Le végétarisme - TPE - Première ES

Le végétarisme - TPE - Première ES

Voici un TPE de 1ère ES proposé par Léa, Elena, Djeliza et Dylan sur le végétarisme. Ce TPE s'inscrit dans le thème "Éthique et responsabilité".c
Le végétarisme est-il devenu une mode ou représente-til un véritable mode de consommation ? La première partie démontrera en quoi le végétarisme est une mode dans notre société actuelle; puis la deuxième partie expliquera pourquoi il s’agit également d’un mode de consommation aux fondements solides ; et enfin, la troisième partie mettra en évidence l’existence d’autres modes de consommation qui lui sont liés.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce TPE de 1ère ES sur le régime végétarien.

Le végétarisme - TPE - Première ES

Le contenu du document



« Qu’y a-t-il de plus repoussant que de se nourrir continuellement de chair de cadavre ? » a dit Voltaire, célèbre philosophe du XVIIIème siècle, qui prône ainsi le régime végétarien et le défend dans plusieurs de ses œuvres telles que les Lettres Philosophiques. Cependant le terme « végétarien » n’existe pas encore à l’époque de Voltaire. En effet, il est créé au XIXème siècle par des membres de l’association anglaise Vegetarian Society qui soutiennent les régimes sans viande. Le mot est formé du latin « vegetus » qui signifie vigoureux, sain et vif auquel est ajouté, en Grande Bretagne, le suffixe anglais « -arian » qui veut dire « la personne qui ». Par ailleurs, le suffixe « -isme » est ajouté en français afin d’apporter la notion de système. Aussi le mot végétarisme évoque-t-il un mode de consommation qui exclut toute chair animale (viande et poisson) mais qui tolère néanmoins les produits d’origine animale tels que les produits laitiers, les œufs, le miel, à la différence du végétalisme. Le végétarisme, qui n’est donc pas une notion nouvelle, suscite un regain d’intérêt depuis les années 70, une époque durant laquelle on rejetait volontairement ce que la société de consommation cherchait à imposer. Mais il est particulièrement au goût du jour ces dernières années, ce qui s’explique notamment par le scandale de la « vache folle » qui a eu lieu dans les années 90, phénomène durant lequel beaucoup d’élevages bovins furent alimentés par des os de moutons broyés et attrapèrent la « tremblante du mouton », avant d’infecter à leur tour les humains, repoussant ainsi beaucoup d’ancien adeptes de la viande. Consommer aujourd’hui signifie donc non seulement utiliser des ressources pour subsister, mais c’est également, avec le végétarisme par exemple, choisir une forme de bien-être : on parle alors d’un mode de consommation. Et celui du végétarisme semble devenir une mode, une tendance qui, par définition, devrait être éphémère.

La question se pose donc : Le végétarisme est-il devenu une mode ou représente-t-il un véritable mode de consommation ?

La première partie démontrera en quoi le végétarisme est une mode dans notre société actuelle; puis la deuxième partie expliquera pourquoi il s’agit également d’un mode de consommation aux fondements solides ; et enfin, la troisième partie mettra en évidence l’existence d’autres modes de consommation qui lui sont liés.



Le végétarisme : une mode ou un mode de consommation ?

I. Le végétarisme est un mode de consommation...

1. Le végétarisme est un régime alimentaire qui connaît une longue histoire

A. Un mode de consommation très ancien

Tout porte à croire que le végétarisme est le mode de consommation le plus ancien qu’il soit. En effet, de nombreuses histoires et textes anciens présentent les civilisations antiques comme végétariennes. Les textes bibliques par exemple indiquent que les premiers humains ne consommaient pas de viande. En effet, il est écrit en Genèse 1 :29 que Dieu met à leur disposition toutes sortes de fruits et de végétation et que cela devait leur servir de nourriture. Les scientifiques, quant à eux, contredisent l’idée reçue consistant à croire que les hommes de la préhistoire étaient carnivores. En effet, les traces laissées sur leurs dents fossilisées, le type de dents retrouvées ou encore leur environnement tout simplement laissent penser que, si la théorie de l’évolution s’avère exacte, les hommes préhistoriques auraient plutôt été végétaliens.


B. L’influence de grands personnages de l’Histoire

Mais progressivement, et cela est vrai à toutes les époques, la viande est devenue accessible à tous, même si plus régulièrement pour les plus riches. Ainsi en Europe, en 530 avant Jésus Christ, il était courant de se nourrir de viande. C’est à cette date que Pythagore, célèbre philosophe grec qui croit à la transmigration des âmes, assimile l’abattage des animaux à un crime et par conséquent le condamne. C’est alors en tant que professeur italien qu’il théorise, conceptualise, le végétarisme. On parle à cette époque de « pythagorisme » pour nommer le concept végétarien. Pythagore alla jusqu’à demander à ses élèves de ne plus consommer des œufs et de ne pas porter des vêtements en laine, concept qui se rapproche en réalité plus de la culture « vegan » que l’on reconnait aujourd’hui, qui consiste à n’utiliser rien qui ait une provenance animale (cuire, miel, laine, œuf, lait, fourrure, ivoire etc...)

Mais Pythagore n’est pas le seul homme à s’être penché sur la question. Effectivement, Platon quelques années plus tard, en 380 avant Jésus Christ a lui aussi soulevé la question du végétarisme dans une de ses œuvres les plus connues La République. Il décrit dans ce livre une civilisation saine, en bonne santé, végétarienne; mais qui par la suite se dégrade notamment à cause de la consommation de viande qui se fait de plus en plus grande et qui devient l’origine de maladies et de souffrances.

Il est intéressant de noter que les gladiateurs à l’époque romaine partageaient l’avis de Platon puisqu’ils étaient persuadés que le végétarisme apportait la bonne santé: ils n’admettaient qu’une nourriture purement végétarienne, voire végétalienne, principalement à base de haricots, à une époque où le monde romain ne reconnaissait pas du tout le régime végétarien.

A son tour, Plutarque prend connaissance du concept végétarien émis par Pythagore et décide d’y apporter une vision nouvelle : l’amour des animaux et leur bien-être. Il dit d’ailleurs « Pour un petit morceau de viande, nous volons une âme de lumière et l’espace-temps dans laquelle elle est née et pour lequel elle se réjouissait. », rappelant ainsi que tout être à une vie à respecter.

Respectivement de gauche à droite les bustes de : Pythagore (VIème siècle av.J.-C.) ; Platon (IVème siècle av. J.-C.) et Plutarque (entre le IIème et Ier siècle av. J.-C.)

Alors le que le végétarisme tombe ensuite aux oubliettes pendant une longue période de l’histoire, Thomas Tryon fait revivre le végétarisme au XVIIème siècle et il sera considéré plus tard comme les plus ardents défenseurs du végétarisme, qui a d’ailleurs incité Benjamin Franklin à devenir végétarien à son tour. D’autres éléments célèbres appartenant à cette période de l’Histoire ont soutenu le végétarisme, comme par exemple l’écrivain Voltaire, le théologien John Wesley ou le grand physicien Isaac Newton.


C. Le végétarisme dans une histoire plus proche

Un nouvel aspect vient ensuite compléter le concept végétarien : la dimension politico-économique. Celle-ci est apportée au XIXème siècle par Percy Bysshe Shelley, un auteur anglais, qui dénonce le gaspillage engendré par la production de viande.

