l’épargne et un pays vieux vers une forte désépargne.

Donc, une forte croissance démographique va entrainer une hausse des taux d’épargne qui vont à leur tour alimenter l’investissement et donc la croissance. C’était le cas de la France du baby-boom. 

A l’inverse le vieillissement risque de conduire à une réduction du taux d’épargne et de l’investissement qui peut entrainer un ralentissement de la croissance : frein à l’accumulation du capital et au progrès technique. C’est le cas aujourd’hui de l’Allemagne.

 

Finalement, le comportement des agents économiques en fonction de leur âge va avoir un fort impact sur l’efficacité de l’appareil productif d’un pays.  Les comportements d’épargne et de consommation des ménages vont alors engendrer une variation de l’investissement par les entreprises. L’investissement générera alors une augmentation de la production sur le long terme ou au contraire, une stagnation relative de la richesse du pays.

 

SUJET B

PAR QUELS MOYENS PEUT-ON REGULER LES MARCHES FINANCIERS ?

Les marchés financiers sont les marchés sur lesquels se rencontrent les demandes et les offres de capitaux à long terme. La globalisation financière est un phénomène qui se matérialise par la transformation des institutions financières, des techniques et des pratiques financières aboutissant à l'unification des marchés de capitaux. 

Nous nous demanderons alors par quels moyens il est possible de réguler les marchés financiers.

 

Nous verrons dans une première partie que la mise en place de règles prudentielles sur les marchés financiers peut permettre de les réguler. Dans une seconde partie, nous nous intéresserons à la mise en place de contrôles auprès des acteurs principaux de la globalisation financière. Enfin, nous évoquerons une plus grande transparence des marchés financiers comme solution à l’instabilité financière.

 

I. La mise en place de règles prudentielles

Les Etats ont réaffirmé, lors des rencontres internationales (G20), leur volonté de renforcer la régulation du secteur financier, soit l’ensemble des règles juridiques qui organisent et encadrent le secteur financier et permettent d’assurer le bon fonctionnement des marchés financiers.

La réglementation financière doit permettre de maintenir la confiance dans le système bancaire, afin de rassurer les créanciers des banques et limiter à la fois le risque de liquidité (si la banque n’a pas assez de ressources disponibles pour rembourser ses créanciers à l’échéance) et le risque de solvabilité (si ses fonds propres ne suffisent pas à couvrir les pertes éventuelles sur la valeur de ses actifs).

 

II. La mise en place systématique de contrôle auprès des principaux acteurs des marchés financiers

Les débats sur la réglementation financière ont aussi évoqué le rôle de certains acteurs importants, comme les agences de notation. 

Elles notent ainsi la dette des entreprises et des Etats en fonction des risques que ces derniers présentent. La concentration du secteur (ces trois agences contrôlent 90 % du marché de la notation) pose des problèmes importants et la qualité des évaluations proposées ainsi que les risques de collusion et de conflits d’intérêt entre les émetteurs et ceux qui les notent ont été dénoncés dans les débats sur la régulation. 

L’agence est employée par l'acteur de marché qui souhaite être noté, ce qui soulève la question de l’indépendance de l'agence dans le processus de notation.

 

III. Une plus grande transparence des marchés financiers pour éviter leur instabilité

La question des paradis fiscaux (îles Caïmans, Bermudes, Bahamas, etc.), ces territoires où la fiscalité est très faible en comparaison avec les autres pays et qui offrent des réglementations peu contraignantes et peu de transparence sur les transactions nouées (secret bancaire), est étroitement liée à celle des fonds spéculatifs (hedge funds) et de la régulation financière. 

Une meilleure transparence des marchés pourrait ainsi passer par l’obligation pour les paradis fiscaux de fournir davantage d’informations sur leurs activités.

 

Finalement, il existe plusieurs moyens à la disposition des institutions étatiques afin de limiter les chocs dans la sphère financière. On retiendra principalement la mise en place d’actions préventives, ce sont les règles prudentielles. Il est également possible de réaliser des contrôles ex-post afin de réguler le comportement des principaux acteurs des marchés financiers. Enfin, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer une plus grande transparence sur les marchés financiers.

Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac ES le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac ES

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac ES

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?