Correction Spé Sciences sociales et politiques Bac ES Liban 2017

Correction Spé Sciences sociales et politiques Bac ES Liban 2017

Voici le corrigé de l'épreuve de spé Sciences sociales et politiques du Bac ES Liban 2017 !

L'épreuve de Spé SSP vous laissait le choix entre : Montrer que diverses organisations participent au système politique démocratique OU Quels sont les déterminants de l'abstention électorale ?

Téléchargez gratuitement cette correction du Bac ES Spé Sciences politiques et sociales du Bac Liban 2017 !

Correction Spé Sciences sociales et politiques Bac ES Liban 2017

Le contenu du document


SUJET A : « VOUS MONTREREZ QUE DIVERSES ORGANISATIONS PARTICIPENT AU SYSTEME POLITIQUE DEMOCRATIQUE »

 

TRAVAIL PREPARATOIRE

Le champ du sujet : 

- Diverses organisations (groupes de défense d’intérêts : Lobbies, associations) participent au système politique, c’est-à-dire dans le fonctionnement des démocraties occidentales

- Il faut s’appuyer sur le document pour définir l’espace géographique, le pays et la période : le texte est un extrait d’un ouvrage collectif publié en 2012. Par des exemples, il illustre le rôle des groupes d’intérêt, des associations dans le fonctionnement de nos démocraties. En ce sens, il montre que « ces organisations ne se bornent pas à influencer les décideurs politiques mais participent directement aux décisions. » 

 

Les termes clés : 

Groupes d’intérêt, Association

Action publique, système politique

Montrer que… participent : il faut donc identifier comment les groupes d’influence et associations participent dans l’action publique. 

 

L’analyse du document :

Les données à extraire du document sont déterminantes car elles nous fournissent beaucoup d’éléments de réponse et elles nous permettent ainsi de déterminer les contours de notre problématique : Le document en notre possession permet en effet de : 

- Définir ce qu’on appelle un « groupe de défenses d’intérêts ». Il en donne même quelques exemples : Médecins du Monde, Aides.

- Montrer leur utilité d’une part, dans l’élaboration et la préparation des actions publiques et, d’autre part, dans la « mise en œuvre des programmes gouvernementaux. » 

- Souligner le fait que ces associations et groupes d’intérêts sont en effet des organisations qui représentent une force de proposition importante grâce à leurs capacités d’expertises. De ce fait, leur rôle dans le fonctionnement de notre démocratie est désormais rarement contesté.  De plus, leur visibilité et leur audience auprès du grand public leur procurent une très grande légitimité.  

 

Problématique : 

Comment les associations et les différents groupes d’intérêts participent dans le fonctionnement de nos démocraties ?  

 

Plan : 

Partie 1 : Les associations et les groupes d’intérêts participent à l’élaboration et préparation des actions publiques 

a) Les groupes d’intérêt sont des organes représentatifs ; par conséquent, ils apportent une expertise utile pour mieux gouverner.

b) illustrations

 

Partie 2 : Ils participent également à la mise en œuvre des programmes gouvernementaux 

a) ils disposent d’une très forte légitimité grâce à leur « visibilité et leur audience »

b) Par la nature de leurs activités, ils sont les mieux à même à mettre en pratique des décisions gouvernementales 

 

REDACTION

Introduction :

Accroche : Dans les démocraties occidentales, les associations et les groupes de défenses d’intérêts jouent de plus en plus un rôle actif dans la vie politique, économique et sociale. Centrage : En matière de santé publique, par exemple, les Associations telles que Médecins du Monde ou Aides participent activement dans l’action publique dans la prévention contre le Sida ou encore dans le traitement des toxicomanes. Elles sont aussi un acteur majeur dans l’accueil d’urgence. Leur connaissance du terrain leur procure une d’expertise nécessaire pour les débats parlementaires. Par leur action aussi, elles sont les plus à même à mettre en œuvre les décisions prises par les dirigeants politiques et administratifs.