C’est seulement au XIXème siècle, plus exactement en 1847, en Angleterre, qu’est créée la première association végétarienne, qui entrainera d’ailleurs la création d’autres groupes, au fur et à mesure des années. Elle se nomme la Vegetarian Society et elle est la plus ancienne organisation végétarienne encore active. C’est grâce à elle que l’on abandonnera les thermes « Pythagorisme » ou « régime végétale » pour parler de végétarisme. Plusieurs associations se forment après la création de cette dernière, certaines vont même plus loin et disent être des associations vegan, comme la Vegan Society fondée en 1944 à Leicester.

Une fois sensibilisées, les personnes devenues végétariennes doivent pouvoir se nourrir en conséquence... C’est ainsi que en 1898 est créé le tout premier restaurant végétarien en suisse, à Zurich, par M. Hiltl, établissement qui porte aujourd’hui son nom et qui connait toujours une forte renommée.

Un mouvement de réforme nait en même temps en Allemagne et en Suisse, son slogan traduit en français est « retour à la nature ». En effet, les partisans de ce mouvement luttaient contre l’urbanisation pour une vie en contact avec la nature. Ce mouvement est considéré comme un précurseur du mouvement hippie des années 1960 aux Etats-Unis d’Amérique.

Depuis quelques années, il y a une véritable prise de conscience progressive de l’impact de la surconsommation de viande sur l’environnement grâce à l’action des associations, des prospectus distribués, des conférences. Par exemple, en 2008, une conférence est donnée par le président du GIEC à l’université de Gand, une ville Belge, qui s’intitule « Less meat, less heat » soit en français « moins de viande, moins de chaleur». Cette conférence avait pour but d’éveiller les consciences sur l’impact de la production de viande sur le réchauffement climatique. Cette dernière est à l’origine du « jeudi végétarien », instauré le 13 mai 2009, qui est une journée dans la semaine sans aucune chaire animale et qui est proposée par la ville de Gand, qui est soutenue dans la préparation par l’association EVA (Ethical Vegetarian Alternative). Cette collaboration a permis la distribution de tract pour sensibiliser les habitants, des réunions d’informations, la mise en place d’un menu végétarien dans les cantines de la ville, et des distributions de cartes de la ville indiquant les lieux de restaurations proposant un menu végétarien.

L’Association Végétarienne de France, quant à elle, a récemment mis en vente du prêt à porter, en particulier des t-shirts, sur lequel on peut voir inscrits par exemple les mots « Be Happy, eat veggie » c'est-à-dire « sois heureux, mange végétarien » et propose de nombreux tracts à imprimer sur son site internet officiel, invitant ainsi les visiteurs à en distribuer à leur entourage.

Le végétarisme est donc un régime alimentaire qui a progressivement trouvé ses valeurs grâce à de grands personnages de l’Histoire qui en ont été partisans, qui a connu, et qui connait toujours, une certaine approbation.


2. Des raisons solides poussent à le devenir

Le végétarisme est un mode de consommation qui ne date pas d'aujourd'hui et qui a pour origine des fondements solides. D'ailleurs selon un sondage d'OpinionWay pour TerraEco réalisé en 2016, 93% des végétariens le sont devenus pour des raisons éthiques, environnementales ou sanitaires, contre 7% pour des motifs imprécis principalement parce qu'un proche l’était déjà.


A. Raisons d'éthique animale

Parmi la part de végétariens qui le sont devenus par conviction, 43% des végétariens ont arrêté leur consommation de viande en raison du bien-être animal. En effet, l'exploitation dans les élevages et les traitements endurés par les animaux lors de l'abattage ont poussé de nombreuses personnes à devenir végétariennes. Cette exploitation animale dans les élevages intensifs se traduit par l'enfermement des animaux dans un espace clos, noir et étroit dans lequel des animaux sont entassés et vivent dans des conditions hygiéniques abominables et lors de la mise à mort, les hommes n'hésitent pas à égorger et démembrer le bétail alors qu'il est encore conscient. C'est pourquoi afin de ne pas participer d'une certaine manière à toutes ces violences, certaines personnes deviennent végétariennes.

Par ailleurs, le code civil a été changé le mercredi 28 janvier 2015 dans lequel l’Assemblée nationale a désormais reconnu comme des êtres vivants sensibles et n’est plus considéré comme un meuble :

- "Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens." (article 515-14)

- "Sont meubles par leur nature les biens qui peuvent se transporter d'un lieu à un autre." (article 528).

A l'instar de cette modification, des vidéos en partie publiées par l'association L214 ont circulé montrant des atrocités subies par les animaux dans les abattoirs, et qui choquèrent de nombreuses personnes au point d'exclure de leur alimentation toute chair animale.

Le bien-être animal constitue ainsi la principale motivation du végétarisme. Ces défenseurs cherchent à diminuer voir arrêter l'abattage des animaux puisque 100 à 140 milliards d'animaux sont tués pour être mangés par l'Homme dans le monde chaque année ce qui représente environ 13 à 18 fois la population mondiale, d'après des statistiques Planetoscope.


B. Le souci de l'environnement

A côté des causes éthiques, les raisons environnementales ont conduit 22% des végétariens à délaisser la viande. En effet, l'élevage intensif conduit à un important rejet de taux de CO2 dans l'atmosphère qui contribue au réchauffement climatique. Le secteur de l'élevage produit 7,1 milliards de tonnes d'équivalent CO2, soit environ 1/7 de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre. De plus, l’élevage extensif et le soja exporté comme aliment du bétail sont la première cause de la déforestation au Brésil. Après une enquête de 3 ans publiée en juin 2009, Greenpeace affirme que l’élevage bovin est responsable à 80 % de la destruction de la forêt amazonienne.

Ce document est un histogramme qui montre les émissions de globales de GES (Gaz à Effet de Serre) en millions de tonnes de CO2 selon les espèces. L'importance de l'élevage bovin à viande et laitier peut être constatée car chaque espèce produit plus de 200 millions de tonnes de CO2, bien au-dessus de l'élevage de cochons, de buffles et de poulets qui produisent eux 600 millions de tonnes, des petits ruminants avec 474 millions de tonnes de CO2 rejetées et 72 millions de tonnes pour les autres volailles.

L'Europe contribue pour 8,5% des émissions de GES liés à l'élevage. Si on rapporte l'agriculture à son poids économique, l'agriculture, à cause de l'élevage, est de loin l'activité la plus nuisible au climat. L'élevage intensif émet presque 1/6 des émissions de GES en France. À titre de comparaison, l'industrie émet 29% des GES. De plus, produire un euro de viande émet 10 fois plus de gaz à effet de serre que produire un euro de biens manufacturés.

Ce document est un histogramme qui représente le volume d'eau nécessaire pour 1kg produit qu'il soit de production végétale ou animale.

D'après ce graphique, la production animale est le secteur qui a le plus de besoins en eau notamment la viande de bœuf qui demande près de 15500L pour 1kg d'eau, ce qui est énorme comparé à la viande de porc qui demande seulement 4800L soit environ 1/3 du besoin bovin. Même si la production de viande de porc ou de poulet nécessite un volume moins important, celle-ci reste tout de même considérable par rapport au besoin en eau de végétaux tels que les graines de soja ou de pain qui en nécessitent moins de 2000L/kg.

Ainsi, le souci de l'environnement ne concerne pas seulement les émissions de GES mais également le volume d'eau que la production de viande requière. L'eau est aujourd'hui une ressource de plus en plus précieuse et il est donc nécessaire de limiter son utilisation.


