Terrorisme : Crise et lutte en France - TPE - Première ES

Terrorisme : Crise et lutte en France - TPE - Première ES

Nous mettons à votre disposition le TPE de 1ère ES réalisé par Manon, Laetitia et Laura, membres de la communauté digiSchool Bac ES.

Leur TPE porte sur le terrorisme en France, et croise l'Histoire Géographie et la SES. Comment fonctionnent les politiques de lutte antiterroriste ? Quelles sont leurs limites ? En quoi ces politiques témoignent-elles de la difficulté à concilier sécurité et respect des libertés individuelles ?

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce TPE de 1ère ES sur la lutte du terrorisme en France.

Terrorisme : Crise et lutte en France - TPE - Première ES

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Le terrorisme désigne un ensemble d'actes de violence commis par une organisation pour créer un climat d'insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l'égard d'une communauté, d'un pays, d'un système. Plusieurs actes terroristes ont marqué la France au cours du temps. Pourtant, ces dernières années une mutation du terrorisme est observée à l’échelle nationale et internationale. Ainsi, le nombre d’attaques se sont multipliés, les armes utilisées, les cibles mais aussi les organisations terroristes ont et ne cessent d’évoluer. Cela est à l’origine d’une crise politique, sociale dans de nombreuses démocraties dont la France. Il est donc nécessaire et indispensable que les pouvoirs décisionnaires agissant dans la lutte antiterroristes réagissent et adaptent les divers plans déjà mis en place. Pourtant, malgré un déploiement important en matière de lutte antiterroriste, cette dernière possède des limites.

Nous nous demanderons comment fonctionnent les politiques de lutte antiterroriste mais aussi quelles sont leurs limites. En quoi ces politiques témoignent-elles de la difficulté à concilier sécurité et respect des libertés individuelles.

Afin de répondre à cette problématique, nous présenterons dans une première partie l’évolution des formes terroristes, dans une deuxième partie la lutte antiterroriste et enfin, ses limites dans une troisième partie.


I. L’évolution des formes terroristes

De nombreux mouvements terroristes existent dans le monde. Ces dernières années, de nouveaux sont apparues et se sont renforcés entrainant un bouleversement dans les codes et l’organisation terroriste. Ainsi, les enjeux du terrorisme mondial ont été modifiés entrainant une situation de crise pour les nombreux Etats luttant contre ce problème à ‘intérieur et à l’extérieur de leur territoire. C’est le cas de la France qui a été la cible d’attaques répétées et intensifiées au cours de ces dernières années.


A. Les acteurs

Les groupes terroristes se sont multipliés au cours du temps. Leurs motivations, modes opératoires étaient très divers mais l’issue finale était toujours la même : la mort d’individus. Aujourd’hui de nouvelles organisations terroristes sévissent. Elles sont de plus en plus organisées, hiérarchisées. Ces dernières possèdent de plus en plus de moyens matériels et humains. L’exemple le plus important aujourd’hui est celui de Daech. Ainsi, il s’est même autoproclamé « Etat Islamique ». Ce dernier présente une véritable constriction étatique avec un chef d’état : Aboubakar Al-Bagdadi, un premier ministre, des ministères et ministres. Les pôles les plus importants sont ceux de l’armée, les finances, les renseignements, la communication, l’administration publique mais également d’autres moins important tel que la santé ou l’éducation. Chacun de ces ministères possèdent un budget qui leur est propre. Ceux-ci sont très importants. Cette organisation est donc en partie acteur de la puissance de Daech. Les derniers attentats qui ont marqué Paris en 2015 ont été revendiqués par cette organisation terroriste. Pourtant, depuis 2016, une nouvelle vague idéologique apparait, elle prône un passage à l’acte sans forcément qu’il y’ait une hiérarchie avec un donneur d’ordre, des chefs. C’est une structure différente. Elle s’est illustrée par les attentats qui ont touché la ville de Nice les 14 juillet dernier.


B. Les cibles

Les cibles des terroristes ont, elles aussi profondément évoluées au cours de ces dernières années. Ainsi, des cibles claires ne sont plus énoncées et visées comme c’était le cas auparavant. La France est aujourd’hui confrontée au terrorisme de masse. Ainsi, durant les attentats de novembre 2015, même si les terroristes ont visé des cibles à forte valeur symbolique tel que les alentours du Stade de France pendant un match de football fortement médiatisé et auquel assistait le président de la République, ils ont aussi visé une salle de spectacle, des passants et restaurants anodins. L'objectif est de distiller la terreur sur le thème « tout le monde peut être visé », plus que des attaques qui n'auraient frappé que des cibles institutionnelles. La France rejoint ainsi le Royaume-Uni et l'Espagne parmi les pays européens ayant subi des attentats de grande ampleur depuis ceux du 11 septembre 2001.


