Corrigé Spé Sciences Sociales et Politiques - Bac ES Washington 2016

Corrigé Spé Sciences Sociales et Politiques - Bac ES Washington 2016

Nous vous invitons à consulter le corrigé de Spécialité Sciences Sociales et Politiques du Bac ES de Washington 2016.

Notre professeur a rédigé pour vous les deux sujets au choix de l'épreuve de Spé SSP du Bac ES de Washington 2016 : "Quelle est la contribution des groupes d'intérêt au fonctionnement de la démocratie ?" et "Dans quelle mesure les variables lourdes permettent-elles d'expliquer le comportement électoral ?". Grâce à cette correction, vous pourrez vous entraîner et savoir ce qui est attendu de vous lors de l'épreuve.

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Corrigé Spé Sciences Sociales et Politiques - Bac ES Washington 2016

Le contenu du document



SUJET A

QUELLE EST LA CONTRIBUTION DES GROUPES D’INTERET AU FONCTIONNEMENT DE LA DEMOCRATIE ?

1. TRAVAIL PREPARATOIRE 

Le champ du sujet : 

  • Les influences des groupes d’intérêt (groupes de pression, groupes d’influence, Lobbies) dans les démocraties occidentales
  • Il faut s’appuyer sur le document pour définir l’espace géographique, le pays et la période : le texte date de 2008 et tente de montrer l’ambigüité des relations entre certains Lobbies et les institutions européennes (Parlement et Commissions) 


Les termes clés : 

  • Groupes d’intérêt
  • Fonctionnement de la démocratie
  • Quelle est la contribution : il faut donc identifier le ou les rôle(s) des groupes d’influence dans le dans le fonctionnement des institutions européennes, en l’occurrence : La Commission européenne et le Parlement.


L’analyse des documents :

Les données à extraire du document sont déterminantes car elles nous fournissent beaucoup d’éléments de réponse et elles nous permettent ainsi de déterminer les contours de notre problématique : Le document en notre possession permet en effet de montrer que : 

  • Le Parlement européens qui est censé représenter institutionnellement les peuples d’Europe et les groupes d’intérêt pour réduire les influences multiples et infléchir les choix de la Commission et les compromis du Conseil des ministres n’a pas vraiment réussi sa mission : pour reprendre les termes de l’auteur, «(…) Il n’en a rien été. Le Parlement fournit au contraire un surcroît de travail aux professionnels de l’influence car il allonge le processus décisionnel et est une source d’incertitudes supplémentaire. »
     
  • La Commission considère ces groupes d’intérêt comme étant « une source d’expertise indispensable », voire-même « un allié dans l’entreprise de régulation et de normalisation à l’échelle continentale… ». En clair, les consultations systématiques des Lobbies rendent les décisions de la Commission plus en adéquation avec les exigences de la réalité. Une réalité très complexe ou les intérêts des uns et des autres sont souvent contradictoires. Ces groupes d’influences sont donc un élément de « bonne gouvernance », une manière pour aboutir des compromis satisfaisants.
     
  • La Commission européenne finance aussi une multitude d’associations : protection de l’environnement, défense des consommateurs, etc. Ainsi, elle cherche à équilibrer ses relations avec les différents groupes. Réussit-elle pour autant dans cet exercice où les rapports de force sont complètement déséquilibrés ?   

Il est aussi utile de préciser que le document ne cite aucun exemple où la décision de la Commission ou du Conseil des ministres a été influencée par des considérations de lobbying. Pour enrichir notre réflexion, il convient donc d’illustrer nos réponses par des cas précis.


Problématique : 

Les groupes d’influences en Europe pourraient-ils menacer le fonctionnement démocratique de nos institutions ?  


Plan : 

Partie 1 : Les groupes d’intérêt européens pourraient constituer une menace pour le bon fonctionnement de nos institutions démocratiques, …

a) Source d’influence qui pourrait être néfaste pour les intérêts des peuples, … 

b) … ainsi, ils biaisent le fonctionnement démocratique de nos institutions, … 

c) … et ils peuvent être une source de corruption 

Partie 2 : … Cependant, ils sont aussi utiles pour « mieux légiférer » 

a) Les groupes d’intérêt apportent une expertise utile pour mieux gouverner, …

b) ..., ils rapprochent le législateur de ses électeurs, …

c) ..., et ils rapprochent aussi les points de vue des groupes antagonistes ?  


2. REDACTION

Introduction

Accroche : En France, les médecins et les groupes pharmaceutiques sont souvent dénoncés comme étant les premiers responsables du déficit chronique de la branche maladie, dans notre système de sécurité sociale.