C. Motif de santé

En constituant 28% des raisons du végétarisme, la santé a aussi poussé de nombreux individus à exclure la viande et le poisson de leur consommation quotidienne. Chez les partisans du régime végétarien, c'est un des arguments chocs : manger moins de viande, c'est bon pour le cœur. Une étude publiée en janvier 2013 par l'université d'Oxford est venue renforcer cette affirmation. En se basant sur les données sanguines transmises par 45 000 Britanniques âgés de 50 à 70 ans, elle conclut que les végétariens ont 32% de risques en moins que les non-végétariens d'être victimes d'une maladie coronarienne c'est à dire qui les artères irrigant le cœur. Une étude de l'université américaine de Loma Linda, publiée dans la revue JAMA Internal Medicine, confirme par ailleurs qu'être végétarien a du bon; supprimer la viande de son assiette permettrait de diminuer le risque de cancer colorectal (qui se forme dans le colon ou le rectum) de 22%.

Puisqu'être végétarien serait un moyen d'éviter les maladies cardiaques et certains cancers, ne pas manger de viande devrait logiquement offrir une espérance de vie plus longue. C'est ce qu'assure une autre étude menée par des chercheurs de l'université de Loma Linda. D'après leurs travaux, la mortalité chez les végétariens diminue de 12%. 

- Les autres (*) catégories concernent les maladies infectieuses, neurologiques, respiratoires, rénales et endocriniennes.

- Indication lecture : Si la cellule indique 0.6 (1-0.6 = 0.4) : les végétariens ont donc (0.4*100) 40% de risques de mourir en moins d’une maladie X que les non-végétariens.


Ce document est un tableau statistique réalisé d'après le journal "JAMA Internal Medicine" intitulé Vegetarian dietary patterns and mortality in adventist health

Study 2. , publié en 2013 (p. 1-8). Cette étude a été réalisée sur 2560 personnes, hommes et femmes confondus. Ce tableau permet d'évaluer le potentiel risque de mourir de telle ou telle maladie en étant une femme ou un homme selon le régime alimentaire, végétariens ou non-végétariens. Les lignes « Non-végétariens » indiquent toutes « 1 », car c’est la référence c’est à dire le risque témoin. Les auteurs ont calculé un risque pour les non-végétariens, qu’ils calibrent ensuite à 1, pour ensuite les comparer avec les végétariens.

Ainsi, d'après lecture du tableau, les hommes végétariens par rapport aux non-végétariens ont 29% de chance en moins de mourir de maladies cardiaques ischémiques et par contre 18% de chance en moins de mourir de toutes causes quelque elles soient. Il est constatable également que les végétariens, les 2 sexes confondus, ont 15% en moins de mourir que les non-végétariens d'une maladie autre que les maladies cardiaques ischémiques, les maladies cardio-vasculaires et les cancers. Globalement, ces études statistiques nous montre alors que les végétariens ont 12% de chance en moins de mourir.

Le souci de santé est donc, aux côtés de celui éthique et environnemental, une raison capitale en faveur du végétarisme, dont le nombre de partisans ne cesse d'augmenter.


3. Des marchés sont mis en place en Europe occidentale

A. L'essor d'un nouveau marché alimentaire

Face à cette façon de consommer à l'origine de plusieurs raisons, l’industrie agroalimentaire semble avoir trouvé un nouveau terrain rempli d'opportunités à développer, celui du végétarisme. Ce nouveau mode de consommation semble être un mouvement qui va de l'avant au commencement d'une époque où les ressources naturelles commencent à se faire de plus en plus rares. Qu’il s’agisse de raisons de santé, d'écologie ou d'éthique animale, les chiffres annoncent une croissance lente, mais progressive des adeptes du régime végétarien.

Pour l’industrie agroalimentaire, c’est une nouvelle ère qui s’annonce et la conquête d’un marché en pleine croissance est lancé. Cependant, le consommateur n'est pas réceptif à une consommation plus éthique ou à une gestion optimisée des ressources ; c'est pourquoi une démarche de création de nouveaux produits divers, caractérisés par leur accessibilité et leur respect de l’environnement, fait davantage écho auprès des consommateurs.

Le végétarisme est un régime alimentaire qualifié de plus sain auprès des consommateurs et sa popularité engendre donc des arguments de taille pour séduire de nouveaux adeptes c'est à dire le prix, le goût, l’innovation et le conditionnement. Il est d'ailleurs constatable que l'industrie agroalimentaire fait parfaitement preuve de créativité marketing avec l’apparition d'alternatives à la viande comme les escalopes de lupins, les saucisses de tofu, les crevettes à base d’algues ou les steaks de blé.

Cette carte de l'Europe, issue d'un sondage d'Opinion Way pour "Terra eco" de janvier 2016, montre la part des végétariens dans les pays européens occidentaux. Il faut tout de même prendre en considération que certains individus se déclarent végétariens alors qu'ils mangent occasionnellement de la viande ou du poisson, ces chiffres sont donc approximatifs.

Ce document nous indique que le marché du végétarisme s'impose en Europe sont-les-vegetariens, puisque le Royaume-Uni, l'Italie et la Suède comportent plus de 10% de végétariens parmi leur population totale. Suivent ensuite, des pays tels que l'Allemagne, la Suisse et le Danemark qui comptent entre 5% et 9.9% de végétariens ainsi que des pays comme la Pologne et les Pays-Bas qui présentent entre 3% et 4.9%. La France, quant à elle, est un pays qui comprend encore une minorité de végétariens qui constituent moins de 3% de la population française et qui se situe, au côté de pays comme la Belgique ou l'Espagne, loin derrière les puissances européennes du végétarisme.


B. Des objectifs de conquête économique auprès de nouveaux consommateurs

Un grand changement européen voir mondial au niveau des habitudes alimentaires reste donc une perspective inaccessible à ce jour en raison des divergences entre les pays, même si le secteur de l’agroalimentaire dispose sans conteste d’un marché prometteur qui évolue. D’ailleurs, cette révolution verte qui germe doucement dans tous les coins de la planète ne profite pas seulement au domaine agroalimentaire puisque les plantes attisent la curiosité de nombreux autres domaines comme l’automobile, le textile ou l’électronique. En effet, si les légumes et les fruits prennent la place des viandes, les plantes semblent avoir réussi à remplacer le pétrole.

L’engouement pour le végétarisme est donc d’actualité, mais il appartient au secteur de l’industrie agroalimentaire de profiter de cette vague tout en restant juste par rapport au coût des différents produits. Il est vrai que le fait de choisir de privilégier les aliments d’origine végétale comme les fruits et les légumes frais, c'est très onéreux; il en va de même pour les produits de substituts à la viande qui reviennent parfois plus cher puisque les produits spécifiquement végétariens se trouvent majoritairement dans les surfaces spécialisées notamment les magasins proposant des produits issus de l'agriculture biologique. L’offre alimentaire fait ainsi face à un enjeu, celui de proposer une plus grande qualité nutritionnelle tout en préservant le budget des consommateurs. La variété ne doit également pas se limiter à une palette de produits, mais doit soumettre un choix large de prix afin de favoriser et entretenir un changement durable des habitudes de consommation.

La réussite de l'industrie agro-alimentaire du végétarisme s'observe notamment avec la montée en puissance du végétal dans la composition des plats préparés. En 1995, 1 300 produits distribués en grandes et moyennes surfaces (GMS) contenaient des protéines végétales, contre 200 seulement en 1989. Un nouveau comportement que les fabricants cautionnent ce nouveau comportement et font en sorte d'allier légumes, céréales ou fromages. Même si l'on est encore loin du végétarisme anglo-saxon, beaucoup plus développé puisqu'en 2013, le marché des produits alimentaires sans viandes a atteint 788 millions d'euros au R-U. Les ventes mondiales de substituts de viande devraient bondir de 6,4% chaque année entre 2015 et 2020, pour atteindre près de 5 milliards d'euros et en France, les produits dits « végétariens » ont connu une belle croissance sur l'année écoulée.


