Corrigé Spé Sciences Sociales et Politiques - Bac ES Liban 2016

Corrigé Spé Sciences Sociales et Politiques - Bac ES Liban 2016

Notre professeur a rédigé pour vous le corrigé de Spécialité Sciences Sociales et Politiques du Bac ES du Liban 2016.

"Comparez le régime politique présendentiel et le régime politique parlementaire" et "Comment expliquer l'abstention électorale ?" sont les deux sujets aux choix de l'épreuve de Spé SSP du Bac ES du Liban 2016. Ces deux sujets ont été traités, vous trouverez le travail préparatoire à effectuer avant de vous lancer dans la rédaction, à savoir les termes clés à définir, la problématique, ainsi que le plan détaillé.

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Corrigé Spé Sciences Sociales et Politiques - Bac ES Liban 2016

Le contenu du document




SUJET A : COMPAREZ LE REGIME POLITIQUE PRESIDENTIEL ET LE REGIME POLITIQUE PARLEMENTAIRE

1/ TRAVAIL PREPARATOIRE :

Le champ du sujet :

  • Les caractéristiques des deux régimes politiques : Présidentiel et parlementaire
  • Il faut s’appuyer sur le document pour définir l’espace géographique, le pays et la période : le texte porte sur  le modèle américain et le  modèle français et/ou britannique.


Les termes clés :

  • Régime politique présidentiel
  • Régime politique parlementaire
  • Comparez : il faut définir les caractéristiques des deux régimes afin d’en identifier les points de convergence et de divergence.


Les données à extraire du document sont déterminantes car elles fixent les contours exacts de la question à étudier : Le document en notre possession permet en effet d’identifier les caractéristiques de chacun des deux régimes : 


Problématique :

Aussi, il s’agit de deux régimes dont le fonctionnement est assez divergent : Il convient donc d’exposer ces points de divergence pour mieux comprendre la nature et les caractéristiques des deux régimes. 


Plan :

Partie 1 : Nomination et responsabilité du Chef de l’Etat et Chef du gouvernement 

a) Election et responsabilité du Président 

b) Nomination et responsabilité du chef du gouvernement

Partie 2 : Séparation des pouvoirs

a) Souple dans le cadre d’un régime parlementaire

b) Stricte dans le cadre d’un régime présidentiel


2/ REDACTION

Introduction :

Accroche : Le régime semi-parlementaire (hybride) français est souvent critiqué, particulièrement pendant les périodes de cohabitation. Beaucoup en effet de nos politiques proposent même de finir avec la constitution de 1958, caractéristique de la Vème république, et suggèrent de passer une nouvelle constitution qui annoncerait une nouvelle ère : la VIème République. Centrage :   La Gauche, sous l’influence d’Arnaud Montebourg, Martine Aubry, …, dès les premières années de la présidence de Nicolas Sarkozy, avait dénoncé la présidentialisation excessive du pouvoir par la Droite. Et elle avait suggéré d’opter pour un régime parlementaire où la séparation des pouvoirs serait beaucoup plus souple. D’ailleurs, une telle réforme était dans les programmes de ces anciens malheureux candidats au Première socialistes. 


Définition des termes et concepts : Dans le régime présidentiel, caractéristique du modèle américain, la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif est stricte. En revanche, en Angleterre, chantre du modèle parlementaire, la séparation du pouvoir est souple : Le gouvernement peut dissoudre le parlement (pouvoir attribué à la Reine qu’elle peut exercer sur proposition du Chef du gouvernement) et celui-ci peut renverser le gouvernement par le vote d’une motion de censure.  

Problématique : Aussi, il s’agit de deux régimes dont le fonctionnement est assez divergent : Il convient donc d’exposer ces points de divergence pour mieux comprendre la nature et les caractéristiques de chacun des deux régimes. 

Plan : Pour montrer ces divergences nous procéderons de la manière suivante : Nous montrerons en premier lieu que la nomination et la responsabilité du Chef de l’Etat et du Chef du gouvernement sont différentes d’un régime à l’autre. En second lieu, nous montrerons aussi que contrairement au régime parlementaire, où la séparation des pouvoirs est souple, dans le régime présidentiel la  séparation des pouvoirs est stricte. 


Partie 1 : Nomination et responsabilité du Chef de l’Etat et Chef du gouvernement 

a) Election et responsabilité du Président

Contrairement au régime présidentiel, dans un régime parlementaire, le Président ou le Monarque dispose de pouvoirs très limités, voire protocolaires : La Belgique, l’Espagne, la Suède, le Danemark, sont des monarchies où le Chef du gouvernement est en effet la personne responsable devant le parlement. L’Italie, l’Allemagne, … sont des fédérations où le Président a des fonctions strictement protocolaires. 

