Correction Spé Economie Approfondie - Bac ES 2017 Washington

Correction Spé Economie Approfondie - Bac ES 2017 Washington

Notre professeur vous propose le corrigé de Spé Eco Approfondie du Bac ES 2017 de Washington (Amérique du Nord).
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Les deux sujets correspondent au programme. Le sujet A peut être déroutant dans sa formulation, mais reste tout à fait accessible. Le second portant sur la globalisation financière est un sujet « classique » qui devrait être traité aisément, notamment avec l’influence des documents.

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Correction Spé Economie Approfondie - Bac ES 2017 Washington

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SUJET A

En quoi les incitations financières contribuent-elles à limiter l’aléa moral dans le cadre de la protection sociale ?

La protection sociale est un mécanisme de prévoyance collective permettant aux individus de faire face aux conséquences financières des risques sociaux, comme la vieillesse, le chômage, la pauvreté et la maladie. Le système de protection sociale française date de 1945. Une des difficultés à laquelle se retrouve confrontée notre système de protection sociale aujourd’hui est l’aléa moral. En effet, l’aléa moral est la situation dans laquelle un agent ne peut pas contrôler l’action d’un partenaire faute de disposer de la quantité d’information nécessaire. L’aléa moral est une forme d’asymétrie d’information. Pour pallier cette difficulté, il est possible de mettre en place des incitations financières, c’est-à-dire un système d’avantages ou de désavantages monétaires afin d’influencer le comportement d’un individu.

Nous nous demanderons par quels moyens la mise en place d’incitations pécuniaires peut réduire l’asymétrie d’informations entre l’assureur et l’assuré et orienter le comportement de ce dernier.

Nous verrons alors dans une première partie que les incitations pécuniaires vont orienter le comportement des assurés en leur faisant prendre partiellement en charge les soins prescrits. De plus, nous constaterons dans une seconde partie que les producteurs de soins peuvent également être influencés dans leurs prescriptions de soins grâce aux incitations financières.


1. Des incitations pécuniaires pour influencer le consommateur, c’est-à-dire le patient

Documents 1 et 2

Pour imiter les risques liés aux asymétries d’information, il apparaît alors nécessaire de mettre en place des mécanismes d’incitations pécuniaires afin de modifier le comportement des agents.

Une solution pour responsabiliser le patient est l’introduction d’une franchise, forfait restant à sa charge, ou du ticket modérateur, pourcentage du coût des soins qu’il doit supporter. En supportant une partie du coût, les individus seront plus hésitants à pratiquer certains actes médicaux (exemple : radio, scanner, IRM…) ou à consommer certains biens médicaux (exemple : médicaments).

Cette prise en charge partielle est d’autant plus importante que les patients sont sensibles à la variation du prix des soins en question. C’est l’élasticité-prix de la demande. Elles concernent par exemple la consommation de médicaments.


2. Des incitations pécuniaires pour influencer le producteur, c’est-à-dire les médecins et hôpitaux

Le mode de financement de l’hôpital, quant à lui évolué du prix à la journée à la tarification à l’activité (T2A), afin d ‘essayer de maîtriser les dépenses de santé et de réduire l’aléa moral.

Le principe de la T2A est de définir une liste d’actes, chaque acte est associé à un code et à un tarif, appelée échelle nationale des coûts. C’est cette échelle qui sert de base de paiement à l’Assurance maladie. 

L’assurance maladie peut ainsi payer par exemple 1000€ à l’hôpital pour tel acte. Autrement dit, si l’hôpital a un coût qui dépasse cette somme pour cet acte précis, il aura intérêt à faire des économies. L’objectif de cette tarification est de maîtriser les coûts et de réduire les allées et venues des patients entre plusieurs services suite à la prescription d’un médecin.


Finalement, le système de protection sociale rencontre des difficultés d’asymétries d’informations, notamment l’incapacité pour l’assureur de contrôler le comportement des assurés. Certaines incitations pécuniaires ont donc été mises en place afin d’y remédier. Il s’agit alors d’orienter le comportement des agents et de réduire cet aléa moral. La consommation des soins peut tout d’abord être contrôlée en « amont » en influençant le comportement des prescripteurs et producteurs de soins. Mais, il est également possible d’impacter les assurés directement en leur faisant prendre en charge une partie des soins réalisés.


SUJET B

Quelles sont les caractéristiques de la globalisation financière ?

La globalisation financière est un phénomène qui se matérialise par la transformation des institutions financières, des techniques et des pratiques financières aboutissant à l'unification des marchés de capitaux.

Nous nous demanderons alors quelles sont les principales caractéristiques de la globalisation financière.

Nous verrons dans une première partie que la globalisation financière se caractérise par les 3D. De plus, dans une seconde partie, nous constaterons que les acteurs des marchés financiers se sont transformés suite à la globalisation financière.


1. Le phénomène de globalisation financière est souvent illustré par les 3D : décloisonnement, déréglementation, désintermédiation

Document 1

Ce triple processus remonte au milieu des années 1980 et peut être caractérisé de la manière suivante. 

Le décloisonnement est le processus de suppression des barrières entre les compartiments des marchés de capitaux, conduisant à une interdépendance des prix d’équilibre, tant au niveau domestique qu'international.

La déréglementation est l’assouplissement ou suppression des règles encadrant les transactions financières.

La désintermédiation est le recours croissant des agents non financiers (ANF) au marché financier pour couvrir leur besoin de financement, par émission d'actions ou d'obligations, au détriment des concours bancaires.


2. De nouveaux acteurs sont présents sur les marchés financiers

Document 2

Les banques, les assurances, les fonds, les entreprises, mais aussi les États, sont les acteurs de la globalisation financière. 

Agissant pour leur propre compte ou celui de leurs clients, les banques sont des acteurs majeurs de la globalisation. Elles ont le pouvoir, par un simple jeu d'écritures, de transférer instantanément des capitaux d'un pays à un autre. A titre d'illustration, sur un encours de dette publique grecque de 350 milliards d'euros en 2011, les banques détenaient à elles seules environ 150 milliards... 

Les fonds sont des structures de collecte d'épargne intervenant de manière significative sur les différents segments du marché international des capitaux. On distingue des fonds actions, monétaires, obligataires, matières premières... dont l'intervention contribue de manière significative à la formation des équilibres de marché.

Les entreprises participent elles aussi au processus de globalisation financière. Leur financement est par exemple devenu international et la gestion de leurs avoirs en devises, associés par exemple à un flux d'exportations, obéit désormais à une logique d'anticipation sur l'évolution des cours de change. 

Les États participent, à travers leur politique d'émission de titres, à la globalisation financière. D'une part, la part de dette publique détenue par les non-résidents est de plus en plus importante, représentant par exemple plus de 50 % en France en 2011, d'autre part, une partie de cette dette est libellée en monnaie étrangère. Tel fut par exemple le cas de la Grèce, dont la plus large partie de la dette en 2001, à la veille de son entrée dans la zone euro, était libellé en yens et en dollars.


Finalement, la globalisation financière est un phénomène résultant d’un triple processus. En effet, c’est à la fois la désintermédiation, le décloisonnement et la dérèglementation qui ont conduit à la création de ce vaste marché financier. Ces dernières évolutions ont engendré l’émergence de nouveaux acteurs sur ces marchés des capitaux. Ainsi, alors que certains agents économiques ont vu leur rôle décroître ou se transformer pour s’adapter aux dernières évolutions économiques et financières, d’autres agents ont fait leur apparition sur ces places financières.

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