C. Généralisation de la commercialisation de produits alimentaires végétariens

Auparavant, les produits alimentaires conçus spécifiquement pour les végétariens étaient commercialisés dans des petits magasins bio ou dans les rayons bio des GMS et depuis peu celles-ci se lancent dans ce marché en pleine expansion. Le célèbre supermarché Carrefour a d'ailleurs créé sa propre gamme végétarienne nommée « CARREFOUR VEGGIE – La cuisine végétarienne proposée fin octobre 2015 en magasin. Variée et accessible, CARREFOUR VEGGIE multiplie les formats simples et rapides à cuisiner en fonction de ses envies.

Ce succès pousse même de grandes marques telle que Herta à proposer des produits végétariens qui concurrencent alors les marques déjà implantées sur le secteur végétarien, ces grandes enseignes commencent petit à petit à se faire une place dans ce marché grandissant." Le marché est encore petit et dominé par des marques de spécialistes. Herta, qui est très présente dans les foyers français, entend accélérer sa démocratisation en proposant une offre cœur de repas très diversifiée ", s’enthousiasme Sophie Van Eeckhaute, directrice de marque pour Herta charcuterie et en charge du projet Bon Végétal. Cette concurrence peut dont laisser sous entendre que le marché végétarien est bel et bien en plein essor et compte pas s'arrêter en si bon chemin.


D. L'expansion du végétarisme

Le marché du végétarisme occupe donc une place de plus en plus importante dans le secteur de l'agro-alimentaire, ainsi les restaurants se lient également à ce mouvement en proposant des plats végétariens parfois distincts par un logo désigné par la lettre "V" se prolongeant à une extrémité en feuille.

De nombreux restaurants végétariens ont alors vu le jour, à Paris on en compte une quarantaine tandis que Londres présente 140 restaurants veggie.

Outre ces établissements, certaines cantines proposent également des menus végétariens le temps d'un repas comme au lycée GDLT de Metz qui s'est investi afin de fournir un repas végétarien à tous les élèves. D'autres écoles se sont lancées dans un pari plus audacieux celui du "jeudi veggie" qui a été mis en place afin de proposer une assiette végétarienne dans des villes de Belgique comme Gand. D'autres événements ont également eu lieu, par exemple en 2009 avec le plus grand festival européen le "Vegan fest" qui a attiré 43 000 visiteurs à Bologne en Italie.

Le marché végétarien est donc très en vogue en ce moment incitant de nombreuses enseignes ou restaurants à développer un coté plus végétal sous l'effet du mouvement végétarien qui comprend de plus en plus de personnes et ainsi faire de ce mode de consommation un marché économiquement durable.


II. ...qui est devenu une mode...

On parle désormais de la tendance « veggie », comme dans ce célèbre magazine de mode ELLE, qui désigne le végétarisme comme une « pratique alimentaire très en vogue». Etre végétarien n’a cependant pas toujours été tendance, et cela a même été parfois perçu de manière étrange. Cette mode n’est donc pas apparue subitement de nulle part et trouve alors de nombreuses sources.


1. Une vision moderne du végétarisme s’est instaurée

A. Un avant et après

Dans les années 1970, le végétarisme fait partie du mouvement hippie. En effet, ce courant de contre-culture, qui apparaît aux Etats-Unis 10 ans auparavant, est le résultat d’un rejet ; du mode de vie des alleux, des valeurs traditionnelles, et de la société de consommation. Les Hippies proclament notamment la paix dans le monde, et prônent un retour à la nature. Etre végétarien, c’était alors hippie car la société de consommation imposait la viande dans les plats. On associait également le végétarien à une personne proche de la nature, et pourtant ce n’était pas forcément une bonne image qui en était véhiculée. En effet, les hippies étaient assez connues pour leur consommation de produits illicites (drogues), considérés comme des éléments indispensables pour leur mode de vie. Cela a favorisé la perception négative des végétariens. De plus, cette manière de consommer et le comportement associé étaient en décalage avec la société de l’époque, dont l’avenir était pensé de nouvelles technologies, où la nature importait peu... Et pourtant c’est une époque où s’opère tout de même un début de prise de conscience de la raréfaction des ressources et de la pollution.

De nos jours, être végétarien n’a plus du tout la même signification qu’à cette époque. Le végétarien est désormais considéré comme un préoccupant de l’environnement et de la santé. En effet, ces sujets d’actualité qui suivent notre quotidien, placent le végétarisme comme le mode de consommation solution pour remédier aux problèmes de cancers, ou de pollution. Le végétarien est surtout vu au premier abord comme quelqu’un qui a des valeurs éthiques envers les animaux. Cela devient presque indispensable dans nos sociétés vu les conditions de l’élevage intensif présentées précédemment. Cette prise de conscience est en partie due à des scandales.


B. Les scandales :

a. Des abattoirs

Les abattoirs sont souvent perçus de manière négative aujourd’hui, et ce n’est pas un jugement sans fondements. En effet, de nombreux scandales en France ont dégradé l’image des abattoirs et ce, en partie grâce à une association très connue dorénavant ; L214.

L’association fait débat depuis 2008 avec ses photos et vidéos postées sur leur site internet, prises dans des abattoirs, et qui montrent l’atrocité des événements dans ce genre de lieu.

L214 éthique et animaux a été fondé à cette période, afin de défendre les droits des animaux, à but non lucratif. Le nom de l’association fait référence à l’article L214-1 du Code rurale dans lequel, pour la première fois dans la loi française, l’animal est cité en tant qu’« être sensible » :

« Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » Code Rural

Les membres de L214 mènent souvent des enquêtes et s’infiltrent dans les abattoirs, où ils filment en cachette ce qui s’y passe.

Cette photographie a été prise par un des membres de l’association L214 et est tiré du site web « Animaux élevage », qui publie des photos d’enquêtes de l’association L214. Le site est directement lié à celui de l’association. La scène se passe à Limoge dans un abattoir, en 2016. On observe que la vache, encore vivante puisqu’elle effectue un mouvement de tête, est attachée par les pattes arrières, la tête en bas. Sa tête est couverte de sang bien qu’elle soit consciente, et un homme se tient derrière elle, prêt à la découpe.

On trouve d’autre photos, prises dans cet abattoir, toutes aussi repoussantes et choquantes les unes que les autres. L’association a fait scandale avec d’autres clichés pris dans d’autres abattoirs comme celui d’Alès ou encore celui du Vigan, un abattoir certifié bio.

La population ne veut pas se nourrir d’une chaire qui a subi des maltraitances, insupportables pour nous, qui sommes au courant dorénavant par les scandales, mais aussi pour les animaux. L’opinion publique est de plus en plus sensible à ces mauvais traitements révélés au grand jour. Le végétarien regagne donc une bonne image, petit à petit, car il semble être le plus militant contre ces sévices, en éradiquant la viande de son alimentation.


b. Alimentaires

Dans le secteur agroalimentaire, on observe de nombreux scandales à propos de la viande. Nous avons déjà évoqué le scandale de la vache folle, mais ce n’est pas un cas isolé. En effet, il y a eu lieu de nombreux autres comme l’affaire Spanghero en 2013, où on retrouvait de la viande de cheval dans les lasagnes surgelées. Cependant celui-là ne touchait pas à la santé.

