Dissert croissance éco et DVP durable, avis URGENT
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Dissert croissance éco et DVP durable, avis URGENT

Whirl
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19 Juin 2019 à 20:13
Bonjour, j'aimerai un avis sur ma dissertation en prévision du bac d'économie de demain.

Sujet : La croissance Economique est-elle compatible avec la préservation de l'environnement ?
Plan :
I Lien entre croissance et bien être
II Les limites écologiques de la croissance
III Possibilités d'un modèle de développement durable
IV Les outils mis en place et leurs limites


.Intro La croissance économique a pour finalité d'améliorer les conditions de vie et le bien être de la population. Pourtant, certaine de ses conséquences comme l'épuisement des ressources naturelles ou l'augmentation de la pollution posent la question de sa soutenabilité a long terme. Dans quelle mesure, par exemple, les risques liés au réchauffement climatique pour les générations futures peuvent-ils faire l'objet d'une politique climatique de la part des pouvoirs publics ?
Il sera tout d'abord important d'expliquer le lien entre croissance et bien être, puis les limites écologiques de la croissance et enfin l'éventuel possibilités d'un modèle de développement durable ainsi que les outils mis en place par les pouvoirs publics et leur limites.


I. Deux siècle de croissance économique ont accoutumé les modes de pensée a assimiler abondance de bien matériels, niveau de développement et bien être. S'il est incontestable que les progrès de consommation en bien et services ont permis d'améliorer considérablement la couverture des besoins primaires, puis des besoins secondaires, la corrélation entre l'abondance de biens matériels et le bien être des êtres humains, fait aujourd'hui, dans les pays développés, l'objet d'analyse critique : les études montrent, en effet, qu'au fur et à mesure de l'accroissement du niveau de richesse, le degré d'insatisfaction de la population ne recule pas, voire, parfois, augmente. En matière d’espérance de vie, de mortalité infantile, d'état de santé ou de niveau d'éducation, la corrélation des indicateurs de bien être avec le degré de richesses matérielles n'est plus calculé au delà d'un certain seuil (l'éspèrance de vie a la naissance, par exemple, est plus élevé en France qu'aux Etats-Unis alors que le niveau de vie moyen est plus élévé dans ce dernier pays). Pour le dire en langage économique, le « rendement marginal en bien etre » de la croissance economique devient decroissant au dela d'un certain niveau de richesse
. Le bien être est multidimensionnel et resulte de la combinaison en interaction de quatre type de catégories de ressources, de quatre « capital » : naturel, physique produit, humain, social et institutionnel. Le capital naturel regroupe l'ensemble des ressources offertes par le cadre naturel. On les subdivise généralement en deux catégories : les ressources renouvelable et les ressources non renouvelable. Par exemple les énergies fossiles sont non renouvelable alors que les forets sont des ressources renouvelable. Le capital physique produit recouvre l'ensemble des biens de productions et les stock de produits destinés a une utilisation future. Concrètement il correspond au stock de capital accumulé par la formation brut de capital fixe. Le capital humain est une notion introduite dans les années 1960 par l’économiste américain Gary Becker, il comprend l'ensemble des connaissances et aptitudes acquises par l'Homme dont certaines sont transférable par le système d'éducation. Il comporte aussi l’expérience et le savoir faire accumulé par chaque individu. Le capital social comprends quant à lui, les réseaux de relations interpersonnelles que possède un individu ou un groupe social, qui se sont développés à la fois dans la sphère professionnel à la sphère privée. Ce potentiel relationnel se caractérise par sa densité (nombre de relations) et son intensité (fréquence et nature des liens). Et enfin, le capital institutionnel représente l'ensemble des structures sociales et politiques (état, juridiction, administration, groupe d'interet..) qui peuvent avoir des conséquence positive ou négative sur la vie de chacun.
[phrase de transition] Si la croissance et le bien être ont une relation complexe, il en est de même pour la croissance avec l'environnement. Si le capital naturel est amené a disparaître, alors la croissance economique se retrouvera en chute libre.


II. Notre modèle de croissance économique porte des atteintes majeures à l'environnement. L'un des plus graves et celui du réchauffement climatique, conséquence des émissions de gaz a effet de serre, notamment le dioxyde de carbone, produit en particulier par les transports, l'agriculture, le logement résidentiel et les services ainsi que l'industrie manufacturière. Une autre aspect de ces atteintes à l'environnement est l'aggravation de la pollution de l'air, notamment en zone urbaine ainsi que la dégradation de la qualité de l'eau (pollution chimique et bactériologique.)
. La surexploitation des ressources naturelles constitue une autre source d’inquiétude pour le future : épuisement des gisements énergétiques et des réserves de minerai, ressources non renouvelable, mais aussi prélèvement excessifs sur les ressources renouvelable (ressource halieutique des océans, déforestation..). Enfin, ces atteintes a la biodiversité se traduisent par la disparition de milliers d’espèces animales ou végétales chaque année, et présentent une menace pour l'avenir des écosystème.
[phrase de transition] Si les conséquences de la croissance économique sont majeures sur l'environnement, la possibilité d'un éventuel modèle de développement soutenable n'est pas exclu.