En revanche, dans un régime présidentiel comme aux Etats-Unis, l’exécutif relève du seul président ; il est à la fois Chef du gouvernement et Chef d’Etat. « Sa responsabilité politique ne peut être mise en cause par les assemblées ». 

Dans les deux régimes, le Président est élu au suffrage universel direct ou indirect.


b) Nomination et responsabilité Chef du gouvernement

Dans un régime parlementaire, le Chef du gouvernement est nommé en fonction de la majorité parlementaire au parlement. Il est aussi responsable devant lui.  En France, c’est le Premier ministre qui fait office de Chef du gouvernement. Il dispose de la confiance de la majorité parlementaire. Le Premier ministre, en tant que Chef du gouvernement, assume avec ses ministres « la conduite de la politique nationale sous le contrôle des assemblées parlementaires : l’autorité et la responsabilité politique sont ainsi étroitement liées. » 


Partie 2 : Séparation des pouvoirs

a) Souple dans le cadre d’un régime parlementaire

Dans ce cadre le fonctionnement « implique une étroite collaboration entre le Gouvernement et les Assemblées. » Le gouvernement participe donc à l’élaboration des lois. 

Les Chambres contrôlent l’action gouvernementale : Elles peuvent renverser le gouvernement par le vote d’une motion de censure. Pour éviter les blocages et par souci donc d’équilibre des pouvoirs « un pouvoir de dissolution est reconnu au Chef de l’Etat ou au Chef du gouvernement. »


b) Stricte dans le cadre d’un régime présidentiel

Dans ce type de régime, le Président ne possède pas le pouvoir de dissoudre la ou les Chambres pour forcer la convocation de nouvelles élections.

Aussi, il ne peut être renversé par le parlement et il n’a pas besoin de sa confiance. Cependant, dans le cas des Etats-Unis, il existe une procédure de destitution (empêchement) du Président en cas d’une faute très grave ou de trahison. 


Conclusion :

En Europe, la quasi-totalité des régimes sont de type parlementaire. Sur le continent américain, c’est le régime présidentiel qui est de loin préféré. En fait, l’un et l’autres ont des leurs avantages et leurs inconvénients. L’essentiel réside dans la nature de l’exercice du pouvoir : la démocratie est avant tout un état d’esprit et par conséquent une conscience morale.   




SUJET B : COMMENT EXPLIQUER L’ABSTENTION ELECTORALE ?

1/ TRAVAIL PREPARATOIRE :

Le champ du sujet :

  • L’abstention électorale
  • Il faut s’appuyer sur le document pour définir l’espace géographique, le pays et la période : le texte date de 2006 et tente de montrer que l’abstention « doit être interprétée à partir de multiples dimensions d’analyse, prenant en compte des paramètres contextuels et  individuels »

 

Il est aussi utile de préciser que :

  • L’extrait de texte est de nature purement conceptuel 
  • Il porte sur la période 1970-2005,
  • Et il ne comporte aucune donnée statistique   

 


Les termes clés :

  • Elections
  • Abstention électorale
  • Comment expliquer : il faut donc dérouler dans le développement des éléments tangibles pour comprendre les raisons complexes de ce phénomène.

 

Les données à extraire du document sont déterminantes car elles nous fournissent beaucoup d’éléments de réponse et elles nous permettent ainsi de déterminer les contours de notre problématique : Le document en notre possession permet en effet d’identifier certains facteurs : 

  • Facteurs institutionnels : Mode de scrutin, type d’élection ou encore calendrier électoral, …
  • Facteurs structurels (caractéristiques sociologiques des individus): Niveau d’études, type d’intégration sociale, critères sociodémographiques,…
  • Facteurs politiques : Compétition entre les candidats, rôle des campagnes, positionnement des partis, nature des enjeux de l’élection

 

L’auteur précise, « Le plus souvent, ce sont les effets entrecroisés et cumulés de toutes ces circonstances qui participent à la dynamique de l’abstention, et il reste très difficile de les démêler. » 

Problématique :

Quels sont les facteurs institutionnels, structurels et politiques qui expliquent l’abstention électorale ?  

Plan :

Partie 1 : Facteurs structurels : caractéristiques sociologiques des individus

a) Niveau d’études, 

b) type d’intégration sociale, 

c) critères sociodémographiques 

Partie 2 : Facteurs institutionnels et politiques 

a) Facteurs politiques : Compétition entre les candidats, rôle des campagnes, positionnement des partis, nature des enjeux de l’élection

b) Facteurs institutionnels : Mode de scrutin, type d’élection ou encore calendrier électoral


2/ REDACTION

Introduction :

Accroche : Lors des dernières élections régionales, en décembre 2015, le taux d’abstention (rapport entre les abstentionnistes et les inscrits) a dépassé les 50% ; dans certaines régions, il était même plus de 60%. Cette attitude électorale est encore plus accentuée lors des élections européennes, elle avoisine en moyenne, le plus souvent, les 55%. Centrage:   Faut-il pour autant noircir le tableau et dire que les Français se désintéressent de la vie politique dans leur pays? Evidemment, non ! A en juger par leur mobilisation lors des élections présidentielles ou encore lors des communales, force est de constater que les Français se déplacent en masse pour exprimer leur voix. 