Définition des termes et concepts : Une association ou un groupe d’intérêt est celui donc qui va tout mettre en œuvre pour mieux influencer, au profit de sa cause, les choix des autorités. A la différence des partis politiques, il ne cherche donc pas à exercer directement le pouvoir. 

Problématique : Comment les associations et les différents groupes d’intérêts participent dans le fonctionnement de nos démocraties ?  

 

Plan : En premier lieu, nous verrons que les associations et les groupes d’intérêts participent à l’élaboration et préparation des actions publiques.  Les groupes d’intérêts sont des organes représentatifs ; par conséquent, ils apportent une expertise utile pour mieux gouverner. Aussi, nous illustrerons nos propos par quelques exemples.

En second lieu, nous montrerons qu’ils participent également dans la mise en œuvre des programmes gouvernementaux. Ils disposent en effet d’une très forte légitimité grâce à leur « visibilité et leur audience ». Aussi, par la nature de leurs activités, ils sont les mieux à même à mettre en pratique des décisions gouvernementales 

 

Partie 1 : Les associations et les groupes d’intérêts participent à l’élaboration et préparation des actions publiques 

 

a) Les groupes d’intérêt sont des organes représentatifs ; par conséquent, ils apportent une expertise utile pour mieux gouverner.

Les associations et les groupes de défenses d’intérêts, sont au cœur même du système politique démocratique. Ils constituent en effet des organes de proposition et de sensibilisation essentiels grâce à leurs connaissances du terrain et leur travail de mobilisation, d’organisation et de représentation. En clair, les consultations systématiques des associations et des professionnels rendent les décisions des politiques plus en adéquation avec les exigences de la réalité. Ils ont une expertise utile aux décideurs. Ils sont donc un élément de « bonne gouvernance ».  

 

b) Illustrations

En matière de santé et d’urgence médicale à l’échelle nationale mais aussi internationale, des organisations telles que Médecins du Monde ou Médecins sans frontière, pour ne citer que elles, sont des associations non gouvernementales (ONG) disposant d’une organisation stable et pérenne ; par conséquent, elles représentent une structure permanente offrant aux Etats un ensemble de services (savoirs faires, données statistiques, informations juridiques,…) indispensables pour mener à bien leurs actions en matière de santé publique. Ainsi, ces ONG et toutes les associations des maladies chroniques se substituent, quelque part, à l’Etat. En somme, elles lui rendent service.

 

Partie 2 : Ils participent également à la mise en œuvre des programmes gouvernementaux 

 

a) Ils disposent d’une très forte légitimité grâce à leur « visibilité et leur audience »

Les groupes de défenses en matière de santé et surtout les associations des maladies chroniques disposent le plus souvent d’une forte légitimité grâce à « leur visibilité et leur audience auprès du grand public. » L’organisation régulière de certaines opérations de sensibilisation et de récolte de fonds, tels que le Téléthon, Sidaction … leur ont permis de faire connaître leurs causes et de gagner la sympathie du public. Les dirigeants politiques et administratifs ne peuvent donc se soustraire à leurs revendications légitimes. Au contraire, Les responsables de santé travaillent de concert avec eux. Car ces associations disposent d’un solide réseau de communication qu’elles savent utiliser à bonne escient. Elles ont aussi une extraordinaire « capacité à mobiliser des militants. » 

 

b) Par la nature de leurs activités, ils sont les mieux à même à mettre en pratique des décisions gouvernementales 

« On comprend alors que l’action des pouvoirs publics, par exemple en matière d’assistance humanitaire, d’insertion, …, soit étroitement liée à celle des groupes d’intérêt (…) », écrivent-ils. Ainsi, pour mener à bien ses actions, les responsables administratifs et politiques composent avec les associations locales, car celles-ci connaissent non seulement les besoins mais aussi et surtout la manière comment il faut s’y prendre pour mieux agir. 

 

Conclusion :

Les groupes d’intérêt et certaines associations sont assez souvent présentés de façon négative. Nous venons de voir qu’en matière de santé et d’actions sociales, ils sont très utiles pour une meilleure gouvernance. Les dirigeants politiques et administratifs sont donc très sensibles à aux causes défendues par ces groupes. Et tant mieux. 

