Correction Spé Sciences Sociales et Politiques Bac ES Pondichéry 2017

Correction Spé Sciences Sociales et Politiques Bac ES Pondichéry 2017

Retrouvez la correction de l'épreuve de Spécialité Sciences sociales et politiques du Bac ES Pondichéry 2017 !

Vous deviez traiter l'un des deux sujets au choix, avec l'aide des documents proposés. Le premier sujet portait sur : Montrez que le répertoire d’action politique s’est aujourd’hui élargi. Le second sujet se rapportait à : Quelles sont les contributions des groupes d’intérêt au fonctionnement de la démocratie ?

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Correction Spé Sciences Sociales et Politiques Bac ES Pondichéry 2017

Le contenu du document

 

SUJET A

« Montrez que le répertoire d’action politique s’est aujourd’hui élargi. »

 

TRAVAIL PREPARATOIRE 

Le champ du sujet : 

Le répertoire d’action politique

Il faut s’appuyer sur les deux documents pour définir l’espace géographique, le pays et la période. Il s’agit ici : 

- D’un extrait d’article d’Anne Muxel (2010), sur la nature et les caractéristiques de l’engagement politique des jeunes ;

- D’un graphique, qui expose les résultats d’une enquête réalisée en 2010 par IFOP (Institut français d’opinion publique) auprès du grand public internaute, sur l’utilisation de l’outil internet dans leur recherche d’information politique.

 

Les termes clés : 

Répertoire d’action politique

Montrez que …. s’est élargi : il s’agit ici de  montrer que le répertoire d’action politique s’est diversifié, élargi, développé, allongé,… On exposera donc les raisons de cette évolution et les moyens qui ont permis son développement. 

Les données à extraire des documents sont primordiales car elles fixent les contours exacts de la question à étudier : 

Le document d’Anne Muxel stipule le fait que les jeunes d’aujourd’hui choisissent de plus en plus le « terrain associatif » plutôt que « les organisations traditionnelles, partis ou syndicats. » Car ils se sentent plus libres que leurs aînés ; l’engagement associatif correspond justement à leur conception et attachement à la liberté, « sans embrigadement, sans tutelle hiérarchique, et pouvant s’exprimer de façon ponctuelle. » Ils participent souvent à des mobilisations pour défendre telle ou telle cause, mais rares sont ceux qui franchissent « le pas d’une adhésion ferme et durable. » 

Les nouvelles techniques d’information et de communication, dont les jeunes sont particulièrement bien familiers, ont permis l’élargissement du répertoire d’action politique par l’instrumentalisation et la médiatisation de beaucoup d’actions collectives. Internet est en effet un outil très puissant.

L’enquête réalisée par IFOP auprès du grand public internaute, tout âge et tous niveaux d’instruction confondus, montre clairement que l’utilisation de la toile en 2010 pour la recherche des informations politiques (38%) tend à s’imposer comme un moyen indispensable pour s’informer. 

Il est vrai aussi que pour le reste des activités, participation dans des forums, dépôts de commentaires ou encore visionnage de vidéo ..., le recours à internet reste très limité et n’intéresse sans doute que les professionnels et les militants.

Il faut aussi souligner que les réseaux sociaux numériques se banalisent et leur utilisation s’impose de plus en plus. Les élections de cette année l’attestent pleinement.

 

Problématique : 

Pourquoi le répertoire d’action politique s’est allongé ? Quels sont les moyens, les outils, ayant permis une telle évolution ? Et ces nouvelles formes de protestations et d’expression comportent-elles des limites ?  

 

Plan : 

Partie I :  Le développement du répertoire de l’action politique…

A/ La participation politique ne se réduit pas au vote et aux activités partisanes : Une jeunesse de plus en plus libre qui maîtrise les nouveaux moyens d’information et de communication (document1)

B/ La participation protestataire des jeunes prend des formes variées et elle se banalise dans les démocraties occidentales … (document 1).

C/ … même si leur adhésion n’est pas ferme et durable (document 1).

 

Partie II : … manifeste la volonté des citoyens de faire de la politique autrement.

A/ La protestation et la mobilisation permettent d’élargir le répertoire d’action politique et d’exprimer la grogne, de plus en plus grande, des citoyens face à la classe politique.

B/ L’outil informatique a dynamisé la vie démocratique en redonnant la voix aux citoyens… (doc.1 et 2) 

C/ … Mais ces nouvelles formes d’action politique comportent des limites.

 

REDACTION

 

Introduction :

Accroche : Si les élections sont le temps fort de la vie démocratique, la participation politique ne se limite pas au vote ni aux activités partisanes. 