Un autre qui a fait polémique 10 ans auparavant touchait bien au domaine sanitaire ; l’épidémie de la grippe aviaire. L’épidémie s’est propagée chez les animaux d’élevage, mais était considérée comme dangereuse car elle était transmissible à l’Homme. Suite à l’épidémie, des millions de poulets et de canards ont été abattus, et 240 personnes humaines ont perdu la vie.

Face à ce genre de scandale, les consommateurs réduisent leur consommation de viande, ou bien l’éradiquent complètement, étant donné que manger de la viande met leur vie en péril. Le végétarisme semble de nouveau être la meilleure alternative pour éviter les problèmes de ce type, et le végétarien est alors vu comme une personne qui se soucie de sa santé.


c. Environnementaux

La déforestation de la forêt amazonienne, responsable de 75% de gaz à effet de serre, sensibilise de plus en plus de monde. En effet la forêt a déjà perdu 20% de sa superficie initiale ces 40 dernières années. Cela est en partie due à l’élevage bovin et aux implantations de soja qui sert essentiellement comme aliment du bétail. L’élevage bovin compte parmi le premier destructeur de la forêt amazonienne, selon Greenpeace, une Organisation Non Gouvernementale Internationale (ONGI) de protection de l’environnement, qui affirme que cet élevage en est responsable à 80%.

Le scandale est généralisé, lorsque F.A.O, Food and Agriculture Organization of the United Nations, soit l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture en Français, affirme que l’élevage occupe presque un tiers de la surface terrestre et trois quarts de toutes les surfaces agricoles.

Tout cela montre l’effet néfaste de l’élevage intensif sur l’environnement, la planète. De ce fait, La Commission européenne a conseillé de réduire sa consommation de viande et augmenter celle de végétaux afin de lutter contre le réchauffement climatique et ainsi défavoriser l’élevage intensif. Lord Stern, un ancien vice-président de la banque mondiale, déclarait en 2009 que : « La viande crée beaucoup de Gaz à Effet de Serre. Le régime végétarien est meilleur pour la planète. »

Le régime végétarien est ainsi considéré comme le ‘’sauveur de la planète’’.


2. Les médias ont une influence sur notre manière de consommer

Il est important de préciser que les médias influencent beaucoup notre

manière de vivre. Ainsi, ils usent de leur pouvoir afin de promouvoir une manière de consommer ; le végétarisme. On compte parmi les médias les plus utilisés pour la promotion du végétarisme ; la télévision, la presse, les affiches et internet. Ces médias connaissent de larges audiences dans le monde actuel, ce qui favorise la promotion de ce régime alimentaire.


A. La presse

De nombreux journaux, de mode comme d’actualité se posent la question de savoir si ce n’est pas le régime le plus adapté pour nous, les Hommes, comme pour l’environnement.

Le magazine de mode Elle, qui publie en juillet 2016 une de ses enquêtes : « la tendance veggie à tout prix ?», se demande si nous ne finirons pas tous végétariens dans les décennies à venir. Dans cet article, le magazine défait une idée fausse selon laquelle le régime végétarien causerait des carences.

« Longtemps réservé face au végétarisme, accusé de causer déficits et carences, le monde médical a lui aussi évolué. « Le végétarisme n’a rien d’un régime alimentaire déséquilibré, à condition de bien maîtriser les combinaisons de légumineuses et de céréales », reconnaît le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste. » ELLE

Le témoignage d’un nutritionniste qui prône le végétarisme rassure les lecteurs, et favorise ainsi la conversion à ce mode de consommation, non dangereux pour la santé contrairement aux idées reçues.

Dans un article publié en septembre 2012, après la conférence mondiale annuelle sur l’eau d’août 2012, le journal Le Point ne se demande même pas, mais affirme que vers 2050 nous serons « tous végétariens ! ». Cette fois ci, ce n’est donc pas par souci de santé mais par souci d’énergie :

« Les végétaux utilisés pour nourrir ces troupeaux de protéines nécessitent de trop  grandes quantités d'eau. Quelle solution ? Mettre les hommes à la diét' verte ! » Le  Point

 Le végétarisme paraît ici comme le dernier ressort pour l’Homme afin d’économiser  l’eau, qui devient de plus en plus rare à cause de l’élevage intensif.

Le journal Le Monde soutien le végétarisme, dans un article publié en mars 2015, en faisant valoir la laïcité de ce régime dans les cantines. Le repas végétarien dans les cantines avait fait débat à cette période, et Le Monde semble défendre ce régime alimentaire.

« Le principe laïc n’implique nullement d’imposer un menu unique aux enfants, au mépris des différences et des préférences individuelles. Il faut dépasser ce faux débat : plutôt que d’utiliser le porc ou la laïcité pour attiser la haine confessionnelle et diviser les Français, nous proposons l’instauration dans les cantines scolaires d’une alternative végétarienne à tous les repas. » Le Monde

 Le repas végétarien permettrait donc d’atténuer les différences de chacun et ainsi, instaurer une certaine paix. Ce moyen permet aussi de faire découvrir la cuisine végétarienne à certaines personnes qui n’ont jamais songé à la découvrir.


B. L’affiche

L’affiche est un moyen simple et efficace pour faire passer une idée, une opinion. De plus, le coût unitaire est faible. C’est donc un choix stratégique que font les associations afin de promouvoir le végétarisme.

L’association PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) est une association qui vise, comme L214, à défendre les droits des animaux, dont le nom se traduirait par « Pour une Ethique dans le Traitement des Animaux ». Elle a été fondée en 1980 aux Etats-Unis et compte aujourd’hui plus de trois millions d’adhérents et de partisans dans le monde entier, ce qui fait d’elle l’organisation la plus importante œuvrant pour les animaux.

Les célébrités qui font partie du cercle des végétariens sont de plus en plus nombreuses, et elles ne s’en cachent pas. On compte parmi elles Brad Pitt, Eva Mendes, Vanessa Paradis et beaucoup d’autres. Les grandes stars utilisent souvent leur notoriété pour influencer leurs fans à faire pareil, comme par exemple lors des campagnes présidentielles où elles s’affichent avec un T-shirt imprimé du candidat pour lequel elles vont voter. Mais elles peuvent également utiliser cette notoriété pour des causes qui leur tiennent à cœur, comme pour certaines ; la cause animale.

L’association semble bien connaître cette influence. Ainsi elle fait souvent appel à des personnages connus comme Pamela Anderson, Paul McCartney, Arielle Dombasle... afin de promouvoir cette cause et inciter les individus à faire comme eux, en prenant conscience de ce qu’ils mangent.


Sur cette affiche publicitaire, c’est l’actrice télé et photo model Pamela Anderson, qui pose en bikini ici pour la cause animale. Ses parties du corps sont délimitées par des traits noirs avec écrit, à l’intérieur des limites, la partie du corps qui correspond. En haut de l’affiche, on aperçoit en grand « ALL ANIMALS HAVE THE SAME PARTS » qui signifie

« Tous les animaux ont les mêmes parties du corps », le slogan de cette campagne étant « HAVE A HEART GO VEGETARIAN » qu’on peut traduire par « Ayez un cœur, devenez végétariens ».

Le fait de voir un humain avec les différentes parties de corps comme ceux qu’on achète de l’animal sensibilise les gens car en effet « Pour la plupart, manger de la viande est quelque chose d’abstrait, Or, élever un animal, le tuer, le vider, le sacrifier pour le manger, ça n'a aucune raison d'être, c'est absolument barbare. » Dit Arielle Dombasle la nouvelle icône de l’association PETA.