Centrage : Les intérêts économiques de ces acteurs médicaux, indispensables pour notre santé, sont différents de ceux de la sécurité sociale.  Certes, celles-ci œuvre pour l’universalité de la couverture maladie, mais elle a aussi des contraintes financières qui exigent l’équilibre des comptes entre les recettes et les dépenses. Aussi, chacun de ces acteurs (groupes d’intérêt) va chercher à sensibiliser nos responsables politiques à ses propres contraintes. 

Définition des termes et concepts : Un groupe d’intérêt est celui donc qui va tout mettre en œuvre pour mieux infléchir (influencer) à son profit les choix des autorités.  

Problématique : Les groupes d’influence en Europe pourraient-ils menacer le fonctionnement démocratique de nos institutions ? 

Plan : Les lobbies jouent un rôle de plus en plus important dans le fonctionnement de nos régimes démocratiques. Ils sont en effet présents non seulement auprès des responsables politiques mais aussi sur la scène médiatique :   Nous montrerons en premier lieu que certains groupes d’influence pourraient constituer une menace sur le fonctionnement de nos institutions démocratiques. Ensuite, nous relativiserons cette menace car ils sont aussi utiles pour « mieux légiférer ».  


Partie 1 : Les groupes d’intérêt européens pourraient constituer une menace pour le bon fonctionnement de nos institutions démocratiques ...

a) Source d’influence qui pourrait être néfaste pour les intérêts des peuples ...

Certains Lobbies pourraient en effet être dangereux pour les intérêts des citoyens européens. Aussi, les Lobbies tels que les pro-nucléaire ou encore militaire sans oublier les groupes chimiques et agroalimentaires ont souvent poussé nos représentants à prendre des décisions qui ont été par ailleurs dénoncées par des associations très actives à l’échelle européenne (Greenpeace, …)   


b) ... ainsi, ils biaisent le fonctionnement démocratique de nos institutions ...

Le Parlement européens qui est sensé en effet représenter institutionnellement les peuples d’Europe et les groupes d’intérêt pour réduire les influences multiples et infléchir les choix de la Commission et les compromis du Conseil des ministres ne réussit pas a priori vraiment sa mission : pour reprendre les termes de l’auteur, « (…) Il n’en a rien été. Le Parlement fournit au contraire un surcroît de travail aux professionnels de l’influence car il allonge le processus décisionnel et est une source d’incertitudes supplémentaire. » 


c) ... et ils peuvent être une source de corruption 

Souvent les médias d’investigation dénoncent les rapports controversés entre certains groupes d’intérêt et hommes politiques d’influence. Il y a même des situations de corruption avec des compte à l’étranger.


Partie 2 : ... Cependant, ils sont aussi utiles pour « mieux légiférer » 

a) Les groupes d’intérêt apportent une expertise utile pour mieux gouverner, ...

La Commission considère ces groupes d’intérêt comme étant « une source d’expertise indispensable », voire-même « un allié dans l’entreprise de régulation et de normalisation à l’échelle continentale… ». En clair, les consultations systématiques des Lobbies rendent les décisions de la Commission plus en adéquation avec les exigences de la réalité. Une réalité très complexe ou les intérêts des uns et des autres sont souvent contradictoires. Ces groupes d’influences sont donc un élément de « bonne gouvernance », une manière pour aboutir des compromis satisfaisants


b) ..., ils rapprochent le législateur de ses électeurs, ...

Les législateurs sont souvent éloignés des réalités et contraintes économiques, technologiques, environnementales… ; ils ne peuvent pas non plus tout connaître, tout savoir ; ils sont donc obligés d’écouter les doléances des uns et des autres pour mieux légiférer et rester proche des citoyens et des acteurs économiques.  D’ailleurs, la Commission européenne finance aussi une multitude d’associations : protection de l’environnement, défense des consommateurs, etc. Ainsi, elle cherche à équilibrer ses relations avec les différents groupes.  


c) ..., et ils rapprochent aussi les points de vue des groupes antagonistes ?

Les législateurs jouent aussi le rôle de courroie de transmission entre les différents antagonistes ; ils permettent ainsi le rapprochement des points de vue des différents acteurs. Ceci permet non seulement d’éviter les conflits mais aussi et surtout de sensibiliser les différents acteurs à l’intérêt général. Réussissent-ils pour autant dans cet exercice où les rapports de force sont complètement déséquilibrés ?


Conclusion

Les groupes d’influence qui sont très souvent présentés sous des mauvais auspices peuvent être aussi utile pour une meilleure gouvernance. Nos hommes et femmes politiques doivent être donc sensibles à tous les groupes tout en étant habités fondamentalement par l’intérêt général. La démocratie n’est-elle pas avant tout une conscience morale, un état d’esprit ?  