 

SUJET B : QUELS SONT LES DETERMINANTS DE L’ABSTENTION ELECTORALE ? 

 

TRAVAIL PREPARATOIRE

Le champ du sujet : 

- L’abstention électorale

- Il faut s’appuyer sur les documents pour définir l’espace géographique, le pays et la période. Nous disposons de 2 documents : 

Document 1 : Tableau statistique ventilant les votants, lors de l’élection présidentielle de 2012, par niveau de diplôme. 

Document 2 : Texte datant de 2014, qui cherche de montrer que les abstentionnistes ne doivent être considérés « come un bloc homogène de gens qui ne votent jamais. » L’auteur tente de dresser une typologie des différents profils des abstentionnistes :« doit être interprétée à partir de multiples dimensions d’analyse, prenant en compte des paramètres contextuels et individuels »

 

Les termes clés : 

Elections, votes

Abstention électorale

Quels sont les déterminants : il faut montrer les variables qui expliquent l’abstention électorale.

 

Analyse des documents :

Les données à extraire des documents sont déterminantes car elles nous fournissent beaucoup d’éléments de réponse et elles nous permettent ainsi de déterminer les contours de notre problématique :

 Document 1 :

- Lors de l’élection présidentielle de 2012, sur 100, sans diplôme, inscrits sur les listes électorales 67 avaient voté aux deux tours. Cette proportion est de 83% pour les personnes ayant un diplôme supérieur au bac.  La différence est donc de 16 points. La moyenne nationale du taux de participation au deux tours est de 77%

- 23% des sans diplôme n’ont pas voté contre 7% pour les personnes diplômées du supérieur. La moyenne nationale du taux d’abstention pour les deux tours est de 13%.

- En conclusion, plus le diplôme est supérieur, plus faible est le taux d’abstention.   

 

Document 2 :

 Moins de la moitié des inscrits votent dans toutes les consultations ;

- Moins de 10% s’abstiennent constamment ; généralement, il s’agit de population mal insérée socialement ;

- Une part qui s’explique par l’insatisfaction de l’offre électorale ;

- Une population flottante d’électeur qui ne se déplace que lorsqu’il existe un enjeu important.

 

Problématique : 

Quelles sont les variables qui expliquent l’abstention électorale ?  

 

Plan : 

Partie 1 : Facteurs structurels : caractéristiques sociologiques des individus

a) Niveau d’études, 

b) Critères sociodémographiques 

Partie 2 : Facteurs institutionnels et politiques 

a) Facteurs politiques : l’offre électorale, nature des enjeux de l’élection

b) Facteurs institutionnels : Mode de scrutin, type d’élection ou encore calendrier électoral

 

REDACTION

Introduction :

Accroche : La participation du second tour de la dernière élection présidentielle a atteint 74,2%. En 2012, elle était à 80,4%. Plus de 25% des français inscrit sur les listes électorales n’ont pas jugé aussi utile de se déplacer, le 7 mai dernier. Ils étaient à peine 19% en 2012. Centrage : Le taux d’abstention mesure donc le rapport entre les abstentionnistes et les inscrits. Lors des élections régionales, en décembre 2015, il a dépassé les 50% ; dans certaines régions, il était même plus de 60%. Cette attitude électorale est encore plus accentuée lors des élections européennes, elle avoisine en moyenne, le plus souvent, les 55%.   Ainsi, nous constatons que l’abstention dépend de la nature et des enjeux de d’élection ! Aussi, les élections présidentielles ou encore les élections communales ont toujours davantage mobilisées les Français. 

Définition des termes et concepts : L’abstention électorale est avant tout une décision individuelle ; pour des raisons objectives ou subjectives, le l’électeur ne se rend pas aux urnes à l’occasion d’un scrutin légalement organisé.  

Problématique : Quelles sont les variables qui expliquent l’abstention électorale ?  