C. La télévision

La publicité est la première source de revenus de la télévision. Aucun programme ne pourrait exister sans la publicité. Le marché est attractif et toutes les chaînes rivalisent pour gagner les meilleurs clients. Ainsi, le végétarisme se fait connaitre à travers la télévision grâce aux publicités nombreuses de produits végétariens. Des marques, comme Herta vu précédemment, font la promotion de leur gamme végétarienne à travers la télévision. Tout comme la marque Bjorg, qui vend des produits bio, qui s’est elle aussi crée des produits végétariens. Elle pousse les consommateurs à changer de mode de consommation puisque leur slogan est « Une autre alimentation est possible ».

La marque insiste sur le fait qu’il n’y ait pas de viande puisque la couleur verte ressort de l’ensemble du paquet.

Cependant les publicités ne sont pas le seul moyen de promouvoir le végétarisme à la télévision. En effet, on retrouve de nombreux reportages contre l’élevage intensif, comme « Germes tueurs : le fléau de l’élevage intensif » qui est passé sur la chaine de télévision Arte. Le reportage peut également être visionné sur internet, sur Youtube. ( https://www.youtube.com/watch?v=rGIAETOF8xg )


D. Internet

En effet, internet est devenu un outil du quotidien pour trouver ce que l’on cherche. Ainsi, on retrouve 15 000 résultats lorsqu’on écrit « végétarisme » sur le site internet Youtube. Sur le moteur de recherche Google, ce n’est pas moins de 538 000 résultats. Les éléments en lien avec le végétarisme ne manquent donc pas sur internet.

Le digital est désormais le média le plus utilisé par les publicités.

En effet, cet histogramme, qui montre l’évolution annuelle du marché de la publicité en France, en part d’investissement dans les médias, nous apprend que le digital a dépassé la télévision en 2016.

Ainsi, le végétarisme comme le véganisme prennent de l’ampleur puisqu’aujourd’hui de nombreux influenceurs devenus connus grâce à internet, comme par exemple Georgia Horackova, une youtoubeuse beauté qui compte près de 700 000 abonnés sur Youtube, défendent les droits des animaux et prônent le végétarisme ou le véganisme. Ces influenceurs font du placement de produit pour des marques végétariennes qu’ils apprécient et proposent souvent des recettes afin de montrer que les plats sont diversifiés.

La montée du digital en part d’investissement dans les médias s’explique en partie en raison de l’importance des réseaux sociaux dans la société.


3. Les réseaux sociaux agissent sur notre jugement

A. Les réseaux sociaux et leur place dans la société

Ici il est question du réseau social en tant qu’un site internet, bien souvent utilisé sur Smartphone. Il « permet aux internautes de se créer une page personnelle et de partager, d’échanger des informations des photos ou des vidéos avec leur communauté d’amis et leur réseau de connaissance » ; selon le dictionnaire de l’internaute (site internet). Les réseaux sociaux tels Facebook, instagram, Pinterest ou encore Snapchat, sont utilisés par un nombre très important d’individus, y compris en France. En effet, selon le « blog du modérateur », un site internet spécialisé dans l’actualité du domaine informatique, il y aurait au 3 janvier 2017 quelques 2,307 milliards d’humains qui utilisent les réseaux sociaux, soit 31% de la population mondiale. Aussi, 1,9 milliards y accèderaient-t-ils avec un Smartphone, soit 85% des utilisateurs des réseaux sociaux. De plus, l’organisme d’études CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) annonce en ce début d’année que 84% des français de moins de 40 ans utilisent les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux, en étant un véritable phénomène social, ont inévitablement une grande influence sur les sociétés. Effectivement, ce qui est mis en avant sur les réseaux sociaux sera également le sujet de conversation du jour ou la mode de demain. Les artistes (comme Rihanna sur Facebook), les entreprises (tel que Nutella sur Instagram) ou encore les associations (comme l’association AIDES contre le sida sur Twitter) l’ont bien compris, puisque chacun, avec un souci d’originalité et d’esthétique particulièrement important, possède sa propre page, sa propre communauté qu’il essaie d’ailleurs d’agrandir au maximum.


B. Les réseaux sociaux et le végétarisme

Les associations végétariennes ont, elles aussi, bien compris l’avantage que présentaient les réseaux sociaux. Bien que la plus par des associations possèdent un compte sur chaque réseau social, le concept de Twitter permet par exemple à l’association Mangez Végétarien de tenir une campagne d’information sur le végétarisme de façon régulière avec presque 8 000 followers. Pour l’AVF (Association Végétarienne de France), c’est Facebook qui leur permet de faire la promotion du végétarisme en postant des photos ou des vidéos liés à l’actualité végétarienne. Enfin, l’association L214, par l’intermédiraire d’Instagram, réussit à réunir actuellement près de 11 000 abonnés. Elle y poste des photos chocs d’animaux mal traités ou de cuisine sans viande.

Aussi, en plus de ces associations, beaucoup de particuliers végétariens savent retenir l’attention des utilisateurs. Effectivement, concernant Instagram, certains valorisent une consommation sans viande par des photos colorée, attrayantes, de nourriture végétarienne, espérant ainsi donner le goût de leur alimentation. C’est par exemple le cas de l’utilisatrice @rachels.fit.kitchen qui est suivie par presque 63 000 abonnés, ou encore de la jeune professionnelle de la santé Caroline (@loounie) qui atteint presque les 10 000 abonnés.


C. Lorsque les végétariens ont leur propre réseau social

Depuis début 2012, les végétariens partagent un réseau social avec les végétaliens : vegedia. Il s’agit d’un réseau social qui rend compte des événements à venir (comme des salons ou des manifestations) et permet la création de groupes de végétariens et/ou végétaliens selon les régions qui pourront alors, s’ils le souhaitent, se rencontrer dans la vie réelle. Aussi, il compte plusieurs forums très divers, allant de débats sur le végétarisme et végétalisme aux échanges de recettes entre les membres. Il est intéressant de noter qu’il contient quelques articles écrits par les membres, et plusieurs vidéos (interviews, documentaires ou extraits de documentaires, vidéos chocs)

Vegedia compte actuellement presque 6 000 membres, une petite communauté qui, même si elle est loin de rivaliser avec des géants comme Instagram ou Facebook, à l’avantage d’être familial. Bien que Vegedia soit déjà disponible en plusieurs langues comme l’anglais, l’espagnol et l’italien, c’est un réseau social majoritairement francophone (3000 français environ).

Plus à l’international, un réseau social est particulièrement apprécié par la communauté végétarienne : Il s’agit de Veganwall. Une fois inscrit, un membre peut rejoindre une ou plusieurs communautés à soutenir qui le définira en tant qu’utilisateur, et pourra trouver de nombreuses recettes végétariennes ou vegan.

Ces réseaux sociaux peuvent être bénéfiques à l’expansion du végétarisme puisqu’ils peuvent permettre d’agrandir le cercle des végétariens déjà existant en gagnant en importance.


III. ... et qui invite à d’autres modes de consommation.

Le végétarisme peut aussi pousser la personne végétarienne à choisir d'autres modes de consommations, en effet un végétarien est un individu se souciant de l'environnement qui l'entoure donc elle peut aussi par exemple pratiquer le locavorisme ou consommer des produits issus de l'agriculture biologique mais elle peut partir dans l'extrême en devenant vegan.