SUJET B

DANS QUELLE MESURE LES VARIABLES LOURDES PERMETTENT-ELLES D’EXPLIQUER LE COMPORTEMENT ELECTORAL ?

1. TRAVAIL PREPARATOIRE 

Le champ du sujet : 

  • Les variables déterminantes (lourdes) des Français dans leur comportement électoral
  • il faut s’appuyer sur le document pour définir l’espace géographique, le pays et la période : Le texte date de 2004 et liste les vieilles variables explicatives dans le comportement électoral. Il tente aussi de décrire les variables lourdes qui déterminent le vote au profit de la Droite ainsi que celles qui profitent à la Gauche. 

Il décrit aussi les transformations quantitatives et les partis qui en ont le plus profité au détriment d’autres.

  • Le tableau décrit la sociologie des électorats (sexe, âge, statut, PCS, diplôme) au second tour de l’élection présidentielle en France en 2012. 


Les termes clés : 

  • Variables lourdes : déterminantes !
  • Comportement électoral
  • Dans quelle mesure…permettent-elle d’expliquer : La formulation montre déjà que ces variables lourdes ne permettent désormais d’expliquer qu’une partie du comportement électoral des Français. Le déterminisme n’est que relatif. Il y a donc des mutations, des transformations, même une volatilité au niveau des votes.


L’analyse des documents :

Les données à extraire du document sont déterminantes car elles nous fournissent beaucoup d’éléments de réponse et elles nous permettent ainsi de déterminer les contours de notre problématique : Les documents en notre possession permet en effet de montrer que :

Document 1 :

  • Classe sociale et rapport à la religion, ou âge et genre, peuvent encore globalement expliquer certains comportements électoraux :
    Les électeurs de Droite sont majoritairement des catholiques pratiquants ; ils exercent le plus souvent une profession indépendante ou travaillent dans le secteur privé.
    Ceux de Gauche sont plus diplômés, appartiennent à la fonction publique et pratiquent moins, voire pas du tout.
     
  • Le peuple de Gauche s’est profondément transformé à cause essentiellement de l’effondrement du parti communiste même s’il a gagné quelques voix auprès des cadres.
     
  • Montée du Front National : une montée qui s’est faite au détriment des partis classiques.


Document 2 :

  • Les moins de 34 ans ont voté massivement pour F. Hollande : en moyenne 60% contre 40% pour N. Sarkozy. 59% des plus de 60 ans ont voté pour le candidat de Droite.
     
  • Les artisans et commerçants ont voté très massivement pour N. Sarkozy : 70% contre 30% pour F. Hollande. Les retraités aussi : 57% contre 43%. En revanche, les professions intermédiaires (60%) et les employés (56%) ainsi que la classe ouvrière (58%) restent acquis à la Gauche. Le vote des professions libérales et cadres avantage légèrement (52%) F. Hollande.
     
  • Les fonctionnaires restent aussi majoritairement dans le camp de la Gauche (65%). Les chômeurs ont voté en 2012 à hauteur de 62% pour F. Hollande.
     
  • 55% des votants ayant au moins un Bac+3 ont apporté leur soutien à F. Hollande. Celui-ci a profité aussi de 59% des voix des sans diplôme.

 

Problématique : 

Y a-t-il encore des variables lourdes (déterminantes) qui caractérisent le comportement électoral des Français ?  


Plan : 

Partie 1 : Oui, il y a encore certaines variables qui peuvent être qualifiées de lourdes pour caractériser le vote des Français, …

a) Contrairement aux non-pratiquants, les pratiquants catholiques votent très majoritairement à Droite… (doc.1)

b) …Les artisans et commerçants se mobilisent, eux aussi, beaucoup plus pour la Droite alors que les salariés et surtout fonctionnaires apportent massivement le soutien à la Gauche… (doc.1 et 2)  

c) …Les retraités, quant à eux et contrairement aux jeunes, restent très acquis à la Droite (doc.2) 

Partie 2 : … mais ce déterminisme est en train de s’estomper car il y a des transformations politiques et des mutations sociologiques 

a) L’écroulement du parti communiste … (doc.1)

b) …, la montée du Front national, (doc.1)

c) …, et la montée de la volatilité électorale (doc.1et 2)  


2. REDACTION

Introduction

Accroche : A un an des présidentielles, les sondages d’opinion sur le futur candidat préféré des Français se multiplient.

Centrage : Aussi, leurs analyses sociodémographiques (par sexe, région, niveau d’instruction, catégorie socioprofessionnelle, statut,) occupent l’essentiel des débats au sein des partis.  L’offre électorale doit en effet correspondre aux préoccupations, aux attentes, des électeurs.  