C. L’armement

Les modes d’action des terroristes mutent constamment pour s’adapter aux parades de forces de l’ordre. Ainsi, les attentats qui ont marqué la France dans les années 80 avaient été réalisés à la bombe. L’année 2012 marque donc un tournant dans le mode opératoire des terroristes. Ainsi, pour la première fois des armes de guerres, de type Kalachnikov sont utilisées, la même arme est utilisée durant les attentats qui ont marqués Paris en Janvier et Novembre 2015. Pourtant cette dernière marque un nouveau tournant. Pour la première fois en France des kamikazes ont frappé, se faisant sauter avec leur bombe, même si les trois attentats commis ainsi ont été les seuls à ne faire quasiment aucune victime mis à part leur auteur. Les attentats suicide sont particulièrement redoutés par les services de sécurité car il est très difficile de repérer un terroriste équipé d'une ceinture d'explosif. En 2016, lors des attentats qui ont marqué la ville de Nice, une nouvelle arme est utilisée, il s‘agit de la voiture bélier.


II. La lutte anti-terroriste

Depuis plusieurs années, l'Etat doit faire face à la menace terroriste qui s'avère être de plus en plus grandissante. Afin de protéger au mieux le territoire, l'Etat adapte les plans qui étaient déjà en vigueur par le passé.

Le plan vigipirate, crée en 1978, vise à protéger les lieux publics tels que les écoles ou les monuments célèbres comme la tour Eiffel. Celui-ci a subi de nombreuses évolutions, la dernière en date étant en décembre 2016. Cette modification intègre désormais le niveau "alerte attentat" qui déclenche un état de vigilance et de protection maximale. Ce niveau a été atteint dans deux régions du territoire national, Paris et les Alpes Maritimes, touchées récemment par des attaques terroristes.

Il faut accroitre les pouvoirs des corps décisionnaires agissant dans la lutte anti- terroriste afin de leur permettre d'agir plus efficacement. C'est l'objectif de l'Etat d'urgence. Il a pour objectif une restriction provisoire des libertés avec par exemple les assignations à résidence, les perquisitions en présence d'un officier de police judiciaire ou encore les refus de manifestations qui peuvent être un danger majeur puisqu'elles regroupent un grand nombre de personnes.

De plus, on constate qu'il existe une réelle collaboration entre les différents services de l'Etat. Par exemple, la préfecture est en étroite collaboration avec les services secret, les différentes forces policières, l'Etat ou encore les mairies. Les informations ne sont désormais plus transmises à l'échelle locale mais à l'échelle nationale. Il faut centraliser les informations afin que tous les services y aient accès. La fiche S par exemple permet un partage de l'information. C'est une sous-catégorie du FPR (Fichier des Personnes Recherchées ). Elle répertorie les individus présentant une menace terroriste ou ayant des actions/déplacements suspect.

Les différents plans mis en place par l'Etat ont été développés et ont subis des modifications dans le but de protéger les citoyens notamment à travers le plan sentinelle, celui-ci à pour but de renforcer la sécurité avec la mobilisation de 10 000 militaires sur le territoire français et dans les milieux sensibles qui regroupent beaucoup de monde comme les centres commerciaux.

Afin d'accélérer les procédures judiciaires liées au terrorisme, il y'a eu la création d'un parquet anti-terroriste. Ce projet était déjà d'actualité avant les attentats de janvier 2015 mais la procédure a été accélérée suite aux évènements tragiques qu'a connus la France. Cette mesure à pour but le renforcement législatif et pénal et permet de juger les suspects plus rapidement et avec plus d'efficacité.


Un des buts majeurs de la lutte anti-terroriste est l'anticipation et la prévention de la radicalisation. En effet, c'est en prison que ce phénomène est le plus présent. La mise en place de quartiers spécialisés, qui ne sont d'ailleurs plus d'actualité, n'a fait qu'accroître ce constat. Depuis la fermeture de ces quartiers, des suivis spéciaux de ces individus ont été mis en place, ils sont désormais mélangés avec les autres détenus. Après la vague d'attentats qui ont marqués la France, des centres de déradicalisation ont été ouverts. Ils accueillent des personnes en perdition et ont pour but de les réinsérer dans la société et les empêcher d'aller au bout de ce processus de radicalisation. Cette lutte commence désormais dans le milieu scolaire où des intervenants expliquent aux enfants les moyens mis en place pour recruter les victimes et les enrôler dans cette spirale infernale qu'est la radicalisation. Il faut sensibiliser dès l'adolescence car c'est principalement cette période qui est propice à la radicalisation de par les réseaux sociaux. De plus, des exercices sont désormais pratiqués plusieurs fois par an afin de préparer les élèves et professeurs à une éventuelle attaque terroriste dans les établissements qui sont des lieux dit sensibles. Ce sont en fait des exercices anti-intrusion et des confinements qui sont réalisés afin d'adopter les bons gestes mais ils permettent aussi de voir les éventuelles défaillances des établissements (Zones non protégées par exemple).