Plan : Le phénomène d’abstention s’explique par de multiples facteurs, variables, qui se combinent le plus souvent entre eux. Les abstentionnistes ne doivent être considérés, pour reprendre les termes de l’auteur, « comme un bloc homogène de gens qui ne votent jamais. » (Document 2). Nous montrerons en premier lieu l’existence de facteurs structurels (caractéristiques sociologiques des individus). Ensuite, nous montrerons aussi l’existence de facteurs institutionnels et politiques. 

 

Partie 1 : Facteurs structurels : caractéristiques sociologiques des individus

 

a) Niveau d’études 

Le niveau d’étude et d’instruction des électeurs est un élément important dans la prise de conscience électorale. Les plus instruits sont beaucoup plus sensibilisés aux débats politiques et aux changements qui pourraient intervenir suite au changement de majorité. 

En effet, 23% des sans diplôme n’ont pas voté contre 7% pour les personnes diplômées du supérieur. La moyenne nationale du taux d’abstention pour les deux tours est de 13%. (Document 1)

Aussi, lors de l’élection présidentielle de 2012, sur 100, sans diplôme, inscrits sur les listes électorales 67 avaient voté aux deux tours. Cette proportion est de 83% pour les personnes ayant un diplôme supérieur au bac.  La différence est donc de 16 points. La moyenne nationale du taux de participation au deux tours est de 77%. (Document 1)

En conclusion, plus le diplôme est supérieur, plus faible est le taux d’abstention.   

 

b) Critères sociodémographiques 

Le quartier, la catégorie socioprofessionnelle, l’environnement socioprofessionnel … sont autant de facteurs qui influencent la mobilisation des individus. Moins de 10% s’abstiennent constamment ; généralement, il s’agit de population mal insérée socialement. (Document 2)

La nature de l’élection est aussi déterminante. On se mobilise beaucoup plus aisément pour les communales que pour les européennes.  Les élections de proximité sont très mobilisatrices.

 

Partie 2 : Facteurs institutionnels et politiques 

 

a) Facteurs politiques : Compétition entre les candidats, rôle des campagnes, positionnement des partis, nature des enjeux de l’élection

L’offre électorale, les programmes, le charisme des candidats, les données conjoncturelles, la diversité des sujets, …. Sont des éléments très déterminants pour la mobilisation des électeurs. « Une population flottante d’électeurs se déplace aux urnes seulement lorsqu’ils ont la conviction qu’il existe un enjeu important, une compétition serrée dont peut dépendre leur propre sort personnel. » écrivait-il, Philippe Braud.      

Certes, le vote idéologique demeure, « moins de la moitié des inscrits votent dans toutes les consultations », mais la volatilité des votes prend de l’ampleur. Une part qui s’explique par l’insatisfaction de l’offre électorale.

 

b) Facteurs institutionnels : 

Comme nous l’avons souligné en introduction et enfin de la première partie, le type d’élection est très déterminant pour la mobilisation électorale. L’élection phare est celle des présidentielles. Les Français se mobilisent en masse lors de ce rendez-vous électoral. Ils savent aussi que leur voix compte car il s’agit d’un suffrage universel direct.

Pour les élections européennes la péréquation électorale est très compliquée ; les gens ne se passionnent guère car ils ne savent pas trop si leur voix va compter pour beaucoup. D’autant plus, il y a aujourd’hui une légère progression du sentiment anti-européen, particulièrement auprès des moins instruits.  

La succession des rendez-vous électoraux est aussi un facteur qui pourrait expliquer, dans une certaine mesure, l’abstention. Solliciter les citoyens en deux mois pour voter 4 fois (présidentielle et législatives), comme cette année, peut provoquer de la lassitude.  

 

Conclusion :

Voter est un acte qui reste individuel. Toutefois, cet acte est déterminé par multiples facteurs : niveau d’instruction, offre électorale, l’appartenance sociale, etc. Ces facteurs, se combinent, se complètent et se renforcent. Si les partis politiques, par l’offre et leur comportement, assument une partie du niveau de l’abstention électorale ; la conjoncture économique et sécuritaire en explique aussi une partie.  

Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac ES le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac ES

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac ES

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?