III Le développement durable (ou soutenable comme l'exprime le terme anglais « sustainable ») est née de la commission Brundtland en 1987, sous l'égide des nations unis. Cette commission a défini le développement durable comme « un mode de développement qui répond aux besoins des générations actuelles sans compromette la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
. Mais les conditions concrètes d'application d'un tel modèle théorique font l'objet de controverses où réapparaissent les clivages traditionnels de la science économique. Les théoriciens libéraux considèrent qu'il sera possible de trouver, dans le futur, des ressources de substitution à celles qui sont en voie d'épuisement. Il faut donc faire apparaître des innovations qui prendront le relais des ressources en voie de disparition et favoriser la substituabilité d'une forme de capital (le capital naturel) par une autre (le capital physique produit).
. Le courant écologiste conteste cette conception « productiviste » du développement durable, au nom du caractère irremplaçable de certaines ressources et de l'irréversibilité de leur disparition. Ce courant préconise un modèle de croissance fondé sur le remplacement des ressources non renouvelables par des ressources renouvelables pour préserver le capital naturel. Pour évaluer l'impact des activités humaines sur le milieu, certains calculent leur empreinte écologique, c'est-à-dire « la mesure en hectares de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d'une population humaine de taille donnée », autrement dit le nombre d'hectares permettant de produire les ressources utilisées par cette population et d'assimiler les déchets qu'elle produit. L'empreinte écologique se calcule en référence au mode de vie de la population étudiée : celle d'un Américain du Nord est de 12 hectares, celle d'un Français de 5,2 ha, celle d'un Afghan de 0,58 ha.
. Au niveau mondial, l'empreinte moyenne par habitant est de 2,3 ha, alors que la disponibilité par personne (biocapacité) est théoriquement de 1,8 ha. Le seuil de soutenabilité est donc aujourd'hui largement dépassé.
[phrase de transition]Pour pallier a cette situation, les pouvoirs publics ont mis en place des outils visant a réduire l'impact environnement de la croissance economique.


IV En effet, la communauté scientifique a désormais démontré le lien entre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre (GES), notamment de CO2, dues à l'activité humaine. Ce réchauffement conduit, à terme, au recul de la banquise et des grands glaciers et à l'élévation du niveau des océans, mettant en péril de nombreuses régions du monde. Face à cette menace, il faut admettre que les mécanismes spontanés du marché n'intègrent pas ce coût environnemental, cette externalité négative. Les entreprises n'internalisent pas, en effet, dans leurs coûts et leurs prix de vente, cette atteinte au bien commun que constitue le climat de la planète. Pour remédier à cette situation, les pouvoirs publics disposent de 3 instruments principaux : la réglementation, la fiscalité écologique et le marché des quotas d'émissions.
. Les réglementations consistent à limiter voire interdire les émissions par la loi, par la fixation de normes et de sanctions en cas de non-respect. L'arme fiscale, quant à elle, consiste à faire payer le coût environnemental des émissions par le producteur ou l'utilisateur par le biais d'une écotaxe qui augmente le prix des produits : l'utilisateur (entreprise ou ménage) est incité à choisir les produits les moins polluants car moins taxés. Enfin, le marché des droits d'émission, mis en place par exemple dans l'Union européenne depuis 2005, consiste à attribuer à chaque site de production des « droits à polluer », ces droits pouvant être revendus en cas de non-utilisation. Les entreprises les plus polluantes sont contraintes d'acheter des droits au-delà de leurs propres quotas, les entreprises « vertueuses » tirant profit de leurs droits non utilisés. Malheureusement, ses outils mis en place ont leur propre limites : l'ensemble de ces mesures n'a pas eu, jusqu'à présent, d'effet significatif global sur les niveaux d'émissions mondiales de GES. Certains pays ont obtenu des résultats, comme la Suède, qui a mis en place une taxe carbone depuis plus de 20 ans. Mais l'Union européenne n'a toujours pas de fiscalité écologique cohérente. Le marché des quotas d'émissions qu'elle a mis en place n'est pas efficace car les attributions initiales de droits à polluer ont été trop généreuses, et le prix de la tonne de carbone s'est effondré, ôtant au mécanisme tout caractère incitatif. D'autre part, certains grands pays émergents et les États-Unis eux-mêmes refusent d'accroître les contraintes qu'une politique climatique fait nécessairement peser sur les activités économiques. On comprend, dans ces conditions, que le dernier rapport de 2018 du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) soit, sur cette question, plus alarmant que les précédents.Cependant l'arrivée aux élections européennes en 2019 du mouvement écologiste en 3 éme place contre la 5 éme place en 2014 ainsi que la mesure de l'union européenne d'interdiction des plastiques a usage unique d'ici 2021 laisse planer un nuage d'espoir.


.Conclusion Pour conclure, le défi écologique est probablement le défi du futur le plus difficile à affronter. Parce qu'il remet en question les conditions de vie et les modes de consommation des populations des pays développés, il doit faire face à l'inertie des comportements et à la résistance que lui opposent des groupes d'intérêts puissants, soutenus parfois par des lobbies sans scrupule. Il est aussi confronté à la capacité d'oubli et d'insouciance d'une opinion publique prompte à s'émouvoir de catastrophes écologiques médiatisées mais tout aussi promptes à en oublier les leçons. Enfin, les pays émergents et les pays pauvres ne se privent pas de nous faire remarquer que la préoccupation environnementale est un « luxe de pays riches » dont sont encore très éloignées les populations qui, dans le monde, sont parfois encore en lutte pour leur survie matérielle.
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