1. Le végétarisme invite à la consommation locale.

A. Le locavorisme ; qu’est-ce que c’est ?

Le mot locavorisme ou « circuit court » fait référence au mouvement locavore qui consiste à ne consommer que des aliments produit dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum autour de son domicile. C'est un mode de commercialisation qui se fait par une transaction directe des produits agricoles entre le producteur et le consommateur ou par une vente indirecte si seulement il n'y a qu'un seul intermédiaire entre l'exploitant et le consommateur. D'après le ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt : « Aujourd'hui, 1 producteur sur 5 vend en circuit court (21% des exploitants) » Ceci montre qu'en France une partie de la population consomme des produits alimentaires locaux et que ce mode de commercialisation représente une part assez importante du commerce même si cela ne représente pas la majorité du commerce français.

L'expression « locavore » a été inventé par Jessica Prentice en 2005 à l'occasion de la journée mondiale de l'environnement. Mais l'idée de consommer des produits locaux existait déjà à la fin du 20ème siècle avec la création du concept des « Food miles » au début des années 1990 par le professeur Tim Lang dans le but d'évaluer la distance parcouru de l'aliment entre le producteur et le consommateur pour mesurer son impact sur l'environnement mais aussi sur le réchauffement climatique car les moyens de transport de ces derniers ont un impact négatif pour la planète.


B. Le marché du locavorisme en France

Aujourd'hui les producteurs locaux français sont aidés pour se développer ; notamment par des sites internet comme Locavor.fr qui permettent d'acheter ou de vendre des produits de notre région ou encore par des initiatives de consommateurs soutenues par le ministère de l'agriculture comme par exemple à Nancy il y a les Emplettes Paysannes qui est un regroupement de 11 producteurs locaux où le consommateur commande ses produits sur leur site internet et va les chercher dans un point de relais tous les jeudi.

Il existe également des labels pour les produits locaux :

Comme par exemple cette image ci-dessus représente le label « Mangeons mosellan » remis par un comité d'agrément composé d'élus et de personnel du Département et de la Chambre d'Agriculture ainsi que d'un représentant des services vétérinaires aux agriculteurs respectant leur charte. Ces agriculteurs reçoivent des « kits de communication » qui permettent aux consommateurs de voir que ces produits sont locaux. Actuellement plus de 125 exploitants agricoles ont signés cette charte, ce qui représente 700 produits avec ce label sur notre territoire.

Consommer des produits locaux permet aux petits producteurs agricoles de mieux se développer car les consommateurs vont acheter leurs produits directement chez eux sans passer par les grands distributeurs, ce qui permet à ces agriculteurs de fixer eux même leur prix ce qui augmente leur profit car les grands distributeurs ont tendance à baisser les prix au plus bas sans prendre en compte le bien être des ouvriers agricoles car selon l'Insee un tiers des exploitants agricoles gagnent moins que le SMIC.

Ce mode de consommation permet aux consommateurs d'obtenir des produits frais de saison et de meilleure qualité mais selon la saison et le zone géographique avoir une alimentation très monotone.

Produire local permet de conserver la biodiversité des cultures agricoles car depuis 1990 plus de 75% des variétés cultivés dans le monde ont disparu car l'Homme privilégie les espèces de culture servant à nourrir le bétail avec 70% des terres agricoles mondiale sont utilisés pour nourrir le bétail et non l'être humain.

Les producteurs locaux produisent de façon à respecter l'environnement ce qui créer un lien entre le locavorisme et l'agriculture biologique.


2. L’agriculture biologique mène à un mode de vie plus sain, comme le végétarisme

A. Présentation de l’Agriculture Biologique

L'agriculture biologique est une méthode de production agricole qui exclut les recours aux produits chimique utilisés par l'agriculture industrielle et intensive depuis le début du 20ème siècle mais aussi les organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle a pour but de respecter l'environnement et le vivant tout en favorisant la biodiversité, l'agrosystème et les activités biologiques des sols.

Consommer des produits issus de l'agriculture biologique est devenu populaire auprès des consommateurs en France car ils sont de plus en plus soucieux de l'environnement. Pour pouvoir reconnaître un produit issu de l'agriculture biologique il existe un label bio identifiable sur les emballages des produits bio :

Ce logo a été créer en 1985 et appartient au Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt. D'après l'Agence Bio 98% des français connaissent la marque AB.

L'Agence Bio désigne l’Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique, c'est une structure française crée le 15 Octobre 2001 par le ministre de l'agriculture Jean Glavany et le ministre de l'écologie Yves Cochet. Elle s'occupe de gérer le développement de l'agriculture biologique notamment les projets Avenir Bio qui ont pour objectif de tripler les surfaces d'agriculture biologique dans le pays.


B. Un marché en plein expansion

L'agriculture biologique est en plein développement au fil du temps en France :

En effet comme le montre ce graphique à courbe présentant le nombre d'opérateurs et le nombre des surfaces agricoles (exprimer en ha) au fil des années, qu'il y a une augmentation des surfaces agricoles bio (en ha) et du nombre d'opérateurs en France au fil du temps : Il y avait moins de 200 000 ha pour moins de 2 000 opérateurs en 1995 et pour 2015 on a environ 1 200 000 ha pour environ 24 000 opérateurs. Ceci montre que la France cherche à favoriser l'agriculture biologique.

Cependant, il y a aussi une mauvaise répartition des surfaces agricoles bio dans le pays :

À partir de la carte ci-dessus, représentant la part de la Surface Agricole Utile (SAU) totale en bio et les surfaces engagées dans le bio pour l'année 2014 en France par région on peut constater que le nombre de surfaces agricoles utile du territoire est mal répartis, en effet la majorité de ces surfaces se situent dans les régions du sud est du pays. (Avec une part de la surface agricole utile en bio entre 12 et 20%)

On peut aussi constater une augmentation des surfaces agricoles en conversion (Ce sont des surfaces agricoles subissant des transformations dans le but de devenir des surfaces agricoles biologique.) dans tout le pays.


C. La production biologique et ses conséquences

La production bio est une production agricole respectueuse de l'environnement car d'après l'Institut française de l'environnement 96% des rivières et 61% des nappes d'eau souterraine sont contaminées par les pesticides sur notre territoire. Il faut pratiquement 30 ans pour que ces derniers infiltrés dans le sol soient éliminés. Aujourd'hui la France est l'un des premiers pays européen consommateur de pesticides avec 66 659 tonnes consommer chaque année c'est pourquoi elle cherche à favoriser l'agriculture biologique pour diminuer sa consommation de pesticides.

Les aliments issus de l'agriculture biologique demandent plus de main d'œuvre pour les produire que ceux issus de l'agriculture industrielle ce qui créer des emplois mais augmente leur coût de production et donc rend les produits bio plus cher à l'achat que ceux issu de l'agriculture industrielle. Mais le prix plus élevé de ces aliments n'empêche pas d'attirer les consommateurs vers une consommation bio.

Aujourd'hui aucune étude scientifique prouve que consommer bio est meilleure pour la santé que l'agriculture industrielle mais le fait de ne pas utiliser de pesticides est bon pour l'environnement et limite le réchauffement climatique. Ne pas ingérer de résidus de pesticides peut être meilleur pour l'être humain. Ce sont les arguments mis en valeur par les consommateurs. Mais le bio entraîne des rendements souvent inférieurs à la production agricole industrielle ce qui met en doute la capacité d'une agriculture entièrement bio à nourrir la population mondiale face à la croissance démographique.