Centrage : Manifestation, grèves, pétitions, boycott, désobéissance civile, barrages routiers, affrontements, séquestrations, etc. sont autant de moyens d’agir politiquement. Ils marquent la volonté des citoyens de prendre la parole en dehors des élections pour manifester publiquement leur mécontentement et peser directement sur la décision publique.

Définition des termes et concepts : Chaque société dispose donc d’un répertoire d’action politique (de moyen d’agir politiquement) qui évolue sur le long terme. Les mobilisations protestataires peuvent faire preuve d’inventivité et d’intelligence tactique en s’adaptant à la conjoncture.

Problématique : Depuis les années 80, le répertoire d’action politique s’est élargi, pourquoi ? Quel rôle attribuer aux jeunes dans cette évolution ? L’outil informatique était-il décisif dans cette transformation ? Et ces nouvelles formes de protestations et d’expression comportent-elles des limites ?  

Plan : Pour répondre à cette question nous procéderons de la manière suivante : Dans un premier temps, nous montrerons que le répertoire de l’action politique s’est réellement élargi grâce, en partie, au développement du tissu associatif et à l’engagement des jeunes, qui maitrisent les nouveaux moyens d’information et de communication. Dans un second temps, nous verrons que ce développement du répertoire de l’action politique manifeste en réalité la volonté des citoyens de faire la politique autrement.

 

Partie I :  Le développement du répertoire de l’action politique…

A/ La participation politique ne se réduit pas au vote et aux activités partisanes : Une jeunesse de plus en plus libre qui maîtrise les nouveaux moyens d’information et de communication. 

Les jeunes d’aujourd’hui choisissent de plus en plus le « terrain associatif » plutôt que « les organisations traditionnelles, partis ou syndicats. » Car ils se sentent plus libres que leurs aînés ; l’engagement associatif correspond justement à leur conception et attachement à la liberté, « sans embrigadement, sans tutelle hiérarchique, et pouvant s’exprimer de façon ponctuelle. » (Document1).

De plus, les nouvelles techniques d’information et de communication, dont les jeunes sont bien familiers, ont permis l’élargissement du répertoire d’action politique par l’instrumentalisation et la médiatisation de beaucoup d’actions collectives. Internet est en effet un outil très puissant.

 

B/ La participation protestataire des jeunes prend des formes variées et elle se banalise dans les démocraties occidentales … 

Ils participent en effet très souvent à des actions collectives incarnées par l’atermondialisme ou les « indignés » ; leur mobilisation repose sur une démarche innovante : actions festives et ludiques, utilisation d’Internet, pétitions, boycott, désobéissance civile, campements d’Indignés, etc.  

 

C/ … même si leur adhésion n’est pas ferme et durable 

Cependant, rares sont les jeunes qui franchissent « le pas d’une adhésion ferme et durable. » Leurs mobilisations et participations restent donc ponctuelles, limitées. Elles dépendent essentiellement de la nature de la cause à défendre.

 

Partie II : … manifeste la volonté des citoyens de faire de la politique autrement.

A/ La protestation et la mobilisation permettent d’élargir le répertoire d’action politique et d’exprimer la grogne, de plus en plus grande, des citoyens face à la classe politique.

La classe politique se montre souvent sourde à l’égard des revendications des citoyens. Contraintes budgétaires et extérieures sont souvent évoquées comme alibi. Les citoyens les mieux instruits et informés exigent désormais plus de transparence.

Les citoyens des sociétés démocratiques ont développé aussi des valeurs post-matérialistes. Ils sont de plus en plus sensibles aux questions humaines et de solidarité. 

 

B/ L’outil informatique a dynamisé la vie démocratique en redonnant la voix aux citoyens… (doc.1 et 2) 

L’enquête réalisée par IFOP auprès du grand public internaute, tout âge et tous niveaux d’instruction confondus, montre clairement que l’utilisation de la toile en 2010 pour la recherche des informations politiques (38%) tend à s’imposer comme un moyen indispensable pour s’informer. 

L’accès à l’information en temps réel et le développement des réseaux sociaux numériques ont favorisé incontestablement les protestations et surtout les mobilisations spontanées des citoyens sur certaines questions jugées fondamentales. 

Il est vrai aussi que pour le reste des activités, participation dans des forums, dépôts de commentaires ou encore visionnage de vidéo … le recours à internet reste très limité et n’intéresse sans doute que les professionnels et les militants.

 

C/ … Mais ces nouvelles formes d’action politique comportent des limites.

L’efficacité des nouvelles formes de protestation politique (festives et ludiques, utilisation d’Internet pétitions, boycott, désobéissance civile, campement d’Indignés, etc.) reste assez limitée. En effet, il s’agit le plus souvent de mobilisation ponctuelle dont la dynamique s’essouffle très rapidement.