III. Limites de la lutte anti-terroriste

A. Limites en terme d'organisation

Il existe des dysfonctionnements au sein services de renseignement comme un réel manque de coordination entre les différents services de renseignement comme par exemple entres les services belges et français, en cause les services belges qui n'auraient pas prévenue les services français que deux de leurs ressortissants Brahim et Salah Abdeslam, étaient dans leurs fichiers, pour rappel les frères Abdeslam sont les terroristes de l'attaque du Bataclan. Le manque d'organisation entre les différents pays seraient également dû à une différence de structure, du fait de la manière d'organiser les équipes de polices différemment des équipes de la gendarmerie. Le RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) a pour mission de lutter contre le grand banditisme et le terrorisme ; il dépend de la police. Le GIGN (Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale) est l'équivalent du RAID chez les gendarmes. Les deux groupes d'élites sont chargés de filatures et d'arrestations. Ils s'entraînent ensemble depuis des années, notamment sur la base du GIGN à Beynes (Yvelines).La BRI (Brigade de recherche et d'intervention) aussi appelé Antigang dépend de la police judiciaire. Les policiers des BRI travaillent principalement en civil, pour plus de discrétion, et n'interviennent que rarement en uniforme. Il existe une rivalité qui persiste entre ces élites, une rivalité géographique et surtout une rivalité du fait de vouloir être la meilleure équipe des trois.


B. Problèmes de moyens

Le plan de renforcement de la lutte contre le terrorisme prévoit au total 425 millions d'euros de crédits d'investissement, d'équipement et de fonctionnement au cours des trois prochaines années, précise Manuel Valls. Ces dépenses seront compensées par des économies sur l'ensemble du champ de la dépense publique, année après année, a répondu le Premier ministre. Matignon a par ailleurs précisé qu'en incluant les frais de personnels, l'enveloppe atteindrait quelque 735 millions d'euros sur trois ans. Une partie de ces moyens sera consacrée au renforcement de la protection des policiers (nationaux et municipaux) et des gendarmes : gilets pare-balles et armements plus performants.


C. Privation des libertés.

L’état d’urgence suspend nombre de libertés publiques tel que le principe de sûreté, avec les perquisitions administratives de jour comme de nuit sans l’accord du juge ; Cette dernière permet à la police, à la gendarmerie ou à un magistrat de rechercher des preuves et des documents au domicile d'une personne. Elle est encadrée par des règles précises. Le mandat de perquisition n'existe pas en France. Il y a également la liberté de circulation, avec le couvre- feu, c'est à dire que l'Etat impose une horaire maximale pour par exemple, sortir dehors à partir de tel heure on ne pourrait plus sortir se balader dehors. Il y a aussi les assignations à résidence ; la liberté d’association, avec la dissolution des groupements. C’est une mesure de restriction des libertés : il s’agit de limiter les déplacements d’un individu et éventuellement de surveiller ses fréquentations. Et enfin il existe une violation de la vie privée avec une mises sur écoutes de certains individus, cette méthode existe en France et presque dans tous les autres pays du monde, en France il y a a peu près 70 000 personnes sur écoutes ce qui est énorme et qui évidemment pose un problème de violation des droits et de la vie privée vue que nos recherches effectués, nos messages envoyés, nos photos prises, les jeux auquel nous jouons, tous nos gestes sont épiés grâce a une mise sur écoute via nos téléphones portable.


D. Débat sur la transparence : Faut-il transmettre le nom des fichés S aux maires ?

Faut-il transmettre les noms des fichés S aux maires de chaque ville ? Cette question pourrait bien prendre de plus en plus d'importance dans les jours qui viennent. Des élus locaux - de droite comme de gauche - demandent en effet à être renseignés sur les habitants radicalisés dans leur commune.

"Le maire par intérim de Nîmes, l'eurodéputé Franck Proust (LR), demande ainsi que le premier magistrat de sa ville, en tant qu'officier de police judiciaire, pour connaître le nom des fichés S de sa commune", rapporte Le Figaro.

Mais cela semble difficile, le gouvernement étant encore opposé à cette idée. "Le ministère de l'Intérieur est plus que réticent à l'idée de livrer aux édiles les noms des quelque 12 000 personnes supposées adhérer aux thèses de l'islamisme radical, qui ne relèvent pas de poursuites judiciaires et qui n'en feront, pour la plupart, jamais l'objet...", précise le quotidien.

Ces demandes interviennent alors que Nicola Sarkozy, ancien chef de l'Etat et ancien candidat à la présidentielle de 2017, souhaitait mettre en place un référendum si il était de nouveau élu.

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