D. Les consommateurs bio

Ce graphique circulaire présente le nombre de consommateurs bio français en 2015 par rapport à l'année 2014. Le nombre de consommateur bio subit une augmentation de 14% ce qui fait un total de 89% de consommateurs bio en 2015 mais ils ne consomment pas tous uniquement bio. En effet 24% d'entre eux sont des consommateurs bio-occasionnels c'est à dire qu'ils ont consommé au minimum un produit bio dans l'année, ce nombre n'a pas changé depuis 2014. Les 65% restants sont des consommateurs bio réguliers répartis en trois catégories :

Les Bio-mensuels qui représente 28% des consommateurs en 2015 soit une augmentation de 7% par rapport à 2014.

Les Bio-hebdos constituant 27% des individus avec une augmentation de 8% pour 2015.

Les Bio-quotidiens étant la minorité des consommateurs bio, constitué de 10% de personnes en 2015 avec seulement 1% d'augmentation.

Ceci permet de constater de constater une augmentation d'adhérents à la pratique bio car une partie des consommateurs mensuels se sont mis à consommer de façon hebdomadaire ce qui tend peu à peu vers une augmentation de la consommation quotidienne.

Mais il y a aussi des individus qui adhérent à cette pratique mais qui n'ont pas les moyens financiers pour consommer bio de façon régulière car les produits biologiques sont généralement plus cher que les produits industriels.

L’agriculture biologique est donc un mode de consommation populaire chez les consommateurs français pour des raisons éthiques et écologiques mais ils n'ont pas tous les moyens de l'adopter en raison de son prix élevé. C'est aussi un mode de production bon pour la planète mais qui est dans l'incapacité de nourrir toute la population actuellement.


3. Le véganisme est une idéologie plus extrême que le végétarisme

Le véganisme peut également découler du végétarisme puisqu'ils défendent tous les deux des valeurs en rapport avec l'éthique animale, l'environnement et la santé, il faut toutefois bien différencier les deux. En effet, le véganisme ne se limite pas seulement à un régime alimentaire stricte ; c'est un style de vie à adopter au quotidien.

Le terme français "véganisme" vient de l'anglais "veganism" qui est lui-même un dérivé du mot "vegan" désignant le mode de vie végétalien. Le mot "vegan" a été conçu à partir des premières et dernières lettres de "vegetarian" en 1944 par le co- fondateur de la Vegan Society, Donald Watson. Aux États-Unis, la première Vegan Society a été fondée en 1948. En France, c'est en 2010 qu'elle fut créée. Le terme "véganisme" figure dans le dictionnaire Hachette 2013, et depuis 2015 dans le Larousse ; mais selon Donald Watson "Le véganisme est une façon de vivre qui cherche à exclure, autant qu'il est possible et réalisable toute forme d'exploitation et de cruauté envers les animaux pour l'alimentation, l'habillement et toute autre raison."


A. Un mode de vie

Aujourd'hui, il est estimé à plus de 525 millions de personnes ne mangeant ni chair animale ni œuf sur Terre. Le véganisme est un mouvement qui exclue en plus les aliments d'origine animale et qui concerne mondialement de nombreuses personnes. Il est également appelé le végétalisme intégral puisque le véganisme est plus qu'un simple mode de consommation, c'est un réel mode de vie. En effet, le choix de devenir vegan est un engagement quotidien; par exemple les vegans ne portent pas de cuir, ne portent pas de laine, n'achètent pas de cosmétiques ayant été testées sur les animaux, ne vont pas au cirque, au zoo...

Ce sont donc des personnes très investies dans la cause qu'elles défendent et leurs idées sont toutes fois plus extrémistes que celles des végétariens.

Un engagement envers les animaux

Dans un premier temps, les vegans sont avant tout attachés au bien-être des animaux. Selon eux, les animaux doivent être en aucun cas des objets d'expériences et d'exploitation massive afin d'assurer nos "besoins" alimentaires, notre "confort" ou notre "divertissement". D'ailleurs l'Association PETA a déclaré: "Les animaux ne nous appartiennent pas. Nous n'avons pas le droit d'en disposer, que ce soit pour notre alimentation, notre habillement, nos loisirs ou nos expériences scientifiques."

Dans un second temps, les vegans sont aussi anti-spécistes c'est à dire qu'ils sont contre une discrimination entre les espèces. Il est vrai que dans notre société, seuls certains animaux bénéficient d'une vie d'affection en notre compagnie tandis que d'autres vivent l'enfer, une mort violente prématurée et cela en fonction de la valeur marchande qu'ils représentent et en dépit de toute justice.


B. Illustration du spécisme

Cette caricature provenant du site vegan-france.fr (http://www.vegan- france.fr/le-specisme.php) représente un Homme qui caresse un chien avec un couteau à la main, tout en étant couvert de sang. Autour de lui, des animaux d'élevages dont le corps est inerte, sans vie et qui sont destinés à la consommation. Le tout représenté sur un sol carrelé rappelant la boucherie et dont le rouge est la couleur prédominante.

Ce dessin montre alors le paradoxe du "J'aime les animaux" et du spécisme ordinaire avec l'illustration d'un Homme qui prétend adorer les animaux parce qu'il aime son chien alors qu'il consomme de la viande issue des abattoirs où les animaux sont tués dans d'atroces conditions.


D. Un mode de consommation sain et durable

Ainsi, le véganisme est principalement un mouvement en faveur des animaux et des injustices dont ils souffrent. Cependant ce régime est également une question d'environnement pour les mêmes raisons que le végétarisme ou de santé puisque de nombreuses études ont défini le véganisme comme étant la pratique alimentaire la plus saine que l'on puisse adopter. Or seul 55% des non-végétariens pensent que ce régime alimentaire est dangereux pour la santé selon un sondage d'Opinion Way en 2012. Cette alimentation exclusivement d'origine végétale, menée de façon équilibrée, est suffisante en apports énergétiques et complète en nutriments essentiels et pour l'Association américaine de diététique « Un régime végétalien bien planifié, de même que d’autres régimes végétariens, est adapté à tous les stades de la vie, y compris en cours de grossesse, pendant l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence. »

L'image ci-dessous résume de manière générale ce à quoi une assiette végétalienne, c'est à dire sans aliments d'origine animale, doit être composée pour que celle-ci reste équilibrée et dispose de tous les nutriments nécessaires :

Le véganisme est en définitif un mode de vie qui peut découler du végétarisme puisque c'est un mouvement qui milite avant tout contre l'esclavagisme des animaux. Ce style de vie est également un régime sain et durable car des scientifiques et organisations internationales déclarent, aujourd'hui, la consommation de viande comme la principale menace à la survie de la planète.


En somme, le végétarisme est bel et bien un mode de consommation, puisque c’est le premier régime alimentaire qui soit, et il peut même pour certains devenir un mode de vie. En effet, il influence le style de vie des consommateurs en entrainant la fréquentation de lieux différents - comme des magasins spécialisés ou des restaurants végétariens. Aussi, le végétarisme permet-il une ouverture d’esprit sur d’autres modes de consommation, tel que l’agriculture biologique, le locavorisme ou encore le végétalisme. D’autre part, il est vrai que le végétarisme est aussi un régime alimentaire en vogue, en raison de ses principes. Effectivement la société actuelle se préoccupe de plus en plus de l’environnement, du bien-être animal dans un monde majoritairement en surconsommation ; tout en se souciant de son propre bien-être. Tout ceci étant bien médiatisé, le régime végétarien commence à prendre une vraie place dans notre société, ce qui n’était pas du tout le cas trois décennies auparavant puisqu’il était réservé à un groupe de personnes très minoritaire.

Cependant, le végétarisme est-il le meilleur régime alimentaire qui puisse exister ? Quels en sont les aspect négatifs ?

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