 

Conclusion :

Depuis les années 80, un nouveau répertoire d’action politique semble émerger. Incarné par l’atermondialisme ou les « indignés », il porte sur les enjeux souvent transnationaux, Il repose sur une démarche innovante : actions festives et ludiques, utilisation d’Internet, désobéissance civile, campement d’Indignés, etc. Les jeunes, grâce aux nouvelles technologies, y jouent un rôle de plus en plus important, même s’ils ne franchissent toujours pas « le pas d’une adhésion ferme et durable. »

 

SUJET B 

 

« Quelles sont les contributions des groupes d’intérêt au fonctionnement de la démocratie ? »

 

TRAVAIL PREPARATOIRE 

Le champ du sujet : 

- Les influences des groupes d’intérêt (groupes de pression, groupes d’influence, Lobbies) dans les démocraties occidentales

- Il faut s’appuyer sur les documents pour définir l’espace géographique, le pays et la période : 

Le document 1 date de 2009, Il s’agit d’un texte expliquant les différences entre les groupes d’intérêt, les partis politiques et les mouvements sociaux. 

Le document 2 est plus récent, il date de 2016 ; il s’agit d’un tableau qui nous fournit le nombre des organismes auditionnés à l’Assemblée Nationale, entre 2007 et 2010, ainsi que la part de chaque catégorie d’organismes auditionnés dans le Total. 

 

Les termes clés : 

- Groupes d’intérêt

- Fonctionnement de la démocratie

- Quelle sont les contributions : il faut donc identifier les rôles des groupes d’influence dans le fonctionnement de nos institutions, en l’occurrence : L’Assemblée nationale.

 

L’analyse des documents :

Les données à extraire des documents sont déterminantes car elles nous fournissent certains éléments de réponse et elles nous permettent dans une certaine mesure de déterminer les contours de notre problématique : Les documents en notre possession permettent en effet de : 

- Distinguer (doc.1) les groupes d’intérêt des partis politiques et des mouvements sociaux. Contrairement aux formations politiques, les lobbies n’ont pas vocation à exercer le pouvoir mais à l’influencer en fonction de leurs propres intérêts. Concernant les mouvements sociaux, les groupes de pression cherchent à se rapprocher d’eux pour mieux les organiser en vue de les représenter auprès des instances politiques. 

- Constater (doc.2) qu’entre 2007 et 2010 l’AN a auditionné 9302 organismes (lobbies), soit environ 10 groupes d’intérêt par jour. Les organismes publics ou parapublics, avec 48,2%, se taillent la part de lion du total des organismes auditionnés. Les organisations représentatives n’en concentrent que 20,9%, suivies par le secteur privé et l’organisation de la société civile, respectivement : 16,4% et 7,5%. 

 

Problématique : 

Les groupes d’influences en France sont-ils utiles pour une meilleure gouvernance ? Ou plutôt, constituent-ils une menace sur le fonctionnement démocratique de nos institutions ?  

 

Plan : 

Partie 1 : Les groupes d’intérêts sont utiles pour une meilleure gouvernance, pour « mieux légiférer » 

- Les groupes d’intérêt apportent une expertise utile pour mieux gouverner, …

- …, ils rapprochent le législateur de ses électeurs …

- …, et ils rapprochent aussi les points de vue des groupes antagonistes ?  

 

Partie 2 : Cependant, les groupes d’intérêt français pourraient constituer une menace pour le bon fonctionnement de nos institutions démocratiques …

- Source d’influence qui pourrait être néfaste pour les intérêts des Fraçais … 

- … ainsi, ils biaisent le fonctionnement démocratique de nos institutions … 

- … et ils peuvent être une source de corruption 

 

REDACTION

Introduction :

Accroche : En France, les agriculteurs et les responsables de l’industrie agroalimentaire sont souvent dénoncés par les écologistes comme étant les premiers responsables de la dégradation de l’écosystème dans l’hexagone. 

Centrage : Les intérêts économiques de ces acteurs économiques, indispensables pour notre pays, sont différents de ceux des « verts ».  Certes, ceux-ci œuvrent pour la préservation de notre environnement et pour ainsi nous procurer une qualité de vie meilleure, mais ils doivent aussi comprendre les contraintes financières et la concurrence internationale qui menacent nos agriculteurs et industriels. Aussi, chacun de ces acteurs (groupes d’intérêt) va chercher à sensibiliser nos responsables politiques à ses propres contraintes. 

Définition des termes et concepts : Un groupe d’intérêt est celui donc qui va tout mettre en œuvre pour mieux infléchir (influencer) à son profit les choix des autorités.  