Définition des termes et concepts : L’abstention électorale est avant tout une décision individuelle ; pour des raisons objectives ou subjectives,  le l’électeur ne se rend pas aux urnes à l’occasion d’un scrutin légalement organisé.  

Problématique : Quels sont ces raisons (facteurs) objectifs ou subjectives qui empêcheraient certains électeurs d’exercer leur droit –et leur devoir- de vote ? Ces facteurs sont-ils de nature institutionnelle ou structurelle ? Et les partis politiques ont-ils leur part de responsabilité dans la montée du phénomène de l’abstention en France ? D’ailleurs, est-il aisé de dissocier ces facteurs ? Aussi, l’auteur du texte ne précise-t-il pas avec force le fait que « Le plus souvent, ce sont les effets entrecroisés et cumulés de toutes ces circonstances qui participent à la dynamique de l’abstention, et il reste très difficile de les démêler. » Etc.

Plan : Il est clair que le phénomène d’abstention s’explique par de multiples facteurs qui se combinent le plus souvent entre eux ; néanmoins, par commodité pédagogique, nous nous efforcerons de développer notre analyse en deux parties : Nous montrerons en premier lieu l’existence de facteurs structurels (caractéristiques sociologiques des individus). Ensuite, nous montrerons aussi l’existence de facteurs institutionnels et politiques. 


Partie 1 : Facteurs structurels : caractéristiques sociologiques des individus

a) Niveau d’études

Le niveau d’étude et d’instruction des électeurs est un élément important dans la prise de conscience électorale. Les plus instruits sont beaucoup plus sensibilisés aux débats politiques et aux changements qui pourraient intervenir suite au changement de majorité. Cependant, il convient de relativiser ces propos par l’offre électorale. En France, l’analyse des élections législatives et présidentielles nous enseigne sur le fait que plus le programme de Gauche est ambitieux et plus la mobilisation de son électorat traditionnel (la classe ouvrière) est forte.


b) Type d’intégration sociale

L’intégration sociale par le travail et/ou activité associative rend les individus plus sensibles au changement. Le vote est aussi un acte de citoyenneté. Généralement, les exclus participent trop peu aux manifestations électorales.


c) Critères sociodémographiques 

Le quartier, la catégorie socioprofessionnelle, l’environnement socioprofessionnel, sont autant de facteurs qui influencent la mobilisation des individus.  

La nature de l’élection est aussi déterminante. On se mobilise beaucoup plus aisément pour les communales que pour les européennes.  Les élections de proximité sont très mobilisatrices.


Partie 2 : Facteurs institutionnels et politiques

a) Facteurs politiques : Compétition entre les candidats, rôle des campagnes, positionnement des partis, nature des enjeux de l’élection

L’offre électorale, les programmes, le charisme des candidats, les données conjoncturelles, la diversité des sujets, …. Sont des éléments très déterminants pour la mobilisation des électeurs. 

Certes, le vote idéologique demeure mais la volatilité des votes prend de l’ampleur. Aujourd’hui on parle même, cyniquement, du « vote à la carte ». 

Il y a aussi le sentiment de découragement qui envahit certaines franges de la population. En effet, les promesses non tenues par les partis suscitent le désintérêt du politique.


b) Facteurs institutionnels : Mode de scrutin, type d’élection ou encore calendrier électoral

Comme nous l’avons souligné plus haut, le type d’élection est très déterminant pour la mobilisation électorale. L’élection phare est celle des présidentielle. Les Français se mobilisent en masse lors de ce rendez-vous électoral. Ils savent aussi que leur voix compte car il s’agit d’un suffrage universel direct.

Pour les élections européennes la péréquation électorale est très compliquée ; les gens ne se passionnent guère car ils ne savent pas trop si leur voix va compter pour beaucoup.

La succession des rendez-vous électoraux est aussi un facteur qui pourrait expliquer, dans une certaine mesure, l’abstention. Solliciter les citoyens en deux mois pour voter 4 fois (présidentielle et législatives) peut provoquer de la lassitude.  


Conclusion :

Voter est un acte individuel. Cependant, cet acte est déterminé par la conjugaison de multiples raisons. Ces raisons, ces facteurs, se combinent, se complètent et se renforcent. Si les partis politiques, par leur offre et leur comportement, assument une partie du niveau de l’abstention électorale ; la conjoncture économique et sécuritaire en expliquent aussi une partie ; pour reprendre les termes de l’auteur, l’abstention « (…) doit être interprétée à partir de multiples dimensions d’analyse, prenant en compte des paramètres contextuels et individuels. »

Fin de l'extrait

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