Définition des termes et Problématique : Même si certaines variables lourdes (déterminantes) telles que la profession, la région, la pratique religieuse et le statut continuent à dicter les choix d’une frange du corps électoral ; nous assistons néanmoins, depuis au moins 30 ans, à des transformations politiques qui entraînent une mutation sociologique au niveau du comportement électoral des Français.

Plan : Nous verrons en premier lieu qu’il y a encore certaines variables qui peuvent être qualifiées de lourdes pour caractériser le vote des Français. Nous verrons en second lieu que ce déterminisme électoral tend à s’estomper car il y a des transformations politiques et des mutations sociologiques. 


Partie 1 : Oui, il y a encore certaines variables qui peuvent être qualifiées de lourdes pour caractériser le vote des Français, …

a) Contrairement aux non-pratiquants, les pratiquants catholiques votent très majoritairement à Droite… 

Les électeurs de Droite sont majoritairement des catholiques pratiquants. En revanche, les électeurs de Gauche sont généralement non pratiquants, voire agnostiques ou athées.


b) … Les artisans et commerçants se mobilisent, eux aussi, beaucoup plus pour la Droite alors que les salariés et surtout fonctionnaires apportent massivement le soutien à la Gauche…

Lors des élections présidentielles de 2012, les artisans et commerçants ont voté très massivement pour N. Sarkozy : 70% contre 30% pour F. Hollande. En revanche, les professions intermédiaires (60%) et les employés (56%) ainsi que la classe ouvrière (58%) restent acquis à la Gauche. Le vote des professions libérales et cadres avantage légèrement (52%) F. Hollande.   

Les fonctionnaires restent aussi majoritairement dans le camp de la Gauche (65%). Les chômeurs ont voté en 2012 à hauteur de 62% pour F. Hollande.

55% des votants ayant au moins un Bac+3 ont apporté leur soutien à F. Hollande. Celui-ci a profité aussi de 59% des voix des sans diplôme.


c) … Les retraités, quant à eux et contrairement aux jeunes, restent très acquis à la Droite.

Les retraités ont voté à hauteur de 57% pour N. Sarkozy. F. Hollande n’en a séduit qu’à peine 43%. En revanche, ce dernier a largement bénéficié du vote des jeunes : en moyenne plus de 60% d’entre eux avaient choisi le candidat de la Gauche. 


Partie 2 : … mais ce déterminisme tend à s’estomper car il y a des transformations politiques et des mutations sociologiques 

a) L’écroulement du parti communiste …

Dans les années 70 et au début des années 80, le parti communiste français (PCF) concentrait à lui seul plus de 15% des voix. L’effondrement de l’Union soviétique et la disparation du communisme dans l’Europe de l’est ont eu des effets catastrophiques sur le PC en France.

Aussi, sa participation au pouvoir au début des années 80 avait profondément déçu les Français. Son expérience au sein du gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 n’a pas été non plus assez concluante.

Ainsi, son électorat traditionnel l’a déserté. 


b) …, la montée du Front National …

La classe ouvrière acquise traditionnellement à la Gauche et surtout au PCF a massivement apporté son soutien en 2002 au candidat de l’extrême droite. Une telle mutation avait profondément bouleversé la donne politique en France.

Aujourd’hui, le Front national séduit plus de 18% des Français. Pire, il a réussi à avoir des sympathisants dans toutes les catégories qui composent le corps électoral : Les jeunes, les retraités, les cadres, les chômeurs, les sans grade, etc. 

Le FN a fait voler en éclats le paysage politique traditionnel en France, et le comportement électoral classique des Français aussi.   

 

c) …, et la montée de la volatilité électorale 

D’une élection à une autre la volatilité électorale se confirme en France. En effet, les français ont tendance de plus en plus à décider en fonction des programmes des candidats et de la conjoncture économique et sociale. En clair, certains peuvent voter à Gauche et lors des prochaines élections à Droite : L’offre électorale devient déterminante. 


Conclusion

Classe sociale et rapport à la religion, ou âge et genre, peuvent encore globalement expliquer certains comportements électoraux. Cependant, ce déterminisme tend à s’estomper, et ceci pour plusieurs raisons : écroulement du parti communiste, montée du FN et la rationalité des votants. 

La bipolarisation du paysage politique français a laissé la place à une configuration tripartite. Cette nouvelle donne a eu tout naturellement des effets sur les comportements électoraux classiques. Autant dire que le vote acquis n’est plus si sûr ! 

Fin de l'extrait

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