Problématique : Les groupes d’influences en France sont-ils utiles pour une meilleure gouvernance ? Ou plutôt, constituent-ils une menace sur le fonctionnement démocratique de nos institutions ?  

Plan : Les lobbies jouent un rôle de plus en plus important dans le fonctionnement de nos régimes démocratiques. Ils sont en effet présents non seulement auprès des responsables politiques mais aussi sur la scène médiatique :   Nous montrerons en premier lieu que certains groupes d’influence sont utiles pour une meilleure gouvernance, « mieux légiférer ».  Ensuite, nous relativiserons cette utilité car ces groupes pourraient constituer aussi une menace sur le fonctionnement de nos institutions démocratiques. 

 

Partie 1 : Les groupes d’intérêts sont utiles pour une meilleure gouvernance, pour « mieux légiférer » 

a) Les groupes d’intérêt apportent une expertise utile pour mieux gouverner, …

Nos élus au sein l’AN considèrent les groupes d’intérêt comme étant une source d’expertise indispensable, voire-même un allié dans l’entreprise de régulation et de normalisation à l’échelle nationale et continentale. En clair, les consultations systématiques des Lobbies, en moyenne 10 par jour entre 2007 et 2010, rendent les décisions de l’AN plus en adéquation avec les exigences de la réalité (doc.2). Une réalité très complexe ou les intérêts des uns et des autres sont souvent contradictoires. Ces groupes d’influences sont donc un élément de « bonne gouvernance », une manière pour aboutir des compromis satisfaisants. 

D’ailleurs, les organismes publics ou parapublics, avec 48,2%, se taillent la part de lion du total des organismes auditionnés. Les organisations représentatives n’en concentrent que 20,9%, suivies par le secteur privé et l’organisation de la société civile, respectivement : 16,4% et 7,5%.

 

b) …, ils rapprochent le législateur de ses électeurs …

Les législateurs sont souvent éloignés des réalités et contraintes économiques, technologiques, environnementales … ; ils ne peuvent pas non plus tout connaître, tout savoir ; ils sont donc obligés d’écouter les doléances des uns et des autres pour mieux légiférer et rester proche des citoyens et des acteurs économiques. D’ailleurs, l’AN finance aussi une multitude d’associations : protection de l’environnement, défense des consommateurs, etc. Ainsi, elle cherche à équilibrer ses relations avec les différents groupes.  

 

c) …, et ils rapprochent aussi les points de vue des groupes antagonistes ?  

Les législateurs jouent aussi le rôle de courroie de transmission entre les différents antagonistes ; ils permettent ainsi le rapprochement des points de vue des différents acteurs. Ceci permet non seulement d’éviter les conflits mais aussi et surtout de sensibiliser les différents acteurs à l’intérêt général. Réussissent-ils pour autant dans cet exercice où les rapports de force sont complètement déséquilibrés ?

 

Partie 2 : Cependant, les groupes d’intérêt en France pourraient aussi constituer une menace pour le bon fonctionnement de nos institutions démocratiques …

a) Source d’influence qui pourrait être néfaste pour les intérêts des peuples … 

Certains Lobbies pourraient en effet être dangereux pour les intérêts des Français. Aussi, les Lobbies tels que les pro-nucléaire ou encore militaires sans oublier les groupes chimiques et agroalimentaires ont souvent poussé nos représentants à prendre des décisions qui ont été par ailleurs dénoncées par des associations très actives à l’échelle européenne (Greenpeace, …)   

 

b) … ainsi, ils biaisent le fonctionnement démocratique de nos institutions … 

L’AN qui est sensé en effet représenter institutionnellement les Français peut se transformer en outil entre les mains des puissants groupes d’intérêt. Certes, le document 2 montre que les experts individuels, le secteur privé, les Conseils privés et les groupes Thinks-tanks ne focalisent que 23% du total des organismes auditionnés, mais nous savons aussi qu’il y a très souvent de fortes relations personnelles d’amitié, voire même d’alliance, qui lient certains de nos représentants politiques et les grands dirigeants des groupes français : N’y a-t-il pas ici parfois des risques de conflit d’intérêt ? 

 

c) … et ils peuvent être une source de corruption 

Souvent les médias d’investigation dénoncent les rapports controversés entre certains groupes d’intérêt et hommes politiques d’influence. Il y a même des situations de corruption avec des comptes à l’étranger.

 

Conclusion :

Les groupes d’influence qui sont très souvent présentés sous des mauvais auspices peuvent être aussi utile pour une meilleure gouvernance. Nos hommes et femmes politiques doivent être donc sensibles à tous les groupes tout en étant habités fondamentalement par l’intérêt général. La démocratie n’est-elle pas avant tout une conscience morale, un état d’esprit ?  

Fin de l'extrait

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