Sujet Spé Sciences Sociales et Politiques - Bac ES 2017

Sujet Spé Sciences Sociales et Politiques - Bac ES 2017

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Dans cette épreuve, vous deviez choisir l'un des deux sujets qui vous étaient proposés, à savoir "Pourquoi la parité entre femmes et hommes en politique est-elle difficile à atteindre ?" ou "Vous montrerez qu’il existe une diversité de répertoires d’action politique".

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Sujet Spé Sciences Sociales et Politiques - Bac ES 2017

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Il est demandé au candidat de répondre à la question posée par le sujet :

- en construisant une argumentation ;

- en exploitant le ou les documents du dossier ;

- en faisant appel à ses connaissances personnelles.

II sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l'expression et du soin apporté à la présentation.

Le candidat traitera au choix, soit le sujet A, soit le sujet B.

 

SUJET A

Ce sujet comporte deux documents.

Pourquoi la parité entre femmes et hommes en politique est-elle difficile à atteindre ?

DOCUMENT 1

Part des femmes parmi les élus des principales assemblées politiques

En % Avant les lois de parité (*) Après les lois de parité
Assemblée Nationale 18,5 % (2007) 26,9 % (2012)
Sénat 22,1 % (2011) 22,3 % (2014)

Conseils régionaux

- Présidence

- Conseiller(e)s

7,7% (2010)

48 % (2010)

17,6 % (2015)

47,8 % (2015)

Conseils départementaux

- Présidence

- Conseiller(e)s

5 % (2011)

13,8 % (2011)

9,9 % (2015)

50 % (2015)

Conseils municipaux

- Maires

- Conseiller(e)s

13,8 % (2008)

35 % (2008)

16 % (2014)

40,3 % (2014)

 

Source : Ministère de l'Intérieur, 2015.

(*) lois de parité : lois instaurées afin de favoriser l’égale représentation politique des femmes et des hommes.

Note : les dates indiquées entre parenthèses correspondent à la dernière élection, avant ou après les lois de parité.

 

DOCUMENT 2

Les moindres marges de manœuvre, les manques ou les silences du texte de la loi sur la parité ont été exploités par la plupart des partis politiques pour préserver les positions détenues par des hommes. Les assemblées paritaires (ou presque) sont en effet aujourd'hui celles où la loi est strictement contraignante […] tandis que les autres restent des bastions* masculins […]. Ce sont bien les stratégies d'investiture ou de placement des candidats par les partis politiques qui construisent ce champ politique [...] où la présence des femmes ne semble être tolérée que dans des assemblées mineures ou faiblement valorisées […]. Aux élections législatives de 2007, les petits partis politiques […] ont respecté la parité des candidatures (ne pouvant vraisemblablement se permettre d'amputer le montant de leur financement public) […].

Les usages de la loi ont traduit […] une fixation de la féminité autour de « qualités » stéréotypées (sens du concret, écoute, dévouement…). […] Les femmes apparaissent toujours en « défaut de » (compétence, autorité...) ou en « excès de » (nerfs, émotivité...). Elles peinent de fait à habiter de manière adéquate des rôles qui ont été définis et longtemps incarnés par des hommes.

Source : « Au-delà de la parité », Catherine ACHIN, Mouvements, 2012.

* Bastion : ici domaine réservé.

 

SUJET B

Ce sujet comporte un document.

Vous montrerez qu’il existe une diversité de répertoires d’action politique.

DOCUMENT

Quelques chiffres témoignent, dans les pays démocratiques, de la faiblesse de la participation : 1 % des citoyens détient une fonction politique, 2 à 4% participent à des campagnes électorales, environ 10 % prennent contact avec des hommes politiques pour des problèmes d’intérêt collectif, autant versent des fonds à des organisations ou assistent à des meetings, 2 à 30 % appartiennent à un parti. Notons que la participation protestataire ne mobilise en moyenne que 10 % des citoyens (pour manifester), les autres activités dépassant rarement le chiffre de 2 % (grève sauvage, boycott, occupation de locaux, etc.).

À côté de ces activités qui relèvent de la sphère publique, celles qui concernent la vie privée sont plus nombreuses : 20 à 40 % discutent politique, 50 % suivent les informations politiques dans les médias, 30 à 50 % manifestent un intérêt pour la politique et de 50 à 70 % pour les élections. Au regard de ces chiffres, seul le vote engage la participation de plus de la moitié des citoyens tandis qu’un tiers est apathique ou passif. […]

Ce phénomène n’est cependant pas nouveau. Que l’on songe à la démocratie athénienne aux Ve et IVe siècles : le peuple athénien a non seulement le droit de voter mais aussi le devoir. Seule une partie du corps civique assiste pourtant effectivement aux séances de l’Ecclésia*, prenant les décisions importantes. En pratique, sur les 6.000 votants, une minorité de gens intéressés aux affaires de la Cité participe aux séances, les autres préférant vaquer à leurs occupations journalières.

Source : Science politique, Dominique CHAGNOLLAUD, 2010.

* Ecclésia : assemblée du peuple citoyen.

Fin de l'extrait

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